Un dernier tome assez agréable.

Les 5 derniers dragons, tome 12, L’oppression

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Olibert de la Source désire se venger d’un acte perpétré 150 ans plus tôt. Cette chance lui est offerte lorsque Galaad, chevalier d’Actinide, lui propose un rôle intérimaire à la succession royale. Aussitôt en poste, il décide que son statut précaire deviendra permanent.
Devenu roi, sa vengeance s’accentue. Lorsqu’il acquiert une chevalière aux propriétés mystérieuses, sa vengeance devient démesurée. Il cherche par tous les moyens à détruire le dernier symbole identitaire des enchanteurs à Dorado. Réussira-t-il à mettre son plan à exécution?
Entre-temps, les multiples vols de dragons ont réveillé l’instinct chasseur d’anciens ennemis, des êtres oubliés. Qui sont-ils?

Mon appréciation :

Le voilà, le dernier tome de la série des 5 derniers dragons.
En le prenant en main avant de débuter ma lecture, j’étais bien curieuse de découvrir comment les événements allaient se dérouler dans la conclusion de la série. En même temps, je savais que ce ne serait pas une véritable fin, puisqu’il y a un deuxième cycle à la série : L’ordre des 5 dragons (trois tomes sont déjà parus à ce jour).
Ce volume met principalement en scène le personnage d’Olibert. L’essentiel du roman tourne autour de son désir de richesse et de pouvoir. Ainsi, si l’on préférerait suivre davantage les aventures des jeunes héros, il faut patienter et en profiter par petites portions durant la lecture. Concernant ce roi qui oppresse tout le royaume, il faut dire que cela ne s’étend que sur ce tome. Il n’a pas véritablement le temps de faire du mal à la population. Je crois que j’aurais aimé que les choses deviennent plus ardues et que la situation soit davantage mauvaise et dangereuse.
J’ai cependant aimé quelques autres points du roman. D’abord, j’ai apprécié l’idée qu’il y ait à nouveau une course de dragnards d’organisée, comme c’était le cas dans le tout premier tome de la série. Cela crée une sorte de boucle avec le reste du récit, de sorte que le lecteur a vraiment le sentiment qu’un cycle de l’aventure se termine. D’ailleurs, parlant de cette fin, je dois admettre qu’elle donne envie de découvrir ce qui va se passer dans les tomes de la deuxième série de romans. Les personnages semblent totalement prêts à repartir à l’aventure, et le lecteur aussi.
Finalement, il y a un dernier petit bémol. Cela concerne l’épilogue, qui fait défiler très rapidement quelques années. Il est vrai que ce temps est plus ou moins pertinent, mais j’ai trouvé que cela allait vraiment vite. J’aurais probablement aimé avoir un peu plus de détails. Pour une fois que les personnages prennent une pause de leurs quêtes, le lecteur n’a pas trop l’impression qu’ils peuvent en profiter, puisque cela ne s’étale que sur quelques pages. 😛
Enfin, j’ai bien aimé ce dernier tome dans son ensemble. Il se lit bien, comme le reste de la série. L’histoire a de quoi plaire aux jeunes lecteurs et leur donner envie de s’embarquer dans une deuxième grande aventure avec le deuxième cycle. 🙂

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Culture, mode et mystères

J’adore Rome

Par Isabelle Laflèche

Résumé en quatrième de couverture :

Catherine n’a pas un moment de répit. Alors que la jeune avocate croyait se rendre dans la capitale italienne pour un week-end en amoureux, elle se retrouve plutôt mêlée à une nouvelle affaire de contrefaçon qu’elle devra dénouer avec l’aide de Rikash, son indéfectible allié. Quelle idée, que d’avoir offert leur aide à une inconnue rencontrée au hasard d’une séance de shopping! Il faut dire que l’extravagante Graziella pourrait leur ouvrir bien des portes de la scène locale de la mode, de Rome à Florence en passant par Prato.
Entrepreneurs sans vergogne, pasta succulentes, ateliers clandestins et bellâtres ambitieux seront au rendez-vous!
Heureusement que Catherine peut compter sur ses lunettes porte-bonheur — et sur l’aide d’un certain architecte au charme ravageur… Quand l’escouade de choc de Dior est décidée à faire la lumière sur une histoire de collants contrefaits, la mafia de la mode n’a qu’à bien se tenir.

Mon appréciation :

Ouf! Cela fait deux ans que je ne suis pas plongée dans la série J’adore! Il me fallait me remettre dans le bain, ce qui fait que le début de ma lecture était un peu plus lourd (je tentais de me remémorer le plus d’éléments des deux autres tomes). Ensuite, lorsque j’ai commencé à recoller les morceaux, je me suis laissée bercer par ma lecture. 🙂
J’ai apprécié mon voyage à Rome par l’entremise du personnage de Catherine. Je dois admettre qu’il y avait cependant beaucoup de descriptions concernant les différents lieux (restaurants et bâtiments historiques ou non) et l’histoire de la mode italienne. Il est vrai que cela permet de se mettre sérieusement dans l’ambiance. Par contre, j’avais surtout envie que les choses bougent, ce qui créait parfois de petites longueurs.
Comme le titre de l’article l’indique, le roman est, entre autres, rempli de références culturelles. On y retrouve des dictons, des citations, des références musicales et cinématographiques… ainsi que beaucoup d’autres sur la mode, bien entendu. Je suis mitigée quant à toutes ces références, mais il se peut que cela ne concerne que moi. Lorsque je les comprenais, j’étais contente. Autrement, ce que je lisais était un peu superflu.
Mis à part cela, j’ai bien aimé ma lecture. J’étais intriguée quant à ce qui allait arriver à la relation complexe de Catherine et d’Antoine, d’autant plus qu’un beau Romain était de la partie. J’aimais les moments où l’enquête prenait vraiment forme, soit lorsque les protagonistes se rendaient sur place pour faire des constatations et converser, de manière pas toujours agréable, avec des personnages importants.
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ma lecture, même si j’y ai trouvé quelques petites longueurs. Me plonger dans ce monde de la mode me sort totalement de mon quotidien habituel, ce qui rend ma lecture très divertissante. J’espère bien qu’il y aura d’autres aventures pour Catherine. 😀

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Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

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Découvrir Montréal à travers un autre regard

Chronique de la dérive douce

Par Dany Laferrière

Résumé en quatrième de couverture :

Sorte de « compagnon » à L’Énigme du retour, ce roman, dont la première édition est parue en 1994, raconte l’arrivée d’un jeune Haïtien dans la métropole québécoise au milieu des années 1970.
En débarquant à Montréal, Dany Laferrière se retrouve devant sa vie comme devant une page blanche. Fuyant la dictature, il découvre une ville en pleine effervescence olympique et une société où les mêmes grandes questions — l’amour et le sexe, la richesse et la pauvreté, la solitude et la fraternité — divisent ou rassemblent les êtres, tout comme dans son pays d’origine, mais suivant une ordonnance totalement différente. C’est l’humanité, irrémédiablement déroutante, irrémédiablement familière, rendue avec la fraîcheur du regard du jeune homme de vingt-trois ans, mais avec toute la virtuosité de l’écrivain aguerri.
Chronique de la dérive douce est le premier « roman du Québec » de Dany Laferrière et il inaugure un dialogue entre l’enfant du Sud et la terre du Nord qui dure encore aujourd’hui. Il nous en donne ici une nouvelle version sensiblement augmentée.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu L’Énigme du retour avant de lire ce roman de Laferrière. Je m’y étais essayé vers l’âge de douze ans, environ, mais j’appréciais trop les romans merveilleux à ce moment et n’étais pas prête à lire ce genre de livre. Je ne m’étais pas attaquée à cet auteur depuis. C’est donc à l’université que j’ai eu l’occasion de redécouvrir Dany Laferrière. L’édition que j’ai lue du roman en est une qui a été nettement augmentée. À l’époque, le livre était divisé en 365 chapitres, ce qui représentait donc une année complète dans l’univers du personnage. Désormais, il en contient beaucoup plus.
Ce roman raconte l’arrivée du Dany personnage dans la ville de Montréal. On découvre l’endroit à travers les yeux d’un homme qui vient d’une culture et d’un pays complètement différents. Pour moi, qui vit en campagne et ne fait qu’étudier dans cette grande ville, je trouvais très intéressant d’observer la métropole à travers ces yeux nouveaux. Je la découvrais comme elle était quelques années plus tôt.
Le récit se lit bien, malgré sa forme qui se rapproche de celle de la poésie. Nos côtoyons le personnage dans ses premières expériences montréalaises, que ce soit de vivre dans la pauvreté, de goûter la chair des québécoises, de travailler dans de mauvaises conditions ou de sympathiser avec des sans-abris. Bien que toute l’histoire ne soit pas nécessairement joyeuse, elle recèle quelques couleurs, puisque l’on sait que son auteur a su apprécier cette ville.
J’ai bien apprécié de me dépayser assez pour devenir, à mon tour, un étranger qui s’installe à Montréal. J’ai aussi aimé le parallèle fait avec l’écrivain à la fin du roman. J’avais l’impression d’assister au début de quelque chose.

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Un entraînement poétique.

Paysage aux néons

Par Simon Boulerice

Résumé en quatrième de couverture :

Dans ce court roman découpé comme un programme d’entraînement, ponctué d’illustrations et de conseils nutritifs, Simon Boulerice met de nouveau en scène Léon Renaud, l’attachant protagoniste de Jeanne Moreau a le sourire à l’envers. On le retrouve deux ans plus tard, dans un gymnase où il lit de la poésie sur un vélo stationnaire. Il y fait la rencontre de Marky Mark, qui sculpte compulsivement ses muscles tandis que son petit frère perd l’usage des siens, et de Félindra, fée Adidas aux kilos en trop qui boit du Coke Diet en veillant à distance sur son bien-aimé.
Œuvre grave et drôle, tendre et grinçante, Paysage aux néons creuse les thèmes du corps et du désir chers à son auteur.

Mon appréciation :

J’ai bien aimé la plume de Simon Boulerice, dont j’avais beaucoup entendu parler par un collègue de travail mais dont je n’avais jamais essayée. Désormais, c’est chose faite : j’ai lu du Boulerice et j’en veux encore!
L’histoire est assez simple et douce. J’ai bien aimé la lire. Si je ne m’identifiais pas aux personnages, qui étaient tous très loin de moi, j’ai apprécié apprendre à les connaître tout au long de ma lecture. L’environnement, très sportif, m’a plu. Je ne suis pas très sportive, alors j’avais l’impression de m’incruster dans ce genre de quotidien et d’espionner un peu les protagonistes. Je me suis amusée.
Le récit est très bien présenté. Les chapitres sont découpés comme des fiches d’entrainement : au début de chacun d’eux, nous avons des indications pour réaliser un entraînement, puis c’est la narration qui prend le relais. J’adorais l’ambiance qui était ainsi crée.
S’ajoutait à cela tout le côté poétique. Chaque chapitre présente en exergue des extraits de poèmes. Cela donne l’impression au lecteur de lire ce que Léon aime. Qui plus est, comme la poésie est très importante pour le jeune homme, cela permet de faire un lien avec la conclusion du texte, où la forme de la narration change et se constitue de vers.
Finalement, j’ai bien aimé l’idée que l’histoire soit inspirée de gens réels. L’auteur en glisse un mot à la fin du livre et nous avise que nous pouvons aller regarder sur un site internet le travail d’un photographe à propos de ces personnes. Le roman ne fait donc pas simplement représenter le quotidien mesuré d’un adolescent, mais il permet aussi au lecteur de rencontrer, comme dans la vraie vie, des individus qui diffèrent tout en restant très humains.

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Un tome prévisible, mais qui reste tout de même intéressant

Sorcière, tome 12, Éclipse

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Tout est étrange et sombre autour de moi.
Je ne suis pas celle que je croyais.
Le danger est imminent : je le sais maintenant.
Toutes mes croyances au sujet de ma famille sont un mensonge.
Je peux y mettre un frein, mais impossible d’y arriver seule.
Comment vivre avec ce nouveau savoir?
J’ai besoin d’aide…
J’ai besoin d’aide…

Mon appréciation :

Dans ce douzième tome de la série, nous retrouvons le personnage de Morgane dans la narration. Cepandant, elle n’est pas seule. Le récit alterne en effet entre le personnage d’Alisa, qui a été découverte quelques tomes plus tôt, et celui de l’héroïne. Cette mise en opposition des deux jeunes filles permet, tout au long de la lecture, de faire ressortir leurs ressemblances.
Dans le même ordre d’idées, nous prenons beaucoup de plaisir à découvrir les racines d’Alisa et ce qui la distingue des autres protagonistes. Morgan ne devient alors plus le centre de l’attention. Alisa, qui restait auparavant en second plan, devient plus importante. J’ai trouvé intéressant la manière dont cela était amené.
Dans l’ensemble, cependant, j’ai trouvé que le récit était plutôt prévisible. La montée des événements était évidente jusqu’à la toute fin. Je n’avais donc pas de surprises quant aux dangers qui guettaient les personnages. Tout de même, je n’en aurais pas attendu moins de cette histoire, puisqu’elle serait devenue trop simple si les péripéties ne se seraient pas rendues jusqu’au bout. En gros, en tant que lecteur, nous savons qu’il faut que les personnages affrontent réellement le danger qui les guette.
Enfin, ce tome-ci accentue le fait qu’Hunter ait des différends avec le Conseil pour lequel il travaille. Les deux tomes précédents de la série commençaient déjà à montrer que les opinions d’Hunter divergeaient de celles de l’institution. Dans celui-ci, la confiance du jeune homme envers le Conseil s’effrite encore plus. Ces changements sont intrigants. Nous en venons à nous demander de qu’il va advenir de cette institution et comment les choses vont évoluer par la suite.
Dans l’ensemble, donc, j’ai apprécié ma lecture. Je n’ai pas été surprise, mais j’ai aimé apprendre à connaître le personnage d’Alisa. Je me demande d’ailleurs quel rôle elle aura dans les derniers tomes… ou si elle va retourner au peu d’importance qu’elle avait auparavant.

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Un jeune homme et un chat prometteurs

Cobayes, tome 7, Cédric

Par Alain Chaperon

*Attention : présence de violence gratuite.*

Résumé en quatrième de couverture :

Ce que j’aime faire de mes journées : rien.
Je me définis comme un paresseux. Les DVD et les livres sont mes seuls amis, car ils n’exigent aucune concession de ma part. Même travailler ne me viendrait pas à l’esprit. Voilà pourquoi je prête mon corps à la science. Je participe à des études cliniques en tant que cobaye. Pas de responsabilités, peu d’exigences. On me paie pour tester des produits. Point. J’ai récemment trouvé une compagnie pharmaceutique qui me proposait un énorme montant d’argent pour me guérir de ma dépendance à la marijuana. J’aurais été fou de ne pas sauter sur l’occasion.
Depuis quelques temps, je me sens bien. J’ai l’impression de devenir quelqu’un. Comme si je méritais enfin de prendre ma place parmi les meilleurs. Lisez mon blogue, vous allez comprendre.
Moi, Cédric Labonté, j’ai maintenant le monde à mes pieds!

Mon appréciation :

Cédric est le dernier tome de la série Cobayes que je lis. Je les ai tous lus dans l’ordre de parution, bien qu’il soit possible d’en faire une lecture tabulaire.
Avec le personnage de Cédric, il y a plusieurs références qui sont faites aux autres tomes. Ce protagoniste est plus observateurs que d’autres et relève des éléments qui concernent les autres cobayes. Que ce soit la réceptionniste d’AlphaLab qui change ou la manchette des journaux qui annonce qu’un carnage a eu lieu, Cédric a une conscience du taux croissant de disparitions et de meurtres qui atteint la ville.
Ce nouveau héros, ou anti-héros, se targue d’être déjà un cobaye pour de nombreux essais cliniques. Sa mentalité quant aux essais réalisés par AlphaLab est ainsi différente. Cédric, dès le départ, compare le laboratoire avec les autres qu’il a visités. L’endroit se révèle être différent sur plusieurs points… mais la promesse d’une grosse somme d’argent efface les doutes possibles.
Le produit injecté par le laboratoire a un impact intéressant sur le jeune homme. Sur le plan psychologique, cela se manifeste assez fortement. Tandis que d’autres personnages sont passés rapidement à l’action, c’est d’abord la psyché de Cédric qui est affectée par les injections. Lui qui, grâce à l’anonymat que lui procure son blog, paraît déjà se sentir supérieur à nombre d’individus se voit changer pour se sentir davantage en confiance. Cette puissance intérieure se répercute rapidement sur les agissements du personnage. Cette montée rend cependant un peu prévisible la fin du roman, mais reste intéressante.
Le protagoniste en soi est curieux à observer. Sa dépendance à la marijuana se transpose sur une nouvelle, que Cédric analyse lui-même et insère dans un processus de cycles (« prise » de drogue et manque).
L’histoire de Cédric commence avec un chat, ce que rappelle la couverture du livre. L’animal, qui semble d’abord anodin, amène une touche particulière au récit. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais je vous annonce que le félin réserve quelques surprises. 😉
Finalement, j’ai apprécié les entrées du blogue du personnage, qui étaient plutôt divertissantes. Cependant, le protagoniste donne déjà bien son opinion au fil de la narration, et ces textes n’auraient pas été nécessaires. Qui plus est, le personnage étant plutôt cultivé, c’est cela que j’aurais aimé découvrir davantage dans ma lecture. Il n’empêche que j’ai bien aimé l’ensemble du roman.

Voici la bande-annonce du roman :

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Une enquête intéressante en tous points

Relic

Par Douglas Preston et Lincoln Child

Résumé en quatrième de couverture :

Le Muséum d’histoire naturelle de New York prépare une grande exposition sur les croyances mystiques des peuples primitifs. Mais une série de meurtres sauvages sème la panique… D’où vient cette présence mystérieuse qui semble hanter les recoins du musée? C’est ce que Aloysius Pendergast, expert du FBI, est bien décidé à découvrir. La réponse pourrait-elle se trouver dans les sous-sols, là où ont été oubliées ces mystérieuses caisses, derniers vestiges d’une expédition en Amazonie dont personne n’est revenu?

Mon appréciation :

C’est la première fois que je lis un roman du duo Preston & Child, et je dois admettre que j’ai été agréablement surprise de ma lecture.
En tant que lecteur, nous sommes servi. Le roman regorge de détails concernant le musée et les recherches scientifiques qui y sont réalisées. La connaissance des deux auteurs permet de bien développer chaque élément qui est présenté dans le livre. Bien que nous pouvons ne pas tout comprendre des termes utilisés par les personnages érudits, certains moments de vulgarisation permettent de comprendre l’essentiel et de se sentir presque au même niveau que les protagonistes.
Le roman m’a paru intéressant dès le début. Rapidement, nous sommes plongés dans les faits. Quelqu’un ou quelque chose rôde dans les sous-sols du musée et s’en prend aux hommes de manière sauvage. Le sang coule, mais les hauts-placés du bâtiment veulent à tout prix présenter leur nouvelle exposition à la date promise. Cela présage d’avance d’un carnage, que le lecteur sait inévitable plus il progresse dans sa lecture. Il faut le dire aussi, l’entêtement de ces gens les conduit à un résultat que l’on devine rapidement.
J’ai beaucoup aimé la manière dont les personnages principaux en apprenaient davantage sur leur ennemi. Ses caractéristiques et son histoire étaient intéressantes jusqu’à la toute fin du roman, où toutes les pièces du puzzle sont mises en place (ou presque).
La fin du livre, elle aussi, est fort plaisante. Les auteurs laissent planer un certain mystère. C’est à se demander si les autres enquêtes de l’inspecteur Pendergast auront un lien avec Relic. Ma foi, j’ai vraiment envie d’en lire d’autres!

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Pas tout à fait à la hauteur.

Histoires de vampires, tome 14, Le vampire qui m’aimait

Par Kerrelyn Sparks

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Dougal Kincaid a quelque chose à prouver. Après avoir été blessé lors d’une bataille contre les Mécontents, il est prêt à reprendre du service et à protéger les mortels qui ne se doutent de rien de ces vilains vampires qui veulent régner sur le monde. Il doit cependant et avant toute chose apprendre à se maîtriser… car le simple fait d’entrevoir une certaine docteure adorable a comme conséquence d’inspirer sa main blessée à faire certaines choses particulières, sans parler de la sensation de brûlure intense qu’il ressent tout le long de son tatouage de dragon…
Des vampires? Des vampires?!? En tant que scientifique, Leah a de la difficulté à croire que ces créatures existent. Ils sont cependant là, devant elle, à lui demander son aide afin de résoudre un casse-tête génétique qui pourrait sauver l’humanité. Il y en a même un parmi eux qui porte un kilt et qui est plutôt séduisant! Elle n’a qu’à regarder les magnifiques yeux verts de Dougal pour que son rythme cardiaque accélère. Peut-elle toutefois lui faire confiance? Et que faire de ce désir irrésistible qui refuse de se taire?

Mon appréciation :

Après autant de tomes à la série, il fallait, pour Kerrelyn Sparks, trouver le moyen d’amener encore du nouveau à ses lecteurs. L’auteure a réussi sur certains points, mais d’autres le sont moins.
Tout d’abord, sur le plan de la bataille contre les Mécontents, les choses se passent plutôt bien. Avec le personnage de Leah, scientifique en génétique, les avancées promettent d’être intéressantes. Dans ce quatorzième volume, les gentils vampires développent des techniques pour affronter intelligemment leurs ennemis. Cependant, et c’est peut-être pour cela, le tome semble plus tranquille, moins mouvementé. Il y a toujours une part d’action dans le roman, mais elle est moins présente. La bataille la plus intéressante, à mon avis, est d’ailleurs assez courte. Ce point m’a déçue, puisque l’auteure amenait de nouvelles créatures dans l’aventure, soit des guerriers de Dieu. La scène était trop rapide, de sorte qu’il n’y a pas vraiment eu d’action par rapport au reste du livre.
Outre cela, la fin du roman m’a un peu aussi déçue. Malgré tous les événements que les personnages ont traversés, Leah et Dougal passent vite aux galipettes (la réussite de leur couple n’est pas une surprise pour personne).
Il n’empêche que j’ai aimé divers autres points. D’abord, il y avait la rivalité entre Lazlo et Dougal au début du roman. Les deux ont un œil sur Leah. C’était amusant de sentir cette petite rivalité et de découvrir les maladresses de chacun dans le but de séduire la jeune femme.
J’ai aussi aimé les difficultés qu’éprouvaient les personnages, dont Dougal et Leah, à la fin du roman. Je ne veux rien vous dévoiler, mais je dirais que cela était un peu émouvant. J’aimais bien que les choses n’aillent pas si bien. Autrement, cette histoire d’amour aurait été un peu trop simple.
En somme, j’ai apprécié ma lecture malgré quelques petites déceptions. Ainsi, j’ai beaucoup d’attentes concernant les deux derniers tomes de la série qu’il me reste à lire.

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Un début qui laisse présager le pire…!

Cobayes, tome 6, Elliot

Par Madeleine Robitaille

*Attention : présence de mutilations, de sexualité et de sang.*

Résumé en quatrième de couverture :

Pervers? Bizarre? Asocial? Je me fous royalement de ce que le monde pense de moi. Il n’y a que moi qui compte, mon plaisir et ma liberté. Je n’ai pas d’amis et je n’en veux pas. Mon monde intérieur, ce qui s’y trouve, n’appartient qu’à moi. Personne ne sait qui je suis réellement; ça vaut mieux ainsi.
Je travaille deux ou trois jours par semaine. Je pourrais bosser à temps plein — mon patron me l’a offert —, mais ça nuirait à mon autre passe-temps, qui nécessite préparation et prudence…
Mon seul problème, c’est que j’aimerais gagner plus d’argent. J’en ai besoin pour finir mes travaux dans la pièce insonorisée. Si je veux l’utiliser, un jour… Je devrais peut-être creuser du côté de ce laboratoire, celui qui cherche des candidats pour tester un nouveau médicament. Ça paie drôlement bien! Avec tout ce fric, ma salle de jeux serait rapidement opérationnelle.

Mon appréciation :

Ouh là là! Ce tome-ci n’est pas joyeux du tout!
Dès le début, nous sommes confrontés au personnage d’Elliot, qui a déjà des habitudes assez obscures. Déjà, il ne suffit que de songer à sa pièce insonorisée, qu’il construit pour en faire une salle de torture avant même d’avoir goûté au produit d’AlphaLab. Les choses détraquent donc rapidement.
Parsemé dans le récit, le lecteur a droit à quelques retours dans le passé qui permettent de découvrir les événements qui font d’Elliot le personnage meurtrier qu’il est au début de la lecture. J’aimais beaucoup ces passages. Je trouvais très intéressant de découvrir la psychologie du protagoniste, bien que cela cache d’horribles choses.
La psychologie du personnage est d’ailleurs très intéressante. En plus d’avoir un passé complexe, l’antihéros compose des nouvelles. Par contre, ces textes ne sont pas anodins. Ils consistent en une sorte de journal où le cobaye consigne ses méfaits dans le but de pouvoir les relire et se les remémorer. C’est de cette manière qu’il éprouve du plaisir.
Cependant, j’ai moins aimé la fin du roman. Je m’attendais à quelque chose de plus spécial, de plus grandiose, étant donné la manière dont le roman a commencé (c’est-à-dire en force). Le taux d’horrifique diminue peu à peu jusqu’à la dernière page. Cela n’était pas mauvais, mais cela ne répondait pas non plus à mes attentes. Avec un tel personnage, j’aurais apprécié quelque chose de plus intense.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé la lecture. Le style d’écriture n’était pas mon favori, mais j’ai beaucoup aimé les idées de départ. Elliot est un assez bon roman d’horreur.

Voici la bande-annonce du roman :

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