Immixtion dans la vie des personnages…

On ne regarde pas les gens comme ça
Par Sylvie Massicotte

Résumé en quatrième de couverture :

Il sort de sa poche le téléphone cellulaire éteint depuis son arrivée. Il le palpe. L’allume. Il n’a plus à téléphoner au bureau. C’est terminé, le bureau. Il retire ce numéro de la mémoire, ajoute celui de l’auberge. Il attend. Il regarde un oiseau qui vole au-dessus du fleuve, qui  s’immobilise, puis se laisse tomber en chute libre jusqu’à fendre la surface de l’eau pour pêcher sa proie. Il se sent lui-même dans une sorte d’immobilité. À se laisser chuter, que peut-il advenir?

Mon appréciation :

J’adore lire des nouvelles, parce que j’aime la façon dont elles sont construites, dont elles peuvent varier et dont elles terminent. Une nouvelle, c’est court et c’est bon. Ça accroche, ça frappe et ça peut varier énormément de l’une à l’autre.
C’est dans le cadre de mon cours de création au cégep que j’ai découvert ce livre, étant une lecture obligatoire. J’étais certaine de ne pas être déçue par ma lecture, et ça n’a pas trop été le cas, heureusement. Seulement, je n’ai pas beaucoup été étonnée. J’ai bien aimé, mais je n’étais pas en adoration. À lire dans l’ordre ou dans le désordre (personnellement, je lis toujours dans l’ordre), vous devriez vous aussi apprécier, même si l’on termine la lecture en n’ayant l’impression d’avoir simplement tourné les pages sans trop s’y accrocher. Pas mauvais du tout, mais pas excellent.
Parmi les textes, Combien la nuit est l’un de ceux qui est le plus venu me chercher. En fait, c’est même un peu ridicule. La nouvelle tourne non seulement autour du personnage, mais aussi d’une mouche. C’est le soir, l’heure de se coucher au personnage et il y a cette mouche dans sa chambre, sur le dos. Une fois replacée sur ses six pattes, la petite mouche ne cesse de faire du bruit. Ça m’a accroché parce qu’il m’arrive d’avoir la fatigante compagnie d’une mouche hyperactive qui m’empêche de m’endormir, quelques fois. J’ai trouvé ça léger et rigolo.
Certains textes donnent simplement l’impression d’entrer pour un moment dans la vie des personnages, plus détachés. D’autres contiennent leur part de mystères, comme c’est le cas pour Noir sous le soleil, où on termine la lecture en se demandant si le protagoniste n’a pas seulement rêvé de s’en prendre au fêté de la soirée, puisque l’instant d’après, ce dernier semble disparu.
Comme je l’ai mentionné, certains textes sont plus détachés. Je dois tout de même admettre que c’est la majorité. Parfois c’est bien, parfois c’est simplement un peu trop. Je m’explique. Je trouve bien d’avoir quelques fois l’impression d’être simplement passée comme un fantôme dans la vie du personnage et de le laisser la continuer par la suite, comme si rien ne s’était vraiment passé. Par contre, ça n’était pas que quelques fois. Ainsi, j’aurais aussi aimé qu’il se passe plus de chose et que je sois même un peu choquée à la fin d’une nouvelle, par exemple. Parce que j’aime quand ça a du mordant.
Il n’empêche que c’était assez bien dans l’ensemble. Particulièrement relaxe, donc bien pour des moments de détentes (pour la majorité des nouvelles, comme je l’ai dit, mais il y a des exceptions). 😉

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