Un feuilleton dur, poignant, mais un vrai délice!

Feuilleton Pavel (13 épisodes)
Par Matthieu Simard

Résumé en quatrième de couverture du premier épisode :

Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j’existe.
Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.
Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.
Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.
Et il y a moi.
Je m’appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

Mon appréciation :

Le premier épisode est l’entrée en matière du feuilleton, bien évidemment. En peu de temps, nous plongeons dans l’univers gris de Martin, le tout grâce aux mots de Matthieu Simard. Les journées de Martin sont très grises, toutes semblables, à observer la belle Anouk ou à manger son habituelle Kit Kat. Seulement, à la toute fin de l’épisode, quelque chose bascule. Martin devient soudainement vivant, Pavel titillant quelque chose en lui. On s’interroge sur la suite, inévitablement!
Dans le deuxième, on ressent encore plus l’espèce de lien psychique entre Pavel et Martin. Ils sont reliés l’un l’autre sans l’être. Qui plus est, avec le style d’écriture, c’est encore plus vif. On ne pourrait pas être plus dans la tête de Martin que ça, c’est certain. C’est idéal. Et puis, Anouk semble prendre un peu conscience que l’adolescent existe. On est curieux et on ne peut que se demander quel sera le déroulement des prochains évènements. Qui plus est, encore une fois, un élément de surprise surgit dans les dernières pages, nous intrigant sur la suite de la série.
L’amour m’écœure, troisième petit livre de la série, nous fait parler d’amour, sans aucun doute. Même s’il se passe quelque chose avec Pavel, Martin ne peut que se laisser aller du côté de son cœur, qui bat encore un peu plus qu’avant pour Anouk. Par contre, il y a le stress, la peur d’être rejeté s’il fait un mauvais move, etc. C’est un sujet qui, je crois, touche bon nombre de jeunes. Ainsi, j’ai bien aimé la façon dont il prenait place ici.
L’épisode quatre traite du suicide. La façon dont ce thème est abordé cadre parfaitement avec le personnage de Martin, tout comme dans le précédent épisode. On le remarque encore plus maintenant. Le sujet du suicide vient si bien s’insérer dans l’histoire. Mis à part cela, on en apprend un peu plus sur le mystérieux Pavel. C’est intrigant, mais on apprend aussi qu’il n’en dévoilera pas énormément plus. Et, encore une fois, la fin nous accroche, nous surprend et nous crie de poursuivre la lecture de la série.
Le cinquième volume traite, lui, des premiers amours. Et, ma foi, j’adore être dans la tête de Martin lorsqu’il songe à savoir s’il ne fait pas quelque chose d’incorrect, etc. Du côté de Pavel, ça semble aller plus ou moins bien. Il prend un peu plus conscience du monde autour de lui, et ça n’est pas joli joli. Puis vient le dilemme de savoir qui, d’entre Pavel et Anouk, à la fin du petit livre, ira d’abord parler Martin : Anouk, cette fille qui le fait craquer et semble amoureuse de lui, ou Pavel, qui veut se confier?
Ah lala! Dès qu’on a un grand frère, il y a de bonnes chances qu’il soit détestable! C’est le cas pour moi, et c’est le cas pour Martin (plus pire, par contre). D’ailleurs, c’est toute la famille de Martin que l’on découvre. Ses parents et son frère. Et on voit que ça n’a pas toujours été facile. C’est vraiment intéressant et réaliste.
En attendant Gouda… Cet épisode, bien qu’aussi peu volumineux que les autres, en a dedans. Il est dur. Il est très dur. Depuis le début de la série, on s’accroche aux personnages, encore plus grâce au style d’écriture de l’auteur. On devient, comme Martin, ce seul ami de Pavel. Pavel, ce jeune homme particulier, mystérieux, qui en cache beaucoup… Sans trop en dévoiler, je vous dirais que j’ai souffert avec Martin de voir tout ce que pouvait endurer son ami. Parmi tous les épisodes précédents, celui-ci, c’est le plus fort, le plus percutant, celui qui vient profondément chercher… jusqu’aux émotions.
Dans l’épisode huit, Martin, qui ne mentait jamais auparavant, en étant incapable, n’a d’autre choix que de le faire maintenant. Et ça va mal pour Martin, parce qu’il est alors en train de perdre tranquillement sa belle Anouk. La vie du jeune homme devient si compliquée, désormais. On se demande alors comment il va pouvoir s’en sortir, lui qui passait, avant, sa vie à ne pas trop « vivre ».
Le neuvième reprend un peu l’ambiance du septième, dans le sens où l’on a l’impression que tout va mal et que tout s’écroule. Là, c’est Martin qui souffre. Et pas rien qu’un peu. On le sent bien, à travers les mots, qu’il est de plus en plus démoli. Heureusement, Pavel est là, comme soutient. Pavel et son garde du corps que Martin surnomme Frigo. On voit justement une évolution de ce dernier personnage aux yeux de notre jeune héros, puisqu’il nous était apparu comme un gros dur, avec son tatou sur la moitié du visage. Seulement, de plus en plus, on découvre sa grande part d’humanité. C’est agréable.
L’épisode dix se caractérise par la prise de conscience de plusieurs éléments. 1) Pavel qui semble plus mal en point que d’habitude. Il ne semble plus capable de surmonter la maladie. 2) Frigo se confie à Martin. Il se sent coupable d’un évènement passé, avec raison. 3) Martin n’a d’autre choix que de compter sur lui-même afin de trouver une solution pour sortir de cet enfer-là son ami et son garde du corps qui sait écouter.
Le numéro onze de la série lève le voile sur Anouk. Elle aussi, comme Martin, comme Pavel et son père, comme Frigo, n’a pas une vie facile, vie dans une prison. Et je trouve cela bien placé. Qui plus est, j’aime bien comment se déroulent les choses par la suite. On sent que quelque chose va bientôt voir le jour, surtout que la finale approche très (trop, parce que la série est succulente) rapidement.
Dans À une patate au four de la liberté (je ne vous avais pas encore dit que j’adorais les titres de cette série!), bien des choses commencent à se régler. Ça commence à aller mieux, grâce aux plans de Martin. Martin qui s’est pris en main. Mais bien sûr, encore une fois, la finale du livre nous met face à un danger, un suspense. Et il ne reste plus qu’un tome pour que tout aille bien pour tous.
Le tout dernier épisode de cette délicieuse série est tout aussi bien que les autres. J’adore le dénouement, auquel je ne m’attendais d’ailleurs pas. Du moins la façon dont les choses se sont déroulées. Qui plus est, tout au long du feuilleton, les illustrations de Daniel Plaisance font vivre et revivre les personnages. Elles étaient idéales pour le type d’histoire que contient Pavel. Une petite série coup de cœur, ma foi!

Pavel

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