Un divertissement d’époque.

Trente arpents
Par Ringuet

Résumé en quatrième de couverture :

Trente arpents est une œuvre implacable. Toute la littérature québécoise est une littérature de la tristesse, du renoncement et du chagrin. À l’image de notre réalité qui a toujours été bien éloignée de tous les rêves échevelés que nous nous sommes obstinés à nourrir.
Voici l’histoire d’un homme né de la terre, prisonnier de sa langue, de sa religion, de son village et de sa province, qui finira broyé par l’empire américain. Le symbolisme est presque trop évident. Le propos est si insoutenable qu’il explique probablement la désaffection dont a souffert ce livre depuis sa parution. De tous nos meilleurs romans, c’est le moins lu. Pourtant, on pourrait facilement dire que c’est le plus grand. S’il fallait faire un rapprochement, il faudrait le comparer avec le Tolstoï de Maître et serviteur et de Kholstomer.

Mon appréciation :

J’ai eu à lire ce livre dans le cadre d’un cours collégial de français. J’étais légèrement réticente lorsque je m’y suis plongée, puisque la dernière fois que j’avais lu un roman québécois datant d’avant les années 2000, je n’avais pas du tout embarqué dans la lecture. Surprise! je me suis assez bien divertie dans ce cas-ci.
Ça n’est pas le genre de roman que je lirais régulièrement, mais j’ai tout de même apprécié ma lecture. J’adorais, entre autres, tout le vocabulaire utilisé pour décrire la terre, le labeur des paysans, la moisson, etc. Ces passages du texte m’attiraient particulièrement et je me plaisais à y découvrir toutes sortes de choses et, même, à apprécier l’idée de travailler la terre, de faire de l’agriculture à l’ancienne, et ainsi de suite. Je pouvais sentir l’odeur de la terre, avant et après les semences, ressentir l’effort mis à la tâche, l’amour du personnage d’Euchariste envers sa terre et bien plus.
Mis à part cela, il était plaisant de suivre l’évolution d’Euchariste Moisan, qui avait hérité des trente arpents de son oncle Éphrem, tout au long de sa vie. Le livre, divisé en quatre saisons représentant la vie du personnage divisée en quatre, nous présente toutes les phases de la vie de l’homme. Que ce soit par son envie de progrès lorsqu’il est dans la jeune vingtaine et possède tout juste sa terre, ou bien son aversion pour le progrès que lui propose son fils Étienne lorsqu’il avoisine les cinquante ans. Ainsi, on remarque un certain cercle qui revient à chaque génération. Le plus jeune propose d’utiliser les nouvelles méthodes, le plus vieux veut garder sa manière de procéder. D’Éphem à Euchariste, d’Euchariste à Étienne, puis d’Étienne à son fils aîné.
Il est bien sûr entendu que ce genre de romans est loin d’être souriant du début à la fin. En fait, les choses se dégradent au fil du livre, où le personnage prend conscience que le tout le dépasse. Ses enfants préfèrent, pour la plupart, le travail en ville, ce qui les amène à quitter la terre de l’homme. Plus le temps passe, plus la solitude vient le happer, plus il perd de son emprise sur ses trente arpents et plus ses décisions ont des conséquences malheureuses. Euchariste n’a pas la vie facile, mais il n’empêche que l’on se plaît à suivre son récit.
Pour découvrir la vie à l’époque, ceci est un bouquin bien choisi.

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