Quand tu ne peux pas sortir de cette vie…

Je voudrais qu’on m’efface
Par Anaïs Barbeau-Lavalette

Résumé en quatrième de couverture :

Hochelaga-Maisonneuve. S’y croisent sans se voir Roxane, Mélissa et Kevin, chacun de son côté du « bloc d’appartements », chacun au départ de sa vie. À douze ans, ils composent avec le monde dans lequel ils grandissent. Entre le coin des putes, les matchs de lutte, les beuveries des adultes et la classe des « orthos », où on essaie de les intégrer, ils plongent dans leur imaginaire et tentent de sauver leur peau. Y arriveront-ils?

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours de français au cégep que j’ai eu à lire ce livre. Cependant, même si ça n’avait pas été une lecture obligatoire, j’aurais fini par le lire, puisqu’il se retrouvait sur ma liste d’achats de livres (très longue, soit dit en passant). Je ne sais plus où j’avais entendu parler de ce livre, par contre.
Au début de ma lecture, j’ai eu un peu de mal à embarquer dans cet univers misérable et cru. Puis, peu à peu, les mots ont coulés et je me suis mise à suivre l’existence des trois enfants mentionnés dans le résumé du roman. L’existence de ces jeunes n’est en rien jolie et enviable. Pour vous en donner une petite idée, voici un portrait des trois jeunes : Roxane a un père qui ne cesse de retourner en cuve pour son alcoolisme, sa mère boit trop aussi et les deux se chicanent violemment; Mélissa a deux petits frères accaparants, une mère prostituée qui doit se tenir à 50 mètres d’elle suite à un procès et un beau-père volatilisé; Kevin prend du Ritalin et son père perd son emploi et ne peut plus l’amener voir ses combats de lutte par manque d’argent.
Malgré que rien ne soit bien heureux, j’ai bien aimé ma lecture, mon passage dans leur existence. Chacun, à sa manière, tente de fuir un instant leur vie plate. Roxane voyage vers la Russie, Mélissa s’habille et se maquille comme sa mère et Kevin joue à un jeu vidéo violent.
Le style d’écriture est plutôt simple et se rapproche de l’environnement de ces personnages. Les phrases sont courtes et en disent beaucoup avec peu de mots, le vocabulaire est direct, parfois vulgaire, mais laisse transparaître toutes les émotions de chacun. Tout au long du livre, on sent la peine, la colère, l’impuissance, le désir, l’espoir, le désespoir, et plus encore. Cela rend la lecture vivante, plus réelle.
C’est une lecture rapide, poignante, qu’il est facile de terminer avant le soir même. On la dévore, puis lorsqu’elle est terminée, on a l’impression que les personnages vivent encore autour. C’est bon.

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Catégories : Contemporain, Livres adultes | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

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