Un roman horriblement bien mené!

Cobayes, tome 1, Anita

Par Marilou Addison

*Attention : présence de sexualité et de cannibalisme.*

Résumé en quatrième de couverture :

Poids à perdre : huit foutues livres.
Méthodes utilisées pour y parvenir : faire de l’exercice de façon saine? Manger santé? Non… Suer à grosses gouttes avec un sac-poubelle sur le dos, ne rien avaler de la journée et, surtout, vomir. Ç’a toujours été la solution la plus efficace. Mais mon chum Manu commençait à en avoir assez de mon petit manège. Et moi aussi, d’ailleurs. Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un moyen de ne plus m’enfoncer deux doigts dans la gorge dès que je bouffe la moindre calorie. Une étude clinique qui annonçait plusieurs effets secondaires possibles. Dont un, parfait pour   moi : perte de poids. J’ai sauté sur le téléphone et, depuis ce temps, je reçois des injections qui doivent soi-disant me guérir de mon anxiété. Je suis moins stressée, c’est vrai. Toutefois, mon esprit commence à s’embrouiller. J’ai parfois des trous de mémoire. Faut que j’en parle au doc. Et mon appétit change. Je mangerais bien un steak saignant, là, maintenant! Mais je me moque un peu de tout ça, au fond, puisque je maigris à vue d’oeil…

Mon appréciation :

Avant tout, je tiens à dévoiler cette pensée suite à ma lecture : beurk!
Beurk, parce que j’étais dégoûtée des actes atroces du personnage qu’est Anita. En même temps, c’est un bon dégoût, puisque cela signifie que les descriptions étaient juste assez bien pour faire sentir tous les côtés horribles, répugnants et sanglants du livre. Plus je lisais et approchais de la fin, plus je trouvais le tout dégoûtant (c’est là où le cannibalisme prend place, et pas rien qu’un peu!). Pourtant, j’ai dévoré le livre en l’espace d’une soirée! Presqu’aussi rapidement qu’Anita qui se cuisine un bon souper bien juteux…
Le projet de la série Cobayes est vraiment intéressant. Sept tomes à lire dans l’ordre désiré et qui se recoupent tous à quelque part parce que le moteur de chaque personnage est le même : participer à l’étude d’AlphaLab afin d’empocher de l’argent ou de profiter des effets secondaires. Seulement, le tout tourne au cauchemar.
Et c’est amplement le cas pour Anita Wes. Elle a des sautes d’humeur, est plus colérique, devient affamée et a la libido au top. Au départ, ces effets se font ressentir de façon tolérable. Manu est relativement bien content de ses soirées au lit, il faut l’avouer. Cependant, plus les sessions d’injections s’accumulent, plus Anita devient sadique dans ses colères et ses rages de nourriture. Elle est prête à se battre très fortement pour un morceau de viande! Et il n’est plus question d’ustensiles, bien souvent, à moins de devoir dépecer… une créature, dirais-je. C’est vraiment répugnant, je l’admets. Par contre, la tension est tellement bien amenée que, même si c’est très sanglant, on ne peut qu’être curieux de découvrir la suite et de savoir comment l’aventure se terminera avec Anita. Et, bien évidemment, ça n’est pas une fin heureuse et toute délicate.
C’était la première fois que je lisais un livre de Marilou Addisson. Drôle de première lecture! Disons que j’espère qu’elle est plus agréable à côtoyer dans les Salons du livre qu’Anita ne l’est après les injections! Tout de même, j’ai bien apprécié sa plume. Aucune description n’était censurée, ce qui était idéal pour ce récit. Les images décrites étaient très (trop?) bien formulées dans mon esprit. De quoi marquer ma rétine pour la nuit qui vient, malgré que ce ne soit que fictif.
Mais j’ai aimé! Et j’ai même été jusqu’à éprouver de la pitié pour le personnage de Manu, le copain d’Anita. Celui-ci était toujours là pour prendre soin de sa copine, la soutenir et l’aider dans certaines situations. Par contre, le pauvre, il se faisait cacher des choses par Anita. Et c’est sans doute parce qu’il se donnait tant de mal pour l’aider sans connaître la vérité que j’ai eu de la pitié pour lui. Bref, j’ai bien aimé ce personnage et l’ai trouvé bien construit.
Seulement, je dois le répéter une dernière fois : beurk!

Voici la bande-annonce du roman :

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Catégories : Horreur, Livres adultes | Étiquettes : , , , | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Un roman horriblement bien mené!

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