Étrange et fascinant à la fois.

Frères

Par David Clerson

Résumé en quatrième de couverture :

Deux frères ont pour terrain de jeu les marais côtiers et pour jouets les os d’animaux charriés par les vagues. Un jour, ils prendront le large pour retrouver leur chien de père, homme de passage venu de la mer et vite reparti. Une odyssée fraternelle débutera alors, amenant l’aîné à perdre son humanité et à découvrir le goût du sang. Car il faut bien survivre quand la violence du monde risque de vous engloutir.
Roman d’aventures, Frères entraîne le lecteur dans des paysages marécageux peuplés de corbeaux, d’enfants-sangsues, d’un pantin de bois, de vieilles chèvres, et sur un océan agité par de furieuses tempêtes. Avec toujours, même au cœur de l’apocalypse, l’envie du bonheur et de l’enfance ancrée au fond des corps.

Mon appréciation :

Comme le titre de l’appréciation l’indique, j’ai trouvé le roman à la fois fascinant et étrange. Et je vais, bien entendu, m’expliquer.
Tout d’abord, allons-y pour le côté fascinant. Le style d’écriture était très simple et les mots s’enchaînaient aisément. Je prenais plaisir à lire chaque page et était toujours désireuse de dévorer le prochain chapitre. Qui plus est, la grande majorité de ceux-ci sont courts, alors l’impression de faire défiler encore plus vite les pages était bien présente. Mis à part cela, j’étais surtout curieuse de découvrir la suite du récit, que je n’arrivais jamais à deviner à l’avance. Cependant, je n’étais pas non plus entièrement ancrée à l’histoire. En fait, cela s’explique par la narration. La curiosité a beau être présente, il y a un détachement par rapport aux personnages et à ce qu’ils vivent. On ne connaît aucunement leurs noms, les lieux sont flous et une once d’irréel flotte presque à travers le texte par la manière de surnommer certains personnages (enfants-sangsues, enfants-porcs, la chienne grise [en parlant d’une fille], etc.).
Afin de continuer sur cette lancée et d’aller dans la portion d’étrange, les histoires et les actions racontées et exécutées par les personnages ont une part de surnaturel. Un peu à la manière des récits de dieux, le cadet des deux frères est né d’une partie du corps de l’aîné. Mais le plus bizarre est en fait l’existence de leur père. La vieille mère des deux jeunes leur a fort probablement raconté trop d’histoires farfelues qu’ils se sont mis à rêver de leur paternel comme d’un très gros chien noir. Mais encore, l’aîné, à un moment du livre, a une existence très animale. J’étais légèrement troublée, et mon esprit d’analyse tentait d’expliquer la situation en cherchant entre les lignes.
J’ai passé un bon moment de lecture, bien que rapide. J’étais habitée d’une petite curiosité, mais en rien malsaine. J’ai aimé le style d’écriture et les belles valeurs fraternelles véhiculées et j’ai tout aussi été troublée par des passages étranges et difficiles à expliquer. Tout de même, je crois que cette aura de mystère était recherchée de David Clerson, qui a remporté, avec ce livre, le prix Archambault l’an dernier.

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