Une aventure que j’aurais aimé poursuivre!

L’Oncle RobinsonL'Oncle Robinson
Par Jules Verne

Résumé en quatrième de couverture :

C’est vers 1861 que Jules Verne imagina de reprendre à sa manière le mythe de Robinson Crusoé — et de concurrencer, peut-être, le Robinson suisse de J. D. Wyss. Le succès de Cinq semaines en ballon orienta le romancier vers d’autres projets, mais le manuscrit fut retrouvé dans ses archives, acquises en 1981 par la Ville de Nantes.
Échoués sur une île déserte du Pacifique après la mutinerie de l’équipage du voilier qui les emmenait vers les États-Unis, un couple et ses quatre enfants doivent apprendre à survivre, aidés par l’Oncle Robinson, un matelot resté fidèle…
Source intarissable de rêves pour Jules Verne, le thème des naufragés devait réapparaître dans L’Île mystérieuse. L’écrivain lui donne ici une expression caractéristique de sa manière, et susceptible de passionner les lecteurs d’aujourd’hui.

Mon appréciation :

Cela m’a fait étrange de lire un livre qui n’est pas achevé. En effet, L’Oncle Robinson n’est pas complet. Cependant, cela n’empêche pas que l’histoire était très intéressante.
J’ai d’abord bien aimé la manière dont la situation de la famille Clifton était amenée. Déjà dans un canot, à grelotter à cause du froid de mars, la famille Clifton, ainsi que le valeureux Flip (plus tard l’Oncle Robinson), naviguent difficilement sur une mer parfois agitée, jusqu’à arriver sains et saufs sur une île quelconque. Puis, on fait un retour dans le passé. Les événements qui ont mené cette famille à se retrouver abandonnée sont racontés, des murmures de soulèvement jusqu’à la fameuse mutinerie mentionnée dans le résumé. Par la suite, nous retournons dans le moment présent. Je suis d’avis que c’était une excellente manière de présenter les choses.
Le personnage de l’Oncle est fort intéressant. Il est quasiment toujours enthousiaste, prêt à affronter toutes les difficultés. S’il se morfond un instant, il ne le montre pourtant pas aux autres et continue de leur insuffler l’espoir. Cela est sans compter ses très nombreux talents. Non seulement il est marin, mais il est également chasseur, bûcheron, bâtisseur, pêcheur, inventeur, et plus encore. Sans ce protagoniste, tous seraient morts dès les premiers jours échoués sur l’île… ou ne s’y seraient même pas rendus.
J’ai apprécié que, malgré les grandes connaissances variées de l’Oncle sur les animaux et la végétation, les personnages affrontent plusieurs embûches. Et ce, dès le départ. Ils ne l’ont pas facile, et c’est ce qui rend le récit plus crédible. Puis, tout finit par aller de mieux en mieux, ce qui est plaisant. La famille s’installe inévitablement sur l’île afin de pouvoir y survivre longtemps. Seulement… le livre se termine sur une interrogation. Un nouveau problème? une situation qui pourrait être bienvenue prochainement? du danger en perspective? On ne peut le savoir, faute de fin au manuscrit. Par contre, je ne me suis pas trop désolée de cette finale. Je me suis plutôt dit que cela laissait suggérer que la petite famille avait encore bien d’autres aventures à vivre sur cette île, mais qu’elle y serait bien.
J’ai donc passé un agréable moment de lecture. Je suis en accord avec Jules Verne lorsqu’il affirme que le thème de naufragés est inépuisable et est une excellente source d’idées.

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