Cru, mais intéressant.

Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

À la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d’autres déjà froids, des armes, de l’héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narcotrafiquants. Moss devient l’objet d’une impitoyable chasse à l’homme. À ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce…

Mon appréciation :

Comme je le mentionne dans le titre de cette appréciation, le livre est plutôt cru, et ce pour différentes raisons. Tout d’abord, c’est en lien avec la plume de Cormac McCarthy. Cet auteur ne joue pas sur les mots et dit simplement et directement les choses telles quelles sont. Si des corps étaient mutilés, le lecteur savait exactement où et à quel point. C’était pareil pour les répercussions d’une balle tirée en pleine tête, par exemple. J’aime beaucoup cet aspect que les choses ne soient pas laissées à la légère, puisque cela permet une immersion complète dans l’univers de l’histoire, de même que sur le plan des sentiments. En effet, la manière dont les actes sont décrits enlève toute pitié que le lecteur pourrait avoir. L’ambiance est dure, la tension est forte. Malgré cela, on passe directement à autre chose et l’on pressent qu’une nouvelle scène de crime viendra. Personnellement, cela me rendait curieuse.
De plus, il y a le personnage d’Anton Chigurh qui est assez direct. Il est logique, méthodique et sans pitié. Et c’est ce qui le rend intéressant, d’autant plus qu’il est un excellent tireur. Ce personnage ne lésine pas sur les mots et sur les actions. Sans compter qu’il ne se permet pas de laisser quelqu’un derrière ses pas qui pourrait, par la suite, le dénoncer ou l’identifier. Ainsi, Anton tue rapidement et adéquatement afin de toujours rester une menace invisible.
J’aime beaucoup le style d’écriture de l’auteur, parce qu’en le lisant, les images se forment très clairement dans ma tête. Certaines y restent parfois marquées (je ne fais que penser à La Route, que j’ai lu il y a trois ans et dont je me souviens parfaitement des sensations que j’éprouvais en le lisant). Tout au long de ma lecture, donc, je pouvais visualiser les moindres lieux et les moindres gouttes de sang éparpillées sur les tapis ou les murs. Aussi, même si cela n’était pas toujours mentionné, j’arrivais à discerner les couleurs des lieux. En refermant le livre, je voyais encore le sable brun ou rouge du désert, les murs gris ou beige des motels, le sang épais et rouge des meurtres et les yeux bleu vif d’Anton, sans oublier son habit chic noir.
J’ai bien aimé ma lecture. Après Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, j’ai envie de me plonger dans les autres romans de McCarthy.

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