Une obsession saisissante!

L’invention de la mort

Par Hubert Aquin

Résumé en quatrième de couverture :

Hubert Aquin a 30 ans, à la fin des années 1950, lorsqu’il entreprend d’écrire son premier roman. L’Invention de la mort ne paraîtra cependant qu’en 1991, soit 14 ans après le suicide de l’écrivain. Aquin soumet son manuscrit à un éditeur en 1961, mais celui-ci le refuse par crainte du scandale que provoquerait sa publication. C’est que le roman s’attaque à plusieurs tabous de l’époque.
L’Invention de la mort jette un éclairage essentiel sur l’oeuvre d’Hubert Aquin, particulièrement sur Prochain épisode, longtemps considéré comme son premier roman. L’adultère, la jalousie, le suicide deviendront des thèmes récurrents chez Aquin, dont toute l’oeuvre est déjà en gestation dans ce livre qui tisse un pont entre les écrits de jeunesse et ceux de la maturité.

Mon appréciation :

C’était la première fois que je lisais Hubert Aquin. Pourtant, j’ai entendu dire à quelques reprises que son oeuvre avait quelque chose de très intéressant. Ainsi, c’est dans le cadre d’un cours sur la littérature et la psychanalyse que j’ai eu l’occasion de découvrir L’invention de la mort, le tout premier roman de l’auteur, mais publié à la suite de ses autres.
Le roman commence avec le personnage de René, qui décide qu’il ne vaut plus la peine qu’il reste en vie. La suite de l’histoire est une alternance entre le passé, où il se rappelle sa relation avec Madeleine, et le présent, où il met son plan à exécution. J’ai beaucoup aimé cette idée d’alternance. Plus nous approchions de la fin du livre, et donc du suicide du personnage, plus les changements temporels étaient rythmés.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, c’est donc celle du personnage de René, qui entretient une relation d’adultère avec une certaine Madeleine. Cette dernière est mariée et voit en cachette René durant environ un an. Bien entendu, René voudrait être le seul à posséder Madeleine. Oui, le mot peut sembler fort à première vue. Cependant, au fil de la lecture, cette idée de possession prend tout son sens. Cela fait ressortir l’extrême attachement, l’extrême désir de René pour Madeleine. Il voudrait tout d’elle, de son passé à son présent. Dans cette obsession de tout avoir de Madeleine, le personnage principal interroge sa compagne afin de savoir à quoi ressemble sa vie de femme mariée, entre autres. Malgré qu’il se fasse mal ainsi, on ressent très bien le désir de René de tout posséder de Madeleine. C’est un désir qui est plutôt puissant.
Si l’histoire était intéressante, c’était encore plus le cas des sensations qui jaillissaient de sous les mots. J’ai pris plaisir à lire ce roman plutôt pessimiste et à découvrir le Québec comme il était alors que je n’étais même pas née!

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