Deux très bonnes versions d’une même histoire!

Le Horla

Par Guy de Maupassant

Résumé en quatrième de couverture :

Confession lucide et maîtrisée d’un homme qui assiste au naufrage de sa propre raison, Le Horla nous révèle la trajectoire secrète et fulgurante qui relie la plénitude de la santé au martyre de la démence. Nul autre récit fantastique — en raison, peut-être, de certains accents autobiographiques — n’a développé avec plus de rigueur et de vérité clinique l’implacable logique de l’imaginaire.

Mon appréciation :

Cette édition du Horla parue dans Le livre de poche permet de lire deux version du texte de Maupassant. La première est une histoire rapportée par un certain docteur Marrande. La deuxième, quant à elle, est écrite sous la forme d’un journal et est aussi plus longue, puisqu’elle est davantage travaillée.
Dans les deux cas, c’est l’histoire d’un homme qui s’interroge sur ce qu’il peut et ne peut pas voir à l’œil à la suite d’une étrange découverte. L’esprit du personnage tangue entre la certitude et l’illusion qu’une entité invisible soit présente à proximité de lui. Si l’être invisible est réel, c’est tout à fait effrayant; s’il ne l’est pas, c’est que la folie atteint de personnage principal, ce qui est tout autant effrayant pour lui.
J’ai bien aimé cette idée du visible et de l’invisible. Après tout, il est vrai que nous ne pouvons voir l’air autour de nous, mais nous savons qu’il est réel, puisque nous en avons besoin pour respirer. Heureusement, je n’en suis pas devenue folle pour autant! 😛
Sinon, je dois dire que la deuxième version du Horla apporte une touche plus intéressante à l’histoire. En effet, comme le lecteur se retrouve dans l’esprit du protagoniste, il peut comprendre la pleine mesure des répercussions des événements sur le narrateur. D’ailleurs, cela amène une vision plus intelligente de ce dernier, puisque le lecteur suit toutes les interrogations et les raisonnements du récit. L’existence de l’être invisible est fortement étudiée et analysée. Le personnage découvre que lorsqu’il quitte son logement pour voyager, l’entité ne le suit pas. La finale de cette version est aussi fort plaisante. Le narrateur, en tentant de mettre fin à cette folie, comprend que l’être invisible est, en quelque sorte, surpuissant et immortel. Il n’y a qu’une seule façon de le fuir…
Bien que très courts, ces deux textes sont très divertissants et bien agréables à lire. L’histoire est loin d’être récente, mais elle peut se lire avec autant de plaisir encore aujourd’hui.

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