Simple, rapide et intéressant.

La maladie de la mort

Par Marguerite Duras

Résumé en quatrième de couverture :

Vous devriez ne pas la connaître, l’avoir trouvée partout à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre, dans un film, en vous-même, en vous, en toi, au hasard de ton sexe dressé dans la nuit qui appelle où se mettre, où se débarrasser des pleurs qui le remplissent.
Vous pourriez l’avoir payée.
Vous auriez dit : Il faudrait venir chaque nuit pendant plusieurs jours.
Elle vous aurait regardé longtemps, et puis elle vous aurait dit que dans ce cas c’était cher.
Et puis elle demande : Vous voulez quoi?
Vous dites que vous voulez essayer, tenter la chose, tenter connaître ça, vous habituer à ça, à ce corps, à ces seins, à ce parfum, à la beauté, à ce danger de mise au monde d’enfants que représente ce corps, à cette forme imberbe sans accidents musculaires ni de force, à ce visage, à cette peau nue, à cette coïncidence entre cette peau et la vie qu’elle recouvre.
Vous lui dites que vous voulez essayer, essayer plusieurs jours peut-être.
Peut-être plusieurs semaines.
Peut-être même pendant toute votre vie.
Elle demande : Essayer quoi?
Vous dites : D’aimer.

Mon appréciation :

La maladie de la mort est le premier roman que je lis de Marguerite Duras, dont on parle souvent de son autre oeuvre : L’amant.
La maladie de la mort est un court texte qui se lit bien et rapidement. La plume en soi n’est pas complexe à lire, si l’on exclue les deuxièmes sens que peuvent avoir les différentes phrases. J’ai bien aimé la simplicité de la plume de l’auteure et l’absence d’éléments superflus dans le texte. Il me semble que cela permet de laisser la place à un travail d’interprétation pertinent, puisque les choses ne sont pas tout le temps dites directement.
Un certain mystère entoure les personnages du livre, puisqu’on ne connaît pas leur identité. C’est à la fois déstabilisant et intéressant, étant donné que l’on s’interroge sur eux. Ils n’ont même pas de nom!
J’ai bien aimé le choix qu’a eu l’auteure pour la narration. En effet, le narrateur s’adresse au lecteur, qui devient alors le personnage masculin de l’histoire. Cela amène une perspective intéressante sur ce qui est raconté.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture. C’était court, mais la fin m’a plu, alors je ne dirai pas non à une autre publication de Marguerite Duras.

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