Une fixation plutôt morbide!

Cobayes, tome 5, Olivier

Par Yvan Godbout

*Attention : présence de violence gratuite sanglante.*

Résumé en quatrième de couverture :

Mon souhait le plus ardent : vaincre la tourmente.
J’en ai marre. Marre de mes cicatrices qui attirent le regard de tous et qui, paradoxalement, éloignent celui de mes parents. La mort de mon frère jumeau ne m’a pas que rendu invisible à leurs yeux, elle a également provoqué chez moi d’importants troubles anxieux. Au fil des années, la tourmente s’est nichée dans mon esprit. J’ai peur qu’elle ne s’y soit installée pour toujours.
À dix-huit ans, je devrais avoir d’autres ambitions que de devenir fou, non?
Je veux changer de vie. Fuir ce foyer où déambulent une mégère, un salaud, un vieux beagle dépendant affectif et un fantôme qui cherche sans cesse mon attention. Mais surtout, je veux guérir. Je crois avoir trouvé la solution. En fait, c’est plutôt la solution qui m’a trouvé…
Un simple cerne de café sur une page de journal, et le tour était joué.

Mon appréciation :

Encore une fois, la série Cobayes me permet de découvrir la plume d’un autre auteur tout en restant dans un univers qui me plaît bien.
Olivier est un roman qui se rapproche plus des tomes de Anita et de Benoit en terme d’ambiance. L’auteur n’a pas peur de faire des scènes de violence et de les rendre très sanglantes. C’est un peu dégoûtant, mais c’est très bien pour ce genre de roman.
Le personnage d’Olivier est bien amené et présenté tout au long du roman. Psychiquement, il est déjà intéressant au tout début de l’histoire, étant donné sa complexité reliée à la schizophrénie et à ses cicatrices corporelles. Dès lors qu’il prend le produit des laboratoires AlphaLab, le lecteur peut suivre l’évolution du traitement chez ce patient particulier. Cette progression s’observe dans ses envies de meurtre. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais disons que ses victimes sont de taille croissante.
Mis à part cela, un peu comme dans Yannick, Olivier est conscient de la présence de Nettoyeurs derrière ses actes criminels. Il faut dire que le protagoniste fait énormément de dégâts et qu’il est curieux de savoir comment ses actes seront ensuite découverts par la population. Il se doute alors que quelqu’un l’aide afin de camoufler et maquiller le tout pour le protéger. J’aimais bien l’idée!
Le style d’écriture d’Yvan Godbout m’a bien plu. Il était plaisant et n’était pas trop complexe. Il était facile de plonger dans ce récit. J’ai également apprécié la présence des rapports d’AlphaLab. Ils permettaient d’avoir un point de vue extérieur du personnage d’Olivier, ce qui me semblait très intéressant pour le comprendre et l’analyser.
Seul petit bémol, qui est d’ailleurs de moindre importance : la vie collégiale du cobaye. On note la présence de l’éducation avec la rentrée au début du roman. Par la suite, cela disparaît peu à peu. J’avais l’impression qu’il était en congé tous les jours. 😛 J’aurais été curieuse de découvrir comment Olivier percevait le regard des autres étudiants au fil de ses injections.
Il n’empêche que j’ai bien aimé ma lecture et que je prévois lire d’autres romans d’Yvan Godbout!

Voici la bande-annonce du roman :

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