Un commencement intéressant

Les Songes en équilibre

Par Anne Hébert

Résumé en quatrième de couverture :

Les Songes en équilibre est la toute première œuvre parue d’Anne Hébert. Originellement publié aux Éditions de l’Arbre, en 1942, par Claude Hurtubise lui-même, ce recueil est introuvable depuis des années.
L’auteure assimilait parfois ses premiers poèmes à de « maladroits dessins d’enfants », mais les admirateurs d’Anne Hébert ont toujours voué une affection particulière aux Songes, sans lesquels Le Tombeau des rois n’aurait peut-être jamais vu le jour.
Redécouvrez-les aujourd’hui dans cette édition limitée, publiée à l’occasion des cinquante ans des Éditions Hurtubise.

Mon appréciation :

Ces deux mains immêlées,
Ces deux mains immêlables.

Celle qu’on donne
Et celle qu’on garde;

Celle qu’on connaît
Et l’autre, l’inconnue.

Cette main d’enfant,
Cette main de femme.
Et parfois cette main travailleuse,
Simple comme une main d’homme.

Les deux mains (p.19)

Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre avis, je lis très peu de poésie. Ainsi, encore une fois, c’est grâce à un cours universitaire que je me suis plongée dans l’œuvre d’une autre poète : Anne Hébert. Ses textes sont énormément abordés dans les cours de littérature (nouvelles, romans, poèmes), et c’était la deuxième fois que l’on me mettait l’un deux entre les mains.
Grâce à mon cours et à l’analyse de quelques uns des poèmes, j’ai pris plaisir à découvrir la personne qu’a pu être Anne Hébert de son vivant. Si les poèmes de ce recueil sont les tous premiers qu’elle a rédigés, cela donne envie de poursuivre la lecture de ses autres œuvres de manière chronologique.

Les branches,
Et les feuilles
Au bout des branches
S’élancent,
Se tournent,
Se retournent,
Mais sur rien
Ne reposent leurs bonds;
Elles dansent,
Dans l’air
Et dans le jour.

Danse (p.31)

Mon avis est mitigé. Je ne lis cependant pas suffisamment de poésie pour que mon opinion soit tout à fait valable. J’ai aimé quelques poèmes, d’autres moins. Par contre, la thématique de l’enfance m’a beaucoup plu, puisque je pouvais, à mon tour, me remémorer la mienne.
Finalement, l’édition que j’ai lu est une édition limitée. Le livre, tout simple et accompagné de quelques illustrations, prend place dans un très joli boîtier violet qui se noue à l’aide d’un ruban noir. Cela en fait un très bel exemplaire à faire trôner sur les tablettes. 🙂

Une image me regarde.
Quelle est cette femme
Que je regarde
Et qui me regarde?
Quelle est cette image
Que je regarde
Comme une chose chère
Qui va m’être ravie?

Image dans un miroir (p.77)

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