Du noir et blanc qui percutent

Persepolis (Intégrale)

Par Marjane Satrapi

Résumé de l’éditeur :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde.
Traversant avec elle révolutions, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu’à son départ définitif pour la France en 1994.

Mon appréciation :

J’ai beaucoup entendu parler de Persepolis, autant le film que la bande dessinée, depuis le cégep. J’étais donc heureuse d’avoir enfin eu l’occasion de lire cette histoire. Ne connaissant pas le contexte historique de Téhéran et craignant de ne pas aimer la sobriété du dessin de Satrapi, j’avais un peu peur de ne pas apprécier cette œuvre à sa juste valeur.
Il s’avère que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.
Je me suis retrouvée à tourner les pages, toujours avide de découvrir la suite des choses qui allaient arriver au personnage de Marjane. J’aimais tout particulièrement l’idée du passage du temps, puisque nous la suivons sur plusieurs années. Marjane passe de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, avec tout ce que cela implique comme découvertes et apprentissages de soi. Sauf que pour elle, un contexte très politique s’ajoute au tableau. L’histoire de l’héroïne était donc très intéressante, mais aussi la source de nombreux questionnements de ma part. Je m’interrogeais à la fois sur le côté historique du conflit vécu par Marjane Satrapi, mais aussi sur les répercussions sociales de tels événements sur les protagonistes. Parce que Marjane n’est pas la seule personne à être affectée. Ses proches sont tous touchés, à des degrés variés. Et c’était très intéressant visuellement.
Mais ce que j’ai le plus aimé, finalement, c’est le côté graphique de l’œuvre. Le noir et blanc sert très bien la bande dessinée. Les images heureuses le deviennent davantage avec les parts de blanc qui illuminent les cases. Celles qui sont plus difficiles, plus éprouvantes et horribles, quant à elles, s’assombrissent de noir. S’ajoutent à cela tous les contrastes utilisés afin de mettre en évidence les images les plus fortes : des dizaines de gens qui hurlent devant l’horreur, des gens qui chutent sous les balles des fusils qui servent à les faire taire, des corps qui s’empilent sous terre et sous les pas de Marjane,…
J’ai beaucoup aimé Persepolis. Maintenant, j’ai très envie de lire les autres travaux de son autrice, mais aussi de visionner l’adaptation cinématographique. Je n’ai fait que découvrir Marjane Satrapi, et j’espère approfondir ma découverte.

Voici la bande-annonce du film :

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