Archives d’Auteur: Manue

À propos de Manue

Moi, c'est Manue. J'aime lire depuis le plus loin que je me souvienne. Par contre, je crois que c'est à partir de l'âge de douze ans que j'ai commencé à acheter mes bouquins. Depuis, j'achète, je lis et j'affiche avec joie tous mes livres chez moi, dont le nombre ne cesse d'augmenter. Mon blog, c'est un peu ma manière de me retrouver à partir d'une certaine date. Non seulement je sais ainsi où j'en suis dans mes lectures et quels styles je préfère (parce que je lis pourtant de TOUT), mais je sais également de plus en plus qui je suis par la prise de conscience de mes goûts et leur évolution.

Un dernier chapitre qui pourrait très bien ne pas être lu

Cobayes, Chapitre final

Contexte :

Ce chapitre ultime est celui que les lecteurs peuvent débloquer après avoir lu tous les autres tomes de la série. En fait, la lecture de chaque livre n’est pas vraiment nécessaire, mais chaque volume contient, dans ses dernières pages, une lettre du mot qu’il faut remettre en ordre pour déverrouiller le chapitre. Une fois le mot entré sur le site de l’éditeur, c’est à un fichier PDF que le lecteur a droit au terme de son aventure dans l’univers de Cobayes.

Mon appréciation :

Ça y est! La série Cobayes est terminée pour moi! Après sept romans, j’ai enfin pu lire le chapitre final qui était promis dès la lecture du premier tome.
Il va sans dire que j’avais des attentes concernant cet ultime insertion dans l’univers de la série. Malheureusement, j’ai été déçue. Je ne veux pas trop vous en dévoiler concernant le texte, puisqu’il ne fait pas vingt pages. Par contre, je vais tout de même tenter de vous donner mon point de vue. Si vous avez adoré l’univers de la série, et tout particulièrement les personnages, vous pouvez très bien ne pas lire le chapitre final afin de ne pas être déçu à votre tour. Je m’explique…
Le chapitre se déroule quelques temps plus tard après les sept romans. Les personnages cobayes des tomes qui ont été lus ne sont que ce qu’ils sont : de simples cobayes, des numéros interchangeables, afin de mener à bien une étude. Nous ne ne soucions plus d’eux et nous ne les retrouvons pas dans cette conclusion. Ce qui rendait chacune de leur histoire particulière aux yeux du lecteur n’est plus important.
Le personnage principal du chapitre en est un nouveau. Fait intéressant : il permet aux lecteurs de découvrir enfin le dessein du produit testé par AlphaLab. La curiosité est désormais satisfaite sur ce point. Néanmoins, cela se fait de manière plutôt pesante. Le texte est rempli de termes scientifiques qui l’alourdissent complètement.
Enfin, j’ai aimé que soit mentionné le fait que les recherches sur les effets du produit ne soient pas terminées. Les injections réservent encore des surprises, mais c’est au lecteur d’imaginer leur étendue. Dans l’ensemble, disons que je suis plus ou moins contente d’avoir lu le chapitre final de la série. Peut-être que le mystère m’aurait semblé mieux que de lire un texte lourd et loin de nos personnages. Je ne vous empêche pas de le lire, tout de même! 🙂

Voici la bande-annonce de la série :

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Une autre histoire bien intéressante

Sorcière, tome 13, Braver la tempête

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Il existe un endroit pour moi, quelque part. Des gens qui me comprennent et qui peuvent m’expliquer les mystères de mon passé.
J’ai parcouru un long chemin à la recherche de ce lieu.
Mais plutôt que d’y trouver le savoir ou la compréhension, je me suis butée au danger, à l’hostilité et à la peur…

Mon appréciation :

Surprise! Le tome tourne entièrement autour du personnage d’Alisa, qui a pris les rênes de la narration. Le volume précédent était donc une sorte de préparation à cette transition.
Fuyant sa belle-mère et le futur enfant qu’elle aura, Alisa décide d’en apprendre davantage sur sa famille maternelle. Son voyage, qui s’étend sur la longueur du livre, lui permet de faire des découvertes, des rencontres et des apprentissages à la fois intéressants et divertissants.
Nous sommes toujours en contact avec Morgan, mais cela est très secondaire. Morgan représente plutôt une figure modèle qui rappelle à Alisa, malgré sa fugue, d’être prudente et de rassurer son père. La thématique familiale est très présente dans le roman. Que ce soient les conflits familiaux ou l’acceptation de nouveaux membres à la famille, beaucoup d’éléments sont abordés par l’entremise des épreuves que rencontre Alisa.
J’ai bien aimé ce tome, qui faisait très différent. Bien que ce soit toujours un peu dommage de s’éloigner du personnage principal, les volumes qui s’écartent de cette ligne du récit amènent de nouvelles perspectives intéressantes à l’histoire. La série Sorcière n’est pas l’histoire d’une seule sorcière, mais bien celle de ce que c’est que d’avoir une identité de sorcière, quel que soit le personnage (Hunter, Morgan ou Alisa, jusqu’à maintenant). La vision d’Alisa sur son statut est bien différente de celle des autres personnages. Ses pouvoirs l’effraient.
Au terme de sa fugue, Alisa en ressort grandie. C’est ce que j’ai préféré. J’aimais voir comment ses pensées évoluaient selon les obstacles et comment la jeune fille prenait de la maturité.
Au final, j’ai sincèrement apprécié ce plongeon dans la famille maternelle d’Alisa. Plusieurs jeunes peuvent s’identifier au personnage, ce qui la rend encore plus intéressante.

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Amitiés, famille et culture : un bon mélange!

Gamer, tome 1, Nouveau port

Par Pierre-Yves Villeneuve

Résumé en quatrième de couverture :

Sur les serveurs de La ligue des mercenaires, les gamers la connaissent sous le nom de Stargrrrl, une soldate redoutable, une combattante aguerrie, une dangereuse tireuse d’élite dont il vaut mieux ne pas se retrouver dans la mire.
Derrière ce visage se cache Laurianne, une jeune fille douée en maths et adepte de course à pied, qui partage le plus clair de son temps entre l’école et l’écran de son ordinateur.
Son univers s’écroule le jour où son père lui annonce leur déménagement.
À sa nouvelle école, tout ce qu’elle souhaite, c’est passer incognito, se fondre dans le décor, tel Arno Dorian. Peu de chance que ça arrive! Malgré tous ses efforts, Laurie n’arrive pas à garder sa langue dans sa poche et réussit le tour de force de se faire à la fois adopter par la gang des geeks et se mettre à dos la clique la plus influente de l’école.
Autour d’elle, les coups les plus tordus s’enchaînent, lui faisant souhaiter de retourner près de Sam, son meilleur ami, avec qui elle ne compte plus les heures passées à jouer à la Ligue, et le seul vraiment capable de lui faire oublier tous ses malheurs.

Mon appréciation :

Un roman pour adolescents qui use, comme point de départ, du déménagement et de la nouvelle école, c’est commun. Cependant, la série Gamer fait changement en instaurant une jeune fille de quatorze ans qui adore les jeux vidéos, la course, les séries télé et les personnages de comics. Si ce ne sont pas tous les jeunes lecteurs qui percevront les références disséminées dans le livre, ce sont justement ces références culturelles qui plairont aux lecteurs adultes.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Laurianne est une protagoniste qui peut rejoindre plusieurs jeunes selon ce qui est évoqué dans le récit, et ce autant les filles que les garçons. On s’attache rapidement à l’héroïne aux goûts variés. Elle peut faire penser à soi par ses questionnements adolescents (amitiés, amours, alternance loisirs et études) et à d’autres par ses goûts (jeux vidéos, grand appétit, sports, etc.). Laurie a donc la capacité de plaire à tous les lecteurs.
Le personnage du père est aussi très plaisant. Gaffeur, drôle et attentionné, il donne envie d’en avoir un semblable ou d’en connaître un ainsi. Il me semble d’ailleurs plus facile à percevoir en tant qu’ami qu’en tant que paternel.
Enfin, la trame narrative en soi est assez intéressante malgré qu’elle présente des péripéties plus classiques des romans adolescents sous forme de journal. Ce qui différencie Gamer, cependant, mis à part son personnage geek, c’est l’intensité des péripéties (dont la rivalité de Laurie avec la fille la plus populaire de sa nouvelle école). Je ne veux pas révéler trop d’éléments, mais je dirais que cette série crée du nouveau avec du déjà-vu. Le roman se lit très bien et donne envie de lire la suite (ce que je ferai très certainement).

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Un peu trop d’amour, mais un récit agréable quand même

Lucky Harbor, tome 1, Irrésistible

Par Jill Shalvis

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Cœur brisé cherche réparateur habile de ses mains.
Maddie Moore a tout perdu ou presque : son mec, son job, et sa mère, Phoebe, qu’elle n’a jamais vraiment connue. Tout ce qu’il lui reste, c’est un ego en miettes, un goût prononcé pour les chips au vinaigre et un tiers de l’héritage que Phoebe a laissé à ses trois filles : un petit hôtel qui a vu des jours meilleurs, situé à Lucky Harbor.
Alors que Tara et Chloe, ses deux demi-soeurs, ont hâte de vendre la propriété pour retourner à leur routine, Maddie se surprend à envisager un avenir dans cette petite ville située en bordure du Pacifique.
La présence de l’irrésistible Jax, à qui elle a confié la rénovation de l’hôtel, y est sans doute pour quelque chose. En effet, celui-ci semble bien décidé à réveiller son cœur…

Mon appréciation :

Je suis un peu mitigée quant à ma lecture de ce premier tome de la série Lucky Harbor. J’ai moins aimé tout ce qui touchait trop à l’érotisme. Malheureusement pour moi, il y en avait tout de même beaucoup, que ce soient les ébats directement ou les références sexuelles. Je trouvais qu’une plus petite proportion de ces éléments aurait été plus adéquate.
Mis à part cela, je n’ai pas aimé le personnage de Jax. Dès le début du roman, il avait déjà trop de liens, bien que cachés, avec la protagoniste principale. Puis, au fil de l’histoire, l’homme s’est avéré posséder énormément de choses et donc détenir un très grand pouvoir au sein de la communauté. L’homme super-puissant et à la virilité en feu, non merci, ça n’est pas trop ce qui m’intéresse.
Par contre, il y a bien des choses que j’ai aimées. Comme l’idée de départ : les sœurs doivent reprendre l’hôtel de leur mère, avec laquelle elles n’ont pas toutes eu une superbe relation. Les liens entre les sœurs ne sont pas non plus les meilleurs. Ces difficultés qui résultaient de divergences d’opinion entre les personnages me plaisaient. C’est d’ailleurs tout le défi que représentait l’hôtel et sa rénovation qui me faisait apprécier l’histoire. De même que les relations familiales.
L’écriture est simple et légère. Le roman se lit plutôt rapidement et reste agréable. Les lieux visités par les personnages me semblaient vraiment plaisants. La fin est un peu prévisible, mais ne déplaît pas non plus.
Finalement, j’ai tout de même apprécié ce premier tome, bien qu’il ne correspondait pas tout à fait à mes attentes. J’avais acheté le deuxième tome en même temps que le premier. Je vais probablement le lire bientôt, mais je ne sais pas si je vais poursuivre… N’empêche, l’histoire n’est pas mauvaise. Ne vous découragez pas. 😉

La série fait peau neuve en changeant ses couvertures. Voici celle que vous retrouverez désormais en magasin :

Irrésistible nouvelle couverture

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Un dernier tome assez agréable.

Les 5 derniers dragons, tome 12, L’oppression

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Olibert de la Source désire se venger d’un acte perpétré 150 ans plus tôt. Cette chance lui est offerte lorsque Galaad, chevalier d’Actinide, lui propose un rôle intérimaire à la succession royale. Aussitôt en poste, il décide que son statut précaire deviendra permanent.
Devenu roi, sa vengeance s’accentue. Lorsqu’il acquiert une chevalière aux propriétés mystérieuses, sa vengeance devient démesurée. Il cherche par tous les moyens à détruire le dernier symbole identitaire des enchanteurs à Dorado. Réussira-t-il à mettre son plan à exécution?
Entre-temps, les multiples vols de dragons ont réveillé l’instinct chasseur d’anciens ennemis, des êtres oubliés. Qui sont-ils?

Mon appréciation :

Le voilà, le dernier tome de la série des 5 derniers dragons.
En le prenant en main avant de débuter ma lecture, j’étais bien curieuse de découvrir comment les événements allaient se dérouler dans la conclusion de la série. En même temps, je savais que ce ne serait pas une véritable fin, puisqu’il y a un deuxième cycle à la série : L’ordre des 5 dragons (trois tomes sont déjà parus à ce jour).
Ce volume met principalement en scène le personnage d’Olibert. L’essentiel du roman tourne autour de son désir de richesse et de pouvoir. Ainsi, si l’on préférerait suivre davantage les aventures des jeunes héros, il faut patienter et en profiter par petites portions durant la lecture. Concernant ce roi qui oppresse tout le royaume, il faut dire que cela ne s’étend que sur ce tome. Il n’a pas véritablement le temps de faire du mal à la population. Je crois que j’aurais aimé que les choses deviennent plus ardues et que la situation soit davantage mauvaise et dangereuse.
J’ai cependant aimé quelques autres points du roman. D’abord, j’ai apprécié l’idée qu’il y ait à nouveau une course de dragnards d’organisée, comme c’était le cas dans le tout premier tome de la série. Cela crée une sorte de boucle avec le reste du récit, de sorte que le lecteur a vraiment le sentiment qu’un cycle de l’aventure se termine. D’ailleurs, parlant de cette fin, je dois admettre qu’elle donne envie de découvrir ce qui va se passer dans les tomes de la deuxième série de romans. Les personnages semblent totalement prêts à repartir à l’aventure, et le lecteur aussi.
Finalement, il y a un dernier petit bémol. Cela concerne l’épilogue, qui fait défiler très rapidement quelques années. Il est vrai que ce temps est plus ou moins pertinent, mais j’ai trouvé que cela allait vraiment vite. J’aurais probablement aimé avoir un peu plus de détails. Pour une fois que les personnages prennent une pause de leurs quêtes, le lecteur n’a pas trop l’impression qu’ils peuvent en profiter, puisque cela ne s’étale que sur quelques pages. 😛
Enfin, j’ai bien aimé ce dernier tome dans son ensemble. Il se lit bien, comme le reste de la série. L’histoire a de quoi plaire aux jeunes lecteurs et leur donner envie de s’embarquer dans une deuxième grande aventure avec le deuxième cycle. 🙂

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Culture, mode et mystères

J’adore Rome

Par Isabelle Laflèche

Résumé en quatrième de couverture :

Catherine n’a pas un moment de répit. Alors que la jeune avocate croyait se rendre dans la capitale italienne pour un week-end en amoureux, elle se retrouve plutôt mêlée à une nouvelle affaire de contrefaçon qu’elle devra dénouer avec l’aide de Rikash, son indéfectible allié. Quelle idée, que d’avoir offert leur aide à une inconnue rencontrée au hasard d’une séance de shopping! Il faut dire que l’extravagante Graziella pourrait leur ouvrir bien des portes de la scène locale de la mode, de Rome à Florence en passant par Prato.
Entrepreneurs sans vergogne, pasta succulentes, ateliers clandestins et bellâtres ambitieux seront au rendez-vous!
Heureusement que Catherine peut compter sur ses lunettes porte-bonheur — et sur l’aide d’un certain architecte au charme ravageur… Quand l’escouade de choc de Dior est décidée à faire la lumière sur une histoire de collants contrefaits, la mafia de la mode n’a qu’à bien se tenir.

Mon appréciation :

Ouf! Cela fait deux ans que je ne suis pas plongée dans la série J’adore! Il me fallait me remettre dans le bain, ce qui fait que le début de ma lecture était un peu plus lourd (je tentais de me remémorer le plus d’éléments des deux autres tomes). Ensuite, lorsque j’ai commencé à recoller les morceaux, je me suis laissée bercer par ma lecture. 🙂
J’ai apprécié mon voyage à Rome par l’entremise du personnage de Catherine. Je dois admettre qu’il y avait cependant beaucoup de descriptions concernant les différents lieux (restaurants et bâtiments historiques ou non) et l’histoire de la mode italienne. Il est vrai que cela permet de se mettre sérieusement dans l’ambiance. Par contre, j’avais surtout envie que les choses bougent, ce qui créait parfois de petites longueurs.
Comme le titre de l’article l’indique, le roman est, entre autres, rempli de références culturelles. On y retrouve des dictons, des citations, des références musicales et cinématographiques… ainsi que beaucoup d’autres sur la mode, bien entendu. Je suis mitigée quant à toutes ces références, mais il se peut que cela ne concerne que moi. Lorsque je les comprenais, j’étais contente. Autrement, ce que je lisais était un peu superflu.
Mis à part cela, j’ai bien aimé ma lecture. J’étais intriguée quant à ce qui allait arriver à la relation complexe de Catherine et d’Antoine, d’autant plus qu’un beau Romain était de la partie. J’aimais les moments où l’enquête prenait vraiment forme, soit lorsque les protagonistes se rendaient sur place pour faire des constatations et converser, de manière pas toujours agréable, avec des personnages importants.
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ma lecture, même si j’y ai trouvé quelques petites longueurs. Me plonger dans ce monde de la mode me sort totalement de mon quotidien habituel, ce qui rend ma lecture très divertissante. J’espère bien qu’il y aura d’autres aventures pour Catherine. 😀

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Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

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Découvrir Montréal à travers un autre regard

Chronique de la dérive douce

Par Dany Laferrière

Résumé en quatrième de couverture :

Sorte de « compagnon » à L’Énigme du retour, ce roman, dont la première édition est parue en 1994, raconte l’arrivée d’un jeune Haïtien dans la métropole québécoise au milieu des années 1970.
En débarquant à Montréal, Dany Laferrière se retrouve devant sa vie comme devant une page blanche. Fuyant la dictature, il découvre une ville en pleine effervescence olympique et une société où les mêmes grandes questions — l’amour et le sexe, la richesse et la pauvreté, la solitude et la fraternité — divisent ou rassemblent les êtres, tout comme dans son pays d’origine, mais suivant une ordonnance totalement différente. C’est l’humanité, irrémédiablement déroutante, irrémédiablement familière, rendue avec la fraîcheur du regard du jeune homme de vingt-trois ans, mais avec toute la virtuosité de l’écrivain aguerri.
Chronique de la dérive douce est le premier « roman du Québec » de Dany Laferrière et il inaugure un dialogue entre l’enfant du Sud et la terre du Nord qui dure encore aujourd’hui. Il nous en donne ici une nouvelle version sensiblement augmentée.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu L’Énigme du retour avant de lire ce roman de Laferrière. Je m’y étais essayé vers l’âge de douze ans, environ, mais j’appréciais trop les romans merveilleux à ce moment et n’étais pas prête à lire ce genre de livre. Je ne m’étais pas attaquée à cet auteur depuis. C’est donc à l’université que j’ai eu l’occasion de redécouvrir Dany Laferrière. L’édition que j’ai lue du roman en est une qui a été nettement augmentée. À l’époque, le livre était divisé en 365 chapitres, ce qui représentait donc une année complète dans l’univers du personnage. Désormais, il en contient beaucoup plus.
Ce roman raconte l’arrivée du Dany personnage dans la ville de Montréal. On découvre l’endroit à travers les yeux d’un homme qui vient d’une culture et d’un pays complètement différents. Pour moi, qui vit en campagne et ne fait qu’étudier dans cette grande ville, je trouvais très intéressant d’observer la métropole à travers ces yeux nouveaux. Je la découvrais comme elle était quelques années plus tôt.
Le récit se lit bien, malgré sa forme qui se rapproche de celle de la poésie. Nos côtoyons le personnage dans ses premières expériences montréalaises, que ce soit de vivre dans la pauvreté, de goûter la chair des québécoises, de travailler dans de mauvaises conditions ou de sympathiser avec des sans-abris. Bien que toute l’histoire ne soit pas nécessairement joyeuse, elle recèle quelques couleurs, puisque l’on sait que son auteur a su apprécier cette ville.
J’ai bien apprécié de me dépayser assez pour devenir, à mon tour, un étranger qui s’installe à Montréal. J’ai aussi aimé le parallèle fait avec l’écrivain à la fin du roman. J’avais l’impression d’assister au début de quelque chose.

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Un entraînement poétique.

Paysage aux néons

Par Simon Boulerice

Résumé en quatrième de couverture :

Dans ce court roman découpé comme un programme d’entraînement, ponctué d’illustrations et de conseils nutritifs, Simon Boulerice met de nouveau en scène Léon Renaud, l’attachant protagoniste de Jeanne Moreau a le sourire à l’envers. On le retrouve deux ans plus tard, dans un gymnase où il lit de la poésie sur un vélo stationnaire. Il y fait la rencontre de Marky Mark, qui sculpte compulsivement ses muscles tandis que son petit frère perd l’usage des siens, et de Félindra, fée Adidas aux kilos en trop qui boit du Coke Diet en veillant à distance sur son bien-aimé.
Œuvre grave et drôle, tendre et grinçante, Paysage aux néons creuse les thèmes du corps et du désir chers à son auteur.

Mon appréciation :

J’ai bien aimé la plume de Simon Boulerice, dont j’avais beaucoup entendu parler par un collègue de travail mais dont je n’avais jamais essayée. Désormais, c’est chose faite : j’ai lu du Boulerice et j’en veux encore!
L’histoire est assez simple et douce. J’ai bien aimé la lire. Si je ne m’identifiais pas aux personnages, qui étaient tous très loin de moi, j’ai apprécié apprendre à les connaître tout au long de ma lecture. L’environnement, très sportif, m’a plu. Je ne suis pas très sportive, alors j’avais l’impression de m’incruster dans ce genre de quotidien et d’espionner un peu les protagonistes. Je me suis amusée.
Le récit est très bien présenté. Les chapitres sont découpés comme des fiches d’entrainement : au début de chacun d’eux, nous avons des indications pour réaliser un entraînement, puis c’est la narration qui prend le relais. J’adorais l’ambiance qui était ainsi crée.
S’ajoutait à cela tout le côté poétique. Chaque chapitre présente en exergue des extraits de poèmes. Cela donne l’impression au lecteur de lire ce que Léon aime. Qui plus est, comme la poésie est très importante pour le jeune homme, cela permet de faire un lien avec la conclusion du texte, où la forme de la narration change et se constitue de vers.
Finalement, j’ai bien aimé l’idée que l’histoire soit inspirée de gens réels. L’auteur en glisse un mot à la fin du livre et nous avise que nous pouvons aller regarder sur un site internet le travail d’un photographe à propos de ces personnes. Le roman ne fait donc pas simplement représenter le quotidien mesuré d’un adolescent, mais il permet aussi au lecteur de rencontrer, comme dans la vraie vie, des individus qui diffèrent tout en restant très humains.

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Un tome prévisible, mais qui reste tout de même intéressant

Sorcière, tome 12, Éclipse

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Tout est étrange et sombre autour de moi.
Je ne suis pas celle que je croyais.
Le danger est imminent : je le sais maintenant.
Toutes mes croyances au sujet de ma famille sont un mensonge.
Je peux y mettre un frein, mais impossible d’y arriver seule.
Comment vivre avec ce nouveau savoir?
J’ai besoin d’aide…
J’ai besoin d’aide…

Mon appréciation :

Dans ce douzième tome de la série, nous retrouvons le personnage de Morgane dans la narration. Cepandant, elle n’est pas seule. Le récit alterne en effet entre le personnage d’Alisa, qui a été découverte quelques tomes plus tôt, et celui de l’héroïne. Cette mise en opposition des deux jeunes filles permet, tout au long de la lecture, de faire ressortir leurs ressemblances.
Dans le même ordre d’idées, nous prenons beaucoup de plaisir à découvrir les racines d’Alisa et ce qui la distingue des autres protagonistes. Morgan ne devient alors plus le centre de l’attention. Alisa, qui restait auparavant en second plan, devient plus importante. J’ai trouvé intéressant la manière dont cela était amené.
Dans l’ensemble, cependant, j’ai trouvé que le récit était plutôt prévisible. La montée des événements était évidente jusqu’à la toute fin. Je n’avais donc pas de surprises quant aux dangers qui guettaient les personnages. Tout de même, je n’en aurais pas attendu moins de cette histoire, puisqu’elle serait devenue trop simple si les péripéties ne se seraient pas rendues jusqu’au bout. En gros, en tant que lecteur, nous savons qu’il faut que les personnages affrontent réellement le danger qui les guette.
Enfin, ce tome-ci accentue le fait qu’Hunter ait des différends avec le Conseil pour lequel il travaille. Les deux tomes précédents de la série commençaient déjà à montrer que les opinions d’Hunter divergeaient de celles de l’institution. Dans celui-ci, la confiance du jeune homme envers le Conseil s’effrite encore plus. Ces changements sont intrigants. Nous en venons à nous demander de qu’il va advenir de cette institution et comment les choses vont évoluer par la suite.
Dans l’ensemble, donc, j’ai apprécié ma lecture. Je n’ai pas été surprise, mais j’ai aimé apprendre à connaître le personnage d’Alisa. Je me demande d’ailleurs quel rôle elle aura dans les derniers tomes… ou si elle va retourner au peu d’importance qu’elle avait auparavant.

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