Archives d’Auteur: Manue

À propos de Manue

Moi, c'est Manue. J'aime lire depuis le plus loin que je me souvienne. Par contre, je crois que c'est à partir de l'âge de douze ans que j'ai commencé à acheter mes bouquins. Depuis, j'achète, je lis et j'affiche avec joie tous mes livres chez moi, dont le nombre ne cesse d'augmenter. Mon blog, c'est un peu ma manière de me retrouver à partir d'une certaine date. Non seulement je sais ainsi où j'en suis dans mes lectures et quels styles je préfère (parce que je lis pourtant de TOUT), mais je sais également de plus en plus qui je suis par la prise de conscience de mes goûts et leur évolution.

Une histoire et des thématiques intéressantes

Gamer, tome 2, Dans l’arène

Par Pierre-Yves Villeneuve

Résumé en quatrième de couverture :

Les derniers jours n’ont pas été de tout repos pour Laurianne et ses amis, et les choses ne semblent pas près de s’améliorer.
Malgré les heures passées à tenter de découvrir qui sont les auteurs derrière la page Facebook qui rend la vie de Margot si misérable, Laurianne fait face à un mur. Elle devra peut-être chercher de l’aide dans les recoins les plus obscurs d’internet, avec tous les dangers que cela comporte.
À l’école, la peste de Sarah-Jade continue de régner en tyran, mais Laurianne a un plan pour la remettre à sa place. Seulement, elle ne peut pas impliquer ses amis, car ils pourraient tous avoir de sérieux problèmes.
Comme si ce n’était pas assez, on rapporte des événements inquiétants sur les serveurs de La Ligue des mercenaires… Des gamers racontent avoir été la proie d’attaques bizarres, aussi foudroyantes que dévastatrices. Si certaines théories sont farfelues, les plus sérieuses font froid dans le dos. Ce qui n’empêche pas les quatre amis de parfaire leur entraînement en vue du tournoi de la Ligue qui doit avoir lieu dans quelques jours. Si seulement ils savaient ce qui les attend…

Mon appréciation :

Encore une fois, je me suis bien divertie durant ma lecture de cette série. L’histoire, bien que pour un public plus jeune que moi, m’a plu du début à la fin.
Le roman commence avec une séquence de jeu vidéo où les personnages de Gamer vivent une situation de plus en plus complexe. Le passage s’arrête au point culminant, alors que tout semble voué à l’échec. C’est donc intrigant pour le lecteur, qui ne retrouve cette scène que bien plus loin dans sa lecture. Entre-temps, les rebondissements ne manqueront pas.
En effet, entre sa vengeance pour Sarah-Jade et ses sentiments complexes pour son meilleur ami, Laurianne a beaucoup à faire. Chaque péripéties est intéressante et donne envie d’avoir l’adolescente pour amie.
Différentes thématiques pertinentes sont abordées dans ce deuxième volume. Nous y trouvons des sujets qui touchent les jeunes. Ces sujets ne sont pas abordés en profondeur, mais leur mention permet tout de même une courte réflexion. L’un de ces thèmes concerne la possibilité qu’un parent se remette à fréquenter une personne à la suite du décès de sa moitié. Dans l’arène dépeint les émotions qui assaillent le parent et l’enfant lorsqu’ils rencontrent cette possibilité. Au final, nous en retenons le besoin de se confier l’un à l’autre pour se rassurer et mieux aller de l’avant. Un autre sujet concerne le fil mince entre l’amour et l’amitié entre deux jeunes qui se connaissent depuis longtemps. La conclusion de cette affaire dévoile qu’il faut toujours écouter sa tête et son cœur pour prendre les meilleures décisions qui causeront le moins de torts à chacun. (Ai-je piqué votre curiosité? Lisez le roman et vous saurez ce qu’il se passe réellement.)
En somme, j’ai bien aimé ma lecture. Le roman se lit vraiment très bien, son écriture est fluide, et le récit donne envie de poursuivre les aventures de l’héroïne. Il va donc falloir que je me procure les prochains tomes!

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Plongeon en surface dans la bande dessinée

La bande dessinée

Par Pierre Fresnault-Deruelle

Résumé en quatrième de couverture :

La bande dessinée est, dans le domaine de l’image fixe, une forme moderne de narration figurative.
Outre le fait qu’elle peut être utilisée comme moyen d’information, la bande dessinée est avant tout un moyen d’expression.
Si l’auteur a choisi une approche largement esthétique de ce médium, il en propose également une étude historique, médiologique (les supports) et technique (noir et blanc, couleurs, rhétorique des effets produits, etc.).
En bref, il s’est agi de mettre l’accent sur l’intelligence graphique de ce qu’on appelle, par ailleurs, le « IXe art ».

Mon appréciation :

Pour avoir un aperçu de la bande dessinée, ce petit livre est assez intéressant. Il ne peut pas faire l’étendue de ce médium, mais amène néanmoins une part d’information pertinente pour en faire l’étude.
Le livre présente un petit historique de la bande dessinée que j’ai plus ou moins apprécié. J’ai aimé la présentation des créations des États-Unis et de la BD fanco-belge, qui étaient plutôt documentées. Par contre, bien que présentes, les bandes dessinées québécoises, japonaises et coréennes sont très peu abordées. Le texte reste très en surface et n’approfondit pas du tout les particularités de ces cultures, qui regorgent pourtant d’éléments intéressants.
L’auteur parle beaucoup d’Hergé, à mon avis. Nombres de passages évoquent le bédéiste, ce qui relègue les autres au second plan. Tout de même, j’admets que cela rend bien compte de tout l’apport qu’a eu Hergé à la bande dessinée belge. On ne peut éviter d’en glisser un mot, mais je crois qu’il serait plus avantageux de dresser davantage de portraits d’ensemble de différents créateurs connus ou moins connus, plutôt que d’en avoir un majoritaire. Dans ce même ordre d’idées, j’aurais donc apprécié avoir d’autres exemples d’œuvres et davantage d’images pour les représenter. Un certain nombre sont présentes en annexe, ce que j’ai aimé, bien que j’en aurais voulu plus. Le livre donne toutefois de nombreuses idées de lectures pertinentes qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée. Je sens que je vais devoir m’y plonger. À cet effet, j’aurais aimé trouver en fin de livre une liste des œuvres traitées, mais cela n’était pas le cas. Visuellement, cela aurait été plus intéressant pour ceux qui veulent s’aventurer dans l’univers de ce médium.
Enfin, j’ai beaucoup aimé les trois exemples d’analyse d’images que l’on retrouve dans les dernières pages. Elles étaient claires et faciles à comprendre. Je les ai trouvé pertinentes, dans la mesure où il est possible de prendre conscience de toutes les possibilités de la bande dessinée, qui regorge de sujets, de thématiques et de problématiques à aborder.

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Un commencement intéressant

Les Songes en équilibre

Par Anne Hébert

Résumé en quatrième de couverture :

Les Songes en équilibre est la toute première œuvre parue d’Anne Hébert. Originellement publié aux Éditions de l’Arbre, en 1942, par Claude Hurtubise lui-même, ce recueil est introuvable depuis des années.
L’auteure assimilait parfois ses premiers poèmes à de « maladroits dessins d’enfants », mais les admirateurs d’Anne Hébert ont toujours voué une affection particulière aux Songes, sans lesquels Le Tombeau des rois n’aurait peut-être jamais vu le jour.
Redécouvrez-les aujourd’hui dans cette édition limitée, publiée à l’occasion des cinquante ans des Éditions Hurtubise.

Mon appréciation :

Ces deux mains immêlées,
Ces deux mains immêlables.

Celle qu’on donne
Et celle qu’on garde;

Celle qu’on connaît
Et l’autre, l’inconnue.

Cette main d’enfant,
Cette main de femme.
Et parfois cette main travailleuse,
Simple comme une main d’homme.

Les deux mains (p.19)

Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre avis, je lis très peu de poésie. Ainsi, encore une fois, c’est grâce à un cours universitaire que je me suis plongée dans l’œuvre d’une autre poète : Anne Hébert. Ses textes sont énormément abordés dans les cours de littérature (nouvelles, romans, poèmes), et c’était la deuxième fois que l’on me mettait l’un deux entre les mains.
Grâce à mon cours et à l’analyse de quelques uns des poèmes, j’ai pris plaisir à découvrir la personne qu’a pu être Anne Hébert de son vivant. Si les poèmes de ce recueil sont les tous premiers qu’elle a rédigés, cela donne envie de poursuivre la lecture de ses autres œuvres de manière chronologique.

Les branches,
Et les feuilles
Au bout des branches
S’élancent,
Se tournent,
Se retournent,
Mais sur rien
Ne reposent leurs bonds;
Elles dansent,
Dans l’air
Et dans le jour.

Danse (p.31)

Mon avis est mitigé. Je ne lis cependant pas suffisamment de poésie pour que mon opinion soit tout à fait valable. J’ai aimé quelques poèmes, d’autres moins. Par contre, la thématique de l’enfance m’a beaucoup plu, puisque je pouvais, à mon tour, me remémorer la mienne.
Finalement, l’édition que j’ai lu est une édition limitée. Le livre, tout simple et accompagné de quelques illustrations, prend place dans un très joli boîtier violet qui se noue à l’aide d’un ruban noir. Cela en fait un très bel exemplaire à faire trôner sur les tablettes. 🙂

Une image me regarde.
Quelle est cette femme
Que je regarde
Et qui me regarde?
Quelle est cette image
Que je regarde
Comme une chose chère
Qui va m’être ravie?

Image dans un miroir (p.77)

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Une excellente comédie romantique comme dans les films!

Je peux très bien me passer de toi

Par Marie Vareille

Résumé en quatrième de couverture :

Chloé, vingt-huit ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, passe son temps dans les bars et enchaîne les histoires d’un soir depuis que l’homme de sa vie l’a quittée pour une autre. Constance, éternelle romantique et perpétuelle célibataire, lit Jane Austen en attendant que le prince charmant tombe du ciel, en vain. Les deux filles sont bonnes amies, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales… catastrophiques.
Un soir, elles concluent un pacte d’honneur et d’amitié, espérant ainsi changer leurs destinées pour enfin goûter au bonheur. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme et l’obligation de réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Quant à elle, Constance s’engage à coucher avec un parfait inconnu dès le premier soir et à suivre des cours de séduction pour conjurer le mauvais sort de son célibat forcé.
De Paris aux vignobles de Sauternais en passant par Londres, ce défi insolite entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur pari fou?

Mon appréciation :

J’ai adoré découvrir l’auteure Marie Vareille dans ce roman léger et rempli de belles émotions. Cela faisait quelques temps qu’Internet me narguait avec ce titre, puis il est resté quelques semaines sur mes tablettes. Enfin, après une période inutilement bien trop longue, je me suis plongée dedans et j’en suis ressortie bien heureuse.
L’histoire se lit très bien. Nous entrons facilement dans celle-ci, puisque les personnages piquent notre curiosité et nous deviennent vite attachants. Le récit met de l’avant des histoires d’amour et de relations qui ne sont pas toutes simples, ce qui est très intéressant et donne une ambiance différente au roman. Ce n’est pas uniquement l’amour que recherchent les deux femmes, mais aussi le bonheur et de meilleures conditions de vie.
Comme c’est une romance, nous avons tendance à deviner une partie de sa conclusion (les couples) et quelques autres éléments (cette fameuse blonde avec qui Guillaume, l’ex de Chloé, sort). Il n’empêche que le plaisir de la lecture n’en est en aucun cas diminué.
Le roman est très coloré et agréable à lire. C’est une très bonne comédie romantique pour ceux qui aiment les films ou les livres de ce genre. ❤ Qui plus est, cela donne envie de relaxer devant tous les autres bouquins de l’auteure!

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Un univers très rempli et plein de surprises

Genesia (Intégrale)

Par Alexandre Malagoli

Résumé en quatrième de couverture :

Evan, un jeune berger sans histoires, se retrouve sur les routes après que les inquisiteurs ont rasé son paisible village du royaume d’Orlande. Caessia, princesse de Tireldi, connaît les mêmes péripéties lorsqu’elle fuit sa maison pour échapper à un mariage arrangé. L’ombre des Anciens Rois semble se refermer sur eux tandis qu’Evan et Caessia s’efforcent d’échapper aux ennemis lancés à leurs trousses, ainsi qu’à la magie qui les harcèle.
Leur destin est lié à Sorcelame, l’épée envoûtée, tout comme l’avenir entier de Genesia…

Mon appréciation :

C’est une superbe promotion de l’éditeur Bragelonne qui m’a mis ce livre dans les mains. Le joli prix de 16,95 $ m’a convaincue de prendre cette intégrale et de découvrir un nouvel univers de fantasy qui a déjà fait ses preuves auprès de l’éditeur. Cela était d’autant plus intéressant que ce livre contient une nouvelle (qui relate le passé du personnage de Gaélion) et le quatrième tome, inédit.
Je dois cependant admettre que le début de cette grosse brique ne m’a pas énormément enchantée. J’ai commencé ma lecture avec le désir de me voir aspirée dans l’univers d’Alexandre Malagoli. Toutefois, l’entièreté, ou presque, du premier tome ne m’a pas gardée suspendue à l’histoire. Je n’avais aucune difficulté à poser le roman pour m’occuper à autre chose. N’avoir possédé que le premier volume, je ne suis pas certaine que j’aurais poursuivis ma lecture de cette série. Mais comme c’était l’intégrale que j’avais en mains, je me suis attelée à la suite, tout de même intriguée de découvrir ce que le sort réservait aux héros.
Mon opinion de la série a, par la suite, augmenté au fil de la lecture, à mesure que mon intérêt croissait.
J’ai beaucoup apprécié la présence du danger qui guettait les héros de la série. Les épreuves qu’ils devaient affronter n’étaient pas de tout repos et bien souvent éprouvantes. J’ai aussi aimé chaque lien qui unissait les différents personnages, bien que certains finissaient pas se deviner facilement, étant donné les indices disséminés dans l’ouvrage. Ces nombreux liens n’apparaissent pas non plus comme dérangeants, puisque la narration mentionne à plusieurs reprises le concept de destiné. Autrement dit, même si le hasard semble trop bien faire les choses, cela n’est pas trop étrange aux yeux du lecteur, qui se met à croire à ce monde magique.
J’ai un peu moins aimé le côté immature des jeunes personnages. Evan et Caessia sont jeunes, ce qui amène dans le récit des moments qui illustrent cette jeunesse. Ce n’est pas déplacé, mais je désirais surtout passer par dessus ces moments afin de passer aux choses sérieuses. C’est probablement ce qui a fait que j’ai moins apprécié le premier tome, qui contenait une grande part d’enfantillages, contrairement aux autres où les héros acquéraient de la maturité petit à petit.
Enfin, j’ai apprécié avoir accès à la nouvelle Le Prince et l’Apôtre, qui m’a permis de mieux comprendre le passé du personnage de Gaélion lorsqu’il lui est venu le temps de se révéler à ses compagnons.
Finalement, le dernier tome m’a bien surprise en quelques points. Un peu comme un Roméo et Juliette, cette finale est remplie d’épreuves éprouvantes. Les personnages sont tous poussés à leurs extrêmes limites, ce qui fait en sorte que le lecteur ne peut plus prévoir entièrement ce qui va leur arriver. J’ai bien aimé ces surprises, bien qu’ils jouaient beaucoup avec les rouages de mon cerveau. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais je dirais que rien n’est facile dans cette conclusion, et c’est ce qui lui donne une touche assez intéressante et peu semblable aux autres conclusions de séries.

 

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Altérations du monde

L’amélanchier

Par Jacques Ferron

Résumé en quatrième de couverture :

Léon de Portanqueu, esquire, a partagé le monde en deux : d’un côté, le sous-bois où fleurit chaque année l’amélanchier, se transformant l’espace d’une courte saison en feu d’artifice; et de l’autre, le monstrueux boulevard et ses gratte-ciel. Sa fille Tinamer, avant de traverser « du mauvais côté des choses », croisera, entre autres, Maître Petroni, soi-disant propriétaire des lieux, Monsieur Northrop, qui fut autrefois lapin, et Coco, l’éternel enfant prisonnier du Mont-Thabor. C’est du haut de ses vingt ans qu’elle retourne sur cette période bénie où l’innocence donnait à toute chose sa magie.

Mon appréciation :

Ce récit, qui raconte la perception du monde qu’a une enfant, regorge d’éléments intéressants. Malheureusement, je n’étais pas entièrement présente lorsque j’ai lu ce roman, étant plongée dans mes travaux de session. Je crois donc avoir laissé passé l’essentiel du texte, ce qui fait que je ne l’ai pas autant apprécié que je l’aurais pu.
Je n’ai pas réussi à tout saisir, puisque j’avais du mal à me retrouver dans cet univers onirique et enfantin, néanmoins, j’ai pu observer certaines choses intéressantes.
Tout d’abord, il y a les parallèles avec Alice au pays des merveilles, clins d’oeils que nous ne pouvons éviter. Tinamer rencontre Monsieur Northrop, un personnage qui était lapin et dont la notion du temps est assez importante. Le lecteur se rappelle alors le lapin qu’Alice rencontre, alors qu’il est désespérément en retard.
Autrement, l’intérêt du récit réside probablement en le monde enfantin que se crée Tinamer dans sa jeunesse, monde peuplé de personnages étranges qui s’inspirent d’éléments culturels et des récits de ses parents. Puis, enfin, la destruction de cet univers enchanteur lorsque la petite grandit et entre tranquillement dans le monde des adultes.
Je m’arrête ici, ayant attendu bien trop longtemps avant d’écrire mon avis sur ce livre. Je  ne me souviens que de peu d’autres choses et je crois sincèrement que cette œuvre a encore pleins de secrets à dévoiler. Peut-être devrai-je en refaire une lecture plus éveillée lorsque l’occasion se présentera.

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Entre mensonges et vérités

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera
Acheter le livre.

Par Sophie Bienvenu

Résumé (plutôt un extrait) en quatrième de couverture :

Quand j’y repense, ça me fait penser à ces films où les amoureux se lancent de la crème fouettée dessus et finissent pas baiser dedans. Sauf que là, c’était de la viande crue qui pouvait potentiellement me tuer.

Mon appréciation :

Après avoir lu (k) et deux nouvelles bien différentes de Sophie Bienvenu, j’étais heureuse de plonger dans une nouvelle lecture. Le roman, désormais adapté au cinéma, m’a laissé une impression particulière, mais qui n’est pas mauvaise.
La narratrice, Aïcha, s’adresse à un tu que l’on apprend être une travailleuse sociale. Le lecteur a d’abord l’impression que l’adolescente lui parle, puis il entre finalement dans la peau de la travailleuse sociale, sans pourtant pouvoir s’exprimer, puisque le récit se présente comme un monologue entrecoupé d’ellipses que nous devinons être les répliques de l’autre femme. J’ai trouvé cette forme narrative très intéressante, puisque le lecteur est impliqué dans le texte, même s’il n’est pas libre de parler.
J’ai beaucoup aimé les jeux sur le mensonge et la vérité. C’est Aïcha qui raconte son histoire et, dès le début, elle se reprend et modifie son récit après avoir admis qu’elle l’avait enjolivé. Le lecteur est alors toujours pris dans une sorte de doute quant à la véracité des propos de l’adolescente. Du début à la fin, il se questionne. De ce fait, même la conclusion du récit pourrait présenter un mensonge au lecteur… et le récit ne répond pas à la question.
L’histoire m’a plu, bien qu’elle ne me rejoignait aucunement. Le récit prend place à Montréal et met en scène Aïcha, qui a eu une enfance particulière (je vous laisse découvrir de quoi il s’agît). Je crois d’ailleurs qu’il est même pertinent que je ne me sois pas identifiée au personnage, puisque je pouvais l’analyser d’un regard davantage objectif et mieux questionner ses choix et ses actions.
Dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié ma lecture. Le roman se lit très rapidement et donne bien envie de découvrir ce qu’en a tiré l’adaptation cinématographique, dont voici la bande-annonce :

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Juste la bonne dose!

La tête en l’air

Par Paco Roca

Résumé en quatrième de couverture :

Admis dans une résidence pour le troisième âge parce qu’il souffre de la maladie d’Alzheimer, Ernest ressent la vie en collectivité comme une épreuve. Mais il accepte bientôt son nouvel environnement et décide de se battre afin d’échapper à la déchéance à laquelle son mal le destine.
Pour l’auteur, la communauté des hommes est pareille à une bibliothèque dans laquelle les livres s’amoncellent en montagnes de papier jaunissant peuplées de rêves et de fantaisies. L’usure de toute une vie les couvre de rides, et certains voient les lettres de leurs pages s’effacer, feuille après feuille, jusqu’à redevenir entièrement blanches. Malgré cela, les émotions les plus intenses survivent, préservées comme un trésor caché sur une île lointaine.

Mon appréciation :

Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée de Paco Roca. Après avoir lu ce livre, j’en suis venu à une évidence : je ne lis pas assez de bandes dessinées à mon goût. Surtout en considérant qu’il se trouve, dans ce genre, des beaux bijoux comme celui-ci.
Les illustrations sont simples, peu chargées. Cela donne pour effet de se concentrer sur ce que le texte et les images signifient réellement. Elles transmettent un message qu’il est intéressant d’écouter. Au final, cette bande dessinée nous suggère de profiter de tous les petits moments que nous avons avec nos proches, de même qu’elle suggère de s’amuser, peu importe les difficultés.
J’ai aimé les personnages. J’aimais les petites manies de chacun, que l’auteur, à la fin du récit, admet s’être inspiré de réelles personnes âgées. J’ai aimé que le trio principal tente une escapade nocturne dans le seul but de se sentir libres et vivants l’espace de quelques minutes.
Enfin, j’ai surtout aimé la narration à travers les images, à travers les différents procédés visuels utilisés dans les cases. Comme le récit parle de l’Alzheimer, l’image est mise à profit afin de faire comprendre au lecteur les effets de la maladie sur l’individu atteint. C’est surtout cela qui m’a touchée. Par l’angle de vue ou par ce que représentaient les images, je me retrouvais dans la peau du personnage d’Ernest. Avec ses yeux, je voyais la détérioration de son état et les trous, les blancs, de plus en plus nombreux.
Je vous conseille vivement cette bande dessinée. J’ai tiré beaucoup de plaisir à la lire, et elle m’a procuré quelques questionnements pertinents sur la vieillesse. Pour un sujet qui peut être très difficile, La tête en l’air le traite avec la bonne dose de légèreté.
C’est à découvrir!

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Une intéressante lecture qui porte à la réflexion

La servante écarlate

Par Margaret Atwood

Résumé en quatrième de couverture :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon appréciation :

Je n’ai vu aucun des films, ni la série télé dont il est question sur le bandeau du livre. Ceci est mon premier Margaret Atwood. Ce ne sera pas le dernier (je l’espère!).
C’est dans une perspective féministe que je l’ai lu, puisque c’est dans le cadre d’un cours sur le sujet que j’ai eu à découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que l’on peut questionner ce livre de toutes sortes de manières.
Au premier abord, la lecture est très mystérieuse. Nous sommes dans un univers dystopique où les femmes fécondes sont devenues des esclaves qui ne servent qu’à recevoir les spermatozoïdes. Comment les choses se sont produites pour en venir à une situation si terrible? et en si peu de temps? Qu’est-il arrivé à notre héroïne? à ses proches? Nous commençons la lecture, la poursuivons et nous demandons toujours ces questions. Jusqu’à ce qu’elles trouvent une part de réponses, mais jamais dans l’entièreté.
Je lisais ce roman avec l’avide envie de savoir le comment du pourquoi et le pourquoi du comment. J’ai cherché des réponses jusqu’à la toute fin… et je n’ai pas tout trouvé. Et j’ai aimé ça.
La lecture du roman se fait bien, malgré que les nombreuses analepses peuvent désorienter. Ce que nous lisons me semble être un grand casse-tête dont quelques pièces sont disparue, et cela en fait une lecture particulière.
En somme, j’ai bien apprécié La servante écarlate. Comme je l’ai dit plus haut, je compte bien lire d’autres œuvres de Margaret Atwood. Celle-ci était une découverte intéressante, qui m’a menée à beaucoup de réflexions diverses. J’ai hâte de voir ce que me réserveront les autres ouvrages.

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Un univers où tout est à découvrir

Ze-ther, tome 1, L’éveil

L'éveil Ze-ther
Acheter le livre.

Par Atriana Reeves

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis le début des temps, des gens ont retrouvé des signes de messagers venus d’autres dimensions, des êtres descendus sur Terre pour communiquer avec les humains, les guider et les avertir de dangers imminents.
En 2037, Yordan Kenes verra sa vie bouleversée lorsque son père disparaîtra mystérieusement. Il se retrouvera malgré lui dans une quête épique, une aventure incroyable remplie d’intrigues où forces de l’Ombre et de la Lumière se confronteront.
Aidé par une société secrète appelée ZE-THER, Yordan et Kyria, une messagère du Concile de Trian, devront se battre pour réactiver le cercle de l’immortalité afin de prévenir la chute de l’humanité et la fin des mondes.
Un roman au rythme haletant où les portes du temps n’ont pas encore été scellées.

Mon appréciation :

Lorsque l’on m’a proposé de lire Ze-ther, on m’a parlé de son auteure, totalement immergée dans son univers (groupe de musique, projets de web série et de BD). J’admets que cela m’a bien intriguée.
L’intrigue du roman est très complexe. Divisée en trois trames narratives qui se chevauchent, le lecteur a un univers entier avec lequel il doit se familiariser. À ce propos, j’ai trouvé que le livre manquait d’explications. J’espère que cela va se préciser au fil de la trilogie, puisque certaines particularités de ce monde restent en partie floues dans mon esprit. Il y a bien un glossaire auquel nous sommes fréquemment renvoyés au début de la lecture, mais celui-ci n’explique les éléments qu’en surface (et le reste du livre n’approfondit pas vraiment ces éléments).
Mis à part cela, j’ai bien aimé la division du récit. Au fil de la lecture, quelques éléments peuvent se relier entre les trois narrations, qui concernent des personnages différents, mais sans plus. J’aurais aimé que les trois trames se relient à la fin du livre… je dois attendre et espérer que ce sera le cas dans la suite de la série. Mais j’appréciais beaucoup d’alterner entre les récits, qui prennent place à des époques variées.
J’ai aussi apprécié la variété des personnages. Certains n’étaient pas assez détaillés psychologiquement ou physiquement à mon goût, mais j’étais toujours intéressée quant aux péripéties qu’ils allaient affronter. Pour vous donner un exemple des descriptions manquantes, nous ne savons pas exactement l’âge de bien des protagonistes. Enzo est le seul dont l’âge est mentionnée exactement pas son année de naissance. Pour les autres, Yordan, Kyria, Aïko, …, nous ne pouvons que supposer selon les informations disséminées à travers les pages. À mon avis, ils semblent s’approcher de la début vingtaine, mais je n’en suis pas certaine.
Sur le plan de l’intrigue en soi, j’ai bien aimé. Il y a beaucoup de mystères, mais c’est ce qui nous pousse à poursuivre la lecture : on a hâte de savoir ce qu’il en est de chacun des éléments et des personnages. L’éveil n’est que le commencement de l’histoire. La fin du tome est signifiante à ce sujet. Le lecteur, à la dernière page, a la certitude qu’il n’a fait qu’un petit plongeon dans la série et que le plus gros est à venir. Je suis curieuse de découvrir ce qu’il en sera!

Merci aux éditions Lumigny pour ce volume.

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