Adaptations

Ici se retrouvent les appréciations des livres qui ont été adapté au cinéma ou à la télé. Ainsi, si vous êtes de ceux qui adorez combiner la lecture et le film, c’est votre section!

Entre mensonges et vérités

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera
Acheter le livre.

Par Sophie Bienvenu

Résumé (plutôt un extrait) en quatrième de couverture :

Quand j’y repense, ça me fait penser à ces films où les amoureux se lancent de la crème fouettée dessus et finissent pas baiser dedans. Sauf que là, c’était de la viande crue qui pouvait potentiellement me tuer.

Mon appréciation :

Après avoir lu (k) et deux nouvelles bien différentes de Sophie Bienvenu, j’étais heureuse de plonger dans une nouvelle lecture. Le roman, désormais adapté au cinéma, m’a laissé une impression particulière, mais qui n’est pas mauvaise.
La narratrice, Aïcha, s’adresse à un tu que l’on apprend être une travailleuse sociale. Le lecteur a d’abord l’impression que l’adolescente lui parle, puis il entre finalement dans la peau de la travailleuse sociale, sans pourtant pouvoir s’exprimer, puisque le récit se présente comme un monologue entrecoupé d’ellipses que nous devinons être les répliques de l’autre femme. J’ai trouvé cette forme narrative très intéressante, puisque le lecteur est impliqué dans le texte, même s’il n’est pas libre de parler.
J’ai beaucoup aimé les jeux sur le mensonge et la vérité. C’est Aïcha qui raconte son histoire et, dès le début, elle se reprend et modifie son récit après avoir admis qu’elle l’avait enjolivé. Le lecteur est alors toujours pris dans une sorte de doute quant à la véracité des propos de l’adolescente. Du début à la fin, il se questionne. De ce fait, même la conclusion du récit pourrait présenter un mensonge au lecteur… et le récit ne répond pas à la question.
L’histoire m’a plu, bien qu’elle ne me rejoignait aucunement. Le récit prend place à Montréal et met en scène Aïcha, qui a eu une enfance particulière (je vous laisse découvrir de quoi il s’agît). Je crois d’ailleurs qu’il est même pertinent que je ne me sois pas identifiée au personnage, puisque je pouvais l’analyser d’un regard davantage objectif et mieux questionner ses choix et ses actions.
Dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié ma lecture. Le roman se lit très rapidement et donne bien envie de découvrir ce qu’en a tiré l’adaptation cinématographique, dont voici la bande-annonce :

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Juste la bonne dose!

La tête en l’air

Par Paco Roca

Résumé en quatrième de couverture :

Admis dans une résidence pour le troisième âge parce qu’il souffre de la maladie d’Alzheimer, Ernest ressent la vie en collectivité comme une épreuve. Mais il accepte bientôt son nouvel environnement et décide de se battre afin d’échapper à la déchéance à laquelle son mal le destine.
Pour l’auteur, la communauté des hommes est pareille à une bibliothèque dans laquelle les livres s’amoncellent en montagnes de papier jaunissant peuplées de rêves et de fantaisies. L’usure de toute une vie les couvre de rides, et certains voient les lettres de leurs pages s’effacer, feuille après feuille, jusqu’à redevenir entièrement blanches. Malgré cela, les émotions les plus intenses survivent, préservées comme un trésor caché sur une île lointaine.

Mon appréciation :

Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée de Paco Roca. Après avoir lu ce livre, j’en suis venu à une évidence : je ne lis pas assez de bandes dessinées à mon goût. Surtout en considérant qu’il se trouve, dans ce genre, des beaux bijoux comme celui-ci.
Les illustrations sont simples, peu chargées. Cela donne pour effet de se concentrer sur ce que le texte et les images signifient réellement. Elles transmettent un message qu’il est intéressant d’écouter. Au final, cette bande dessinée nous suggère de profiter de tous les petits moments que nous avons avec nos proches, de même qu’elle suggère de s’amuser, peu importe les difficultés.
J’ai aimé les personnages. J’aimais les petites manies de chacun, que l’auteur, à la fin du récit, admet s’être inspiré de réelles personnes âgées. J’ai aimé que le trio principal tente une escapade nocturne dans le seul but de se sentir libres et vivants l’espace de quelques minutes.
Enfin, j’ai surtout aimé la narration à travers les images, à travers les différents procédés visuels utilisés dans les cases. Comme le récit parle de l’Alzheimer, l’image est mise à profit afin de faire comprendre au lecteur les effets de la maladie sur l’individu atteint. C’est surtout cela qui m’a touchée. Par l’angle de vue ou par ce que représentaient les images, je me retrouvais dans la peau du personnage d’Ernest. Avec ses yeux, je voyais la détérioration de son état et les trous, les blancs, de plus en plus nombreux.
Je vous conseille vivement cette bande dessinée. J’ai tiré beaucoup de plaisir à la lire, et elle m’a procuré quelques questionnements pertinents sur la vieillesse. Pour un sujet qui peut être très difficile, La tête en l’air le traite avec la bonne dose de légèreté.
C’est à découvrir!

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Une intéressante lecture qui porte à la réflexion

La servante écarlate

Par Margaret Atwood

Résumé en quatrième de couverture :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon appréciation :

Je n’ai vu aucun des films, ni la série télé dont il est question sur le bandeau du livre. Ceci est mon premier Margaret Atwood. Ce ne sera pas le dernier (je l’espère!).
C’est dans une perspective féministe que je l’ai lu, puisque c’est dans le cadre d’un cours sur le sujet que j’ai eu à découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que l’on peut questionner ce livre de toutes sortes de manières.
Au premier abord, la lecture est très mystérieuse. Nous sommes dans un univers dystopique où les femmes fécondes sont devenues des esclaves qui ne servent qu’à recevoir les spermatozoïdes. Comment les choses se sont produites pour en venir à une situation si terrible? et en si peu de temps? Qu’est-il arrivé à notre héroïne? à ses proches? Nous commençons la lecture, la poursuivons et nous demandons toujours ces questions. Jusqu’à ce qu’elles trouvent une part de réponses, mais jamais dans l’entièreté.
Je lisais ce roman avec l’avide envie de savoir le comment du pourquoi et le pourquoi du comment. J’ai cherché des réponses jusqu’à la toute fin… et je n’ai pas tout trouvé. Et j’ai aimé ça.
La lecture du roman se fait bien, malgré que les nombreuses analepses peuvent désorienter. Ce que nous lisons me semble être un grand casse-tête dont quelques pièces sont disparue, et cela en fait une lecture particulière.
En somme, j’ai bien apprécié La servante écarlate. Comme je l’ai dit plus haut, je compte bien lire d’autres œuvres de Margaret Atwood. Celle-ci était une découverte intéressante, qui m’a menée à beaucoup de réflexions diverses. J’ai hâte de voir ce que me réserveront les autres ouvrages.

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Une bonne idée, mais une déception d’ensemble.

ADDICT

Par Jeanne Ryan

Résumé en quatrième de couverture :

ADDICT est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, ne sait pas si elle aura le cran d’y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre avec des cadeaux qu’elle ne peut refuser, et un partenaire irrésistible…
Dès qu’elle fait équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu’accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre… D’autant que l’engouement des milliers d’Observateurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs.
Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : dangereux. Mais comment décrocher quand on est devenu complètement addict?

Mon appréciation :

La bande-annonce de l’adaptation cinématographique, sous le titre Nerve, est ce qui m’a poussée à me procurer ce roman. Cependant, bien qu’elle m’ait donné envie de découvrir l’histoire de Vee, cette bande-annonce m’a menée vers deux déceptions : le livre et le film.
Tout au long de ma lecture, il me semblait qu’il manquait toujours quelque chose au roman. Soit c’était l’écriture qui était plus ou moins plaisante, soit c’était la maturité fautive des personnages, ou enfin des attentes qui n’étaient pas comblées.
J’ai trouvé le concept du jeu ADDICT plutôt intéressant. Cela exploitait à merveille la société d’aujourd’hui qui est toujours rivée à son écran et qui y dévoile sa vie par l’entremise des réseaux sociaux. Alors que le personnage de Vee se rend compte que les concepteurs d’ADDICT puisent dans ses informations personnelles diffusées sur Internet et qu’ils prennent le contrôle de son téléphone cellulaire, le lecteur peut se mettre à réfléchir à l’impact de la technologie sur la vie privée. Au fil du roman, le jeu auquel prend part Vee transgresse les lois pour forcer les participants à commettre des actes dangereux. Le lecteur peut alors s’interroger sur ce qui est raisonnable ou non.
Outre l’intéressant concept du jeu, le roman ADDICT n’est guère extraordinaire. Les défis sont davantage psychologiques que physiques et ne donnent pas toujours l’impression d’être très demandant. Je n’en voyais pas toujours l’intérêt. Tout particulièrement pour le dernier, qui durait beaucoup trop longtemps à mon goût et qui ne donnait aucune matière pertinente pour la réflexion ou la suite des événements.
La conclusion du roman laisse également à désirer. Un lien se fait avec le prologue, mais laisse des zones d’ombres. Le prologue renvoie à la fin du livre, mais seulement en partie, puisqu’il présente un moment que l’on ne revoit aucunement et qui n’est pas expliqué. Cela me paraissait étrange de ne pas avoir la conclusion de cette introduction au roman, qui laissait d’ailleurs un léger suspense. Mis à part cela, la dernière épreuve ne me semble pas à la hauteur, tout comme la résolution, qui est mi-facile mi-difficile. Si Vee éprouve des difficultés à retrouver le monde réel, elle s’en tire pourtant sans aucun dommage (ce qui est un peu étonnant sachant qu’ADDICT possédait une mine d’information sur l’adolescente).
Le film, quant à lui, est plus demandant sur le plan des défis. Sa finale, quant à elle, est plus riche en émotions. Cependant, elle montre une résolution très facile contre le système de jeu.
Cela fait donc de mon avis quelque chose de très mitigé qui tend un peu plus vers le moins bon. J’ai lu le roman par curiosité, mais je n’ai pas pu en apprécier l’intégralité. Il n’empêche que j’ai aimé le fait que les événements pourraient se dérouler dans un avenir très rapproché. L’idée était très bien pensée.

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Un commissaire à étudier.

Pietr le Letton

Par Georges Simenon

Résumé en quatrième de couverture :

Le commissaire Maigret, de la 1re Brigade mobile, leva la tête, eut l’impression que le ronflement du poêle de fonte planté au milieu de son bureau et relié au plafond par un gros tuyau noir faiblissait. Il repoussa le télégramme, se leva pesamment, régla la clef et jeta trois pelletées de charbon dans le foyer. Après quoi, debout, le dos au feu, il bourra une pipe, tirailla son faux col, qui, quoique très bas, le gênait.
Il regarda sa montre, qui marquait quatre heures. Son veston pendait à un crochet planté derrière la porte. Il évolua lentement vers son bureau, relut le télégramme et traduisit à mi-voix : « Commission internationale de Police criminelle à Sûreté générale, Paris : Police Cracovie signale passage et départ pour Brême de Pietr le Letton. »

Mon appréciation :

Pietr le Letton est un roman policier comme je n’en avais pas encore lu. Bien que mes connaissances du genre se développent continuellement, je continue de découvrir du nouveau (le personnage de Maigret est un classique, mais je ne le connaissais que de nom).
L’enquête du commissaire Maigret n’apparaît pas comme un simple meurtre, mais semble réellement complexe. Les éléments de départ sont peu nombreux et flous. En tant que lecteur, on n’en découvre plus seulement au fur et à mesure que l’enquête du commissaire avance. Nous sommes donc dans l’attente de la suite, ce qui nous garde accrochés à la lecture. Qui plus est, Pietr le Letton est un assez petit livre avec une enquête qui avance à bon rythme. Ainsi, tous les éléments sont combinés pour en faire une lecture rapide et juste assez divertissante.
La manière dont le commissaire mène son enquête est intéressante. Il n’hésite pas du tout à se mettre en danger pour arriver à ses fins. Comme de fait, le tout n’est pas sans danger, et Maigret se fait blesser. Cela enlève l’idée que nous pouvons avoir d’un détective qui se situe au-dessus de tous les autres et à qui tout réussit aisément.
Dans l’ensemble, j’ai assez apprécié ma lecture. C’est même un peu tentant de lire les autres enquêtes du personnage de Simenon après avoir découvert celle-ci.
Et, petit fait amusant que j’ai appris : c’est le personnage de Maigret qui a donné la figure du détective à la pipe tel qu’on le voit dans les clichés.

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Une enquête bien élaborée.

Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville

Par Conan Doyle

Résumé en quatrième de couverture :

Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d’une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c’est la mort.
Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville, les hurlements lugubres qui s’échappent parfois du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende.
Dès son arrivée à Londres, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : « Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. » Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, en compagnie de Sherlock Holmes et du fidèle docteur Watson.
Captivant, angoissant, Le Chien des Baskerville est l’une des plus célèbres aventures de Sherlock Holmes et a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques.

Mon appréciation :

Enfin, je peux désormais dire que j’ai lu un roman qui met en scène le populaire personnage de Sherlock Holmes!
Bien entendu, comme Le chien des Baskerville est un roman d’enquête, la construction est semblable aux romans d’Agatha Christie, de la même époque. Par contre, Holmes semble un peu plus fonceur que Poirot. Sherlock Holmes semble se précipiter davantage sur les lieux pour attaquer la source. Watson, son coéquipier, donne aussi plus d’éléments analytiques au lecteur, qui devine donc plus facilement le coupable.
Le lecteur en apprend de plus en plus au fil de sa lecture concernant les faits précédents et suivants le meurtre qui a déclenché l’enquête. On sait également avant la fin qui est le coupable. Cependant, les manigances complètes de ce dernier sont, quant à elles, révélées dans le dernier chapitre. Néanmoins, le lecteur en sait déjà beaucoup avant la conclusion tant attendue, ce qui diminue de beaucoup la surprise.
Le chien des Baskerville est une lecture bien agréable qui est aussi intrigante et qui mêle une petite dose de fantastique.
Finalement, comme j’avais déjà visionné les récents films de Sherlock Holmes mettant en scène Robert Downey Jr, je prenais plaisir à lire l’aventure avec les apparences des acteurs et leurs manies. Cela ajoutait un visuel intéressant!

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Un enquêteur qui me plaît bien!

L’homme aux cercles bleus

Par Fred Vargas

Résumé en quatrième de couverture :

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors? » Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus tracés à la craie, durant la nuit, sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, comme prisonniers, des objets perdus : trombone, bougie, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque? un joueur?
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite suintent la cruauté. Il le sait, il le sent : bientôt, l’anodin saugrenu deviendra tragédie.

Mon appréciation :

Depuis le temps que je voyais les livres de cette auteure me narguer sur les tablettes des librairies et des bibliothèques, il était temps que je découvre l’un de ses romans! Et voilà, c’est désormais chose faite. Je compte même récidiver si j’en ai l’occasion.
Mon gros coup de cœur du roman : le commissaire Adamsberg.
Le commissaire Adamsberg est différent de tous ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans mes lectures de romans policiers. Il est loin du bon vieux Hercule Poirot, de Maigret et de bien d’autres. Essentiellement, Adamsberg ne semble pas mener les enquêtes sur lesquelles il travaille. Ses méthodes sont tout à fait désinvoltes et donne une impression de négligence. Mais j’ai aimé ça!
Concernant l’enquête en soi, il faut que j’admette avoir été bien curieuse. Au même titre que le commissaire, je me demandais quand un meurtre allait se produire. Et la description des découvertes de chacun des cercles me mettait en haleine. J’ai été servie : un meurtre, sanglant, puis un deuxième, et des personnages très suspects mais qui sont difficilement accusables.
En somme, j’ai tout aimé, de l’enquête au personnage qui la menait. Cela me sortait des autres romans policiers que j’avais eu l’occasion de lire. J’ai été bien divertie et j’espère bien lire un autre roman mettant en scène Adamsberg, puisque sa psychologie et ses méthodes me paraissent fort intéressantes. Cela sort du traditionnel roman de détection!

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Un personnage vraiment complexe.

Monsieur Ripley

Par Patricia Highsmith

Résumé en quatrième de couverture :

Ripley voulait tout, l’argent, le succès, la belle vie. Il était prêt à tuer pour y parvenir…
Second roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley signe la naissance d’un des plus extraordinaires personnages de roman policier : Tom Ripley, immoraliste aussi séduisant que dangereux, d’une intelligence hors du commun.
Chargé par un richissime Américain de lui ramener son fils parti en Italie, il va bientôt concevoir un projet diabolique…

Mon appréciation :

Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’étais intriguée. J’avais eu droit à un bref aperçu concernant ce qui allait se passer dans le roman, dans le sens où l’on m’avait appris que Ripley allait être un tueur plutôt particulier. Puis, au fil des premières pages, j’ai trouvé que le récit tardait à véritablement s’enclencher. Il y avait des longueurs, quoiqu’elles soient pertinentes tout de même. Disons que j’avais hâte d’arriver aux passages où il y aurait de l’action et que le réalisme chronologique ne m’intéressait guère à ce moment.
Par la suite, lorsque l’action s’est véritablement présentée, j’étais plus captivée. Je vous le dévoile ici : Ripley change son identité pour celle de sa première victime. Cette révélation, je vous rassure, ne changera pas quoi que ce soit à votre lecture. 😉 Il reste néanmoins que le personnage de Tom se complexifie dès ce moment. Sa psychologie devient tout à fait intéressante et donne envie de le psychanalyser. Son vol d’identité, très habile, est si bien orchestré qu’il devient véritablement la personne qu’il incarne. Tom se retrouve alors avec une identité multiple : lui et sa victime.
J’ai parlé d’une « première » victime. Eh oui, il n’y aura pas qu’un mort. Et parlant de décès, je dois avouer que ceux-ci sont très bien décrits. J’avais l’impression de visionner un film au ralenti (qui plus est, le roman a été adapté au cinéma).
L’enquête policière dans ce suspense est reléguée au second plan. Même que les enquêteurs sont un peu tournés au ridicule dans le sens où Tom Ripley les surpasse adroitement. Cela montre l’intelligence de cet antihéros.
Finalement, malgré un début plutôt long, j’ai apprécié ma lecture. Si mon désir de voir Tom Ripley commettre des erreurs n’a pas été assouvi (il y a une suite à ce roman), sa psychologie avait ce qu’il fallait pour m’intriguer et m’accrocher à la lecture. Je serais curieuse d’en suivre l’évolution dans une prochaine lecture, d’ailleurs!

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Une longue et complexe enquête de Poirot!

Les Quatre

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Hercule Poirot semble enfin avoir trouvé des adversaires à sa mesure : un quatuor criminel, dont le but n’est rien moins que de s’assurer la domination du monde. Rude bataille en perspective!

Mon appréciation :

J’ai l’impression d’avoir enfilé des pantoufles confortables et de m’être enfoncée dans un fauteuil moelleux à souhait en plongeant dans cette autre enquête d’Hercule Poirot, ce petit homme rond à moustache. En lisant un roman d’Agatha Christie, c’est un peu comme si l’on dévore les délicieux biscuits de notre enfance. C’est appétissant et on connaît la recette! Qui plus est, on ne s’en lasse qu’après une grosse grosse… grosse indigestion (difficile de se lasser des recettes de ma mère, je l’admets 😛 ). Voilà comment je me suis sentie en lisant Les Quatre. Non pas que j’aie eu une indigestion, mais que je me suis régalée d’une lecture chaleureuse et agréable.
C’est toujours un plaisir de renouer avec Hercule Poirot, de retrouver ses manies et ses manigances. Nous le voyons, Poirot se sert bien souvent un peu de son collègue, Hastings. Parlant de ce dernier, je l’apprécie toujours autant.
Mais revenons à ce détective belge…
Dans cette aventure, Hercule Poirot ne dévoilera pas entièrement tout à la fin de l’histoire. Contrairement à d’autres livres, tel que Le meurtre de Roger Ackroyd, le personnage fera diverses révélations à mesure que des éléments de l’enquête seront résolus. Après tout, c’est contre quatre protagonistes qu’il se « bat ». Ainsi, dès lors que l’un d’eux est identifié hors de tout doute, le lecteur en est averti. Cela crée une sorte de progression dans la résolution de l’énigme, progression qui permet davantage au lecteur d’être participant à l’enquête. Il n’empêche, bien entendu, que Poirot se garde toujours une révélation finale. 😉
Quant à cette fameuse fin, parlons-en! Elle n’est pas très surprenante, il faut dire. Cependant, sans trop vous en dévoiler, je dirais qu’il reste une sorte de mystère concernant l’un des coupables… on ne sait pas exactement qui il est! Nos méninges continuent donc de tourner même lorsque le livre est terminé. À moins que ce soit moi qui suis passée à côté d’un détail durant ma lecture… haha!
Finalement, ce fut un petit plaisir de lire ce livre d’Agatha Christie. Comme toujours, la lecture est simple et agréable! Comme une bonne recette classique de notre enfance, histoire de continuer ma métaphore.

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Plongeon captivant dans le 19ième siècle!

Les Rougeon-Macquart, tome 13, Germinal

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre.
C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce: dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps — celui du renouveau.

Mon appréciation :

Germinal est le treizième volume de cette série de Zola. Par contre, il n’est pas nécessaire d’avoir lu les autres tomes pour entrer dans l’histoire de celui-ci et l’apprécier. Même que j’ai aimé ma lecture dès le tout début. Je n’ai pas eu de mal à m’y plonger, étant donné que les descriptions permettaient une bonne mise en place des différents éléments.
Le personnage d’Étienne se trouve rapidement un emploi dans une mine. J’ai trouvé fort intéressant que son premier jour de travail soit autant décrit qu’il l’est, puisque cela permettait de réellement se plonger dans l’ambiance de l’époque. La mine et les tâches à exécuter étaient suffisamment détaillées pour que je puisse moi-même me visualiser à cet endroit. C’était ainsi, aussi, plus aisé de comprendre les enjeux que rencontraient les protagonistes.
Mis à part cela, il y a un autre élément qui ressort quand même beaucoup lors de la lecture, soit le temps consacré à la vie sexuelle des personnages. Les ouvriers n’ayant rien d’autre que la pauvreté pour vivre, ils passent leur temps et se consolent par les plaisirs charnels. De ce fait, cela crée un certain jeu lors de la lecture. Dès le début, Étienne est confronté au personnage de Catherine. Une rivalité s’installe avec un autre homme et l’on se demande à quel moment Étienne va enfin pouvoir avoir une relation avec la jeune femme. Cela me semblait un peu alléger l’univers malheureux dans lequel les protagonistes évoluent.
Le roman permet également de plonger dans une ambiance de parfaite misère. Il y a une nette distinction entre la classe des ouvriers et celle des bourgeois. Ces derniers mangent à leur guise, gaspillent la nourriture,… alors que les ouvriers faiblissent de jours en jours par surmenage au travail, par manque de nourriture et par la multiplication des problèmes de santé. Cette misère s’observe dans la famille des Maheu, qui est celle qui héberge le personnage d’Étienne. Tous les enfants en âge de travailler sont à la mine et le grand-père crache du charbon à force d’avoir trop travaillé dans de mauvaises conditions. Le portrait n’est, en effet, pas très glorieux et reflète malheureusement très bien l’époque.
Je ne veux pas trop en dévoiler, mais j’admets avoir bien aimé la fin du livre. Une situation grave et dangereuse atteint les mineurs. À un moment, alors qu’un cheval est concerné, le récit est si bien écrit qu’il en émane une certaine force qui vient nous happer en tant que lecteur. La scène est puissante, terrible, poignante. J’ai adoré et j’en ai été secouée.
Puis, la toute toute fin de Germinal présente une sorte de retour au point de départ pour divers personnages. Si cela peut avoir donné l’impression de tourner en rond au premier coup d’œil, il suffit de réfléchir un peu pour y capter une profonde réflexion sur la société.
Je ne pensais pas autant aimer un classique!

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