Livres adultes

Lecteurs avancés et/ou avertis.

Une intéressante narration non fiable

Viviane Élisabeth Fauville

Par Julia Deck

Résumé en quatrième de couverture :

Vous êtes Viviane Élisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main.

Mon appréciation :

Dès le début du roman, le lecteur est confronté à un meurtre et à une nouvelle maman tout juste divorcée. Par la narration, le lecteur devient pas moments cette Viviane Élisabeth Fauville, qui affirme avoir commis le meurtre. Convaincus de son méfait, nous ne pouvons pourtant pas lui en vouloir, puisque le récit tend à nous rapprocher de cette femme.
La narration joue beaucoup sur la pronominalisation (certains passages sont au je, d’autres au elle, au nous, au vous, au tu. Ce jeu amène une pluralité de voix, bien qu’il n’y ait toujours qu’un seul personnage principal. Il est possible de rattacher ces effets à une certaine folie de la protagoniste, qui est accentuée, à certains moments, par les mensonges verbaux et ceux qui se retrouvent aussi à même la narration.
J’ai particulièrement aimé la quête de vérité de Viviane, qui rencontrait les autres personnes soupçonnées et interrogées sur l’assassinat. Bien qu’elle affirme sa culpabilité, elle ne peut s’empêcher d’aller à la rencontre des soupçonnés, peu importe les risques qu’elle encourt. Bien que je craignais qu’elle ne se fasse arrêter à cause de ses manigances, je prenais plaisir à suivre ses expériences.
Je me refuse à en dire davantage, puisque ce qui reste le plus pertinent et déstabilisant du livre, c’est sa finale, et je ne veux pas vous la dévoiler. Néanmoins, j’ai beaucoup aimé que nous puissions nous interroger, à la fin, sur la légitimité de la narration, qui n’est pas fiable. Je vous laisse donc découvrir cette fin et comment la narration de Viviane Élisabeth Fauville cache le mensonge.

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Lecture ardue mais intéressante

Rue Saint-Urbain

Par Mordecai Richler

Résumé en quatrième de couverture :

Le quartier juif, entre l’avenue du Parc et la Main, dans le Montréal des années 1940. Voici le monde dans lequel Mordecai Richler nous plonge, avec ses lieux, ses personnages, son ambiance : le restaurant de Tansky, communiste invétéré, où s’échauffent les esprits, l’école primaire et les rêves d’avenir qu’elle suscite, l’appartement familial où les parents louent une chambre à un réfugié, puis à un écrivain qui attend le succès; et, l’été venu, la plage des Laurentides et sa pancarte, « This Beach is restricted to Gentiles », que les jeunes s’empressent de déterrer…
Un monde attachant, plein de bonhomie sympathique, ayant pour toile de fond le Québec de Duplessis et les États-Unis, l’« Amérique véritable ». Un univers comme seul pouvait le décrire l’auteur de L’apprentissage de Duddy Kravitz.

Mon appréciation :

J’ai d’abord eu beaucoup de mal à réellement me plonger dans l’œuvre de Richler. Je ne connais ni bien l’époque ni bien les lieux dans lesquels le roman prend vie. J’étais désorientée et je n’ai pu profiter pleinement de ma lecture, étant donné qu’il me manquait d’informations pour compléter les trous.
Bien que je n’étais pas ancrée dans l’histoire, j’ai tout de même apprécié ma lecture. Je me cherchais beaucoup, mais j’aimais tout de même l’ambiance qui était dépeinte dans le livre. Je pouvais découvrir comment certaines personnes pouvaient vivre à l’époque de Duplessis, au Québec.
Autrement, j’ai aimé les personnages, mais tout particulièrement celui de l’écrivain. Figure qui vient davantage me rejoindre parce que le milieu littéraire dans son entier me fascine, j’ai pris plaisir à lire les aventures du protagonistes. L’homme tarde beaucoup à écrire et il est déjà considéré comme un grand écrivain qui vendra bien. Les relations de tension entre l’écrivain et ses fans avant l’heure, entre l’écriture et la lecture, entre les mots et la page blanche, entre le succès et l’insuccès m’ont captivée. Je crois que j’aurais aimé suivre plus encore ce personnage plutôt que certains autres.
Dans l’ensemble, ma lecture de Richler est donc mitigée. Je crois que je devrais relire le livre après m’être documentée sur l’époque afin d’en faire une meilleure lecture. D’ici-là, mon avis reste constitué de hauts et de bas. Néanmoins, pour ceux qui aiment le côté culturel des œuvres, celle-ci pourrait être pertinente. 🙂

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Une intéressante entrée en matière

De quoi t’ennuies-tu, Éveline? suivi de Ély! Ély! Ély!

Par Gabrielle Roy

Résumé en quatrième de couverture :

Apprenant la maladie de son frère chéri, une vieille dame entreprend un long voyage en autobus de Winnipeg jusqu’à la côte californienne. En cours de route, elle découvre le continent et les êtres qui l’entourent, et surtout elle retrouve en les racontant sa propre jeunesse et cet « ennui » qu’elle a toujours éprouvé pour elle ne sait quel ailleurs, quelle vie plus haute et plus vraie. Éveline arrivera trop tard pour parler à son frère. Mais celui-ci, en l’attirant dans cette aventure, lui aura permis de trouver elle-même les réponses aux questions qu’elle voulait tant lui poser.
Ély! Ély! Ély! est aussi le récit d’un voyage, celui d’une jeune femme renouant avec sa famille, là même où elle se croyait complètement perdue.

Mon appréciation :

Je n’avais malheureusement jamais lu dans l’intégralité un roman de Gabrielle Roy avant celui-ci. Pourtant, au Québec, ses livres, dont Bonheur d’occasion, sont souvent étudiés tout au long du parcours scolaire (dès le secondaire). J’ai évité ces lectures par une étrange suite de hasards jusqu’à ce jour : université, deuxième année.
De quoi t’ennuies-tu, Éveline? est une lecture qui m’a bien plu. Bien que la quatrième de couverture du livre en dévoile beaucoup sur la conclusion du récit, on s’attache rapidement au personnage d’Éveline et l’on se demande quelles péripéties elle va affronter pour se rendre chez son frère, qui aura trouvé la mort entre temps.
J’ai surtout aimé le personnage d’Éveline. C’est elle qui m’a fait apprécier le récit. Cette personne relativement âgée s’embarque dans un voyage pour se rendre chez son frère. Tout au long de son trajet, elle rencontre maintes personnes. Éveline prend plaisir à raconter ses motivations, tout comme les autres prennent plaisir à raconter différents souvenirs qu’ils ont de leur existence.
Dans le deuxième texte, Ély! Ély! Ély!, le personnage m’est moins familier. Le texte est d’ailleurs plus court, ce qui fait peut-être pencher la balance. On s’attache moins à ce nouveau personnage, bien que sa quête reste intéressante. La thématique du voyage est bien présente et amène des idées que le lecteur peut approfondir ou non en dehors de sa lecture.
Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma découverte de Gabrielle Roy. Je ne sais pas encore si je vais de moi-même goûter ses autres écrits ou si je vais attendre qu’ils me tombent entre les mains. Il n’empêche qu’il est presque certain que je la relierai.

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Une pluie d’intertextes

Perdre des théoriesPerdre des théories
Par Enrique Vila-Matas

Résumé en quatrième de couverture :

Invité à un symposium international sur le roman à Lyon, un double de l’écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas est abandonné dans son hôtel, où personne ne vient l’accueillir. Dans sa solitude, il achète un exemplaire du Magazine littéraire dédié à Julien Gracq et tombe sur un article qu’il a lui-même consacré au Rivage des Syrtes. Cette lecture lui donne l’idée d’élaborer une théorie générale du roman. Il veut mettre en évidence la modernité et l’extraordinaire prescience du roman de Julien Gracq — qu’en son temps une partie de la critique avait trouvé désuet — puis en déduit les principaux axes de ce que devra être un roman. Ayant décidé de rentrer à Barcelone, sur le point de repartir, il découvre l’inanité de toute théorie littéraire. Dès lors libéré de ce carcan, il écrira et perdra des pays, voyagera et perdra des théories, les perdra toutes.

Mon appréciation :

Perdre des théories est un tout petit livre qui se lit en moins d’une heure. Je ne l’aurais pas découvert si je n’avais pas eu à le lire dans le cadre d’un cours à l’université, et je suis tout de même contente de ma lecture. Cependant, je suis d’avis que c’est un livre pour les littéraires, puisqu’il peut être plus difficile d’accès pour différentes personnes qui n’ont pas une culture littéraire suffisante dans le milieu des études et des théories littéraires.
Ce qui est intéressant dans ce petit livre, c’est que le personnage évoque, oui, des théories, mais que la narration en met certaines en applications. Par exemple, il est question de l’usage de l’intertextualité pour faire un bon roman. Cependant, Perdre des théories illustre plusieurs façons d’insérer de l’intertextualité dans le livre. Il y a, entre autres, beaucoup de citations et de références à des auteurs connus du monde littéraire, tels que Kafka, Gracq, Nerval, etc. Ces liens sont très plaisants dans la mesure où nous en connaissons déjà les œuvres ou que nous en avons entendu parler. Si nous en connaissons quelques unes, cela donne envie de les (re)lire afin de bien saisir la pensée du narrateur qui les commente.
Le livre en soi présente une drôle de façon d’utiliser toutes les théories et les œuvres évoquées. Il traite de l’attente et devient le prétexte à des analyses de textes.
Le tout se lit très bien, il ne faut pas s’en inquiéter. D’ailleurs, sur le plan littéraire, cela en fait un roman tout à fait intéressant à analyser… histoire de continuer les intertextes. 😉

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Un voyage qui ne laisse pas indifférent

Désert

Par J.M.G. Le Clézio

Résumé en quatrième de couverture :

La toute jeune Lalla a pour ancêtres les « hommes bleus », guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers « leur » désert, l’exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n’éteint sa foi religieuse et sa passion du désert.

Mon appréciation :

Le récit de Désert se divise en deux trames narratives : celle de Lalla et celle d’une caravane dans le désert qui est composée des hommes bleus. On reconnaît les chevauchements de récits par la mise en page du texte, qui présente plus de blanc dans les parties concernant les hommes bleus, ancêtres de Lalla.
Lors de ma lecture, j’ai préféré tous les passages qui concernaient davantage Lalla. Ceux-ci étaient beaucoup plus faciles à lire, puisqu’ils contenaient un récit plus accessible et linéaire. Comme le résumé l’indique, la jeune femme quitte le désert pour la ville. Par contre, j’aurais bien aimé que son voyage dans le désert s’étende sur une plus longue période (et donc plus de pages), car j’adorais découvrir ce lieu que je ne maîtrise pas du tout. Selon moi, c’était la partie la plus intéressante de son périple.
Du côté des personnages, j’ai bien aimé la naïveté de celui de Lalla. Nous étions en présence d’une femme ayant tout à découvrir du monde et qui doit encore tout apprendre. Elle est également intéressante par la luminosité qu’elle dégage. Même dans la ville grise, Lalla évoque le soleil et le sable désertiques. Elle possède aussi un tempérament particulier qui fait qu’elle ne semble jamais s’attacher aux choses. Lalla est presque un phénomène en soi. Mis à part elle, il y a aussi Radicz, un jeune voleur, qui est intéressant. On se plait à le découvrir, et ce, jusqu’à sa surprenante fin. À ce moment, on s’arrête, on devient muet. Je vous laisse découvrir pourquoi.
Finalement, j’ai bien aimé l’importance accordée aux légendes dans le bidonville de Lalla. Il en va de même pour l’omniprésence des cinq sens et des descriptions d’époustouflants décors à la faune et à la flore fascinants. Désert est un roman de voyage assez plaisant. Ce n’est pas du tout mon préféré, mais j’ai su y apprécier bon nombres d’éléments en m’interrogeant sur la profondeur du texte.

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Un excellent livre empreint de douce poésie!

Journal d’un vampire en pyjama

Par Mathias Malzieu

Résumé en quatrième de couverture :

« Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent.
Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi.
Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur. »
Mathias Malzieu

Mon appréciation :

Après avoir lu et vu La mécanique du cœur et écouté l’album Vampire en pyjama, j’ai pris grand plaisir à lire le Journal d’un vampire en pyjama. Le récit prend place peu de temps avant la grande première du film Jack et la mécanique du cœur. Mathias Malzieu, l’auteur, apprend qu’il souffre d’une aplasie médullaire : ses propres anticorps se retournent contre lui et détruisent ses globules blancs et ses plaquettes, le laissant affaibli et à risque élevé de développer des infections et virus.
Malgré ce que représente la maladie évoquée dans le livre, la lecture n’est jamais difficile. Le contenu n’est pas toujours joyeux, mais sa lecture reste toujours légère et agréable. Mathias Malzieu sait jouer avec les mots pour faire couler ses propos et les rendre colorés. Le livre fourmille de belles paroles et de références amusantes (dont certaines à Star Wars).
J’ai bien apprécié les rapprochements de l’auteur avec ses autres œuvres. Pour bien apprécier le livre, je crois qu’il est bon d’avoir au moins vu le film qu’il a réalisé. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir lu ses autres livres pour plonger dans celui-ci et l’apprécier. D’ailleurs, n’en ayant lu qu’un autre, cela m’a donné très envie de savourer ceux que je ne possède pas. Métamorphose en bord de ciel est le roman le plus évoqué pour des raisons de thématique. On nous en dévoile les grandes lignes, et un peu la finale, mais cela donne vraiment le goût de le lire.
J’ai dévoré cette lecture en peu de temps. J’ai adoré toutes les références (littéraires, musicales et cinématographiques). Cela me permettait de bien plonger dans la personnalité de Mathias Malzieu. L’homme est énergique, déterminé et persévérant, autant dans son métier que dans les dures épreuves provoquées par la maladie. Sa joie de vivre est immense et contagieuse.
Journal d’un vampire en pyjama est un livre qui parle de courage, d’amour, d’amitié, de création et de passion. L’auteur donne l’impression de vivre sa vie à 100 à l’heure, et cela dans la santé comme dans la maladie. Ce livre, c’est aussi l’histoire d’une deuxième naissance, comme l’écrivain le dit lui-même. C’est une histoire de bonheur.

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Une première lecture tout de même intéressante

Nikolski

Par Nicolas Dickner

Résumé en quatrième de couverture :

Printemps 1989. À l’aube de la vingtaine, Noah, Joyce et un narrateur non identifié quittent leur lieu de naissance pour entamer une longue migration. Fraîchement débarqués à Montréal, ils tentent de prendre leur vie en main, malgré les erreurs de parcours, les amours défectueuses et leurs arbres généalogiques tordus. Ils se croient seuls; pourtant, leurs trajectoires ne cessent de se croiser, laissant entrevoir une incontrôlable symétrie au sein de leurs existences.
Avec une minutie qui frôle parfois celle d’un zoologue fêlé, Nicolas Dickner prend un malin plaisir à rassembler des archéologues vidangeurs, des flibustiers de tous poils, des serpents de mer, plusieurs grands thons rouges, des victimes du mal de terre, un scaphandrier analphabète, un Commodore 64, d’innombrables bureaux de poste et un mystérieux livre sans couverture.

Mon appréciation :

Avant de lire ce roman, j’avais déjà entendu parler de l’auteur par d’autres titres. Ses écrits m’intéressaient, m’intriguaient. Enfin, c’est dans le cadre d’un cours sur le roman québécois que j’ai eu l’occasion de me plonger dans l’écriture de Nicolas Dickner.
J’ai bien aimé découvrir chacun des personnages du livre, bien que je ne pouvais m’identifier à aucun d’eux. Leurs existences étaient trop différentes de la mienne. Toutefois, cela suscitait de l’intérêt chez moi, puisque je découvrais trois vies complètement nouvelles. Cependant, mon intérêt pour chacun des protagonistes était instable. Je n’avais pas toujours autant de plaisir à lire les aventures d’un tel personnage. En somme, il m’arrivait d’en préférer un à un autre, par moments, et cette préférence changeait à l’occasion.
Toujours sur le plan des personnages, le résumé du livre me donnait envie que le trio en vienne à se rejoindre. Cela n’a pas été le cas. Les personnages, avec leurs existences qui les opposent et les rapprochent à la fois, ne cessent de se frôler. Par contre, ils n’entretiennent jamais aucun liens entre eux, ne prennent pas la peine de se connaître. C’était intéressant, mais décevant en même temps.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé l’apprentissage que je pouvais tirer des quelques connaissances disséminées tout au long du récit. De plus, le mystérieux livre sans couverture m’intriguait beaucoup, et je me demandais bien ce qu’il adviendrait de lui (et j’aime quand même le résultat). Le style d’écriture était fluide et agréable. Enfin, si ce roman ne m’a pas soulevée du début à la fin, il ne m’a pas empêchée de vouloir essayer d’autres textes de l’auteur.

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Une lecture théorique à mettre en pratique

L’art invisible

Par Scott McCloud

Résumé en quatrième de couverture :

Reconnu par les plus grands noms de la profession comme le spécialiste ès bandes dessinées, Scott McCloud analyse et développe l’ensemble des techniques propres au 9e Art.
Scott McCloud établit avec L’Art invisible une définition exhaustive du concept de bande dessinée. De ses origines à ses formes les plus contemporaines, il commente l’évolution de ce mode d’expression unique élevé au rang d’art populaire. Le développement d’un langage propre, l’ellipse, les interactions entre le texte, les images et la narration, le processus créatif… L’exposé ludique de chacun de ces éléments permet à l’amateur comme au spécialiste de porter un nouveau regard sur la bande dessinée.

Mon appréciation :

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée sur la bande dessinée de Scott McCloud. Ayant lu Le sculpteur auparavant, je visualisais les concepts abordés par l’auteur en superposition avec mon souvenir de ma première lecture.
Dans cet ouvrage, le bédéiste explore et décortique le monde de la bande dessinée pour tenter de la définir au mieux de ses connaissances. Le lecteur peut alors remonter aussi loin que les dessins rupestres pour comprendre ce qui se cache derrière ce médium si souvent rabaissé au rang de littérature jeunesse. Pourtant, à la lecture de L’Art invisible, il ne peut que s’étonner devant les possibilités infinies et recherchées de la bande dessinée.
L’auteur aborde différents concepts et théories durant l’ouvrage. Cependant, cela n’est en aucun cas lourd à lire. Cela peut s’expliquer par la présence des images comme par l’accessibilité du texte. Cette bande dessinée peut donc être lue par à peu près tout le monde.
À la fin de la lecture, j’ai eu très envie de lire davantage de bandes dessinées et j’ai aussi eu envie de me mettre à en créer moi-même. Bon, cela reste un petit désir, et je ne le comblerai probablement pas. Néanmoins, ce sont toutes les possibilités du médium qui m’ont intéressée. Avec la bande dessinée, la combinaison du texte et de l’image permet la création d’une multitude de nouveaux sens. Lire L’art invisible m’a donné conscience que c’était ce qui m’intéressait, entre autres, dans la bande dessinée.
Enfin, j’ai aimé ma lecture, bien qu’elle était théorique. Cela m’a donné envie de me mettre à décortiquer plusieurs ouvrages afin de davantage comprendre les dessous de ce médium qui n’a pas encore tout dit.

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Un tome moins heureux, mais agréable à lire

Les Rougeon-Macquart, tome 12, La Joie de vivre

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Près d’Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d’abord un surcroît de bonheur dans le foyer. Puis, autour de l’enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l’oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l’héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.

Mon appréciation :

Je suis un peu dans le désordre, puisque j’ai lu ce tome-ci après avoir lu le suivant, Germinal, et ce sans avoir lu les autres Rougeon-Macquart. À la lumière de cette deuxième lecture, je compte lire les autres romans de la série, puisque j’aime bien le style de l’auteur.
La joie de vivre est un livre plutôt sombre, ce qui en fait un titre ironique. L’histoire subit de nombreuses montagnes russes émotives, mais avec des rails qui ont une tendance décroissante plus le récit progresse.
Au début du roman, comme Pauline, nous devons nous adapter à la nouvelle famille dans laquelle elle emménage. L’amitié qui se forme entre Pauline et son cousin Lazare est plaisante à lire. Ceux-ci jouent comme s’ils étaient deux frères  qui s’amusent ensemble et se taquinent volontiers. Cette amitié se transforme alors que Pauline devient une adolescente, puis une jeune adulte.
Si l’on prend plaisir à lire cette histoire, il va sans dire qu’elle n’est pas très joyeuse. Plus les pages défilent, plus les rêves de Pauline sombrent. Dans ce roman, Zola présente la destruction d’une famille entourant la jeune cousine qui, elle, est forcée de se contenter de ce qu’il lui reste par la suite. Les malheurs de Pauline, bien que dommages, se lisent agréablement.
Le livre présente aussi des rapports intéressants quant à la science. Dans une scène, nous voyons Pauline se fasciner pour des ouvrages de référence; dans une autre, c’est Lazare qui se passionne pour ses études et ses projets.
En somme, bien que l’histoire de ce tome ne soit pas joyeuse, nous prenons plaisir à la lire. Les descriptions et les idées de Zola nous gardent rivés au récit de Pauline.

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Une histoire d’amour légère

Le temps volé

Par Chloé Duval

Résumé en quatrième de couverture :

La lettre d’un inconnu peut-elle changer votre vie?
Flavie, auteure de romans d’amour et fleur bleue dans l’âme, ne peut qu’être conquise quand elle reçoit un jour une missive mystérieuse, accompagnée d’excuses de la Poste pour… les quarante-trois ans de retard.
Qui était donc cette Amélie et cet anonyme désespéré de la convaincre de tout quitter pour vivre avec lui?
Bouleversée, Flavie brûle de les réunir, si longtemps après, et part en quête d’une aventure surgie du passé qu’elle espère faire renaître de ses cendres, au cœur de la Bretagne et de ses légendes.
Malgré les embûches, elle est bien décidée à obtenir une fin heureuse.

Mon appréciation :

Cela faisait un moment que je voyais ce livre sur Internet sous ses trois couvertures différentes. Le résumé était intrigant et la promesse d’une histoire d’amour bien tentante. Ce n’est que maintenant que je peux affirmer que je l’ai lu et qu’il sied sur l’une de mes nombreuses tablettes.
Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage de Flavie. Tricoteuse dans la trentaine, cela ne me ressemble pas. Puis, quand l’héroïne a reçu la lettre mentionnée dans le résumé, j’ai pris plaisir à la lire à mon tour. Immédiatement après, j’avais envie que ces mots soient mis devant le couple inconnu au plus vite afin de voir leurs réactions et de découvrir comment ils allaient poursuivre leur vie. Mais le roman Le temps volé ne raconte pas cela. En fait, le livre raconte davantage la quête de Flavie pour retrouver ces autres personnages, mais aussi sa propre quête amoureuse.
L’histoire est plutôt bien écrite. C’est une lecture très légère qui permet de décrocher du quotidien. Quelques fois, la narratrice, Flavie, semble dialoguer avec le lecteur. Cela me faisait étrange, mais j’ai tout de même apprécié, puisque cela amenait généralement une dose d’humour au récit. J’ai donc aimé ma lecture dans la mesure où elle était agréable et où j’étais curieuse de découvrir comment le couple d’inconnus allait se retrouver.
Cependant, j’ai ouvert le livre avec l’irrésistible envie de tomber amoureuse des personnages et de m’y attacher. Je n’ai pas pu vivre ce coup de foudre littéraire, bien que la quatrième de couverture me semblait pleine de promesses. N’empêche, l’idée était assez bonne et les deux histoires d’amour n’étaient pas mauvaises non plus. Si vous cherchez une romance toute simple et légère, vous pouvez essayer Le temps volé.

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