Livres adultes

Lecteurs avancés et/ou avertis.

Un roman du terroir qui se laisse apprécier!

Le Survenant

Par Germaine Guèvremont

Résumé en quatrième de couverture :

Le Survenant est un grand roman d’amour et de liberté. Cette œuvre, qui a été adaptée pour la télévision où elle a connu un véritable triomphe, a valu à son auteur une audience internationale. Germaine Guèvremont compte parmi les figures majeures de la littérature québécoise du XXe siècle. De génération en génération, ses lecteurs continuent de se multiplier.

Mon appréciation :

J’ai découvert Le Survenant dans le cadre d’un cours de Corpus québécois durant l’une de mes sessions à l’université. N’ayant que très peu goûté aux romans du terroir, j’étais un peu craintive quand j’ai entamé le roman. Bien vite, cependant, je me suis laissée happer par l’histoire du Survenant, un personnage dont on ne connaît ni la provenance exacte, ni les pensées les plus profondes.
Le style d’écriture de Germaine Guèvremont m’a bien plu. La lecture est riche et agréable. Les dialogues, eux, sont très vivants et mettent en évidence le parler québécois de l’époque sans être lourds. Le roman présente également quelques extraits de chansons, ce qui donne envie de les écouter par la suite.
Aux premiers abords, c’est le personnage du Survenant qui intrigue et qui passionne. L’homme est un réel mystère ambulant. Personnage aux multiples talents et sans origine, le Survenant transforme les autres protagonistes par sa simple présence au Chenal du Moine. Il n’y reste qu’un an, étant donné sa condition de nomade, mais il laisse un vent de changement à la suite de son départ. Le héros du roman de Guèvremont permet d’aller chercher beaucoup de profondeur chez les autres personnages du récit. Le lecteur découvre alors davantage l’hôte du voyageur, et sa famille, mais aussi Angélina, vieille fille qui est enfin tombée sous le charme d’un homme, toutefois inaccessible.
Le roman se lit vraiment très bien et rapidement. Il fait partie d’un diptyque avec Marie-Didace, qui met en scène un nouveau personnage d’étranger dans la famille des Beauchemin, ceux qui avaient accueilli le Survenant. Je vais probablement lire cette suite dès que j’en aurai l’occasion!

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Une déception finale.

Les 7 secrets, tome 3, 7 secrets à faire frissonner

Par Judith Bannon

Résumé en quatrième de couverture :

Laurie, qui poursuit sa brillante carrière au complexe de plein air Black Snow, n’a pas le coeur à la fête à l’approche de Noël. Non seulement Alex se montre distant et insensible à son endroit, mais elle est aussi confrontée à d’étonnantes sculptures de glace qui apparaissent quotidiennement sur la montagne.
Qui en est l’auteur, et quel message portent-elles? Habituée des énigmes obscures de la sorte, la femme d’affaires n’en a pourtant pas la moindre idée.
Majestueuses, les sculptures arrivent bientôt assorties de blocs de glace qui se veulent menaçants. Seul un message, publié chaque jour sur les réseaux sociaux et signé d’un pseudonyme, complète ces cadeaux qui font frissonner. Aucun doute, Laurie est directement visée par la manoeuvre.
Avec le soutien de ses meilleures amies et de sa famille, Laurie tentera de comprendre la signification du troublant phénomène qui la tourmente. Peut-être pourra-t-elle du même coup décoder les comportements contradictoires d’Alex… Résister au désir et à ses pulsions envers son ex sera-t-il plus facile que résoudre le mystère? Sa relation avec Alex s’en trouvera-t-elle refroidie une fois pour toutes?

Mon appréciation :

Encore un tome qui ne me fascine pas. Ayant acheté la série complète d’un seul coup, je me suis dit qu’il fallait bien que je les lise. Je n’ai pas détesté ma lecture de ce tome final, mais plusieurs éléments m’ont fait tiquer.
Tout d’abord, j’ai aimé l’idée qu’une petite enquête soit mêlée à l’histoire. Au départ, les géantes sculptures de glace étaient un peu intrigantes, mais ce sont ajoutées celles qui représentaient réellement une menace. Ces secondes sculptures, beaucoup plus petites, étaient les plus fascinantes. La conclusion de cette machination n’était pas mauvaise non plus. Par contre, celle des grandes sculptures n’était pas du tout à la hauteur. Ce mystère meuble essentiellement tout le roman, et le dévoilement du «  coupable » est décevant dans la mesure où il donne l’impression d’être faux, superficiel. Il faut dire aussi que l’identité de ce coupable devient très évidente à partir d’un certain moment du livre. La surprise n’est donc pas au rendez-vous.
Sur le plan des personnages, c’est surtout celui d’Alex qui m’a déçue. Fâché contre Laurie, mais toujours amoureux (une évidence!), il la repousse très durement. Il est froid et presque méchant envers la femme. Cette dernière, tout de même, va lui pardonner et passer par-dessus ce caractère déplaisant. Bien qu’elle soit, elle aussi, amoureuse, je me demandais vraiment comment elle pouvait pardonner si vite et si facilement à Alex. Si cela avait été de moi, je l’aurais traité en trou de cul. 😛
Le thème de la confiance revient beaucoup dans le roman, comme c’était le cas dans les autres. Sauf qu’il y a des maladresses à ce sujet. Alex demande toujours à Laurie de lui faire confiance, peu importe ce qu’il entreprend. Elle ne doit pas le questionner et doit le croire aveuglément. Par contre, le sens inverse ne fonctionne pas de la même manière. Laurie, quant à elle, doit à peu près toujours tout dire à Alex. Cela donne une supériorité que je n’aime pas au personnage d’Alex.
La lecture de ce troisième tome reste tout aussi facile que pour les autres. Les dialogues restent également la majorité du temps tous aussi faux et vides entre les proches. Ceux-ci n’ont d’ailleurs pas plus de profondeur, puisqu’ils restent essentiellement très stéréotypés. La conclusion du roman, et de la série, reste sur cette lancée. Elle laisse à désirer avec le dévoilement de l’auteur des manigances. Chaque personnage prend part à ce dévoilement comme dans une mauvaise mise en scène.
En bref, si le roman se lit facilement et qu’il permet d’intriguer un peu, son écriture reste peu recherchée et l’ensemble du récit peu travaillé.

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Une BD pleine de culture.

Fun Home

Par Alison Bechdel

Résumé en quatrième de couverture :

Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.
Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d’une famille américaine est le prétexte à revisiter l’une des plus grandes révolutions du XXe siècle — celle des genres sexuels.

Mon appréciation :

Mon avis est plutôt mitigé sur cette bande-dessinée. Il s’avère que je l’ai appréciée, mais que je sens que cela n’était pas à sa juste valeur.
En premier lieu, j’ai bien aimé suivre l’histoire du personnage d’Alison par l’entremise des images. L’aspect très visuel de chacun des éléments et des moments évoqués m’a bien plu. Cela me permettait une meilleure plongée dans l’ambiance de la famille dépeinte. Allant du papier peint de la maison d’enfance au caractère particulier du père d’Alison, tout était pertinent pour permettre un bon ancrage dans le récit.
Ensuite, concernant le récit en soi, je ne l’ai trouvé ni enlevant ni mauvais. Peut-être est-ce parce que l’on m’avait dit que cette bande-dessinée était merveilleuse et que cela m’a donné trop d’attentes. Ou peut-être est-ce simplement que cela ne m’a pas enivrée, bien que j’aie tout de même apprécié ma lecture. J’étais assez curieuse pour poursuivre ma lecture, en ne l’étant en même temps pas suffisamment pour m’empêcher de la déposer quelques temps.
Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Parmi les principaux, celui d’Alison ne me ressemblait en rien, et ne venait donc pas me rejoindre. Quant à celui de son père, il ne me faisait ni penser à moi ni à mon propre père. En somme, je n’avais rien pour m’accrocher véritablement aux personnages. Ils ne m’étaient cependant pas désagréables non plus. Mais je crois que j’aurais aimé pouvoir m’attacher à eux et que cela me donne davantage envie de découvrir la suite.
Enfin, j’ai bien aimé que le livre mette de l’avant un grand nombre de références de toutes sortes, mais surtout littéraire. Le seul bémol était que je n’avais lu aucune des références évoquées. 😦 J’aurais vraiment aimé les avoir lues, puisque cela aurait transformée ma lecture. Des sens et des détails qui m’ont échappé me seraient apparus.
Peut-être que je relirai Fun Home plus tard, après avoir préalablement noté les références qui y sont faites et en avoir lu une partie ou des résumés. J’ai tout de même apprécié mon expérience de lecture et je ne vous déconseille pas de lire Bechdel.

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Un commissaire à étudier.

Pietr le Letton

Par Georges Simenon

Résumé en quatrième de couverture :

Le commissaire Maigret, de la 1re Brigade mobile, leva la tête, eut l’impression que le ronflement du poêle de fonte planté au milieu de son bureau et relié au plafond par un gros tuyau noir faiblissait. Il repoussa le télégramme, se leva pesamment, régla la clef et jeta trois pelletées de charbon dans le foyer. Après quoi, debout, le dos au feu, il bourra une pipe, tirailla son faux col, qui, quoique très bas, le gênait.
Il regarda sa montre, qui marquait quatre heures. Son veston pendait à un crochet planté derrière la porte. Il évolua lentement vers son bureau, relut le télégramme et traduisit à mi-voix : « Commission internationale de Police criminelle à Sûreté générale, Paris : Police Cracovie signale passage et départ pour Brême de Pietr le Letton. »

Mon appréciation :

Pietr le Letton est un roman policier comme je n’en avais pas encore lu. Bien que mes connaissances du genre se développent continuellement, je continue de découvrir du nouveau (le personnage de Maigret est un classique, mais je ne le connaissais que de nom).
L’enquête du commissaire Maigret n’apparaît pas comme un simple meurtre, mais semble réellement complexe. Les éléments de départ sont peu nombreux et flous. En tant que lecteur, on n’en découvre plus seulement au fur et à mesure que l’enquête du commissaire avance. Nous sommes donc dans l’attente de la suite, ce qui nous garde accrochés à la lecture. Qui plus est, Pietr le Letton est un assez petit livre avec une enquête qui avance à bon rythme. Ainsi, tous les éléments sont combinés pour en faire une lecture rapide et juste assez divertissante.
La manière dont le commissaire mène son enquête est intéressante. Il n’hésite pas du tout à se mettre en danger pour arriver à ses fins. Comme de fait, le tout n’est pas sans danger, et Maigret se fait blesser. Cela enlève l’idée que nous pouvons avoir d’un détective qui se situe au-dessus de tous les autres et à qui tout réussit aisément.
Dans l’ensemble, j’ai assez apprécié ma lecture. C’est même un peu tentant de lire les autres enquêtes du personnage de Simenon après avoir découvert celle-ci.
Et, petit fait amusant que j’ai appris : c’est le personnage de Maigret qui a donné la figure du détective à la pipe tel qu’on le voit dans les clichés.

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Une détective privée empathique!

La proie pour l’ombre

Par P. D. James

Résumé en quatrième de couverture :

Cordélia Gray n’a pas froid aux yeux. C’est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée.
Lorsque Sir Ronald Callender l’engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l’ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d’été. Promenades sur la Cam, parties échevelées. Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu’elle découvre n’a rien d’aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition.
Est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer? Ou bien quelqu’un l’a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide? La menace est toujours là, prête à surgir si on l’approche de trop près. Et c’est exactement ce que Cordélia a l’intention de faire.

Mon appréciation :

La proie pour l’ombre est un livre qui m’a plu sur différents aspects. D’abord, c’est le personnage de la détective qui m’a captée. Sa personnalité est mise en place dès le début, ce qui permet de bien la cerner et de comprendre les décisions qu’elle prend ensuite. Elle a un caractère assez fort qui lui permet de bien exécuter son rôle de détective et de garder son sérieux. Cela est d’autant plus pertinent, puisqu’elle tente de se faire une place dans un métier habituellement masculin. S’ajoute à cela sa bonté, qui fait d’elle une personne attachante. Elle se familiarise très bien avec les autres protagonistes, ainsi qu’avec sa perception qu’elle a du défunt Mark (elle s’en rapproche mentalement afin de comprendre ses agissements et tenter de résoudre son enquête).
L’enquête elle-même est intéressante. Cordélia travaille sur une affaire déjà classée comme suicide. Rapidement, elle se demande si la mort de Mark Callender n’était pas plutôt un assassinat. En poussant son enquête, la détective se met en danger. Un des sbire du criminel veut éviter les ébruitements. En bref, l’enquête de Cordélia est à la fois complexe et dangereuse.
Finalement, ce qui est intéressant avec ce roman de P.D. James, c’est que l’auteure montre que son héroïne a des principes et qu’elle y tient. La finale du livre est tout à fait révélatrice de ces principes, mais je vais vous laisser la découvrir par vous-mêmes. Il n’empêche que je dois dire que j’ai aimé cette résolution à laquelle je ne m’attendais pas du tout!
Oh, et pour les intéressés, ceci est la première enquête du personnage de Cordélia Gray. Il est donc possible de la suivre dans d’autres romans. Je vais probablement me laisser tenter. 😉

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Des personnages qui captent l’intérêt

Les marches de sable

Par Andrée Chedid

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman se situe dans l’Égypte du IVe siècle et, pourtant, les questions qu’il pose demeurent universelles, atemporelles et sans réponse. Quelle est la position de l’homme face au divin, au temps, à la mort?
Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s’y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu’ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre.
Mais où mènent les marches de sable? Vers le mirage ou l’oasis?

Mon appréciation :

Je suis bien contente d’avoir découvert Andrée Chedid par l’entremise du roman Les marches de sable. Rapidement, j’ai été captivée par ma lecture. Le style d’écriture, l’histoire et les personnages m’ont bien plu.
Il y a d’abord la petite Cyre, qui a eu une vie difficile et qui a fait vœu de silence en quittant son lieu d’existence pour le désert. Cyre est enjouée et amène la vie dans le paysage désertique et dans sa relation avec les deux autres femmes, Athanasia et Marie. Elle a aussi un petit côté presque magique dans le sens où elle chante de jolies mélodies sans paroles.
Vient ensuite le personnage de Marie, que le désert affecte sans doute le plus. Sa transformation est à la fois physique et psychologique. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais disons que le corps même de Marie devient une représentation du désert. Son apparence change beaucoup et est une bonne source de réflexions.
Athanasia, quant à elle, me semble avant tout plus intéressante par son lien avec le personnage de Thémis, qu’elle a déjà connu avant que le récit ne commence. Cela amène donc quelques questionnements, puisque nous voulons savoir quel est leur passé, mais aussi comment leurs histoires vont se terminer.
Indépendamment les uns des autres, chaque protagoniste est intéressant et intrigant. Réunis, ce sont leurs liens, leurs relations et leurs transformations qui prennent le dessus et activent le goût à la lecture. J’aimais beaucoup les découvrir individuellement et aussi collectivement.
Enfin, la finale du roman m’a bien plu pour diverses raisons. Les choix de l’auteure, d’abord, mais aussi l’émotion qui s’est amenée. Je vous préviens donc : il y a un passage plutôt émouvant quelques pages avant la fin du livre, livre qui est surtout très coloré le reste du temps.

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Une petite découverte poétique

Car l’adieu, c’est la nuit

Emily Dickinson

Nous nous présentons
Aux Fleurs, aux Planètes
Mais entre nous
Nous avons des étiquettes
Des gênes
Des effrois

Poème #1184 (p.285)

Je lis rarement de la poésie. Car l’adieu, c’est la nuit est une lecture que j’ai eu à faire dans le cadre de l’un de mes cours universitaires. Je ne connaissais rien d’Emily Dickinson et j’ai donc eu l’occasion d’en apprendre sur sa biographie, sur son influence dans le genre et de découvrir ses écrits.

Pour boucher un Trou
Insère l’Objet qui l’a causé —
Colmate-le
Avec Autre chose — et il n’en bâillera que plus —
On ne peut souder un Abîme
Avec de l’Air —

Poème #647 (p.187)

Dans cette édition de Gallimard, il est possible de lire les poèmes dans leur langue originale, l’anglais, mais aussi de lire leur traduction française. Avoir été plus à l’aise avec l’anglais, je m’y serais risquée, mais j’ai plutôt emprunté la voie facile, tout en jetant parfois quelques coups d’œil au texte original.

Du Cœur, l’Esprit se nourrit
Comme tout Parasite —
Si le cœur est Riche
L’Esprit profite —

Mais si le Cœur faillit —
L’Esprit s’émacie —
Si absolu Ce qu’il
Y puise.

Poème #1384 (p.309)

Comme je ne lis que très peu de poésie, j’ai un peu plus de mal à vous donner mon avis. Cependant, je peux affirmer que plusieurs petits poèmes m’ont touchée. Dès lors que j’avais de la facilité à m’en faire une représentation, je prenais la peine de les relire une deuxième fois afin d’en favoriser ma compréhension. Ce sont ces relectures qui m’ont amenée à avoir quelques petits coups de cœur, dont ceux que je vous cite ici.

Hormis la Mort, tout s’adapte
Ressoudées les Dynasties —
Réenclenchés — les Mécanismes —
Dissoutes — les Citadelles —

Reverdis — les Déserts des Vies
Par le Triomphe des Printemps —
La Mort — en soi — fait Exception —
Car exempte de Changement —

Poème #789 (p.219)

Dans l’ensemble, j’ai passé un agréable moment de lecture. Cela m’a donné envie de lie davantage de poésie, puisque Emily Dickinson a su me charmer à quelques moments.
Et vous, lisez-vous de la poésie? Que lisez-vous?

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Un amour de dromadaire!

Poussière d’orPoussière d'or
Par Ibrahim Al Koni

Résumé en quatrième de couverture :

Fils d’un noble touareg du Sahara, Oukhayyed reçoit à sa majorité un méhari tacheté, d’une beauté unique mais fragile : le tacheté contracte la gale lors de ses aventures amoureuses. Au terme d’une traversée initiatique du désert, le jeune homme trouve l’herbe du diable qui le guérit. Mais il doit le castrer, en mesure d’expiation, et expier lui-même pour la série de fautes qu’il commet : une promesse non tenue à la déesse Tanit; son mariage avec Ayour et son bannissement de la tribu; la mise en gage du beau méhari; enfin l’échange de sa femme et de son fils contre l’animal et la liberté. Le sac de poussière d’or qu’on lui donne à son insu parachève sa malédiction. Élément corrupteur de la beauté du dromadaire, cette poussière d’or crée le plus grand scandale qu’ait connu le désert.
De nouveau seul avec son méhari, dans des paysages d’une puissante poésie, Oukhayyed ne peut que retarder le moment où il devra payer le prix du déshonneur, sans doute, mais surtout de la beauté absolue et de la liberté dont il a fait le choix.

Mon appréciation :

Ma foi, je ne pensais jamais lire un roman mettant en scène un chameau aussi présent! Et je suis bien contente de cette découverte qui me sortait totalement de mes lectures habituelles.
Poussière d’or est un livre qui se lit bien. L’écriture est fluide et la plume de l’auteur est intéressante.
Le lecteur plonge dans le désert avec les personnages et le méhari. Si l’on ne connaît pas beaucoup ce genre d’endroits et les traditions que l’on peut y retrouver, comme c’est le cas pour moi, on peut avoir un peu de mal à suivre l’importance de ces traditions. Cependant, il est intéressant d’en apprendre à ce sujet. Du moins, cela m’a donnée envie de les découvrir dans d’autres romans en plongeant au cœur de cette ambiance.
Si j’ai eu un peu de difficulté à comprendre comment Oukhayyed pouvait autant s’attacher à son animal, j’ai beaucoup aimé leur complicité. On aurait pu croire qu’ils échangeaient réellement entre eux et qu’ils étaient capables de déchiffrer leurs pensées et leurs sentiments respectifs. Le personnage Oukhayyed traduisait les pensées de son compagnon par l’analyse de ses expressions et de son comportement.
Dans l’ensemble de ma lecture, j’ai davantage préféré les scènes où les protagonistes démontraient leur force et leur endurance. Ils traversent de dures épreuves et n’abandonnent pas pour autant leurs objectifs. L’un et l’autre se soutiennent, et c’était tout à fait intéressant de ressentir cette relation dans le récit.
J’ai bien apprécié ma lecture, si ce n’est que j’ai trouvé la fin un peu particulière et dommage que le résumé en dévoile beaucoup sur les événements qui se déroulent dans le roman. C’était une découverte intéressante.

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Une fixation plutôt morbide!

Cobayes, tome 5, Olivier

Par Yvan Godbout

*Attention : présence de violence gratuite sanglante.*

Résumé en quatrième de couverture :

Mon souhait le plus ardent : vaincre la tourmente.
J’en ai marre. Marre de mes cicatrices qui attirent le regard de tous et qui, paradoxalement, éloignent celui de mes parents. La mort de mon frère jumeau ne m’a pas que rendu invisible à leurs yeux, elle a également provoqué chez moi d’importants troubles anxieux. Au fil des années, la tourmente s’est nichée dans mon esprit. J’ai peur qu’elle ne s’y soit installée pour toujours.
À dix-huit ans, je devrais avoir d’autres ambitions que de devenir fou, non?
Je veux changer de vie. Fuir ce foyer où déambulent une mégère, un salaud, un vieux beagle dépendant affectif et un fantôme qui cherche sans cesse mon attention. Mais surtout, je veux guérir. Je crois avoir trouvé la solution. En fait, c’est plutôt la solution qui m’a trouvé…
Un simple cerne de café sur une page de journal, et le tour était joué.

Mon appréciation :

Encore une fois, la série Cobayes me permet de découvrir la plume d’un autre auteur tout en restant dans un univers qui me plaît bien.
Olivier est un roman qui se rapproche plus des tomes de Anita et de Benoit en terme d’ambiance. L’auteur n’a pas peur de faire des scènes de violence et de les rendre très sanglantes. C’est un peu dégoûtant, mais c’est très bien pour ce genre de roman.
Le personnage d’Olivier est bien amené et présenté tout au long du roman. Psychiquement, il est déjà intéressant au tout début de l’histoire, étant donné sa complexité reliée à la schizophrénie et à ses cicatrices corporelles. Dès lors qu’il prend le produit des laboratoires AlphaLab, le lecteur peut suivre l’évolution du traitement chez ce patient particulier. Cette progression s’observe dans ses envies de meurtre. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais disons que ses victimes sont de taille croissante.
Mis à part cela, un peu comme dans Yannick, Olivier est conscient de la présence de Nettoyeurs derrière ses actes criminels. Il faut dire que le protagoniste fait énormément de dégâts et qu’il est curieux de savoir comment ses actes seront ensuite découverts par la population. Il se doute alors que quelqu’un l’aide afin de camoufler et maquiller le tout pour le protéger. J’aimais bien l’idée!
Le style d’écriture d’Yvan Godbout m’a bien plu. Il était plaisant et n’était pas trop complexe. Il était facile de plonger dans ce récit. J’ai également apprécié la présence des rapports d’AlphaLab. Ils permettaient d’avoir un point de vue extérieur du personnage d’Olivier, ce qui me semblait très intéressant pour le comprendre et l’analyser.
Seul petit bémol, qui est d’ailleurs de moindre importance : la vie collégiale du cobaye. On note la présence de l’éducation avec la rentrée au début du roman. Par la suite, cela disparaît peu à peu. J’avais l’impression qu’il était en congé tous les jours. 😛 J’aurais été curieuse de découvrir comment Olivier percevait le regard des autres étudiants au fil de ses injections.
Il n’empêche que j’ai bien aimé ma lecture et que je prévois lire d’autres romans d’Yvan Godbout!

Voici la bande-annonce du roman :

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Autant de masculinité, mais plus de psychologie.

Les 7 secrets, tome 2, 7 secrets plus intimes

Par Judith Bannon

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Séparés contre leur gré sept longues années, Laurie et Alex sont enfin réunis et profitent de leur dévorante passion amoureuse en goûtant avidement chaque moment passé ensemble.
Démasqué deux mois auparavant, le responsable de l’exil d’Alex a disparu à son tour. La haine que Laurie entretient envers ce criminel qui était si près d’elle est colossale, mais la jeune femme souhaite lâcher prise, jusqu’au jour où une enveloppe mystérieuse vient bouleverser son quotidien. Une enveloppe contenant un message… de lui.
Sept questions troublantes attendent Laurie, traitant toutes d’aspects secrets de la vie des gens de son entourage. À une étape décisive de sa carrière au complexe de plein air Black Snow, la voici replongée à contrecœur dans une quête de vérité qui pourrait ébranler la confiance et l’amour qu’elle voue à ses proches.
Alex, avec qui elle s’abandonne à l’exploration de toutes les dimensions du plaisir, sera-t-il éclaboussé par cette autre série de révélations intimes?

Mon appréciation :

Tout d’abord, comme l’indique le titre de l’article, il y a tout autant de références au sexe masculin dans ce deuxième tome que dans le premier. Je ne me répéterai donc pas trop à ce sujet, puisque j’en ai discuté dans mon avis précédent.
Mis à part cela, je dois dire que je trouvais cela un peu étrange que le père de Laurie décide de jouer lui aussi au jeu des sept secrets. Encore une fois, celui qui mène le jeu (le père, cette fois-ci, Alex dans le premier tome) se sert de matériel concret pour transmettre ses informations. Cela me paraît encore inutile de créer une mise en scène de la sorte pour exprimer une ou deux phrases.
Par contre, dans ce tome, le père de Laurie lui pose des questions par ce jeu. Ce qui est plus intéressant, c’est que ces questions poussent la femme à s’interroger sur Alex et les objectifs des deux hommes de sa vie. Cela cause évidemment quelques problèmes de confiance (heureusement), mais c’est ce qui était plaisant. Alex garde visiblement trop de secrets pour lui.
J’ai donc un peu plus apprécié ce deuxième volume de la trilogie, où j’ai eu l’occasion de découvrir d’autres vérités concernant les différents personnages. Certaines sont un peu étranges, voire peu vraisemblables, mais je m’y fais tranquillement. En fait, j’aime surtout l’effet qu’elles produisent sur les personnages, qu’il soit bon ou dévastateur.
Si je n’aime pas vraiment le style de Judith Bannon, je dois dire que je me suis quand même divertie avec 7 secrets plus intimes. Je me demande même comment toute cette étrange histoire va se terminer.

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