Livres adultes

Lecteurs avancés et/ou avertis.

Première courte expérience

Éloge du génie créateur de la société civile

Par Pierre Rabhi

Résumé en quatrième de couverture :

Dans ce texte, Pierre Rabhi expose les motivations profondes qui l’ont poussé, lui et ses proches collaborateurs, à lancer une campagne parallèle lors des élections présidentielles et législatives de 2012 en France. Cette décision ne relevait pas d’un acte de politique politicienne; bien au contraire, elle devait permettre à tous ceux qui œuvraient concrètement pour un changement bénéfique de la société d’être enfin entendus.
Dans des domaines aussi variés que l’éducation, l’énergie, l’agriculture, l’économie ou l’aménagement du territoire, des hommes et des femmes trouvent des solutions pour faire face, chacun à son échelle, aux différents défis de notre temps. Peu à peu, à condition d’être suffisamment connues et relayées, ces initiatives créatrices sont capables d’inspirer à la gouvernance politique des options et des décisions résolument novatrices.
Ainsi, tous, chaque jour, dans chacun de nos choix les plus quotidiens, nous sommes les meilleurs candidats à la construction d’une société respectueuse des êtres humains et de la nature.

Mon avis :

Je ne m’intéresse pas à la politique. Depuis toujours.
Mais avec le défi de l’été des Libraires, j’ai fait une exception et me suis « intéressée » à la politique. Comme je travaille en librairie, j’ai l’occasion de fouiner parmi la pile de livres que nous offrons lors de promotions (à l’achat de deux livres d’un éditeur, un troisième parmi une sélection est gratuit). Comme je n’aime pas la politique, je cherchais un tout petit livre qui ne ferait pas de mal à mon budget. J’ai trouvé celui-ci, bien qu’un peu vieux maintenant, qui traînait parmi les primes qui n’ont pas trouvé leur famille d’adoption.
Je ne connais pas Pierre Rabhi. J’ai donc appris, en cinquante pages, ce qu’il faisait grosso modo dans la vie. C’était, je l’admets, tout de même intéressant (peut-être est-ce parce que je me soucie de l’environnement). J’aimais tout particulièrement que ce petit bouquin mentionne les succès qu’a eu Pierre Rabhi dans ses projets écologies et éducatifs. La lecture du livre montre donc qu’il est possible d’agir pour le bien de la planète, peu importe l’échelle sur laquelle nous influons.
Toutefois, comme le livre est riquiqui (critère personnel de goût oblige), le lecteur qui ne connaît pas Pierre Rabhi et qui n’a pas lu ses autres ouvrages (moi, en l’occurrence), est un peu déstabilisé et perdu. Les projets sont à peine survolés ou décrits, de sorte que les succès prennent un peu moins d’ampleur. Par exemple, l’auteur mentionne une technique agricole écologique qu’il met à exécution sur sa propre terre. Sauf qu’il ne la résume pas. Je n’ai donc pas su en quoi elle consistait (même si des liens internet sont disséminés ici et là pour le lecteur intrigué, j’admets que je n’ai pas osé faire la recherche).
Au final, par contre, j’ai survécu à ma lecture et j’ai eu envie de réfléchir aux gestes que je pouvais poser par chez moi pour aider notre planète.

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Entre découvertes et envies

Solaris, n° 207

L’anthologie permanente des littératures de l’imaginaire

Prix Solaris 2018 : Luc Dagenais, « La déferlante des Mères »
Avec des fictions de : Mariane Cayer, Derek Künsken, Michèle Laframboise, Patrick Loranger, Clémence Meunier et Hugues Morin

Petite présentation de la revue :

Solaris est une revue québécoise qui publie des fictions de science-fiction et de fantastique en français. Disponible dans toute la francophonie, elle présente des textes d’auteurs connus comme de débutants. S’ajoutent à ces fictions des essais et de nombreuses critiques de romans.

Mon avis sur ce 207ième numéro :

Je dois avouer que le numéro commence véritablement en force avec le texte de Luc Dagenais, gagnant du prix Solaris de cette année. Par la suite suivent trois fictions qui ont également remporté des prix. L’expérience de ces trois lectures est vraiment intéressante, dans la mesure où elles ont toutes un point commun qui était leur sujet imposé. J’ai trouvé très intéressant de voir comment ces trois auteurs avaient imaginé des univers complètement différents à partir d’un même élément. Enfin, si les autres textes m’ont un peu moins captivée, j’ai pris plaisir à terminer la revue avec ma section chouchou (vous comprendrez éventuellement pourquoi 😉 ).
« La déferlante des Mères » est un texte de science-fiction vraiment fort qui met de l’avant des mères combattantes. Elles prennent d’assaut les villes qui ne veulent pas entrer dans leurs rangs bien particuliers. Elles sont fortes, elles sont des guerrières et elles sont toutes des « monstres de Frankenstein » aux ventres gonflés et bien ronds. Le fait d’être enceintes est considéré comme une source de leur puissance. Le récit suit essentiellement un seul personnage féminin et m’a sérieusement donné envie d’en lire davantage.
Viennent ensuite les textes de Mariane Cayer et de Clémence Meunier, tous deux lauréats du Prix d’écriture sur place dans la catégorie auteurs montants. J’ai préféré le premier, qui me mettait dans la peau d’une créature dont je ne connaissais pas tout à fait la nature avant d’arriver aux dernières lignes du texte. Ces deux récits de deux pages sont fort agréables à lire. Toutefois, celui qui ne peut que capter l’attention est celui de Hugues Morin, lauréat du même prix dans la catégorie auteurs pros. Le personnage de la nouvelle discute avec le Google Home, dont nous avons tant vu les publicités à la télévision dans les derniers mois. Le texte, « Frill, l’avatar au long museau », est très divertissant.
Je vais maintenant passer par-dessus les fictions qui ont moins retenu mon attention pour aller directement aux critiques à la fin de la revue (ma section chouchou). Si certains avis m’ont dissuadé de lire quelques livres, d’autres m’ont donné envie de faire des découvertes. Les titres qui me semblent les plus intéressants sont les suivants : Brins d’éternité 50, collectif; Les dossiers Thémis tomes 1 et 2, Sylvain Neuvel; Celui qui dénombrait les hommes, China Miéville; Dictionnaire Frankenstein, Claude Aziza; Boréal, Sonja Delzongle. Avez-vous lu ou entendu parler de ces titres?
Enfin, si vous ne connaissez pas la revue Solaris, je vous invite à essayer un numéro et, si ça se trouve, à l’adopter! 😀

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Du divertissement qui porte à la réflexion

Vingt-trois prostituées

Par Chester Brown

Résumé du rabat :

Au terme de sa rupture avec Sook-Yin Lee, Chester Brown décide qu’il ne veut plus de petite amie. Trois ans d’abstinence plus tard, il décide de sauter le pas et de fréquenter les prostituées.
Ce livre évoque chacune des vingt-trois filles (vingt-quatre en réalité) avec lesquelles l’auteur a entretenu des relations sexuelles tarifées entre 1999 et 2010. Souvent drôle, toujours lucide, ce journal de bord d’un micheton offre un tableau saisissant de la prostitution contemporaine, que le talent de son auteur exempte de tout voyeurisme ou sensationnalisme.
S’il ne montre jamais le visage de ses partenaires, et préserve leur anonymat, Chester Brown s’efforce de rendre aussi fidèlement que possible et leurs corps et leurs conversations. Il décrit le métier de la prostitution et les relations entre les filles et leur client avec une honnêteté et un recul dignes d’éloge.
Dessinant crûment mais sans misérabilisme les matelas à même le sol et les préservatifs, il alterne les scènes les plus prosaïques, qui posent la question du pourboire ou de la véracité des photos sur les sites d’escort-girls, avec des séquences où il confronte ses vues à celles de ses amis et confrères, Seth et Joe Matt. Le trait est à l’unisson du récit : sec, sobre et ironique.
Livre sans apprêts, refusant les artifices et déjouant les pièges de l’autobiographie et du narcissisme, Vingt-trois prostituées, véritable plaidoyer pour la libéralisation et la reconnaissance de la prostitution, révèle en creux la détresse affective et l’hypocrisie des sociétés modernes.

Mon avis :

C’est d’abord pour un cours universitaire que je me suis procuré cette bande-dessinée. Finalement, je n’en ai pas eu besoin. Puis, avec le défis des Libraires, je me suis dit que c’était une bonne occasion pour la lire.
J’ai bien apprécié ma lecture, pas tant pour ce que le livre raconte que pour les questions et les problématiques qu’il soulève. Comme l’indique le résumé ci-haut, le bédéiste n’use pas de fioritures pour raconter son expérience avec les prostituées. Oui, les femmes ont des belles courbes. Mais l’accent du dessin n’est aucunement mis sur leurs corps et leur sexualité. En fait, à titre d’exemple, on voit davantage en gros plan le membre de Chester Brown que l’anatomie de ses fréquentations.
Ainsi, tout au long de la bande-dessinée, la femme n’apparaît pas comme un objet. Même si les premières femmes que Chester Brown rencontre sont dans la vingtaine, le récit montre que l’homme considère ces femmes comme bien plus que de simples corps désirables. La personnalité de chacune des prostituées est aussi importante. Le client a des discussions de toutes sortes avec ces vingt-trois (ou vingt-quatre) femmes.
Mais la BD ne s’arrête pas là. Chester Brown illustre quelques discussions profondes qu’il a avec ses amis sur les conditions des prostituées. Ils réfléchissent et débattent et mènent le lecteur à réfléchir lui-même à ce qu’il pense de tous les points évoqués. Je dois admettre que mon opinion sur la prostitution n’a jamais été aussi peu arrêtée. Tantôt j’étais d’accord avec ce qui était dit, tantôt je ne l’étais pas. Mais pour avoir réfléchi sur la question, ça oui! j’ai réfléchi.
Une fois la lecture des cases terminée, il reste encore quelques pages au livre. Ces pages contiennent des appendices et des notes à la fois sur les prostituées, sur la manière dont Chester a vécu son expérience, mais aussi sur les débats qui sont toujours autant d’actualité. Par exemple, Chester Brown mentionne ses raisons qui expliquent pourquoi il pense que la prostitution devrait être décriminalisée et en quoi ce n’est pas nécessairement plus mal que d’avoir des relations d’un soir non tarifées ou d’être en couple. Il amène également un exemple d’un endroit où la prostitution est réglementée… mais spécifie pourquoi ce n’est pas fait de la bonne manière. En gros, si les planches de la bande-dessinée font réfléchir, les quelques pages à la fin du livre poussent encore davantage la réflexion.
Pour ma part, j’ai passé un agréable moment. Comme je l’ai déjà mentionné, je me suis beaucoup interrogée durant ma lecture. Au final, c’est le côté réflexif de l’ouvrage qui m’a réellement plu. Ce fut une belle expérience de lecture.

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À la découverte des années 80!

Player one

Par Ernest Cline

Résumé en quatrième de couverture :

2044. La Terre est à l’agonie.
Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS — un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante.
Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars!
Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…

Mon avis :

Il y a quelques années, avant même que la réalisation de l’adaptation cinématographique soit annoncée, ce livre me faisait déjà envie en librairie. Avec le film de sorti, maintenant, je ne pouvais que me dépêcher à lire le roman avant de visionner son adaptation. Aujourd’hui, c’est fait. Il ne me reste plus qu’à trouver l’occasion pour regarder le long métrage. 😉
J’ai bien apprécié ma lecture. En fait, cela n’a pas pris de temps que j’étais plongée dans l’univers. La narration nous met en complicité avec Wade, qui narre l’histoire, et nous nous sentons aussitôt en confiance. Je n’avais aucun mal à me replonger dans ma lecture lorsque je devais l’interrompre.
J’ai beaucoup aimé les références aux années 80 qu’il était possible de relever à tout moment du livre. Je ne les reconnaissais pas toutes, mais lorsque c’était le cas, c’était agréable. Il n’empêche que le roman s’adresse idéalement à un lecteur qui a grandi dans ces années. Pour ce genre de lecteur, lire Player one, ce serait de replonger dans son enfance.
Côté trame narrative, disons que c’était plutôt bien. Je prenais un grand plaisir à suivre la compétition du créateur de l’OASIS. Lorsque Wade explorait la réalité virtuelle, je pouvais très bien visualiser tous les éléments, un peu comme si j’avais accès, sur un écran, à ce qu’il voyait et faisait.
Toutefois, il y a quelques longueurs. J’étais captivée par la Chasse. Mais lorsque Wade stagnait dans sa compréhension des énigmes, je perdais un peu l’intérêt de la lecture. Mais pas trop, n’empêche. Et c’était dans ces moments que l’on retrouvait le plus de références aux années 80. Donc c’était loin d’être inintéressant pour autant. Il y avait simplement moins d’action, moins de rythme.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un excellent moment de lecture. Le livre se lit facilement et donne très envie de lire, de visionner des films, d’écouter de la musique et de jouer à des jeux vidéos. Au fond, j’aurais presque pris une liste des références à la fin du livre pour pouvoir découvrir celles qui ont capté mon intérêt! 😀

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Poétique douleur vers l’amour et la force

Robe et abrupt rocheuxRobe et abrupt rocheux
Par Sylvie Gendron

Texte en quatrième de couverture :

Une femme avance vers la déchirure. Son corps comme une écorce d’arbre accepte la nudité de la douleur; la traverse et la transcende. Tel est le recueil de Sylvie Gendron. Une traversée du miroir qui demande le courage d’affronter l’innommable par le biais des métaphores. La chair rejoint la terre. Et la terre reprend vie. À l’écoute de la création. Une femme assiste à sa propre renaissance.
Nadine Ltaif

Mon avis :

Alors que j’étais au cégep, il y a quelques années, j’ai eu une enseignante de création du nom de Sylvie Gendron. Il s’avère que durant la session passée à ses côtés, cette femme a publié un recueil de poèmes. À ce moment-là, je suis allée au lancement et j’ai eu l’occasion de me faire lire chacun de ces poèmes de la bouche de son auteure même. Aujourd’hui, c’était à moi de me plonger dans ces textes et de découvrir, pour la seconde fois, l’univers de Sylvie Gendron.

Les vaillantes directions se lèvent et font trembler ton corps. Tes terres et tes eaux n’y résisteront pas. Toutes accompagneront avec espérance l’ascension de ta robe. Même le sang soufflera sur elle comme le vent. Les mouvements et l’énergie des feuillages résineux imiteront dans tes veines la parole persistante qui t’enjoint de t’élever. Refuse de geindre. Guéris.
p. 20

Les poèmes présentent une femme qui mène un combat pour la vie alors que la maladie la frappe pas une, mais trois fois. Elle doit se faire forte et suivre son désir de vivre, de reconnecter avec l’amour et la nature.

Ta robe ancienne revient lentement vers toi, recousant le miroir miraculeux, abolissant le hasard du malheur. Elle ne t’a pas oubliée. Elle avance comme le soleil se lève. Ne te désespère pas de la pitié qui la secoue de sanglots. Comprends-la à ton tour. Comme toi, elle avait perdu pour la troisième fois le chemin de ton corps. Elle te baisera bientôt les pieds. Ne la jette pas aux orties. Accueille-la. Enfonce-toi en elle. Redonne-lui la force de te porter.
p. 27

La femme des poèmes est amoureusement aidée de son compagnon de vie. Celui-ci, à travers les métaphores des textes, tisse courage et amour pour elle. Elle n’est pas seule dans ses épreuves, même si c’est elle qui les subit physiquement.

Les caresses du langage effacent mes cicatrices, me rendant à mon corps par-delà ma nudité. Je grimpe à nouveau à l’arbre de la connaissance, déchirant dans mon ascension des pans entiers de ma robe. Je décrypte, sous les blessures de cet arbre, le déploiement musculeux de mon désir. Ma langue est une sève pour l’écorce meurtrie. Naît alors dans l’air raréfié des hauteurs un poème narrant la liaison presque oubliée d’un fruit et d’une femme.
p. 41

J’ai apprécié ma lecture, que j’ai faite en ayant mon ancienne enseignante en tête. Le recueil est court et se lit très rapidement. Toutefois, c’est lorsque l’on en fait une relecture que nous mesurons davantage l’étendue de ce que les mots évoquent réellement. Bien vite, quelques poèmes se sont imposés à moi. Ces poèmes que j’ai préférés, vous pouvez les lire ici. 😉

Au matin, mes plaies ne suintent plus, les sueurs de sang ont cessé. L’homme aimé veut encore de moi dans la tourbe et la lumière. Son amour réenchante le monde. La féminité est en liesse. Les dryades des grands pins ont échancré le corsage des fûts pour apercevoir nos deux corps terrestres jetés à leurs pieds dans la gratitude.
p. 49

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Dans une autre époque

Une tempête

Par Aimé Césaire

Résumé en quatrième de couverture :

Un navire sombre dans les eaux furieuses d’une tempête infernale. Depuis l’île où il a été exilé à la suite d’un funeste complot, le duc et magicien Prospero contemple le naufrage… et voit débarquer ses ennemis d’autrefois. La vengeance est proche! Mais son esclave Caliban se révolte, et rien ne sera plus comme avant…
Adaptant pour un théâtre nègre La Tempête de Shakespeare, Césaire démystifie le merveilleux pour mieux faire surgir le chant de la liberté.

Mon appréciation :

Je n’aurais probablement jamais lu ce livre si on ne me l’avait pas mis entre les mains dans le cadre d’un cours. Aimé Césaire reprend à sa façon la pièce de théâtre de Shakespeare. Je n’ai pas lu cette dernière, et je crois que cela aurait davantage été souhaitable de l’avoir lu pour bien apprécier ce livre-ci. Je n’ai pas détesté, non. Toutefois, je sentais bien qu’il manquait quelque chose à ma lecture.
J’ai apprécié me plonger dans l’ambiance du texte, avec son aspect culturel très fort. Je sentais bien l’idée de l’esclavage. C’était déplaisant, mais cela signifie que c’était bien construit pour représenter l’époque et son traitement des humains.
Sur l’île où se déroule l’action de la pièce, une ambiance de révolte se fait sentir entre les différents personnages. Les notions de pouvoir et de race s’ont fortement présentes. Au milieu de cette ambiance, ce qui m’a intéressée, c’étaient les personnages de Caliban et d’Ariel. Les deux sont très différents et gèrent les événements chacun à leur façon. Si la révolte et la force guident le premier, le second préfère agir calmement, posément et par les paroles.
En somme, j’ai bien apprécié ma lecture. Ce n’est pas un genre que je lis régulièrement, mais c’était une expérience agréable.

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De l’horreur qui rassasie

Agonies

Par Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et Pierre-Luc Lafrance

Résumés en quatrième de couverture :

SAM
À 17 ans, Samantha découvre qu’elle partage son corps avec Bob, un tueur sanguinaire affamé de chair humaine. Son seul désir : en finir avant que Bob ne la force à dévorer sa famille et ses amis.
AMARANTE
Navire en perpétuel mouvement, l’Amarante accueille à son bord des êtres tourmentés. Vient le tour de Charles qui a tout perdu après le suicide de son amoureuse. Sur ce bateau où se mêlent l’art, l’érotisme et la cruauté, il s’éprend de Lysane, une artiste qui lui rappelle sa compagne défunte. Mais, sur l’Amarante, ceux qui ont le malheur de s’attacher à quelqu’un sont sévèrement punis.
BAPTÊME DE SANG
L’inspecteur Boisclair abat un suspect en plein interrogatoire. Questionné après le meurtre, il raconte son histoire sans demander qu’on le croie, puisque lui-même n’ose pas y croire. Comment peut-on démembrer un homme à mains nues, parler dans la tête des gens et, surtout, manger vivante sa victime sans qu’elle se débatte?

Mon avis :

Cela fait un bon moment, je l’admets, que je voulais lire ce livre. Au moment où je voulais me l’acheter, le format papier était épuisé. Puis, il y a quelques mois, il y a eu une réimpression. Ainsi, à l’automne dernier, j’ai enfin pu l’ajouter à ma bibliothèque. Cela m’a pris du temps avant de le lire, c’est vrai. Mais il faut dire que ma pile à lire est immense. Étant donné que je tente de relever les défis proposés par Les libraires, cet été est devenu le moment parfait pour enfin me plonger dans l’univers de trois auteurs, dont deux que je découvrais.
J’ai lu les textes dans l’ordre, parce que je suis une personne méthodique qui ne peut s’empêcher d’absolument commencer un livre par ses premières pages. N’empêche, j’avoue que cela m’a bien servi ici. J’ai été déstabilisée par l’horreur des deux premiers récits… et j’ai terminé ma lecture avec le plus long et le moins sanglant (c’est relatif) des trois. J’ai donc réussi à maintenir mon repas dans mon estomac!
J’ai aimé le premier texte, Sam, dans la mesure où il plonge très rapidement le lecteur dans une ambiance horrifiante. Nous avons accès aux pensées et aux sentiments de Sam, une adolescente qui vit l’horreur. Lorsque le récit commence, la maison de la jeune fille pue déjà la mort. Son ancienne chambre est qualifiée de garde-manger. Tout cela parce qu’un homme prend possession de son corps comme bon lui semble pour calmer son appétit morbide. Sincèrement, c’est dégueulasse. Et c’est pour cela que c’est une bonne histoire d’horreur. Toutefois, j’admets que j’en aurais pris plus. J’aurais fait durer le plaisir en commençant un peu plus dans le passé de Sam. J’avais envie de découvrir son histoire avec bien plus que des analepses.
Le second texte est à mon avis le plus désagréable. De façon positive. La vie sur le bateau sur lequel est embarqué Charles n’est pas rose, mais rouge sang. Les scènes, bien décrites, ne me donnaient aucunement envie de grignoter durant ma lecture. Si le récit nous laisse après un court passage sur l’embarcation, il est facile d’affirmer que les atrocités qui ont lieu sur le bateau continueront de se perpétrer longtemps.
Enfin, le troisième texte m’a bien plu dans la mesure où il est plus modéré (il faut dire que je n’ai pas encore lu beaucoup de romans d’horreur, donc je suis encore un peu sensible là-dessus). L’horreur n’est pas moins sanglant, mais l’angle de l’enquête que prend le récit permet de garder un certain recul. Nous avons à faire à un meurtrier très particulier, il va sans dire. Toutefois, le genre, qui se rapproche du policier, permet de souhaiter que le méchant sera arrêté. L’espoir que l’horreur puisse ne pas être éternel rassure.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un agréable moment, bien qu’un peu dégueulasse. Je n’ai pas fait de cauchemar, mais je crois quand même que je vais attendre un peu avant de plonger dans un autre livre d’horreur. Haha! 😛

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Des plumes et du mystère

L’homme gribouillé

Par Serge Lehman et Frederik Peeters

Résumé en quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’une vieille dame qui écrit des contes pour enfants terrifiants, d’une mère qui ne peut pas parler et de sa fille qui ne peut pas s’en empêcher, d’un chat de mauvaise humeur, d’un collectionneur de merveilles avec six doigts à chaque main, d’un oiseau fossile géant, d’un faussaire hanté par les noms qu’il a créés et d’un secret vieux comme le monde.

Mon avis :

Cette bande-dessinée m’a fait de l’œil en librairie dès sa sortie. Son prix élevé me retenait cependant d’en faire un achat impulsif. Puis, l’envie m’a prise de lire une volumineuse et intéressante bande-dessinée. Je suis donc passée à la caisse… et je n’ai pas attendu longtemps avant d’ouvrir le livre et de m’y plonger.
J’ai rapidement pris goût aux illustrations, non colorées mais très fortes en même temps. Visuellement, l’effet est intéressant. Le noir et blanc des cases permet de plonger dans une ambiance bien sentie, où les mystères pullulent et où le danger rôde. À cela s’ajoute la forme même des cases, qui change selon les émotions ressenties par les personnages. Plus la peur est présente, plus les cases sont difformes et s’entremêlent.
Le récit est plutôt complexe, mais c’est en cela qu’il attire et intrigue. Alors qu’une grand-mère fait un AVC, un étrange personnage vient lui rendre visite et tombe sur sa petite fille. Maud étant indisponible, l’homme-oiseau s’adresse à la jeune Clara et, d’un air menaçant, lui ordonne de lui donner le paquet qu’il recherche lors d’un prochain rendez-vous. C’est cette histoire qui enclenche une quête pour Clara et sa mère, une quête qui les plonge dans le passé de Maud. Les héroïnes rencontrent de nombreux mystères, dont certains s’éclaircissent au fil de la lecture. Le lecteur se retrouve dans une véritable ambiance d’enquête, où la menace de l’étrange homme-oiseau se fait bien sentir et où des vérités doivent être découvertes. Le récit ne révèle pas tout, mais l’ambiance est assurément bien dosée et songée.
Lorsque nous déposons la bande-dessinée, une fois la lecture terminée, il ne peut rester qu’un sentiment de contentement mêlé à de la frustration. Le danger est écarté, du moins pour un temps. C’est heureux. Néanmoins, certains mystères ne sont pas éclaircis, certaines vérités ne sont pas dites… Il reste un certain nombre de blancs à combler. C’est un peu fâchant, il est vrai. En même temps, j’ai aussi trouvé cela bien pensé. En effet, le fameux secret dont il est question en quatrième de couverture concerne la famille des héroïnes. Ainsi, comme le lecteur n’en fait assurément pas partie, il ne peut être mis dans la confidence totale. Du moins, c’est ainsi que je l’interprète. Et cela me console un peu de ne pas pouvoir tout savoir et tout comprendre. 😉

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Une visite touristique avec des loups

Les gardiens des portes, Tome 1, Abbygaelle

Par Sonia Alain

Résumé en quatrième de couverture :

Qu’est-ce qu’une légende? Un récit imaginaire sorti tout droit d’esprits fantasques, ou bien une suite d’événements qui se seraient bel et bien déroulés dans le passé?
Projetée bien malgré elle dans une réalité parallèle à la sienne, Abbygaelle aura à faire face à plusieurs phénomènes inexplicables. Oscillant constamment entre deux mondes, celui des esprits et le nôtre, elle tentera de survivre. Dans l’ombre, quelqu’un tire les ficelles pour l’amener inexorablement sur un chemin qu’elle refuse d’emprunter, vers une métamorphose contre nature.
Cet homme séduisant, Marcus, est-il un ami ou un ennemi? Pourquoi est-elle si troublée par sa présence? Et s’il n’était pas humain…

Mon avis :

Cela fait déjà quelques temps que ce livre de Sonia Alain traîne sur une tablette. Avec le temps, la série s’est retrouvée complète sans que je l’aie commencée. Désormais, c’est chose faite. J’ai lu ce premier volume, intriguée. Toutefois, je suis ressortie de ma lecture un peu perplexe.
La trame narrative n’est pas mauvaise et rappelle, en partie, les romans de la série Histoires de vampires. Deux êtres, dont un qui apparaît déjà surnaturel au départ, s’éprennent l’un de l’autre et désirent ardemment se coller, peau contre peau. Entre temps, des individus maléfiques se glissent entre les deux membres du futur couple. Là s’arrête le plus gros des ressemblances.
Et c’est un peu le reste qui dérange, malheureusement.
En plus du fait que Marcus et Abbygaelle tombent très rapidement amoureux l’un de l’autre, ce qui arrive dans de nombreux romans, j’ai trouvé que la temporalité était très peu au service du roman. Marcus ne veut pas révéler des informations sur sa personne et sur ce qu’est réellement Abbygaelle à la jeune femme, de peur de la brusquer. Toutefois, leur ennemi est très près et s’attaque régulièrement aux adjuvants. À la fin de ma lecture, je n’ai toujours par compris l’utilité de cette manœuvre, puisque cela n’a simplement donné comme résultat que le fait qu’Abbygaelle ne soit jamais préparée devant la menace qui pèse sur elle et sur ce qui est attendu d’elle. Elle m’apparaissait donc davantage vulnérable.
Cette vulnérabilité m’a beaucoup dérangée dans la mesure où l’héroïne était toujours (ou presque) en position de faiblesse et de soumission. Je comprends que cela est en partie lié à un concept de meute qui traverse le récit… Sauf que la femme apparaissait constamment comme un objet. La protagoniste résiste bien trop peu souvent. Tantôt elle est un objet de désir dans d’aguichants vêtements, tantôt elle voit ses souvenirs se faire brimer pour être maintenue dans l’ignorance, jugée trop faible pour comprendre un monde auquel elle appartient pourtant malgré elle. Cela va de Marcus qui lui fait comprendre qu’elle doit respecter ses ordres au fait qu’il est spécialement mentionné dans une scène d’ébats qu’il est en position de domination. Ce constant martèlement de l’homme viril et de la femme à sauver, qu’il faut posséder, m’a dérangée.
Mis à part cela, le roman, qui manque de profondeur dans ses personnages et dans les éléments qui constituent son univers (du côté explicatif, disons), est très bien fourni côté lieux. À mon avis, c’est ce qui m’a semblé le plus détaillé tout au long de ma lecture. Je comprends l’amusement de se projeter sur des lieux que l’on peut connaître, mais j’ai trouvé ces éléments trop présents proportionnellement au reste du récit. Je ne crois pas que tous les noms des lieux devaient nécessairement être dits pour que le lecteur puisse se les figurer et apprécier sa lecture. De même qu’il n’était pas nécessaire de les détailler longuement… alors que les affrontements étaient plutôt courts.
Enfin, la conclusion, très rapide, m’a un peu déçue. À tout le moins, la narration fait une ouverture sur le deuxième tome de la série et reprend un peu le tir en attisant la curiosité. Seulement, je ne sais pas exactement quand je vais me décider à ouvrir le prochain livre. Ça viendra, mais je crains de retrouver les mêmes choses qui m’ont fait tiquer dans cette lecture-ci.

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Le défi de l’été des Libraires

Défi de l'étéLes membres de la revue Les Libraires ont décidé de lancer un défi à leurs lecteurs pour cet été. Le but? Lire un livre pour chaque catégorie qu’ils donnent, pour un total de 21 défis.
J’ai suivi avec un certain intérêt le dévoilement des défis. Maintenant qu’ils sont tous listés sur le site Internet, je vais commencer à pouvoir cocher ceux que j’accomplis.
Ci-dessous, vous retrouverez donc chacune des catégories émises par Les Libraires, un lien vers leurs suggestions de lectures pour accomplir le défi et un lien vers mes avis, lorsqu’ils sont faits et mis en ligne. Certains livres peuvent entrer dans plus d’une catégorie. Vous les retrouverez dans chacune de celles qui correspondent, mais ils apparaîtront en caractère gras sous le défi pour lesquels je les ai choisis.
Et c’est parti!

1) Lire une oeuvre québécoiseAbbygaelle
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Les gardiens des portes, tome 1, Abbygaelle par Sonia Alain (Lire mon avis)
Agonies, par Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et Pierre-Luc Lafrance
Robe et abrupt rocheux, par Sylvie Gendron

2) Lire pour se faire peurAgonies
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Agonies, par Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et Pierre-Luc Lafrance (Lire mon avis)

3) Lire un roman non-francophoneA comme aujourd'hui
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A comme aujourd’hui, par David Levithan (Lire mon avis)
Royales, par Camille Versi
13 raisons, par Jay Asher
Player one, par Ernest Cline
La Sélection, tome 1, par Kiera Cass

4) Lire un livre écrit par une femmeRoyales
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Royales, par Camille Versi (Lire mon avis)
Les gardiens des portes, tome 1, Abbygaelle par Sonia Alain
A silent voice, tome 1, par Yoshitoki Oima
Robe et abrupt rocheux, par Sylvie Gendron
La Sélection, tome 1, par Kiera Cass

5) Lire une revueSolaris 207
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Solaris 207 (Lire mon avis)

6) Lire pour rireEn cuisine avec Kafka
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En cuisine avec Kafka, par Tom Gauld (Lire mon avis)

7) Lire un livre féministe
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Non accompli.

8) Lire un roman graphiqueL'homme gribouillé
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L’homme gribouillé, par Serge Lehman et Frederik Peeters (Lire mon avis)
Vingt-trois prostituées, par Chester Brown

9) Lire un livre primé en 2018
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Non accompli.

10) Lire un classique de la littérature
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Non accompli.

11) Lire un livre adapté en série télé13 raisons
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13 raisons, par Jay Asher (Lire mon avis)

12) Lire une biographie
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Non accompli.

13) Lire de la poésieRobe et abrupt rocheux
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Robe et abrupt rocheux, par Sylvie Gendron (Lire mon avis)

14) Lire un livre jeunesseA silent voice Tome 1
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
A silent voice, tome 1, par Yoshitoki Oima (Lire mon avis)
Royales, par Camille Versi
La Sélection, tome 1, par Kiera Cass

15) Lire une dystopieLa sélection
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
La Sélection, tome 1, par Kiera Cass (Lire mon avis)
Royales,
par Camille Versi
Player one
, par Ernest Cline

Vingt-trois prostituées16) Lire… mais pour les plus de 18 ans!
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Vingt-trois prostituées, par Chester Brown (Lire mon avis)

17) Lire un livre d’un auteur d’origine africaine
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Non accompli.

Éloge du génie créateur de la société civile18) Lire un livre politique
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Éloge du génie créateur de la société civile, par Pierre Rabhi (Lire mon avis)

19) Lire un roman épistolaire
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Non accompli.

20) Lire un roman policier
Pour découvrir les suggestions de la revue Les Libraires, c’est ICI.
Non accompli.

21) Lire un roman de SFPlayer one
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Player one, par Ernest Cline (Lire mon avis)
Royales,
 par Camille Versi
La Sélection, tome 1, par Kiera Cass

Et voilà!
Cela va me faire beaucoup de lecture, mais cela va aussi me faire lire un peu de tout. N’empêche, bien que je vais tenter de faire au mieux, je ne suis pas certaine d’arriver à combler toutes les catégories. J’ai beaucoup de livre dans ma pile à lire, il est vrai. Toutefois, je n’ai pas un livre pour chaque défi. Mon premier défi sera donc de réussir au moins une dizaine de défis sur les 21. Une fois cette étape passée, j’aviserai pour la suite. 😉
Et vous, allez-vous essayer un peu avec moi? 🙂

Mise à jour : Nous sommes le 31 août et je juge que le défi de l’été est donc terminé pour moi. J’ai réussi à atteindre mon objectif, soit de dépasser le cap des dix défis accomplis… j’en ai réalisé quatorze! C’est pas trop mal, je trouve, considérant que j’ai aussi lu d’autres livres pour le plaisir. 🙂 J’ai bien apprécié d’être en partie guidée dans le choix de mes lectures. Ça m’a permis de varier les genres! 😉

 

 

 

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