Autobiographie

Ici se retrouvent les livres autobiographiques, c’est-à-dire les livres qui racontent la vie, ou un moment de celle-ci, de l’auteur.

Une plume particulière.

Vautour
Par Christian Mistral

Résumé en quatrième de couverture :

C’est une histoire de trou dans le cœur, un trou de la grosseur d’un dix cents et qui fera mourir Vautour à vingt-sept ans. C’est une ode de l’écrivain-narrateur Mistral à son ami disparu. C’est une tentative pour redonner la vie à ce Vautour qui plane maintenant au-dessus de nos têtes. Mais ce roman parle surtout de l’Amérique, de celle qui se raconte bien des histoires mais qui n’y croit pas toujours.

Mon appréciation :

À vrai dire, lorsque j’ai débuté ce livre, ne sachant pas du tout si j’allais aimer le style d’écriture de l’auteur, j’ai été bien étonnée. En effet, je n’avais lu qu’une page que j’étais déjà intéressée. La façon dont Christian Mistral écrit est venue me chercher, de sorte que je voulais découvrir les autres surprises que sa plume me ferait voir. Justement, pour vous donner un aperçu, je vous mets cet extrait : « J’imaginais, j’oserai dire que je voyais comme très réelle dans le fond obscurci de ma chambre une pièce de dix cents enfler en grondant ses atomes de nickel jusqu’à prendre les colossales proportions d’un paysage métallique et le Blue Nose, le vrai, le Blue Nose grandeur nature, prenait la mer d’argent aqueux et faisait voile vers des rivages spectraux, emportant avec lui dans le secret de sa coque polie l’âme et le nom de mon ami. » (p.14)
Parfois plus dur, plus fort, parfois plus léger, plus drôle… C’est un petit mélange de tout qu’il y a dans ce livre. D’ailleurs, j’aimerais vous faire part d’une phrase qui m’a bien fait rigoler : « J’vais te dire, le pâté chinois, c’est le seul plat qui a le même air à la sortie qu’à l’entrée. » (p.109)
J’ai bien aimé ce livre, qui racontait une partie de la vie de l’auteur, partie reliée à son ami Vautour. Il n’empêche que c’est principalement la plume de Mistral qui me l’a réellement fait apprécier. La raison est sans doute que je ne connaissais aucunement l’auteur auparavant, et comme le livre narre des évènements qu’il a vécus, son parcours littéraire un peu aussi, il me semble que j’aurais encore plus apprécié ces moments en en ayant déjà une petite idée avant. C’est un peu comme si je découvrais l’auteur et sa vie avant de découvrir ses écrits. L’inverse m’aurait sans doute plus plu, mais bon! J’ai tout de même bien aimé. Les phrases passent de longues à courtes, de courtes à longues (très longues, parfois), dans une danse tout-à-fait désordonnées, ce qui y donne son charme. Qui plus est, il arrive aussi qu’elles soient construites un peu dans le désordre aussi, certaines ont des ponctuations inexistantes, etc. À ce niveau, cela sortait de mes habitudes de lectures et c’était très bien de cette façon.
C’était intéressant comme lecture!

Publicités
Catégories : Autobiographie, Biographie, Contemporain/Réaliste, Livres adultes | Étiquettes : , | Poster un commentaire

De quoi bouleverser…

PatientsPatients
Par Grand Corps Malade (Fabien Marsaud, slameur)

Résumé en quatrième de couverture :

« J’ai envie de vomir.
J’ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu’ils soient. J’ai mal au coeur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture… Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c’est un vrai calvaire.
Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l’ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l’ambulancier qui s’affaire au-dessus de moi; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d’autres trucs bizarres. Il a de l’eau qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse.
Je sors tout juste de l’hôpital où j’étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd’hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés…
Bref, je sens qu’on va bien s’amuser. »

Mon appréciation :

Je crois bien que Patients est le premier livre de style autobiographique que je lis. Et je ne m’y attendais pas du tout (en fait, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre lorsque j’ai débuté ma lecture), mais suite à celle-ci, je fus chamboulée un bon moment, incapable de trouver mes mots pour dire, même à mon copain, comment je me sentais et qu’est-ce qui, de ce que je venais de lire, m’avait rendue ainsi. Dans le tout premier livre en prose de Grand Corps Malade, il ne raconte pas sa vie de sa naissance à son succès au niveau du slam, mais il nous narre plutôt un passage de son existence. Il nous présente son passage en centre de rééducation, là où il se verra forcé de faire énormément d’efforts pour recommencer tranquillement à remuer ses membres (il avait heurté le fond d’une piscine et s’était déplacé les vertèbres), là où il fera diverses rencontres et là où il prendra conscience de certaines choses que la vie décide de mettre sur notre chemin.
J’ai dévoré ce livre. J’étais si absorbée que j’en tournais les pages rapidement, inlassablement, pour y découvrir ce que nous y partage Fabien. Patients est le récit de son expérience en centre, où il y débute en tant que tétraplégique. C’est le récit de ses efforts pour retrouver une partie de sa mobilité, pour retrouver son autonomie suite à l’accident. Mais Patients, c’est aussi le récit de rencontres de gens auxquels la vie n’a pas tout donné, autre que des difficultés. Des gens que Fabien côtoiera quelques mois, des gens avec qui il partagera nombre d’anecdotes, de rigolades, de moments plus difficiles.
Ma lecture était extraordinaire. Partagée entre les moments où l’on me racontait comment se déroulait la vie dans un centre de rééducation, avec ses routines, ses hauts et ses bas (nombreux), et entre ceux où me furent exprimés les moments cocasses de ce passage, j’y ai trouvé mon compte d’émotions. J’ai raffolé de chaque mot, et ce jusqu’à la toute fin. Parlant de la finale, c’était aussi la dernière goutte qui a terminé de venir creuser dans mon émoi. J’ai terminé ma lecture avec, à la fois une touche de tristesse quant à un certain fait, et à la fois avec une touche de tendresse où on y sent tout l’amour que porte Grand Corps Malade pour tous ces visages qu’il a côtoyés et qu’il n’oubliera jamais.
Un récit si véridique qu’on le sent jusqu’au fond de nous-mêmes. Un récit empreint d’humour, d’attention, de difficultés, de rencontres… de la vie, quoi.

Catégories : Autobiographie, Livres adultes | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :