Aventure

Un voyage qui ne laisse pas indifférent

Désert

Par J.M.G. Le Clézio

Résumé en quatrième de couverture :

La toute jeune Lalla a pour ancêtres les « hommes bleus », guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers « leur » désert, l’exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n’éteint sa foi religieuse et sa passion du désert.

Mon appréciation :

Le récit de Désert se divise en deux trames narratives : celle de Lalla et celle d’une caravane dans le désert qui est composée des hommes bleus. On reconnaît les chevauchements de récits par la mise en page du texte, qui présente plus de blanc dans les parties concernant les hommes bleus, ancêtres de Lalla.
Lors de ma lecture, j’ai préféré tous les passages qui concernaient davantage Lalla. Ceux-ci étaient beaucoup plus faciles à lire, puisqu’ils contenaient un récit plus accessible et linéaire. Comme le résumé l’indique, la jeune femme quitte le désert pour la ville. Par contre, j’aurais bien aimé que son voyage dans le désert s’étende sur une plus longue période (et donc plus de pages), car j’adorais découvrir ce lieu que je ne maîtrise pas du tout. Selon moi, c’était la partie la plus intéressante de son périple.
Du côté des personnages, j’ai bien aimé la naïveté de celui de Lalla. Nous étions en présence d’une femme ayant tout à découvrir du monde et qui doit encore tout apprendre. Elle est également intéressante par la luminosité qu’elle dégage. Même dans la ville grise, Lalla évoque le soleil et le sable désertiques. Elle possède aussi un tempérament particulier qui fait qu’elle ne semble jamais s’attacher aux choses. Lalla est presque un phénomène en soi. Mis à part elle, il y a aussi Radicz, un jeune voleur, qui est intéressant. On se plait à le découvrir, et ce, jusqu’à sa surprenante fin. À ce moment, on s’arrête, on devient muet. Je vous laisse découvrir pourquoi.
Finalement, j’ai bien aimé l’importance accordée aux légendes dans le bidonville de Lalla. Il en va de même pour l’omniprésence des cinq sens et des descriptions d’époustouflants décors à la faune et à la flore fascinants. Désert est un roman de voyage assez plaisant. Ce n’est pas du tout mon préféré, mais j’ai su y apprécier bon nombres d’éléments en m’interrogeant sur la profondeur du texte.

Publicités
Catégories : Aventure, Historique, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Une aventure étonnante!

Les trente-neuf marches

Par John Buchan

Résumé en quatrième de couverture :

Richard Hannay, ancien ingénieur des mines en Afrique du Sud, périt d’ennui dans sa garçonnière londonienne. Tard dans la nuit, un inconnu tambourine à sa porte, affolé, et le conjure de l’aider. Il se dit poursuivi par les agents de la Pierre-Noire, une organisation secrète ultra-puissante qui fomente un complot diabolique pour mettre l’Europe à feu et à sang. Avant que Hannay n’ait pu enregistrer toutes ces informations invraisemblables, le visiteur est poignardé, laissant derrière lui un message codé : « Les trente-neuf marches. Haute mer à 22h17 »…

Mon appréciation :

Au cégep, je suis allée voir la pièce de théâtre des 39 marches. Puis, j’ai appris qu’il y avait un film, et je ne l’ai toujours pas vu. Par contre, quand j’ai appris qu’il y avait un roman avant toutes ces adaptations, et que je pouvais le lire pour un travail scolaire, je me suis dit « pourquoi pas ». Pourquoi ne pas découvrir le avant du film, le avant de la pièce? J’ai sauté sur l’occasion.
J’ai bien aimé que l’histoire diffère de la pièce de théâtre sur de nombreux points. Je lisais quelque chose de nouveau et d’intrigant. J’étais la proie de plusieurs surprises tout au long de ma lecture. Je ne pouvais anticiper la suite.
J’ai beaucoup apprécié le personnage de Hannay. Il avait quelque chose de bien sympathique, et ses talents m’amusaient. Poursuivi par les hommes de la Pierre-Noire, Hannay a usé d’un grand nombre de stratagèmes pour berner ses ennemis, sans oublier ses compétences physiques (dont un très bon cardio). C’est surtout grâce à ce personnage que j’ai été surprise du déroulement des événements. L’homme arrivait à se sortir de situations très complexes de toutes sortes de manières. Rusé, mais aussi bon comédien, il se faisait toujours (ou presque) des amis pour l’aider.
L’histoire en soi était intéressante, bien que j’ai moins apprécié les parties où il était question de politique. Je préférais de loin les poursuites. 😛 Il n’empêche, j’aimais bien l’idée de complot, que seul Hannay semblait assez compétent pour déjouer.
Les chapitres étaient un peu longs, mais l’écriture était assez simple pour être bien comprise. Une grande importance était accordée aux descriptions, mais cela n’était pas trop lourd. Au contraire, pour bien sentir le sentiment d’aventure que vivait Hannay, les descriptions de paysages étaient pertinentes. Celles des vêtements et des esthétiques des protagonistes l’étaient tout autant afin de renforcer l’idée de tromperie et de comédie que se jouaient les personnages entre eux.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un très agréable moment. Peut-être écouterai-je le film, histoire d’avoir parcouru l’univers en entier. 😉

Catégories : Aventure, Livres adultes, Policier | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un sombre univers

Méridien de sang

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

Dans les années 1850, un gamin de quatorze ans part au Texas rejoindre une bande de chasseurs payés pour exterminer les Indiens. Au milieu du désert, la loi n’existe plus. À ce jeu de massacre, seuls survivent ceux qui parviennent à éveiller la plus profonde et la plus intime sauvagerie… Avec cet anti-western basé sur des faits réels, l’auteur nous livre un de ses plus grands romans : noir, lyrique et violent.

Mon appréciation :

C’est le troisième livre de Cormac McCathy que j’ai la chance de lire. J’avais bien aimé La route et Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (l’un au secondaire, l’autre au cégep, et maintenant à l’université). J’avais donc quelques attentes en commençant celui-ci, cela va de soi.
Au début de ma lecture, j’étais bien contente de renouer avec la plume de l’auteur. Il y a un rythme très intéressant qui ponctue la narration. J’aimais aussi beaucoup retrouver l’ambiance apocalyptique de ses univers. Les personnages évoluent dans un univers où la violence fait rage et où il n’est pas utile de justifier un meurtre perpétué sous l’impulsion. Dans Méridien de sang, les massacres sont choses courantes. C’est la norme, bien que cela détruise bon nombre de vies.
Côté ambiance, j’ai aussi beaucoup apprécié les lieux désertiques. Ayant déjà lu d’autres livres qui prennent place dans le désert, j’avais quelques connaissances qui approfondissaient les difficultés reliées à ce milieu. Outre les guerres qui meublent l’époque du roman, le désert est un autre combat qui s’ajoute à la liste pour les nombreux protagonistes.
Parlant de ces personnages, je dois dire que je m’y suis un peu perdue. Au commencement, nous suivons les aventures d’un gamin. Puis, plus le récit avance, plus ce jeune s’efface souvent (il ne parle que rarement) au détriment de ses compatriotes. Bien entendu, d’autres protagonistes étaient intéressants, comme celui du juge, qui semblait avoir un passé énormément complexe et mystérieux. Néanmoins, la multitude de personnages a fait que je m’égarais. Heureusement, presque, que certains mourraient et que cela diminuait l’étendue du groupe.
Enfin, j’ai trouvé intéressant la manière dont la thématique de l’aventure était amenée. Le gamin quitte tout pour s’embarquer dans une aventure dont il ne peut imaginer où elle va le mener. Toutefois, il ne s’interroge aucunement et ne fait que suivre sa lancée. Au final, c’est la vie même du personnage qui est devenue une aventure.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Altérations du monde

L’amélanchier

Par Jacques Ferron

Résumé en quatrième de couverture :

Léon de Portanqueu, esquire, a partagé le monde en deux : d’un côté, le sous-bois où fleurit chaque année l’amélanchier, se transformant l’espace d’une courte saison en feu d’artifice; et de l’autre, le monstrueux boulevard et ses gratte-ciel. Sa fille Tinamer, avant de traverser « du mauvais côté des choses », croisera, entre autres, Maître Petroni, soi-disant propriétaire des lieux, Monsieur Northrop, qui fut autrefois lapin, et Coco, l’éternel enfant prisonnier du Mont-Thabor. C’est du haut de ses vingt ans qu’elle retourne sur cette période bénie où l’innocence donnait à toute chose sa magie.

Mon appréciation :

Ce récit, qui raconte la perception du monde qu’a une enfant, regorge d’éléments intéressants. Malheureusement, je n’étais pas entièrement présente lorsque j’ai lu ce roman, étant plongée dans mes travaux de session. Je crois donc avoir laissé passé l’essentiel du texte, ce qui fait que je ne l’ai pas autant apprécié que je l’aurais pu.
Je n’ai pas réussi à tout saisir, puisque j’avais du mal à me retrouver dans cet univers onirique et enfantin, néanmoins, j’ai pu observer certaines choses intéressantes.
Tout d’abord, il y a les parallèles avec Alice au pays des merveilles, clins d’oeils que nous ne pouvons éviter. Tinamer rencontre Monsieur Northrop, un personnage qui était lapin et dont la notion du temps est assez importante. Le lecteur se rappelle alors le lapin qu’Alice rencontre, alors qu’il est désespérément en retard.
Autrement, l’intérêt du récit réside probablement en le monde enfantin que se crée Tinamer dans sa jeunesse, monde peuplé de personnages étranges qui s’inspirent d’éléments culturels et des récits de ses parents. Puis, enfin, la destruction de cet univers enchanteur lorsque la petite grandit et entre tranquillement dans le monde des adultes.
Je m’arrête ici, ayant attendu bien trop longtemps avant d’écrire mon avis sur ce livre. Je  ne me souviens que de peu d’autres choses et je crois sincèrement que cette œuvre a encore pleins de secrets à dévoiler. Peut-être devrai-je en refaire une lecture plus éveillée lorsque l’occasion se présentera.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

Catégories : Aventure, Contemporain/Réaliste, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Des personnages qui captent l’intérêt

Les marches de sable

Par Andrée Chedid

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman se situe dans l’Égypte du IVe siècle et, pourtant, les questions qu’il pose demeurent universelles, atemporelles et sans réponse. Quelle est la position de l’homme face au divin, au temps, à la mort?
Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s’y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu’ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre.
Mais où mènent les marches de sable? Vers le mirage ou l’oasis?

Mon appréciation :

Je suis bien contente d’avoir découvert Andrée Chedid par l’entremise du roman Les marches de sable. Rapidement, j’ai été captivée par ma lecture. Le style d’écriture, l’histoire et les personnages m’ont bien plu.
Il y a d’abord la petite Cyre, qui a eu une vie difficile et qui a fait vœu de silence en quittant son lieu d’existence pour le désert. Cyre est enjouée et amène la vie dans le paysage désertique et dans sa relation avec les deux autres femmes, Athanasia et Marie. Elle a aussi un petit côté presque magique dans le sens où elle chante de jolies mélodies sans paroles.
Vient ensuite le personnage de Marie, que le désert affecte sans doute le plus. Sa transformation est à la fois physique et psychologique. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais disons que le corps même de Marie devient une représentation du désert. Son apparence change beaucoup et est une bonne source de réflexions.
Athanasia, quant à elle, me semble avant tout plus intéressante par son lien avec le personnage de Thémis, qu’elle a déjà connu avant que le récit ne commence. Cela amène donc quelques questionnements, puisque nous voulons savoir quel est leur passé, mais aussi comment leurs histoires vont se terminer.
Indépendamment les uns des autres, chaque protagoniste est intéressant et intrigant. Réunis, ce sont leurs liens, leurs relations et leurs transformations qui prennent le dessus et activent le goût à la lecture. J’aimais beaucoup les découvrir individuellement et aussi collectivement.
Enfin, la finale du roman m’a bien plu pour diverses raisons. Les choix de l’auteure, d’abord, mais aussi l’émotion qui s’est amenée. Je vous préviens donc : il y a un passage plutôt émouvant quelques pages avant la fin du livre, livre qui est surtout très coloré le reste du temps.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un amour de dromadaire!

Poussière d’orPoussière d'or
Par Ibrahim Al Koni

Résumé en quatrième de couverture :

Fils d’un noble touareg du Sahara, Oukhayyed reçoit à sa majorité un méhari tacheté, d’une beauté unique mais fragile : le tacheté contracte la gale lors de ses aventures amoureuses. Au terme d’une traversée initiatique du désert, le jeune homme trouve l’herbe du diable qui le guérit. Mais il doit le castrer, en mesure d’expiation, et expier lui-même pour la série de fautes qu’il commet : une promesse non tenue à la déesse Tanit; son mariage avec Ayour et son bannissement de la tribu; la mise en gage du beau méhari; enfin l’échange de sa femme et de son fils contre l’animal et la liberté. Le sac de poussière d’or qu’on lui donne à son insu parachève sa malédiction. Élément corrupteur de la beauté du dromadaire, cette poussière d’or crée le plus grand scandale qu’ait connu le désert.
De nouveau seul avec son méhari, dans des paysages d’une puissante poésie, Oukhayyed ne peut que retarder le moment où il devra payer le prix du déshonneur, sans doute, mais surtout de la beauté absolue et de la liberté dont il a fait le choix.

Mon appréciation :

Ma foi, je ne pensais jamais lire un roman mettant en scène un chameau aussi présent! Et je suis bien contente de cette découverte qui me sortait totalement de mes lectures habituelles.
Poussière d’or est un livre qui se lit bien. L’écriture est fluide et la plume de l’auteur est intéressante.
Le lecteur plonge dans le désert avec les personnages et le méhari. Si l’on ne connaît pas beaucoup ce genre d’endroits et les traditions que l’on peut y retrouver, comme c’est le cas pour moi, on peut avoir un peu de mal à suivre l’importance de ces traditions. Cependant, il est intéressant d’en apprendre à ce sujet. Du moins, cela m’a donnée envie de les découvrir dans d’autres romans en plongeant au cœur de cette ambiance.
Si j’ai eu un peu de difficulté à comprendre comment Oukhayyed pouvait autant s’attacher à son animal, j’ai beaucoup aimé leur complicité. On aurait pu croire qu’ils échangeaient réellement entre eux et qu’ils étaient capables de déchiffrer leurs pensées et leurs sentiments respectifs. Le personnage Oukhayyed traduisait les pensées de son compagnon par l’analyse de ses expressions et de son comportement.
Dans l’ensemble de ma lecture, j’ai davantage préféré les scènes où les protagonistes démontraient leur force et leur endurance. Ils traversent de dures épreuves et n’abandonnent pas pour autant leurs objectifs. L’un et l’autre se soutiennent, et c’était tout à fait intéressant de ressentir cette relation dans le récit.
J’ai bien apprécié ma lecture, si ce n’est que j’ai trouvé la fin un peu particulière et dommage que le résumé en dévoile beaucoup sur les événements qui se déroulent dans le roman. C’était une découverte intéressante.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un voyage dans le passé.

Cinq semaines en ballon

Par Jules Verne

Résumé en quatrième de couverture :

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d’imprévu et de péripéties.
Ce roman passionnera ceux qui s’intéressent aux débuts de l’aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l’humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant, en France d’abord, puis dans le monde.

Mon appréciation :

En commençant ma lecture, il a fallu que je me replonge dans l’époque passée de Jules Verne. Les moments où j’ai eu le plus de difficultés à m’intégrer au récit étaient lorsqu’il était question de distances, de lieux géographiques (je suis habituée aux noms que l’on connaît aujourd’hui des lieux en Afrique) et de races. Ce dernier point, l’évocation des races, n’était pas des plus divertissants. Il y avait une grande part de racisme dans le voyage des personnages. Il faut dire qu’on en a fait du chemin depuis cette époque.
Sinon, j’ai assez bien apprécié ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y plonger au départ, mais j’ai fini par être curieuse de découvrir comment se terminerait le voyage aérien des trois compagnons dès lors qu’ils ont affrontés des difficultés majeures. Et il faut dire que cela a malheureusement pris un peu de temps avant de se produire. Après tout, les protagonistes font une traversée aérienne dans le but d’éviter le plus de dangers possibles.
Bien que j’aie moins aimé la présence du racisme, j’ai apprécié lire la vision qu’avaient les personnages de l’Afrique à cette époque. C’était vraiment comme si je faisais un bond dans le temps et que j’étais à bord de la nacelle moi aussi.
Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture. Par contre, comme je l’ai mentionné, j’ai préféré le roman au moment où les personnages éprouvaient de réelles difficultés qui pouvaient contrecarrer complètement le voyage. Il y avait alors plus d’action et j’étais davantage captivée.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un roman pas comme les autres!

Les Traqueurs

Par Antoine Bombrun

Résumé du site L’Attelage :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.
Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots!

Mon appréciation :

Si le titre de cet article précise que ce fut une lecture qui n’était pas comme les autres, eh bien, c’est parce que c’est le cas. Tout du moins, Les Traqueurs ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà lu auparavant… et j’ai bien aimé découvrir cette différence.
Tout d’abord, c’était la première fois que je lisais un roman à la deuxième personne qui n’était pas un livre dont vous êtes le héros. Cela m’a plu et, tout au long du livre, je me demandais qui était ce « je » qui nous parlait et nous racontait cette histoire. Cette intrigue se résout seulement dans le dernier cinquième du roman, alors cela m’a intriguée longtemps! 😛 Après un certain temps, on découvre que ce « je » est en fait une voix dans le même corps que Shiujih (le « tu », et donc le lecteur). Mais la question de son identité reste, comme je l’ai spécifié, un bon moment.
Lorsque l’on commence la lecture, Shiujih est très peu bavard. Ce sont les moments où je préférais sa personnalité, puisque cela me mettait vraiment dans le rôle de spectatrice, comme si je ne faisais que me trouver sur les lieux des événements. Cela donnait un esprit calculateur au protagoniste, comme s’il ne fallait que dire et faire le strict minimum. J’ai bien aimé cet aspect. Parfois, j’avais même l’impression de me retrouver dans un jeu vidéo à la première personne, tellement j’avais la sensation d’être plongée dans l’univers des Traqueurs.
Si j’ai apprécié le personnage de Shiujih, j’ai aussi apprécié les deux autres hommes qui l’accompagnaient : le vieux Thief et Rhyunâr l’impulsif. J’ai trouvé que le mélange de la personnalité de chacun permettait la création d’un bon équilibre. Thief est attachant, et Rhyunâr permet d’amener à l’histoire une bonne part de violence qui rend bien compte de la cruauté de l’univers dans lequel chacun évolue.
J’ai moins aimé l’intérêt de Shiujif pour la petite Noisette, rescapée du meurtre violent de sa communauté par Rhyunâr (celui-ci préfère tuer les enfants que de les aimer). Les douceurs du premier personnage me paraissaient un peu drôles à lire. Je ne me serais pas plainte de l’absence de la petite, qui ne m’a pas donné l’impression d’être très utile au récit.
Concernant la trame de l’histoire en général, j’avoue que mon intérêt a été capté facilement. Je me demandais quelle sorte d’humains ou de créatures étaient les trois Traqueurs, mais aussi comment allait évoluer la quête qu’ils s’étaient donnée. La finale de celle-ci m’a fait un drôle d’effet, mais ne m’a pas totalement déplu pour autant, étant donné qu’elle était tout de même bien mouvementée.
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la construction du récit. Les descriptions permettaient de bien s’imprégner de l’ambiance, qui était alors à la fois tangible et horrifique. De plus, la présence d’analepses disséminées dans le livre était bien calculée. En effet, elles permettaient de comprendre le passé de Shiujih aux bons moments. Parmi tout cela étaient présentes quelques illustrations bienvenues. Leur coloration accentuaient l’ambiance lors de la lecture.
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et découvrir la plume particulière d’Antoine Bombrun. Je serais curieuse de lire ses autres écrits! Seront-ils à la hauteur de la découverte que fut Les Traqueurs pour moi?

Catégories : Aventure, Fantastique, Fantasy ou merveilleux, Livres adultes | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

Une suite qui n’étonne pas.

Ce qui se passe au congrès… reste au congrès!

Par Amélie Dubois

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

À peine six mois après être revenues d’un voyage au Mexique ayant frôlé la catastrophe, Caroline, Katia et Vicky reprennent la route, cette fois vers la ville de Québec afin de prendre part à un banal congrès sur l’éducation. Que ce soit pour s’offrir une pause de leur vie quotidienne ou pour profiter d’un petit congé aux frais de la commission scolaire, nos trois enseignantes partent le coeur léger, avec l’objectif avoué de se faire plaisir. Fail!
En quittant les lieux quatre jours plus tard, un peu sous le choc, les trois amies se promettront de ne JAMAIS rien dire à personne au sujet de ce qui s’est passé à ce congrès de malheur.
Vêtues en femmes d’affaires ou en tenue de soirée, derrière un loup-masque ou les yeux rougis par toutes sortes d’abus, le plaisir semble avoir rimé une fois de plus avec les regrets pour nos trois congressistes. En les suivant dans leurs déboires, parfois pathétiques mais toujours comiques, vous verrez à quel point le karma n’oublie jamais, et vous vous réjouirez de ne pas être à leur place!
« Bon congrès à tous! »

Mon appréciation :

J’ai avant tout plongé dans cette suite de Ce qui se passe au Mexique… reste au Mexique! parce que le livre trônait sur l’une de mes nombreuses tablettes. J’étais un peu inquiète de voir une parfaite répétition de ce premier roman. Et, malgré quelques différences, cela a été un peu le cas.
Tout d’abord, si l’idée qu’a eue l’auteure Amélie Dubois de raconter ces séjours abracadabrants par plusieurs analepses (retours en arrière) est intéressante, cela amène de nombreuses répétitions. Ces répétitions alourdissent le texte et y ajoutent des longueurs. Cela m’a donné envie de lire les paragraphes répétés d’une rapide diagonale. Ces passages revisités par le point de vue d’un autre personnage amenaient des éléments superflus, à mon avis.
Encore une fois, les trois femmes ont un « voyage » qui se trouve à devenir très arosé en terme d’alcool et de galipettes. Si j’ai aimé retrouver le personnage de Marc, un collègue de travail, je trouvais sa présence un peu redondante. Il faut dire qu’il est bien souvent présenté de façon à ce qu’on ne l’apprécie pas énormément.
La plus grande différence que j’ai notée concerne les ébats sexuels d’un des personnages. J’y ai trop sentie l’influence de la trilogie Cinquante nuances avec les jeux de pouvoirs sexuels. Ce n’était donc pas une variante qui m’a plu, malheureusement.
Ainsi, il n’y avait rien de bien nouveau par rapport au premier roman de la série. L’histoire était calquée sur le même principe que le volume précédent. Tout de même, il reste que ce sont des livres qui ont le mérite de bien se lire.
L’aventure se poursuit avec Ce qui se passe à Cuba… reste à Cuba!

Catégories : Aventure, Contemporain/Réaliste, Humour, Livres adultes | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :