Aventure

Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

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Des personnages qui captent l’intérêt

Les marches de sable

Par Andrée Chedid

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman se situe dans l’Égypte du IVe siècle et, pourtant, les questions qu’il pose demeurent universelles, atemporelles et sans réponse. Quelle est la position de l’homme face au divin, au temps, à la mort?
Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s’y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu’ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre.
Mais où mènent les marches de sable? Vers le mirage ou l’oasis?

Mon appréciation :

Je suis bien contente d’avoir découvert Andrée Chedid par l’entremise du roman Les marches de sable. Rapidement, j’ai été captivée par ma lecture. Le style d’écriture, l’histoire et les personnages m’ont bien plu.
Il y a d’abord la petite Cyre, qui a eu une vie difficile et qui a fait vœu de silence en quittant son lieu d’existence pour le désert. Cyre est enjouée et amène la vie dans le paysage désertique et dans sa relation avec les deux autres femmes, Athanasia et Marie. Elle a aussi un petit côté presque magique dans le sens où elle chante de jolies mélodies sans paroles.
Vient ensuite le personnage de Marie, que le désert affecte sans doute le plus. Sa transformation est à la fois physique et psychologique. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais disons que le corps même de Marie devient une représentation du désert. Son apparence change beaucoup et est une bonne source de réflexions.
Athanasia, quant à elle, me semble avant tout plus intéressante par son lien avec le personnage de Thémis, qu’elle a déjà connu avant que le récit ne commence. Cela amène donc quelques questionnements, puisque nous voulons savoir quel est leur passé, mais aussi comment leurs histoires vont se terminer.
Indépendamment les uns des autres, chaque protagoniste est intéressant et intrigant. Réunis, ce sont leurs liens, leurs relations et leurs transformations qui prennent le dessus et activent le goût à la lecture. J’aimais beaucoup les découvrir individuellement et aussi collectivement.
Enfin, la finale du roman m’a bien plu pour diverses raisons. Les choix de l’auteure, d’abord, mais aussi l’émotion qui s’est amenée. Je vous préviens donc : il y a un passage plutôt émouvant quelques pages avant la fin du livre, livre qui est surtout très coloré le reste du temps.

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Un amour de dromadaire!

Poussière d’orPoussière d'or
Par Ibrahim Al Koni

Résumé en quatrième de couverture :

Fils d’un noble touareg du Sahara, Oukhayyed reçoit à sa majorité un méhari tacheté, d’une beauté unique mais fragile : le tacheté contracte la gale lors de ses aventures amoureuses. Au terme d’une traversée initiatique du désert, le jeune homme trouve l’herbe du diable qui le guérit. Mais il doit le castrer, en mesure d’expiation, et expier lui-même pour la série de fautes qu’il commet : une promesse non tenue à la déesse Tanit; son mariage avec Ayour et son bannissement de la tribu; la mise en gage du beau méhari; enfin l’échange de sa femme et de son fils contre l’animal et la liberté. Le sac de poussière d’or qu’on lui donne à son insu parachève sa malédiction. Élément corrupteur de la beauté du dromadaire, cette poussière d’or crée le plus grand scandale qu’ait connu le désert.
De nouveau seul avec son méhari, dans des paysages d’une puissante poésie, Oukhayyed ne peut que retarder le moment où il devra payer le prix du déshonneur, sans doute, mais surtout de la beauté absolue et de la liberté dont il a fait le choix.

Mon appréciation :

Ma foi, je ne pensais jamais lire un roman mettant en scène un chameau aussi présent! Et je suis bien contente de cette découverte qui me sortait totalement de mes lectures habituelles.
Poussière d’or est un livre qui se lit bien. L’écriture est fluide et la plume de l’auteur est intéressante.
Le lecteur plonge dans le désert avec les personnages et le méhari. Si l’on ne connaît pas beaucoup ce genre d’endroits et les traditions que l’on peut y retrouver, comme c’est le cas pour moi, on peut avoir un peu de mal à suivre l’importance de ces traditions. Cependant, il est intéressant d’en apprendre à ce sujet. Du moins, cela m’a donnée envie de les découvrir dans d’autres romans en plongeant au cœur de cette ambiance.
Si j’ai eu un peu de difficulté à comprendre comment Oukhayyed pouvait autant s’attacher à son animal, j’ai beaucoup aimé leur complicité. On aurait pu croire qu’ils échangeaient réellement entre eux et qu’ils étaient capables de déchiffrer leurs pensées et leurs sentiments respectifs. Le personnage Oukhayyed traduisait les pensées de son compagnon par l’analyse de ses expressions et de son comportement.
Dans l’ensemble de ma lecture, j’ai davantage préféré les scènes où les protagonistes démontraient leur force et leur endurance. Ils traversent de dures épreuves et n’abandonnent pas pour autant leurs objectifs. L’un et l’autre se soutiennent, et c’était tout à fait intéressant de ressentir cette relation dans le récit.
J’ai bien apprécié ma lecture, si ce n’est que j’ai trouvé la fin un peu particulière et dommage que le résumé en dévoile beaucoup sur les événements qui se déroulent dans le roman. C’était une découverte intéressante.

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Un voyage dans le passé.

Cinq semaines en ballon

Par Jules Verne

Résumé en quatrième de couverture :

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d’imprévu et de péripéties.
Ce roman passionnera ceux qui s’intéressent aux débuts de l’aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l’humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant, en France d’abord, puis dans le monde.

Mon appréciation :

En commençant ma lecture, il a fallu que je me replonge dans l’époque passée de Jules Verne. Les moments où j’ai eu le plus de difficultés à m’intégrer au récit étaient lorsqu’il était question de distances, de lieux géographiques (je suis habituée aux noms que l’on connaît aujourd’hui des lieux en Afrique) et de races. Ce dernier point, l’évocation des races, n’était pas des plus divertissants. Il y avait une grande part de racisme dans le voyage des personnages. Il faut dire qu’on en a fait du chemin depuis cette époque.
Sinon, j’ai assez bien apprécié ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y plonger au départ, mais j’ai fini par être curieuse de découvrir comment se terminerait le voyage aérien des trois compagnons dès lors qu’ils ont affrontés des difficultés majeures. Et il faut dire que cela a malheureusement pris un peu de temps avant de se produire. Après tout, les protagonistes font une traversée aérienne dans le but d’éviter le plus de dangers possibles.
Bien que j’aie moins aimé la présence du racisme, j’ai apprécié lire la vision qu’avaient les personnages de l’Afrique à cette époque. C’était vraiment comme si je faisais un bond dans le temps et que j’étais à bord de la nacelle moi aussi.
Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture. Par contre, comme je l’ai mentionné, j’ai préféré le roman au moment où les personnages éprouvaient de réelles difficultés qui pouvaient contrecarrer complètement le voyage. Il y avait alors plus d’action et j’étais davantage captivée.

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Un roman pas comme les autres!

Les Traqueurs

Par Antoine Bombrun

Résumé du site L’Attelage :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.
Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots!

Mon appréciation :

Si le titre de cet article précise que ce fut une lecture qui n’était pas comme les autres, eh bien, c’est parce que c’est le cas. Tout du moins, Les Traqueurs ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà lu auparavant… et j’ai bien aimé découvrir cette différence.
Tout d’abord, c’était la première fois que je lisais un roman à la deuxième personne qui n’était pas un livre dont vous êtes le héros. Cela m’a plu et, tout au long du livre, je me demandais qui était ce « je » qui nous parlait et nous racontait cette histoire. Cette intrigue se résout seulement dans le dernier cinquième du roman, alors cela m’a intriguée longtemps! 😛 Après un certain temps, on découvre que ce « je » est en fait une voix dans le même corps que Shiujih (le « tu », et donc le lecteur). Mais la question de son identité reste, comme je l’ai spécifié, un bon moment.
Lorsque l’on commence la lecture, Shiujih est très peu bavard. Ce sont les moments où je préférais sa personnalité, puisque cela me mettait vraiment dans le rôle de spectatrice, comme si je ne faisais que me trouver sur les lieux des événements. Cela donnait un esprit calculateur au protagoniste, comme s’il ne fallait que dire et faire le strict minimum. J’ai bien aimé cet aspect. Parfois, j’avais même l’impression de me retrouver dans un jeu vidéo à la première personne, tellement j’avais la sensation d’être plongée dans l’univers des Traqueurs.
Si j’ai apprécié le personnage de Shiujih, j’ai aussi apprécié les deux autres hommes qui l’accompagnaient : le vieux Thief et Rhyunâr l’impulsif. J’ai trouvé que le mélange de la personnalité de chacun permettait la création d’un bon équilibre. Thief est attachant, et Rhyunâr permet d’amener à l’histoire une bonne part de violence qui rend bien compte de la cruauté de l’univers dans lequel chacun évolue.
J’ai moins aimé l’intérêt de Shiujif pour la petite Noisette, rescapée du meurtre violent de sa communauté par Rhyunâr (celui-ci préfère tuer les enfants que de les aimer). Les douceurs du premier personnage me paraissaient un peu drôles à lire. Je ne me serais pas plainte de l’absence de la petite, qui ne m’a pas donné l’impression d’être très utile au récit.
Concernant la trame de l’histoire en général, j’avoue que mon intérêt a été capté facilement. Je me demandais quelle sorte d’humains ou de créatures étaient les trois Traqueurs, mais aussi comment allait évoluer la quête qu’ils s’étaient donnée. La finale de celle-ci m’a fait un drôle d’effet, mais ne m’a pas totalement déplu pour autant, étant donné qu’elle était tout de même bien mouvementée.
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la construction du récit. Les descriptions permettaient de bien s’imprégner de l’ambiance, qui était alors à la fois tangible et horrifique. De plus, la présence d’analepses disséminées dans le livre était bien calculée. En effet, elles permettaient de comprendre le passé de Shiujih aux bons moments. Parmi tout cela étaient présentes quelques illustrations bienvenues. Leur coloration accentuaient l’ambiance lors de la lecture.
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et découvrir la plume particulière d’Antoine Bombrun. Je serais curieuse de lire ses autres écrits! Seront-ils à la hauteur de la découverte que fut Les Traqueurs pour moi?

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Une suite qui n’étonne pas.

Ce qui se passe au congrès… reste au congrès!

Par Amélie Dubois

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

À peine six mois après être revenues d’un voyage au Mexique ayant frôlé la catastrophe, Caroline, Katia et Vicky reprennent la route, cette fois vers la ville de Québec afin de prendre part à un banal congrès sur l’éducation. Que ce soit pour s’offrir une pause de leur vie quotidienne ou pour profiter d’un petit congé aux frais de la commission scolaire, nos trois enseignantes partent le coeur léger, avec l’objectif avoué de se faire plaisir. Fail!
En quittant les lieux quatre jours plus tard, un peu sous le choc, les trois amies se promettront de ne JAMAIS rien dire à personne au sujet de ce qui s’est passé à ce congrès de malheur.
Vêtues en femmes d’affaires ou en tenue de soirée, derrière un loup-masque ou les yeux rougis par toutes sortes d’abus, le plaisir semble avoir rimé une fois de plus avec les regrets pour nos trois congressistes. En les suivant dans leurs déboires, parfois pathétiques mais toujours comiques, vous verrez à quel point le karma n’oublie jamais, et vous vous réjouirez de ne pas être à leur place!
« Bon congrès à tous! »

Mon appréciation :

J’ai avant tout plongé dans cette suite de Ce qui se passe au Mexique… reste au Mexique! parce que le livre trônait sur l’une de mes nombreuses tablettes. J’étais un peu inquiète de voir une parfaite répétition de ce premier roman. Et, malgré quelques différences, cela a été un peu le cas.
Tout d’abord, si l’idée qu’a eue l’auteure Amélie Dubois de raconter ces séjours abracadabrants par plusieurs analepses (retours en arrière) est intéressante, cela amène de nombreuses répétitions. Ces répétitions alourdissent le texte et y ajoutent des longueurs. Cela m’a donné envie de lire les paragraphes répétés d’une rapide diagonale. Ces passages revisités par le point de vue d’un autre personnage amenaient des éléments superflus, à mon avis.
Encore une fois, les trois femmes ont un « voyage » qui se trouve à devenir très arosé en terme d’alcool et de galipettes. Si j’ai aimé retrouver le personnage de Marc, un collègue de travail, je trouvais sa présence un peu redondante. Il faut dire qu’il est bien souvent présenté de façon à ce qu’on ne l’apprécie pas énormément.
La plus grande différence que j’ai notée concerne les ébats sexuels d’un des personnages. J’y ai trop sentie l’influence de la trilogie Cinquante nuances avec les jeux de pouvoirs sexuels. Ce n’était donc pas une variante qui m’a plu, malheureusement.
Ainsi, il n’y avait rien de bien nouveau par rapport au premier roman de la série. L’histoire était calquée sur le même principe que le volume précédent. Tout de même, il reste que ce sont des livres qui ont le mérite de bien se lire.
L’aventure se poursuit avec Ce qui se passe à Cuba… reste à Cuba!

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Un voyage en mer…

Océan mer

Par Alessandro Baricco

Résumé en quatrième de couverture :

Au bord de l’océan, à la pension Almayer, « posée sur la corniche ultime du monde », se croisent sept personnages au destin étrange et romanesque, sept naufragés de la vie qui tentent de recoller les morceaux de leur existence. Mais leur séjour est bouleversé par le souvenir d’un hallucinant naufrage d’un siècle passé et la sanglante dérive d’un radeau. Et toujours, la mer, capricieuse et fascinante…
Avec une époustouflante maîtrise, Alessandro Baricco nous offre à la fois un roman à suspense, un livre d’aventures, une méditation philosophique et un poème en prose.

Mon appréciation :

Après avoir craqué pour le texte de Novecento : pianiste, je n’allais pas refuser la lecture d’un autre roman de l’auteur Alessandro Baricco. L’occasion s’est présentée et j’ai entamé ma lecture avec plaisir.
Comme dans l’autre livre de l’auteur, le rythme de l’écriture est varié et fort intéressant. Il se fond dans l’ambiance même du texte. Par contre, si cette belle plume permet la visualisation d’images merveilleuses, ce sont surtout les personnages du récit qui importent. En effet, chacun meuble le récit pour en faire un tout.
Il faut dire qu’il y a beaucoup de personnages dans Océan mer. Au début de la lecture, il n’est pas évident de tous les retenir. Cependant, peu à peu, on les distingue et on commence à les apprécier. On se rend également compte de tout l’intérêt qu’ils contiennent. Par la même occasion, comme il se trouve que tous les personnages ont un lien qui les relie entre eux, l’image évoquée par l’océan est renforcée.
Parce que cette idée aquatique mène le roman du début à la fin, elle transparaît dans les belles images qu’elle évoque ou dans la construction même des personnages. Par exemple, il y a le personnage de Plasson, un peintre, qui installe sa toile devant la mer et se met à la peindre avec l’eau de sorte que toutes ses toiles, en même temps d’être très significatives, restent blanches. La diversité de l’océan est aussi évoquée dans l’amalgame des différents genres littéraires qui sont utilisés pour narrer le récit. Cela donne un effet tout à fait plaisant.
De plus, j’ai bien apprécié le personnage de Bartleboom. Ce dernier était très divertissant avec sa quête amoureuse! (Je ne vous en dis pas plus, vous pourrez ainsi lire le tout et découvrir ce qu’il en est par vous-même.)
Finalement, la finale abstraite m’a ravie, puisqu’elle laisse libre cour à une interprétation personnelle.

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Un mélange intéressant d’amour, d’humour et d’aventures!

L’empire des anges

Par Bernard Werber

Résumé en quatrième de couverture :

Que pensent les anges de nous?
Que peuvent-ils faire pour nous aider?
Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges.
Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie.
Ses moyens d’action : les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats.
Que faire pour leur montrer la voie du bonheur?
Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant?
Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour.

Mon appréciation :

Avant tout, j’ai lu ce roman de Bernard Werber sans n’en avoir lu aucun autre de lui auparavant. Je plongeais donc totalement dans un nouvel univers, celui des Thanatonautes. L’empire des anges fait partie de la série des Thanatonautes. Heureusement, il n’est pas crucial d’avoir lu les autres romans avant d’entamer celui-ci. Il y a quelques références aux événements s’étant déroulés dans les aventures précédentes du personnage de Michael Pinson, mais elles ne désorientent pas et il est possible de comprendre globalement de quoi il retourne avec les quelques éléments de résumé qui parsèment le bouquin. En fait, cela donne surtout envie de découvrir les autres volumes afin d’en savoir plus sur l’existence de Michael Pinson et de ses compagnons.
J’ai pris plaisir à lire ce roman, puisqu’il est parsemé d’humour. L’humour est présent en de nombreux endroits, mais ce que je trouvais le plus comique, c’était lorsqu’il y avait des paragraphes de textes qui répertoriaient les propos d’ « individus interrogés dans la rue au hasard d’un micro-trottoir ». Il était demandé à ces passants ce qu’ils pensaient de la vie après la mort, entre autres. Ces personnages figurants n’apportent rien du tout à l’histoire, étant donné qu’il n’y a rien de scientifique dans leurs propos. Il n’empêche que c’était amusant à lire, justement parce que cela donnait l’impression d’apparaître de nulle part.
J’ai beaucoup aimé suivre les existences des trois âmes dont Michael Pinson devait s’occuper. C’est sans doute parce que je ne connaissais pas les autres aventures du personnage principal que j’ai eu cet intérêt, d’autant plus que nous suivons la vie complète de ces trois âmes, de leur naissance dans un corps jusqu’à leur mort. À chaque moment qu’un chapitre les concernait, je le lisais avec avidité.
Et c’est d’ailleurs ce qui était intéressant dans ce roman : les chapitres sont courts et s’enchaînent rapidement. Chaque chapitre est bref et est centré sur un élément en particulier, que ce soit une âme, Michael Pinson, le Paradis ou bien l’encyclopédie d’Edmond Wells, l’instructeur de Michael. Son encyclopédie se veut une sorte de document sur le lieu où se retrouvent les anges gardiens qui ont pour rôle de diriger les âmes et de les élever. Cependant, Edmond Wells finit par se laisser aller, ce qui fait de son encyclopédie un document qui n’est pas toujours sérieux et qui ne garde pas constamment le même sujet.
En bref, c’est une lecture très amusante et diversifiée de par la forme qui est donnée au texte. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je compte bien trouver l’occasion de lire un autre ouvrage de Bernard Werber!

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Une bonne variété!

J’ai des p’tites nouvelles pour vous!J'ai des p'tites nouvelles pour vous!
Collectif

Résumé en quatrième de couverture :

Initiative de l’Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) célèbre cette année ses 20 ans.
Pour marquer cet anniversaire, nous avons tenu à vous faire découvrir la richesse et la beauté de notre littérature en réunissant 20 créateurs québécois et franco-canadien. Bédéistes, essayistes, poètes, auteurs de fiction adulte et jeunesse se côtoient dans ce recueil de textes inédits.

Les auteurs :

Samuel Archibald, Jimmy Beaulieu, Sophie Bienvenu, Fanny Britt, Katia Canciani, Normand de Bellefeuille, Angèle Delaunois, Marie Desjardins, François Gravel, Iris, Dany Laferrière, Mireille Levert, Daniel Marchildon, Catherine Mavrikakis, Andrée A. Michaud, Maxime Olivier Moutier, Mikella Nicol, Steph Rivard, Louise Tremblay d’Essiambre, Thomas Wharton, ainsi qu’une préface de Jean Fugère et un mot de Bryan Perro.

Mon appréciation :

Le 23 avril 2015 avait lieu la vingtième journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Pour l’occasion, le recueil de textes J’ai des p’tites nouvelles pour vous! était donné gratuitement dans les librairies. Ce livre contient vingt textes d’auteurs différents. Que ce soit de la fiction, de la poésie, de la bande-dessinée ou l’essai, c’est un petit bouquin qui peut facilement plaire. Il serait difficile de ne pas aimer un seul des textes de ce recueil. Pour ma part, j’en ai aimé la majorité. Mais j’ai aussi apprécié le fait de pouvoir mêler plusieurs genres littéraires en même temps. D’autant plus que chacun mets le thème des livres et de la lecture au premier plan. En simple, J’ai des p’tites nouvelles pour vous! parle de littérature sous plusieurs angles.
Le sac en papier, de Katia Canciani, ouvre le bal de la catégorie Fiction du livre. Et c’est une excellente histoire pour bien commencer cette aventure qu’est celle de découvrir ou de redécouvrir vingt auteurs. En effet, l’histoire de Canciani est celle d’un jeune garçon qui doit remettre un livre à sa grand-mère. Entre-temps, il décide de l’ouvrir et de le lire. Il se trouve que ce roman est un livre dont vous êtes le héros et qu’il s’entremêle à la réalité, puisque les endroits et les actions du livre sont accessibles dans la réalité. Le petit garçon, un peu malgré lui, tente le coup et s’amuse bien. C’est aussi le cas avec la lecture du recueil : on y plonge et on y prend goût.
La bande-dessinée d’Iris, Le pâtissier, l’andouillette, le psy et sa perruque était aussi bien amusante. Dans ce texte, un personnage se plaint de toujours dire « andouillette » à la fin de chacune de ses paroles. Son psy, armé d’une grosse perruque, tente de lui faire accepter ce fait, en mentionnant que d’autres ont des problèmes pires  que cela. C’est à la fois bien drôle et tout à fait intéressant sur le plan imaginatif, puisque les actions qui guident les personnages seraient dictées par leur livre personnel. Cela donne envie de découvrir les autres créations de la bédéiste.
Les essais du recueil sont bien intéressants également. L’un fait un bref résumé des étapes de la production et de la diffusion d’un livre, ce qui permet de considérer l’importance de chacune de ces étapes lorsque l’on tient un ouvrage en main. Un autre parle d’une lectrice qui aime un homme non-lecteur. Le dernier évoque le livre avec un certain rapport au temps.
Viennent ensuite d’autres œuvres de fictions bien divertissantes, dont celles de Daniel Marchildon et de Samuel Archibald. La première parle d’un auteur qui a écrit un livre à lire aux toilettes, et la seconde, d’une vieille dame dans un monde où les hologrammes sont omniprésents dans le quotidien. Ces deux lectures sont fort amusantes et donnent réellement envie de découvrir les autres textes de ces deux auteurs.
En somme, il y a bien quelques textes que j’ai moins appréciés. Cependant, la majorité m’ont donné envie de lire les autres œuvres des différents auteurs. Ce petit livre gratuit promet de me faire dépenser!

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Cours 101 sur les baleines.

Moby Dick

Par Herman Melville

Résumé en quatrième de couverture :

Considérez le cannibalisme universel de la mer, dont toutes les créatures s’entre-dévorent, se faisant une guerre éternelle depuis que le monde a commencé.
Considérez tout ceci, puis tournez vos regards vers cette verte, douce et très solide terre; ne trouvez-vous pas une étrange analogie avec quelque chose de vous-même?
Car, de même que cet océan effrayant entoure la terre verdoyante, ainsi dans l’âme de l’homme se trouve une Tahiti pleine de paix et de joie, mais cernée de toutes parts par toutes les horreurs à demi connues de la vie.
Ne poussez pas au large de cette île, vous n’y pourriez jamais retourner.

Mon appréciation :

J’avais déjà entendu, à plusieurs reprises, le nom de Moby Dick. Pourtant, je n’avais encore jamais lu l’ouvrage. Désormais, c’est chose faite! Je connais l’histoire de la Baleine Blanche!
J’ai bien apprécié le style d’écriture qui me permettait un retour dans le temps, directement dans les années 1800, puisqu’on y retrouve justement un vocabulaire de l’époque. Le roman n’est pas du tout récent, en effet!
Si l’on résume rapidement l’histoire du livre, c’est celle du capitaine Achab qui cherche désespérément à vaincre Moby Dick. En somme, le roman se déroule sur l’eau. Tout au long, donc, le lecteur est en présence d’un vocabulaire de baleiniers. On y retrouve les différentes parties du bateau, les différents ordres donnés pour son bon maniement et tout un éventail d’informations sur le métier de baleinier et sur les caractéristiques des baleines.
C’est à la fois un bémol et un avantage du roman, selon le type de lecteur. À maintes reprises, le narrateur, un dénommé Ishmaël (du moins, c’est de cette façon qu’il se présente sans nous spécifier si c’est son prénom véritable), présente diverses informations des éléments que je viens de citer. Ainsi, un chapitre nous décrit les différents types de baleines, un autre nous raconte comment dépecer les-dites baleines et en récolter la graisse et l’huile nécessaires à l’éclairage, et ainsi de suite. Cela crée certaines longueurs par rapport à l’action du roman, mais cela peut aussi être intéressant sur le plan informatif. Je dois l’admettre, je n’en ai jamais connu autant sur la baleine et sa chasse!
Du côté des personnages, je me suis bien divertie. J’ai tout particulièrement aimé la rencontre entre Ishmaël et Queequeg, un sympathique sauvage cannibale. Disons qu’au premier échange, Ishmaël n’était pas très rassuré de côtoyer le sauvage. C’était assez cocasse. Mis à part cela, il y a le caractère d’Achab qui me plaisait. De lui se dégageaient une grande détermination quant à son but et, également, une puissance qui le faisait se faire respecter de son équipage dans toutes ses décisions, même si elles étaient très risquées (la finale du livre montre justement à quel point l’équipage s’est mis en danger, mais je ne vous en dis pas plus).
Au final, j’ai passé une agréable lecture. Au départ, je trouvais un peu longs les chapitres contenant les explications. Cependant, avec le temps, j’y ai pris un peu goût et j’en suis ressortie plus instruite!

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