Contemporain/Réaliste

Des livres qui se déroulent à notre époque, des livres qui présentent des personnages de tous les jours, avec leurs caractéristiques propres.

Une première lecture tout de même intéressante

Nikolski

Par Nicolas Dickner

Résumé en quatrième de couverture :

Printemps 1989. À l’aube de la vingtaine, Noah, Joyce et un narrateur non identifié quittent leur lieu de naissance pour entamer une longue migration. Fraîchement débarqués à Montréal, ils tentent de prendre leur vie en main, malgré les erreurs de parcours, les amours défectueuses et leurs arbres généalogiques tordus. Ils se croient seuls; pourtant, leurs trajectoires ne cessent de se croiser, laissant entrevoir une incontrôlable symétrie au sein de leurs existences.
Avec une minutie qui frôle parfois celle d’un zoologue fêlé, Nicolas Dickner prend un malin plaisir à rassembler des archéologues vidangeurs, des flibustiers de tous poils, des serpents de mer, plusieurs grands thons rouges, des victimes du mal de terre, un scaphandrier analphabète, un Commodore 64, d’innombrables bureaux de poste et un mystérieux livre sans couverture.

Mon appréciation :

Avant de lire ce roman, j’avais déjà entendu parler de l’auteur par d’autres titres. Ses écrits m’intéressaient, m’intriguaient. Enfin, c’est dans le cadre d’un cours sur le roman québécois que j’ai eu l’occasion de me plonger dans l’écriture de Nicolas Dickner.
J’ai bien aimé découvrir chacun des personnages du livre, bien que je ne pouvais m’identifier à aucun d’eux. Leurs existences étaient trop différentes de la mienne. Toutefois, cela suscitait de l’intérêt chez moi, puisque je découvrais trois vies complètement nouvelles. Cependant, mon intérêt pour chacun des protagonistes était instable. Je n’avais pas toujours autant de plaisir à lire les aventures d’un tel personnage. En somme, il m’arrivait d’en préférer un à un autre, par moments, et cette préférence changeait à l’occasion.
Toujours sur le plan des personnages, le résumé du livre me donnait envie que le trio en vienne à se rejoindre. Cela n’a pas été le cas. Les personnages, avec leurs existences qui les opposent et les rapprochent à la fois, ne cessent de se frôler. Par contre, ils n’entretiennent jamais aucun liens entre eux, ne prennent pas la peine de se connaître. C’était intéressant, mais décevant en même temps.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé l’apprentissage que je pouvais tirer des quelques connaissances disséminées tout au long du récit. De plus, le mystérieux livre sans couverture m’intriguait beaucoup, et je me demandais bien ce qu’il adviendrait de lui (et j’aime quand même le résultat). Le style d’écriture était fluide et agréable. Enfin, si ce roman ne m’a pas soulevée du début à la fin, il ne m’a pas empêchée de vouloir essayer d’autres textes de l’auteur.

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Légèreté et amour

La fin de l’alphabet

Par CS Richardson

Résumé en quatrième de couverture :

Toute cette histoire est assez improbable.
Celle d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi aurait pu commencer un beau dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule. Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit.
Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible : il est atteint d’une maladie inconnue et incurable, on ne lui donne que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires, le condamné décide de prendre le large et de s’offrir un dernier périple autour du monde avec celle qu’il aime. A pour Amsterdam, B pour Berlin, C pour Chartres…
Qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet?

Mon appréciation :

Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture de ce petit roman, j’étais bien intriguée. Il m’a semblé y déceler la promesse d’une lecture légère, comique et romantique. C’était adéquat pour l’été.
J’ai aimé la manière dont le passé du couple était présenté. Cela se faisait sous forme d’analepses qui se mêlaient au temps principal du récit. C’est ainsi que nous découvrons les deux premières rencontres d’Ambroise et de Zappora (Zip). Le tout est raconté de manière très douce, mais pas non plus comme une romance à l’eau de rose. C’est simple, léger, et le narrateur ne s’embarrasse pas du superflu.
Dès le départ du roman, nous savons qu’Ambroise va mourir à la fin. Il ne lui reste que trente jours. Même si les personnages n’en parlent pas énormément, le lecteur sent que ce compte à rebours pèse sur les épaules de la femme. Avec si peu de mots et de phrases, CS Richardon nous fait sentir à quel point la perspective d’être bientôt seule, sans l’être tant aimé, affecte le personnage de Zip. Ce qui pourrait être dramatique n’est que très joli à lire.
L’auteur jongle adéquatement avec les mots pour permettre une lecture agréable de son histoire. Les mots sont tous judicieusement choisis et c’est du bonbon pour le lecteur. Le seul bémol quant à l’écriture, à mon avis, concerne les dialogues. Ils ne sont pas marqués de tirets ou de guillemets, ce qui peut parfois mêler. La plupart du temps, je m’y retrouvais très bien. Cependant, quelques fois, je ne savais plus qui parlait.
Enfin, j’ai bien apprécié ma lecture dans son ensemble. J’aurais aimé voyager davantage avec les personnages et j’ai deviné en partie la fin par rapport à Zip, mais cela n’a pas beaucoup nui au bonheur de ma lecture. La légèreté qui mène le roman est sans doute ce que j’ai préféré.

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Une étrange sensation

Le tunnel

Par Ernesto Sábato

Résumé en quatrième de couverture :

Juan Pablo Castel, artiste peintre, est un meurtrier. Du fond de sa prison, traversé par des éclairs de lucidité, il se dévoile. Un autoportrait tout en taches sombres, bardé par endroits de rouge : celui du sang, et celui de la passion. Car Juan Pablo est l’assassin de la femme qu’il continue à aimer plus que sa vie… Une réflexion sur l’isolement de l’artiste et la passion amoureuse — lucide, cruelle, bouleversante.

Mon appréciation :

Le résumé du livre me faisait envie. J’étais donc plutôt intriguée lorsque j’ai commencé ma lecture. Cependant, le roman, au final, m’a laissé un drôle de sentiment.
Le début de ma lecture était très intéressant, puisque je me questionnais beaucoup sur le personnage et ce qu’il pouvait bien nous révéler de ses justifications quant au meurtre qu’il avait commis. Les premiers chapitres sont donc assez bien et retracent adéquatement le commencement de la relation entre Juan Pablo et Maria, celle qu’il aime. Ce début de relation, un peu particulier, est révélateur de la suite des événements et revêt une certaine importance.
Le personnage de Juan Pablo m’énervait. Mais je crois que cela est bon signe dans un sens. Il est un peu fou, totalement jaloux, l’esprit toujours rempli des pires scénarios. Je trouvais cela presque malaisant de lire la relation entre les deux protagonistes, considérant le dérapage final et la particulière psyché du meurtrier. Par contre, comme je l’ai dit, je crois que cela a du bon, que j’aie eu ce sentiment. Sur un plan analytique, cela doit bien valoir quelque chose. Il reste à savoir quoi exactement.
Mis à part cela, j’ai bien aimé la construction du récit. De savoir la conclusion donnait un autre sens au texte. Cela créait d’ailleurs un besoin de savoir les motivations de l’assassin et la manière dont il avait procédé. Le paroxysme émotif de Juan Pablo était assez particulier.
Dans l’ensemble, j’ai aimé le concept du roman Le tunnel, mais je n’ai pas aimé l’effet qu’il a eu sur moi. Néanmoins, le livre reste très intéressants sur plusieurs points, particulièrement lorsque l’on veut le creuser davantage.

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Une construction intéressante de la narration

Traversée de la Mangrove

Par Maryse Condé

Résumé en quatrième de couverture :

À Rivière au Sel, en plein coeur de la forêt, on veille un mort, un homme qui s’est installé dans le village quelques années auparavant et dont on ne sait pas grand-chose.
Est-il cubain? colombien? A-t-il déserté? Pourquoi est-il revenu en Guadeloupe? Les réponses ne sont pas claires.
Cependant peu importe la véritable identité de cet homme. Ce qui importe, c’est l’image que les individus gardent chacun de lui et les modifications essentielles qu’il a apportées dans leurs vies.
Dans le temps clos de cette seule nuit, au-delà de cette petite communauté, c’est toute la société guadeloupéenne d’aujourd’hui qui se dessine, avec ses conflits, ses contradictions et ses tensions.

Mon appréciation :

C’est une enseignante qui m’a mis ce livre dans les mains. Je ne connaissais ni l’auteure ni ses œuvres. J’ai ainsi découvert une intéressante manière de raconter un récit.
Le roman n’a rien de linéaire, puisque nous le commençons avec la mort d’un personnage masculin. Cet homme est très énigmatique chez les gens qui l’ont côtoyé. Aucun ne l’a perçu de la même manière, et c’est cette pluralité de la présence d’un individu que montre le roman. Chaque protagoniste, à son tour, prend les reines de la narration pour exprimer le point de vue qu’il a du mort. Chacun raconte sa rencontre avec le défunt, la perception qu’il en a eu et son opinion tranchée sur cet homme qui a remué le paysage de Rivière au Sel. Le récit est donc constitué d’une multitude d’analepses qui dressent un portrait multiple d’un même homme. Le lecteur n’a d’ailleurs pas accès à la vérité, puisque le mort ne peut renchérir et se dévoiler lui-même.
La question de l’identité, dans Traversée de la Mangrove, est donc très intéressante. En y réfléchissant bien et en faisant le parallèle avec notre propre vie, on se demande comment nous sommes perçus des gens qui nous entourent. Leurs avis doivent, pour eux aussi, diverger comme c’est le cas dans ce roman.
Finalement, la conclusion du livre peut laisser penser que le défunt, Francis, peut être analysé comme un bouc émissaire. Tout le monde parle de lui en bien ou en mal. Ayant créé des remous par son mystère chez les gens du village, sa mort permet de ramener le calme sur la place ou de retourner au cours normal des choses. Le roman, qui ne s’étale que sur une nuit, se lit très rapidement et permet de nombreuses réflexions.

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Une excellente comédie romantique comme dans les films!

Je peux très bien me passer de toi

Par Marie Vareille

Résumé en quatrième de couverture :

Chloé, vingt-huit ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, passe son temps dans les bars et enchaîne les histoires d’un soir depuis que l’homme de sa vie l’a quittée pour une autre. Constance, éternelle romantique et perpétuelle célibataire, lit Jane Austen en attendant que le prince charmant tombe du ciel, en vain. Les deux filles sont bonnes amies, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales… catastrophiques.
Un soir, elles concluent un pacte d’honneur et d’amitié, espérant ainsi changer leurs destinées pour enfin goûter au bonheur. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme et l’obligation de réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Quant à elle, Constance s’engage à coucher avec un parfait inconnu dès le premier soir et à suivre des cours de séduction pour conjurer le mauvais sort de son célibat forcé.
De Paris aux vignobles de Sauternais en passant par Londres, ce défi insolite entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur pari fou?

Mon appréciation :

J’ai adoré découvrir l’auteure Marie Vareille dans ce roman léger et rempli de belles émotions. Cela faisait quelques temps qu’Internet me narguait avec ce titre, puis il est resté quelques semaines sur mes tablettes. Enfin, après une période inutilement bien trop longue, je me suis plongée dedans et j’en suis ressortie bien heureuse.
L’histoire se lit très bien. Nous entrons facilement dans celle-ci, puisque les personnages piquent notre curiosité et nous deviennent vite attachants. Le récit met de l’avant des histoires d’amour et de relations qui ne sont pas toutes simples, ce qui est très intéressant et donne une ambiance différente au roman. Ce n’est pas uniquement l’amour que recherchent les deux femmes, mais aussi le bonheur et de meilleures conditions de vie.
Comme c’est une romance, nous avons tendance à deviner une partie de sa conclusion (les couples) et quelques autres éléments (cette fameuse blonde avec qui Guillaume, l’ex de Chloé, sort). Il n’empêche que le plaisir de la lecture n’en est en aucun cas diminué.
Le roman est très coloré et agréable à lire. C’est une très bonne comédie romantique pour ceux qui aiment les films ou les livres de ce genre. ❤ Qui plus est, cela donne envie de relaxer devant tous les autres bouquins de l’auteure!

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Entre mensonges et vérités

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera
Acheter le livre.

Par Sophie Bienvenu

Résumé (plutôt un extrait) en quatrième de couverture :

Quand j’y repense, ça me fait penser à ces films où les amoureux se lancent de la crème fouettée dessus et finissent pas baiser dedans. Sauf que là, c’était de la viande crue qui pouvait potentiellement me tuer.

Mon appréciation :

Après avoir lu (k) et deux nouvelles bien différentes de Sophie Bienvenu, j’étais heureuse de plonger dans une nouvelle lecture. Le roman, désormais adapté au cinéma, m’a laissé une impression particulière, mais qui n’est pas mauvaise.
La narratrice, Aïcha, s’adresse à un tu que l’on apprend être une travailleuse sociale. Le lecteur a d’abord l’impression que l’adolescente lui parle, puis il entre finalement dans la peau de la travailleuse sociale, sans pourtant pouvoir s’exprimer, puisque le récit se présente comme un monologue entrecoupé d’ellipses que nous devinons être les répliques de l’autre femme. J’ai trouvé cette forme narrative très intéressante, puisque le lecteur est impliqué dans le texte, même s’il n’est pas libre de parler.
J’ai beaucoup aimé les jeux sur le mensonge et la vérité. C’est Aïcha qui raconte son histoire et, dès le début, elle se reprend et modifie son récit après avoir admis qu’elle l’avait enjolivé. Le lecteur est alors toujours pris dans une sorte de doute quant à la véracité des propos de l’adolescente. Du début à la fin, il se questionne. De ce fait, même la conclusion du récit pourrait présenter un mensonge au lecteur… et le récit ne répond pas à la question.
L’histoire m’a plu, bien qu’elle ne me rejoignait aucunement. Le récit prend place à Montréal et met en scène Aïcha, qui a eu une enfance particulière (je vous laisse découvrir de quoi il s’agît). Je crois d’ailleurs qu’il est même pertinent que je ne me sois pas identifiée au personnage, puisque je pouvais l’analyser d’un regard davantage objectif et mieux questionner ses choix et ses actions.
Dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié ma lecture. Le roman se lit très rapidement et donne bien envie de découvrir ce qu’en a tiré l’adaptation cinématographique, dont voici la bande-annonce :

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Un peu trop d’amour, mais un récit agréable quand même

Lucky Harbor, tome 1, Irrésistible

Par Jill Shalvis

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Cœur brisé cherche réparateur habile de ses mains.
Maddie Moore a tout perdu ou presque : son mec, son job, et sa mère, Phoebe, qu’elle n’a jamais vraiment connue. Tout ce qu’il lui reste, c’est un ego en miettes, un goût prononcé pour les chips au vinaigre et un tiers de l’héritage que Phoebe a laissé à ses trois filles : un petit hôtel qui a vu des jours meilleurs, situé à Lucky Harbor.
Alors que Tara et Chloe, ses deux demi-soeurs, ont hâte de vendre la propriété pour retourner à leur routine, Maddie se surprend à envisager un avenir dans cette petite ville située en bordure du Pacifique.
La présence de l’irrésistible Jax, à qui elle a confié la rénovation de l’hôtel, y est sans doute pour quelque chose. En effet, celui-ci semble bien décidé à réveiller son cœur…

Mon appréciation :

Je suis un peu mitigée quant à ma lecture de ce premier tome de la série Lucky Harbor. J’ai moins aimé tout ce qui touchait trop à l’érotisme. Malheureusement pour moi, il y en avait tout de même beaucoup, que ce soient les ébats directement ou les références sexuelles. Je trouvais qu’une plus petite proportion de ces éléments aurait été plus adéquate.
Mis à part cela, je n’ai pas aimé le personnage de Jax. Dès le début du roman, il avait déjà trop de liens, bien que cachés, avec la protagoniste principale. Puis, au fil de l’histoire, l’homme s’est avéré posséder énormément de choses et donc détenir un très grand pouvoir au sein de la communauté. L’homme super-puissant et à la virilité en feu, non merci, ça n’est pas trop ce qui m’intéresse.
Par contre, il y a bien des choses que j’ai aimées. Comme l’idée de départ : les sœurs doivent reprendre l’hôtel de leur mère, avec laquelle elles n’ont pas toutes eu une superbe relation. Les liens entre les sœurs ne sont pas non plus les meilleurs. Ces difficultés qui résultaient de divergences d’opinion entre les personnages me plaisaient. C’est d’ailleurs tout le défi que représentait l’hôtel et sa rénovation qui me faisait apprécier l’histoire. De même que les relations familiales.
L’écriture est simple et légère. Le roman se lit plutôt rapidement et reste agréable. Les lieux visités par les personnages me semblaient vraiment plaisants. La fin est un peu prévisible, mais ne déplaît pas non plus.
Finalement, j’ai tout de même apprécié ce premier tome, bien qu’il ne correspondait pas tout à fait à mes attentes. J’avais acheté le deuxième tome en même temps que le premier. Je vais probablement le lire bientôt, mais je ne sais pas si je vais poursuivre… N’empêche, l’histoire n’est pas mauvaise. Ne vous découragez pas. 😉

La série fait peau neuve en changeant ses couvertures. Voici celle que vous retrouverez désormais en magasin :

Irrésistible nouvelle couverture

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Culture, mode et mystères

J’adore Rome

Par Isabelle Laflèche

Résumé en quatrième de couverture :

Catherine n’a pas un moment de répit. Alors que la jeune avocate croyait se rendre dans la capitale italienne pour un week-end en amoureux, elle se retrouve plutôt mêlée à une nouvelle affaire de contrefaçon qu’elle devra dénouer avec l’aide de Rikash, son indéfectible allié. Quelle idée, que d’avoir offert leur aide à une inconnue rencontrée au hasard d’une séance de shopping! Il faut dire que l’extravagante Graziella pourrait leur ouvrir bien des portes de la scène locale de la mode, de Rome à Florence en passant par Prato.
Entrepreneurs sans vergogne, pasta succulentes, ateliers clandestins et bellâtres ambitieux seront au rendez-vous!
Heureusement que Catherine peut compter sur ses lunettes porte-bonheur — et sur l’aide d’un certain architecte au charme ravageur… Quand l’escouade de choc de Dior est décidée à faire la lumière sur une histoire de collants contrefaits, la mafia de la mode n’a qu’à bien se tenir.

Mon appréciation :

Ouf! Cela fait deux ans que je ne suis pas plongée dans la série J’adore! Il me fallait me remettre dans le bain, ce qui fait que le début de ma lecture était un peu plus lourd (je tentais de me remémorer le plus d’éléments des deux autres tomes). Ensuite, lorsque j’ai commencé à recoller les morceaux, je me suis laissée bercer par ma lecture. 🙂
J’ai apprécié mon voyage à Rome par l’entremise du personnage de Catherine. Je dois admettre qu’il y avait cependant beaucoup de descriptions concernant les différents lieux (restaurants et bâtiments historiques ou non) et l’histoire de la mode italienne. Il est vrai que cela permet de se mettre sérieusement dans l’ambiance. Par contre, j’avais surtout envie que les choses bougent, ce qui créait parfois de petites longueurs.
Comme le titre de l’article l’indique, le roman est, entre autres, rempli de références culturelles. On y retrouve des dictons, des citations, des références musicales et cinématographiques… ainsi que beaucoup d’autres sur la mode, bien entendu. Je suis mitigée quant à toutes ces références, mais il se peut que cela ne concerne que moi. Lorsque je les comprenais, j’étais contente. Autrement, ce que je lisais était un peu superflu.
Mis à part cela, j’ai bien aimé ma lecture. J’étais intriguée quant à ce qui allait arriver à la relation complexe de Catherine et d’Antoine, d’autant plus qu’un beau Romain était de la partie. J’aimais les moments où l’enquête prenait vraiment forme, soit lorsque les protagonistes se rendaient sur place pour faire des constatations et converser, de manière pas toujours agréable, avec des personnages importants.
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ma lecture, même si j’y ai trouvé quelques petites longueurs. Me plonger dans ce monde de la mode me sort totalement de mon quotidien habituel, ce qui rend ma lecture très divertissante. J’espère bien qu’il y aura d’autres aventures pour Catherine. 😀

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Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

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Découvrir Montréal à travers un autre regard

Chronique de la dérive douce

Par Dany Laferrière

Résumé en quatrième de couverture :

Sorte de « compagnon » à L’Énigme du retour, ce roman, dont la première édition est parue en 1994, raconte l’arrivée d’un jeune Haïtien dans la métropole québécoise au milieu des années 1970.
En débarquant à Montréal, Dany Laferrière se retrouve devant sa vie comme devant une page blanche. Fuyant la dictature, il découvre une ville en pleine effervescence olympique et une société où les mêmes grandes questions — l’amour et le sexe, la richesse et la pauvreté, la solitude et la fraternité — divisent ou rassemblent les êtres, tout comme dans son pays d’origine, mais suivant une ordonnance totalement différente. C’est l’humanité, irrémédiablement déroutante, irrémédiablement familière, rendue avec la fraîcheur du regard du jeune homme de vingt-trois ans, mais avec toute la virtuosité de l’écrivain aguerri.
Chronique de la dérive douce est le premier « roman du Québec » de Dany Laferrière et il inaugure un dialogue entre l’enfant du Sud et la terre du Nord qui dure encore aujourd’hui. Il nous en donne ici une nouvelle version sensiblement augmentée.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu L’Énigme du retour avant de lire ce roman de Laferrière. Je m’y étais essayé vers l’âge de douze ans, environ, mais j’appréciais trop les romans merveilleux à ce moment et n’étais pas prête à lire ce genre de livre. Je ne m’étais pas attaquée à cet auteur depuis. C’est donc à l’université que j’ai eu l’occasion de redécouvrir Dany Laferrière. L’édition que j’ai lue du roman en est une qui a été nettement augmentée. À l’époque, le livre était divisé en 365 chapitres, ce qui représentait donc une année complète dans l’univers du personnage. Désormais, il en contient beaucoup plus.
Ce roman raconte l’arrivée du Dany personnage dans la ville de Montréal. On découvre l’endroit à travers les yeux d’un homme qui vient d’une culture et d’un pays complètement différents. Pour moi, qui vit en campagne et ne fait qu’étudier dans cette grande ville, je trouvais très intéressant d’observer la métropole à travers ces yeux nouveaux. Je la découvrais comme elle était quelques années plus tôt.
Le récit se lit bien, malgré sa forme qui se rapproche de celle de la poésie. Nos côtoyons le personnage dans ses premières expériences montréalaises, que ce soit de vivre dans la pauvreté, de goûter la chair des québécoises, de travailler dans de mauvaises conditions ou de sympathiser avec des sans-abris. Bien que toute l’histoire ne soit pas nécessairement joyeuse, elle recèle quelques couleurs, puisque l’on sait que son auteur a su apprécier cette ville.
J’ai bien apprécié de me dépayser assez pour devenir, à mon tour, un étranger qui s’installe à Montréal. J’ai aussi aimé le parallèle fait avec l’écrivain à la fin du roman. J’avais l’impression d’assister au début de quelque chose.

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