Contemporain

Des livres qui se déroulent à notre époque, des livres qui présentent des personnages de tous les jours, avec leurs caractéristiques propres.

Une lecture variée et appréciée.

Rencontre inoubliable

Collectif

Les auteurs :

Solène Ayangma, Michaël Berges, Maxime Duranté, Gabriel Huguin, Sae Kellian, Marion Roudaut, Léa Sterenberg et Julien Willig.

Mon appréciation :

En premier lieu, je dois dire que je suis bien contente d’avoir lu ce recueil de nouvelles, puisque j’ai pu y découvrir de nouveaux jeunes auteurs. Les genres variés étaient intéressants, d’autant plus qu’ils sont accompagnés d’illustrations d’artistes différents.
J’ai apprécié ma lecture, même si je n’ai pas autant aimé chaque nouvelle. Quatre d’entre elles ont particulièrement attiré mon attention.
Erreur fatale, de Léa Sterenberg, est la première nouvelle du recueil. De ce fait, ma lecture a bien commencé! Je ne veux pas vous dévoiler la conclusion de la nouvelle, bien entendu, alors je vais tâcher de peser mes mots. Un jeune doit participer à un acte particulier, et pour ce faire il est muni d’une arme. C’est le moment où ses émotions étaient décrites qui m’a réellement plu dans ce texte. J’aimais particulièrement la manière dont elles étaient présentées. De plus, les illustrations qui accompagnaient le récit étaient tout à fait dans l’ambiance et me rappelaient celles que l’on retrouve dans les romans policiers, tels que ceux d’Agatha Christie.
La deuxième est encore meilleure, de Maxime Duranté, est la nouvelle qui m’a le plus surprise. D’abord, j’ai tout de suite apprécié le vocabulaire, que j’ai trouvé intéressant et tout à fait plaisant à lire. Il n’empêche que c’est la finale de la nouvelle qui m’a tant touchée. Je ne l’avais pas devinée avant la fin, ce qui m’a bien fait sourire. Qui plus est, après réflexion, j’ai trouvé que les illustrations qui accompagnaient le texte étaient très bien choisies pour mener à sa conclusion.
La luciole, de Solène Ayangma, est un texte que j’ai trouvé très doux à lire. J’aime tout particulièrement les descriptions du paysage illuminé d’une petite luciole. Concernant les illustrations, j’aime le style de l’artiste. Cela rejoint très bien l’ambiance que l’on retrouve dans le texte.
La pièce manquante, de Marion Roudautest une nouvelle que j’ai trouvé très agréable et amusante à lire. Encore une fois, j’ai aimé la douceur du récit. C’était un rapide et bon moment de lecture. Et, bien entendu, les illustrations m’ont beaucoup plu. Très jolies, elles dégageaient aussi un peu de bonheur.
En somme, comme je l’ai déjà mentionné, j’ai bien aimé ma lecture. Quelques nouvelles m’ont plu davantage, mais je n’ai pas non plus été vraiment déçue des autres.
Pour lire le recueil, qui est d’ailleurs gratuit ;), il suffit de cliquer sur le lien dessous l’image ci-haut, de s’inscrire sur le site et de sélectionner « Rencontre inoubliable (Recueil)  » à côté de l’image que vous reconnaîtrez.

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Un peu trop de membres virils, mais une fin intrigante.

Les 7 secrets, tome 1, Les 7 secrets de mon ex

Par Judith Bannon

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Directrice événementielle à Black Snow, un impressionnant complexe de plein air niché dans une montagne, Laurie Morano perdait sept ans plus tôt Alex, l’homme de sa vie. Depuis, la jeune femme a été incapable de s’engager sérieusement avec un autre partenaire. Et à présent qu’elle souhaite enfin aller de l’avant en amour, son fameux ex disparu subitement se manifeste.
Alex s’affiche plus séduisant que jamais, résolu à reconquérir celle à qui il cause toujours un fol émoi malgré le temps passé.
Qu’est-il arrivé pour qu’il s’éclipse ainsi sans donner la moindre nouvelle? Ne voulant pas révéler d’un coup la raison de son absence, Alex propose un jeu à Laurie : il lui soumettra sept vérités en sept semaines, soit une pour chaque année de leur séparation.
Rencontres sensuelles intenses et mystère ponctueront ce qui deviendra rapidement une chasse à l’information enlevante. En plus de devoir résoudre l’énigme, Laurie devra décider si cet amant qu’elle a attendu et espéré si longtemps est digne d’une seconde chance…

Mon appréciation :

Mes attentes étaient un peu mitigés lorsque j’ai enfin décidé de me plonger dans cette lecture. À la fin du livre, alors que je l’ai refermé, mon avis est resté tout aussi mitigé. Il va donc falloir que je lise la suite (c’est une trilogie) pour pouvoir mieux évaluer de quel côté penche la balance.
De manière générale, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de références au membre masculin. Il n’était pas uniquement question des pensées du personnage principal, Laurie, qui désirait ardemment une relation sexuelle accomplie. Non seulement Laurie rêvait de l’attribut d’Alex, mais ses amies, ses frères, sa mère et sa grand-mère y faisaient référence. Je trouvais que ce sujet de conversation était trop présent. Il y avait vraiment beaucoup de sous-entendus, de références et de propos sexuels dans les conversations entre les protagonistes. Cela ne faisait pas très naturel.
Concernant l’histoire, j’ai trouvé long avant qu’une première vérité qui soit véritablement intrigante soit dévoilée. Les premières révélations ne piquaient pas réellement ma curiosité, ce qui créait une certaine longueur et rendait l’idée du jeu superflue et étrange. À ce moment, j’aurais nettement préféré qu’Alex fasse un long monologue pour expliquer ses actions passées, tout simplement.
Pour continuer sur l’idée du jeu, disons que l’effet de tension qu’il devait créer était plus ou moins présent. En effet, Alex refuse de s’offrir à Laurie tant qu’il ne lui aura pas tout révélé. Par contre, il n’y a pas vraiment de tension sexuelle dans le couple, puisque le jeune homme s’occupe tout de même du plaisir de sa partenaire.
Qui plus est, je n’ai pas senti que ce jeu était une chasse à l’information, puisque aucun indice permet de s’approcher du but. D’ailleurs, tous les éléments sont repris et résumés à la fin du roman pour amener à la dernière vérité. Laurie ne peut donc que s’interroger, mais ne peut pas chercher à résoudre l’énigme.
J’ai bien aimé les doutes de Laurie quant à la fidélité d’Alex, de même que le questionnement à savoir si elle peut lui faire confiance. Je trouvais cela tout de même bien amené, de sorte que je m’interrogeais un peu moi aussi. C’était pertinent.
J’ai trouvé la fin du livre intéressante, dans le sens où les vérité amènent un aspect un peu troublant. D’autant plus que la résolution de ce jeu amène une conclusion qui diffère des autres romans érotiques populaires. S’ajoute à cela l’épilogue, qui donne envie de lire la suite malgré tout, étant donné qu’il pique la curiosité.

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Simple, rapide et intéressant.

La maladie de la mort

Par Marguerite Duras

Résumé en quatrième de couverture :

Vous devriez ne pas la connaître, l’avoir trouvée partout à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre, dans un film, en vous-même, en vous, en toi, au hasard de ton sexe dressé dans la nuit qui appelle où se mettre, où se débarrasser des pleurs qui le remplissent.
Vous pourriez l’avoir payée.
Vous auriez dit : Il faudrait venir chaque nuit pendant plusieurs jours.
Elle vous aurait regardé longtemps, et puis elle vous aurait dit que dans ce cas c’était cher.
Et puis elle demande : Vous voulez quoi?
Vous dites que vous voulez essayer, tenter la chose, tenter connaître ça, vous habituer à ça, à ce corps, à ces seins, à ce parfum, à la beauté, à ce danger de mise au monde d’enfants que représente ce corps, à cette forme imberbe sans accidents musculaires ni de force, à ce visage, à cette peau nue, à cette coïncidence entre cette peau et la vie qu’elle recouvre.
Vous lui dites que vous voulez essayer, essayer plusieurs jours peut-être.
Peut-être plusieurs semaines.
Peut-être même pendant toute votre vie.
Elle demande : Essayer quoi?
Vous dites : D’aimer.

Mon appréciation :

La maladie de la mort est le premier roman que je lis de Marguerite Duras, dont on parle souvent de son autre oeuvre : L’amant.
La maladie de la mort est un court texte qui se lit bien et rapidement. La plume en soi n’est pas complexe à lire, si l’on exclue les deuxièmes sens que peuvent avoir les différentes phrases. J’ai bien aimé la simplicité de la plume de l’auteure et l’absence d’éléments superflus dans le texte. Il me semble que cela permet de laisser la place à un travail d’interprétation pertinent, puisque les choses ne sont pas tout le temps dites directement.
Un certain mystère entoure les personnages du livre, puisqu’on ne connaît pas leur identité. C’est à la fois déstabilisant et intéressant, étant donné que l’on s’interroge sur eux. Ils n’ont même pas de nom!
J’ai bien aimé le choix qu’a eu l’auteure pour la narration. En effet, le narrateur s’adresse au lecteur, qui devient alors le personnage masculin de l’histoire. Cela amène une perspective intéressante sur ce qui est raconté.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture. C’était court, mais la fin m’a plu, alors je ne dirai pas non à une autre publication de Marguerite Duras.

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Un vrai petit ravissement!

C’est pas facile d’être une fille, tome 2, Tout va bien aller

Par Bach

Résumé en quatrième de couverture :

Organiser son mariage, choisir sa robe, consoler sa meilleure amie, apprendre à conduire, se remettre en question…
Tout va bien aller.

Mon appréciation :

J’ai bien apprécié ce second tome de C’est pas facile d’être une fille. Tout comme le premierTout va bien aller allie humour, dérision, amour et amitié. La lecture se fait rapidement et divertie énormément l’espace de quelques minutes!
Dans ce volume, Estelle jongle avec les préparatifs de son mariage. Cela m’a rappelé le mariage de mon frère qui a eu lieu au printemps dernier. C’est vrai que c’est beaucoup d’organisation! 😛
Le stress du personnage principal était bien amusant. Cela allait des interrogations sur la décoration de la salle aux questionnements existentiels sur le mariage et l’avenir… le tout avec une bonne dose d’humour.
L’amour d’Estelle pour les chaussures n’est pas délaissé dans Tout va bien aller, ni celui du bacon pour son amoureux. Quant à l’amie de la mariée, elle passe par toute une gamme de changements. À chaque planche, la jeune femme explore un nouveau style de vie, allant des changements alimentaires aux vestimentaires. On a presque du mal à la reconnaître! C’est assez amusant.
Enfin, la sobriété des illustrations et le contenu des scénarios m’ont, encore une fois, bien plu. J’ai pris beaucoup de plaisir à les dévorer à tour de rôle et à sourire en lisant chacune des petites conclusions. Aussi, chose intéressante, j’avais eu l’occasion de voir de véritables photos du mariage de l’auteure et de son époux sur Facebook, ce qui m’apportait les colorations et me permettait de visualiser plus fidèlement chacune des cases de la bande-dessinée.
Au final, c’est un vrai petit ravissement!

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Une suite qui n’étonne pas.

Ce qui se passe au congrès… reste au congrès!

Par Amélie Dubois

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

À peine six mois après être revenues d’un voyage au Mexique ayant frôlé la catastrophe, Caroline, Katia et Vicky reprennent la route, cette fois vers la ville de Québec afin de prendre part à un banal congrès sur l’éducation. Que ce soit pour s’offrir une pause de leur vie quotidienne ou pour profiter d’un petit congé aux frais de la commission scolaire, nos trois enseignantes partent le coeur léger, avec l’objectif avoué de se faire plaisir. Fail!
En quittant les lieux quatre jours plus tard, un peu sous le choc, les trois amies se promettront de ne JAMAIS rien dire à personne au sujet de ce qui s’est passé à ce congrès de malheur.
Vêtues en femmes d’affaires ou en tenue de soirée, derrière un loup-masque ou les yeux rougis par toutes sortes d’abus, le plaisir semble avoir rimé une fois de plus avec les regrets pour nos trois congressistes. En les suivant dans leurs déboires, parfois pathétiques mais toujours comiques, vous verrez à quel point le karma n’oublie jamais, et vous vous réjouirez de ne pas être à leur place!
« Bon congrès à tous! »

Mon appréciation :

J’ai avant tout plongé dans cette suite de Ce qui se passe au Mexique… reste au Mexique! parce que le livre trônait sur l’une de mes nombreuses tablettes. J’étais un peu inquiète de voir une parfaite répétition de ce premier roman. Et, malgré quelques différences, cela a été un peu le cas.
Tout d’abord, si l’idée qu’a eue l’auteure Amélie Dubois de raconter ces séjours abracadabrants par plusieurs analepses (retours en arrière) est intéressante, cela amène de nombreuses répétitions. Ces répétitions alourdissent le texte et y ajoutent des longueurs. Cela m’a donné envie de lire les paragraphes répétés d’une rapide diagonale. Ces passages revisités par le point de vue d’un autre personnage amenaient des éléments superflus, à mon avis.
Encore une fois, les trois femmes ont un « voyage » qui se trouve à devenir très arosé en terme d’alcool et de galipettes. Si j’ai aimé retrouver le personnage de Marc, un collègue de travail, je trouvais sa présence un peu redondante. Il faut dire qu’il est bien souvent présenté de façon à ce qu’on ne l’apprécie pas énormément.
La plus grande différence que j’ai notée concerne les ébats sexuels d’un des personnages. J’y ai trop sentie l’influence de la trilogie Cinquante nuances avec les jeux de pouvoirs sexuels. Ce n’était donc pas une variante qui m’a plu, malheureusement.
Ainsi, il n’y avait rien de bien nouveau par rapport au premier roman de la série. L’histoire était calquée sur le même principe que le volume précédent. Tout de même, il reste que ce sont des livres qui ont le mérite de bien se lire.
L’aventure se poursuit avec Ce qui se passe à Cuba… reste à Cuba!

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Une bande-dessinée très divertissante!

C’est pas facile d’être une fille, tome 1

Par Bach

Résumé en quatrième de couverture :

Assortir sa robe à ses souliers, garder son sang-froid pendant la période des soldes, changer sa coupe de cheveux sans faire de crise existentielle…
C’est pas facile d’être une fille.

Mon appréciation :

C’est la deuxième fois que je lis cette bande-dessinée et j’y ai pris autant de plaisir que la première fois.
C’est pas facile d’être une fille regroupe de nombreux moments inspirés de la vie d’Estelle, l’auteure. Le tout est mis en image dans l’optique de rire un peu.
La bande-dessinée se lit très rapidement et est tout à fait divertissante. Les illustrations sont relativement épurées, ce qui permet de porter plus particulièrement attention aux scénarios mis en scène. C’est une lecture rafraîchissante!
L’ensemble est cocasse et joyeux. Lorsque l’on a envie d’une lecture facile et amusante, cette bande-dessinée est un bon choix.
Rapidement, on se met à apprécier le personnage d’Estelle. Bien que je n’aie pas la même passion qu’elle pour les chaussures ou les coiffures, je me plaisais à lire chaque passage.
Le livre présente plusieurs scénarios s’étalant sur quelques planches. Chaque fin d’un récit est ponctuée d’un moment ou d’une réplique rigolote. De plus, comme l’histoire évolue de scénarios en scénarios, cela donne envie de lire le suivant immédiatement… jusqu’à arriver à la conclusion du tome.
Parlant de cette conclusion… Ce premier tome de la série se termine de façon à introduire le suivant. Qui plus est, comme un agréable moment de lecture vient de passer, cela donne envie de plonger dans ce second volume tout de suite!
Oh! J’oubliais! Cette bande-dessinée contient également une sorte de « guide de survie » pour les hommes qui ne savent pas toujours quoi dire à une fille lorsqu’elle se trouve laide, grosse ou qu’elle est dans ses SPM. 😛 C’est assez drôle!

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Un voyage en mer…

Océan mer

Par Alessandro Baricco

Résumé en quatrième de couverture :

Au bord de l’océan, à la pension Almayer, « posée sur la corniche ultime du monde », se croisent sept personnages au destin étrange et romanesque, sept naufragés de la vie qui tentent de recoller les morceaux de leur existence. Mais leur séjour est bouleversé par le souvenir d’un hallucinant naufrage d’un siècle passé et la sanglante dérive d’un radeau. Et toujours, la mer, capricieuse et fascinante…
Avec une époustouflante maîtrise, Alessandro Baricco nous offre à la fois un roman à suspense, un livre d’aventures, une méditation philosophique et un poème en prose.

Mon appréciation :

Après avoir craqué pour le texte de Novecento : pianiste, je n’allais pas refuser la lecture d’un autre roman de l’auteur Alessandro Baricco. L’occasion s’est présentée et j’ai entamé ma lecture avec plaisir.
Comme dans l’autre livre de l’auteur, le rythme de l’écriture est varié et fort intéressant. Il se fond dans l’ambiance même du texte. Par contre, si cette belle plume permet la visualisation d’images merveilleuses, ce sont surtout les personnages du récit qui importent. En effet, chacun meuble le récit pour en faire un tout.
Il faut dire qu’il y a beaucoup de personnages dans Océan mer. Au début de la lecture, il n’est pas évident de tous les retenir. Cependant, peu à peu, on les distingue et on commence à les apprécier. On se rend également compte de tout l’intérêt qu’ils contiennent. Par la même occasion, comme il se trouve que tous les personnages ont un lien qui les relie entre eux, l’image évoquée par l’océan est renforcée.
Parce que cette idée aquatique mène le roman du début à la fin, elle transparaît dans les belles images qu’elle évoque ou dans la construction même des personnages. Par exemple, il y a le personnage de Plasson, un peintre, qui installe sa toile devant la mer et se met à la peindre avec l’eau de sorte que toutes ses toiles, en même temps d’être très significatives, restent blanches. La diversité de l’océan est aussi évoquée dans l’amalgame des différents genres littéraires qui sont utilisés pour narrer le récit. Cela donne un effet tout à fait plaisant.
De plus, j’ai bien apprécié le personnage de Bartleboom. Ce dernier était très divertissant avec sa quête amoureuse! (Je ne vous en dis pas plus, vous pourrez ainsi lire le tout et découvrir ce qu’il en est par vous-même.)
Finalement, la finale abstraite m’a ravie, puisqu’elle laisse libre cour à une interprétation personnelle.

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Une transformation non souhaitée mais divertissante!

Le sein

Par Philip Roth

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman est un apologue de l’aliénation. Un professeur de littérature comparée, spécialiste de Gogol et de Kafka, s’est métamorphosé en une sorte de « glande mammaire » comme on en voit parfois en rêve ou sur les peintures de Dalí. De cette situation, Philip Roth tire des effets du plus haut comique et de la plus franche obscénité. Mais au-delà du scandale, de tous les rapprochements kafkaïens, le lecteur découvre à travers cette allégorie surréalisante un déchirant appel, une étrange méditation sur la vie et sur ce qui fait l’identité d’un homme.

Mon appréciation :

Le sein est une lecture qui se fait très rapidement. Ça n’a vraiment pas pris de temps que j’étais plongée dans l’histoire. La narration est fluide, intéressante et bien construite, puisqu’elle amène fort bien la croissance de la folie du personnage, qui doute d’abord des autres puis de lui-même. Cette construction du texte le rendait même attachant.
Aussi, comme la narration est à la première personne, le lecteur entre dans la peau du personnage et ne voit le monde que par son point de vue (qui apparaît avec l’ouïe et le toucher, ses autres sens ayant disparus lors de sa transformation). De ce fait, lorsque le personnage, transformé en glande mammaire, se met à douter d’être filmé dans la chambre d’hôpital où il est situé, le lecteur doute aussi. Le docteur a beau assurer le contraire, aucune preuve ne peut être donnée, puisque le personnage de David ne peut voir.
Dans le même ordre d’idées, le vocabulaire utilisé est très direct. David emploi les vrais termes pour exprimer ses désirs et ses impressions. Entre autres, sa métamorphose ne l’empêche pas d’éprouver des désirs sexuels envers sa conjointe ou même les personnes qui s’occupent de lui par diverses manipulations.
J’ai vraiment aimé la manière dont chaque élément était amené à l’histoire. Il était facile de se mettre dans la peau du personnage pour comprendre le fil de ses pensées et de ses sentiments. C’était une lecture un peu troublante mais très intéressante à déconstruire et à analyser un peu.

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Un mélange intéressant d’amour, d’humour et d’aventures!

L’empire des anges

Par Bernard Werber

Résumé en quatrième de couverture :

Que pensent les anges de nous?
Que peuvent-ils faire pour nous aider?
Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges.
Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie.
Ses moyens d’action : les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats.
Que faire pour leur montrer la voie du bonheur?
Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant?
Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour.

Mon appréciation :

Avant tout, j’ai lu ce roman de Bernard Werber sans n’en avoir lu aucun autre de lui auparavant. Je plongeais donc totalement dans un nouvel univers, celui des Thanatonautes. L’empire des anges fait partie de la série des Thanatonautes. Heureusement, il n’est pas crucial d’avoir lu les autres romans avant d’entamer celui-ci. Il y a quelques références aux événements s’étant déroulés dans les aventures précédentes du personnage de Michael Pinson, mais elles ne désorientent pas et il est possible de comprendre globalement de quoi il retourne avec les quelques éléments de résumé qui parsèment le bouquin. En fait, cela donne surtout envie de découvrir les autres volumes afin d’en savoir plus sur l’existence de Michael Pinson et de ses compagnons.
J’ai pris plaisir à lire ce roman, puisqu’il est parsemé d’humour. L’humour est présent en de nombreux endroits, mais ce que je trouvais le plus comique, c’était lorsqu’il y avait des paragraphes de textes qui répertoriaient les propos d’ « individus interrogés dans la rue au hasard d’un micro-trottoir ». Il était demandé à ces passants ce qu’ils pensaient de la vie après la mort, entre autres. Ces personnages figurants n’apportent rien du tout à l’histoire, étant donné qu’il n’y a rien de scientifique dans leurs propos. Il n’empêche que c’était amusant à lire, justement parce que cela donnait l’impression d’apparaître de nulle part.
J’ai beaucoup aimé suivre les existences des trois âmes dont Michael Pinson devait s’occuper. C’est sans doute parce que je ne connaissais pas les autres aventures du personnage principal que j’ai eu cet intérêt, d’autant plus que nous suivons la vie complète de ces trois âmes, de leur naissance dans un corps jusqu’à leur mort. À chaque moment qu’un chapitre les concernait, je le lisais avec avidité.
Et c’est d’ailleurs ce qui était intéressant dans ce roman : les chapitres sont courts et s’enchaînent rapidement. Chaque chapitre est bref et est centré sur un élément en particulier, que ce soit une âme, Michael Pinson, le Paradis ou bien l’encyclopédie d’Edmond Wells, l’instructeur de Michael. Son encyclopédie se veut une sorte de document sur le lieu où se retrouvent les anges gardiens qui ont pour rôle de diriger les âmes et de les élever. Cependant, Edmond Wells finit par se laisser aller, ce qui fait de son encyclopédie un document qui n’est pas toujours sérieux et qui ne garde pas constamment le même sujet.
En bref, c’est une lecture très amusante et diversifiée de par la forme qui est donnée au texte. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je compte bien trouver l’occasion de lire un autre ouvrage de Bernard Werber!

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Une bonne variété!

J’ai des p’tites nouvelles pour vous!J'ai des p'tites nouvelles pour vous!
Collectif

Résumé en quatrième de couverture :

Initiative de l’Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) célèbre cette année ses 20 ans.
Pour marquer cet anniversaire, nous avons tenu à vous faire découvrir la richesse et la beauté de notre littérature en réunissant 20 créateurs québécois et franco-canadien. Bédéistes, essayistes, poètes, auteurs de fiction adulte et jeunesse se côtoient dans ce recueil de textes inédits.

Les auteurs :

Samuel Archibald, Jimmy Beaulieu, Sophie Bienvenu, Fanny Britt, Katia Canciani, Normand de Bellefeuille, Angèle Delaunois, Marie Desjardins, François Gravel, Iris, Dany Laferrière, Mireille Levert, Daniel Marchildon, Catherine Mavrikakis, Andrée A. Michaud, Maxime Olivier Moutier, Mikella Nicol, Steph Rivard, Louise Tremblay d’Essiambre, Thomas Wharton, ainsi qu’une préface de Jean Fugère et un mot de Bryan Perro.

Mon appréciation :

Le 23 avril 2015 avait lieu la vingtième journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Pour l’occasion, le recueil de textes J’ai des p’tites nouvelles pour vous! était donné gratuitement dans les librairies. Ce livre contient vingt textes d’auteurs différents. Que ce soit de la fiction, de la poésie, de la bande-dessinée ou l’essai, c’est un petit bouquin qui peut facilement plaire. Il serait difficile de ne pas aimer un seul des textes de ce recueil. Pour ma part, j’en ai aimé la majorité. Mais j’ai aussi apprécié le fait de pouvoir mêler plusieurs genres littéraires en même temps. D’autant plus que chacun mets le thème des livres et de la lecture au premier plan. En simple, J’ai des p’tites nouvelles pour vous! parle de littérature sous plusieurs angles.
Le sac en papier, de Katia Canciani, ouvre le bal de la catégorie Fiction du livre. Et c’est une excellente histoire pour bien commencer cette aventure qu’est celle de découvrir ou de redécouvrir vingt auteurs. En effet, l’histoire de Canciani est celle d’un jeune garçon qui doit remettre un livre à sa grand-mère. Entre-temps, il décide de l’ouvrir et de le lire. Il se trouve que ce roman est un livre dont vous êtes le héros et qu’il s’entremêle à la réalité, puisque les endroits et les actions du livre sont accessibles dans la réalité. Le petit garçon, un peu malgré lui, tente le coup et s’amuse bien. C’est aussi le cas avec la lecture du recueil : on y plonge et on y prend goût.
La bande-dessinée d’Iris, Le pâtissier, l’andouillette, le psy et sa perruque était aussi bien amusante. Dans ce texte, un personnage se plaint de toujours dire « andouillette » à la fin de chacune de ses paroles. Son psy, armé d’une grosse perruque, tente de lui faire accepter ce fait, en mentionnant que d’autres ont des problèmes pires  que cela. C’est à la fois bien drôle et tout à fait intéressant sur le plan imaginatif, puisque les actions qui guident les personnages seraient dictées par leur livre personnel. Cela donne envie de découvrir les autres créations de la bédéiste.
Les essais du recueil sont bien intéressants également. L’un fait un bref résumé des étapes de la production et de la diffusion d’un livre, ce qui permet de considérer l’importance de chacune de ces étapes lorsque l’on tient un ouvrage en main. Un autre parle d’une lectrice qui aime un homme non-lecteur. Le dernier évoque le livre avec un certain rapport au temps.
Viennent ensuite d’autres œuvres de fictions bien divertissantes, dont celles de Daniel Marchildon et de Samuel Archibald. La première parle d’un auteur qui a écrit un livre à lire aux toilettes, et la seconde, d’une vieille dame dans un monde où les hologrammes sont omniprésents dans le quotidien. Ces deux lectures sont fort amusantes et donnent réellement envie de découvrir les autres textes de ces deux auteurs.
En somme, il y a bien quelques textes que j’ai moins appréciés. Cependant, la majorité m’ont donné envie de lire les autres œuvres des différents auteurs. Ce petit livre gratuit promet de me faire dépenser!

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