Fantastique

Un nouveau type de personnages!

Histoires de vampires, tome 13, Sauvagement fou de vous

Par Kerrelyn Sparks

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Ce n’est pas courant pour Elsa Bjornberg de se sentir féminine, et ce n’est certainement pas le cas lorsqu’elle anime une émission de télévision portant sur la rénovation domiciliaire où elle peut démolir une cuisine sans effort. Par contre, elle se sent très certainement comme une femme dès le moment où elle rencontre Howard Barr, cet homme à la charpente digne d’un ours. Cette façon qu’il a de la regarder, comme si elle était un pot de miel qu’il aimerait lécher…
Howard n’est pas comme la plupart des hommes. D’abord, il est capable de changer de forme. Pour le reste, il a toujours pensé que ce béguin qu’il avait envers cette célébrité ne serait jamais rien de plus qu’une intense mobilisation de ses glandes salivaires quand il verrait Elsa à la télévision. Mais lorsque son employeur vampire décide de s’en mêler, la vedette se retrouve soudainement à sa portée — et à un cheveu de perdre la vie, car une ancienne malédiction leur interdit ce nouvel amour. Howard se retrouve soudainement déchiré entre son désir envers elle et son désir de la maintenir en vie.

Mon appréciation :

J’ai bien apprécié ma lecture de ce treizième tome (déjà treize!). Encore une fois, Kerrelyn Sparks sait où trouver l’inspiration pour amener du nouveau à ses lecteurs. Cette fois-ci, il s’agit d’une romance entre un être-ours et une femme qui apparaît d’abord comme une simple mortelle. Il se trouve qu’elle a finalement quelques capacités hors du commun. Cependant, les vampires ne sont pas à l’avant-plan, cette fois-ci, contrairement à plusieurs des autres tomes de la série.
Ce roman a beaucoup modifié la manière dont je visualisais Howard dans les volumes précédents. Tout de même, j’ai bien apprécié en savoir davantage sur lui. C’était un peu étrange au départ, puisqu’il est là depuis le début de la série, mais j’ai rapidement aimé ce personnage.
Afin de poursuivre sur cette lancée, la personnalité du personnage est directement liée à son côté animal. D’autant plus qu’Howard est massif, cela lui ajoute un côté bestial et sauvage qui a un quelque chose de séducteur. J’ai bien aimé ses métamorphoses en ours!
Concernant Elsa, j’aimais son personnage car elle amenait du nouveau à la série. En effet, elle et ses tantes sont un autre type de créatures surnaturelles. On en apprend peu à peu sur leur rôle et sur leurs capacités, ce qui est intéressant. Je suis bien curieuse de découvrir leur implication dans les prochains volumes.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé l’histoire. Pour une fois, même si le désir sexuel était présent considérant le côté animal d’Howard, cela était toutefois relégué au second plan, puisque la confiance devait être d’abord installée. Rien n’était trop précipité, et j’aimais ça.
Seul bémol : il y a eu quelques erreurs avec la mise en page, ce qui faisait en sorte que certains dialogues étaient mal agencés et que les lignes se mélangeaient. Je ne savais pas toujours qui parlait.

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Une Brynley avec un lourd passé.

Histoires de vampires, tome 12, Recherchée : morte-vivante ou vivante

Par Kerrelyn Sparks

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Phineas McKinney croyait que New York était une ville de durs, jusqu’à ce qu’il se fasse attaquer par les Mécontents — des vampires maléfiques qui considèrent les mortels comme étant des collations. Sauvé par les bons vampires, Phin a juré de vouer sa nouvelle vie de mort-vivant à arrêter les Mécontents. Il aura donc beaucoup de travail à faire au Wyoming, car il semble que leur ennemie pourrait bien s’y cacher. Qu’est-ce qu’un gars de la ville comme lui connaît des chevaux et des feux de camp? C’est une bonne chose que Brynley Jones l’accompagne… si seulement elle ne détestait pas tous les vampires de la terre.
Bryn croit que les vampires sont des séducteurs charmants et que c’est ce qui les rend dangereux. Elle est donc réellement contrariée quand elle doit faire équipe avec Phin, même si c’est le seul suceur de sang capable de faire ronronner sa louve intérieure. C’est toutefois lorsqu’ils traquent la nouvelle chef des Mécontents que le danger les menace… et tant Phineas que Brynley découvriront une passion qui secouera les fontadions de leur monde surnaturel.

Mon appréciation :

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas eu l’occasion de remettre le nez dans cette série. J’étais bien heureuse d’y replonger. Rapidement, j’ai retrouvé les différents personnages rencontrés dans les tomes précédents (qui s’accumulent beaucoup, cependant).
Le type de relation n’est pas tout à fait nouveau dans ce douzième tome, puisqu’il s’agit, pour la deuxième fois, d’une relation entre un vampire et un change-forme. Ce qui est intéressant, par contre, c’est que Brynley est la soeur d’un personnage que l’on retrouve dans le septième tome de la série.
Si l’histoire d’amour qui unit les deux personnages est aussi divertissante qu’à l’habitude, que les doses d’action, de séduction et d’humour sont toujours aussi présentes, il y a bien entendu de nouveaux éléments intéressants dans ce volume (pour que la série soit si longue, il le faut bien!).
Ce qui est donc à la fois nouveau et le plus intrigant dans ce roman concerne le personnage de Brynley, mais tout particulièrement son passé. En effet, dès le début, le lecteur sait que la femme cache quelque chose à Phineas. Ce quelque chose concerne son père (un homme-loup) et semble très éprouvant. Lorsque le lecteur en fait finalement la découverte, il n’est pas déçu. Brynley garde effectivement un très gros secret. Un secret qui affecte son identité et son caractère. Sur le plan psychologique, la protagoniste est alors plus intéressante. Cela donne envie que cela soit davantage approfondi, mais ce n’est pas vraiment le cas. Néanmoins, cette nouveauté était agréable.
Enfin, ce qui m’a paru le plus étrange, c’est que celui qui se nomme « Le Docteur de l’amour », soit Phineas, arrive à être en couple. Après avoir autant lu ses échecs amoureux, c’est drôle de le voir réussir. Mais bon, après tout, il devait bien y passer lui aussi!

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Un roman pas comme les autres!

Les Traqueurs

Par Antoine Bombrun

Résumé du site L’Attelage :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.
Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots!

Mon appréciation :

Si le titre de cet article précise que ce fut une lecture qui n’était pas comme les autres, eh bien, c’est parce que c’est le cas. Tout du moins, Les Traqueurs ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà lu auparavant… et j’ai bien aimé découvrir cette différence.
Tout d’abord, c’était la première fois que je lisais un roman à la deuxième personne qui n’était pas un livre dont vous êtes le héros. Cela m’a plu et, tout au long du livre, je me demandais qui était ce « je » qui nous parlait et nous racontait cette histoire. Cette intrigue se résout seulement dans le dernier cinquième du roman, alors cela m’a intriguée longtemps! 😛 Après un certain temps, on découvre que ce « je » est en fait une voix dans le même corps que Shiujih (le « tu », et donc le lecteur). Mais la question de son identité reste, comme je l’ai spécifié, un bon moment.
Lorsque l’on commence la lecture, Shiujih est très peu bavard. Ce sont les moments où je préférais sa personnalité, puisque cela me mettait vraiment dans le rôle de spectatrice, comme si je ne faisais que me trouver sur les lieux des événements. Cela donnait un esprit calculateur au protagoniste, comme s’il ne fallait que dire et faire le strict minimum. J’ai bien aimé cet aspect. Parfois, j’avais même l’impression de me retrouver dans un jeu vidéo à la première personne, tellement j’avais la sensation d’être plongée dans l’univers des Traqueurs.
Si j’ai apprécié le personnage de Shiujih, j’ai aussi apprécié les deux autres hommes qui l’accompagnaient : le vieux Thief et Rhyunâr l’impulsif. J’ai trouvé que le mélange de la personnalité de chacun permettait la création d’un bon équilibre. Thief est attachant, et Rhyunâr permet d’amener à l’histoire une bonne part de violence qui rend bien compte de la cruauté de l’univers dans lequel chacun évolue.
J’ai moins aimé l’intérêt de Shiujif pour la petite Noisette, rescapée du meurtre violent de sa communauté par Rhyunâr (celui-ci préfère tuer les enfants que de les aimer). Les douceurs du premier personnage me paraissaient un peu drôles à lire. Je ne me serais pas plainte de l’absence de la petite, qui ne m’a pas donné l’impression d’être très utile au récit.
Concernant la trame de l’histoire en général, j’avoue que mon intérêt a été capté facilement. Je me demandais quelle sorte d’humains ou de créatures étaient les trois Traqueurs, mais aussi comment allait évoluer la quête qu’ils s’étaient donnée. La finale de celle-ci m’a fait un drôle d’effet, mais ne m’a pas totalement déplu pour autant, étant donné qu’elle était tout de même bien mouvementée.
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la construction du récit. Les descriptions permettaient de bien s’imprégner de l’ambiance, qui était alors à la fois tangible et horrifique. De plus, la présence d’analepses disséminées dans le livre était bien calculée. En effet, elles permettaient de comprendre le passé de Shiujih aux bons moments. Parmi tout cela étaient présentes quelques illustrations bienvenues. Leur coloration accentuaient l’ambiance lors de la lecture.
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et découvrir la plume particulière d’Antoine Bombrun. Je serais curieuse de lire ses autres écrits! Seront-ils à la hauteur de la découverte que fut Les Traqueurs pour moi?

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Une transformation non souhaitée mais divertissante!

Le sein

Par Philip Roth

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman est un apologue de l’aliénation. Un professeur de littérature comparée, spécialiste de Gogol et de Kafka, s’est métamorphosé en une sorte de « glande mammaire » comme on en voit parfois en rêve ou sur les peintures de Dalí. De cette situation, Philip Roth tire des effets du plus haut comique et de la plus franche obscénité. Mais au-delà du scandale, de tous les rapprochements kafkaïens, le lecteur découvre à travers cette allégorie surréalisante un déchirant appel, une étrange méditation sur la vie et sur ce qui fait l’identité d’un homme.

Mon appréciation :

Le sein est une lecture qui se fait très rapidement. Ça n’a vraiment pas pris de temps que j’étais plongée dans l’histoire. La narration est fluide, intéressante et bien construite, puisqu’elle amène fort bien la croissance de la folie du personnage, qui doute d’abord des autres puis de lui-même. Cette construction du texte le rendait même attachant.
Aussi, comme la narration est à la première personne, le lecteur entre dans la peau du personnage et ne voit le monde que par son point de vue (qui apparaît avec l’ouïe et le toucher, ses autres sens ayant disparus lors de sa transformation). De ce fait, lorsque le personnage, transformé en glande mammaire, se met à douter d’être filmé dans la chambre d’hôpital où il est situé, le lecteur doute aussi. Le docteur a beau assurer le contraire, aucune preuve ne peut être donnée, puisque le personnage de David ne peut voir.
Dans le même ordre d’idées, le vocabulaire utilisé est très direct. David emploi les vrais termes pour exprimer ses désirs et ses impressions. Entre autres, sa métamorphose ne l’empêche pas d’éprouver des désirs sexuels envers sa conjointe ou même les personnes qui s’occupent de lui par diverses manipulations.
J’ai vraiment aimé la manière dont chaque élément était amené à l’histoire. Il était facile de se mettre dans la peau du personnage pour comprendre le fil de ses pensées et de ses sentiments. C’était une lecture un peu troublante mais très intéressante à déconstruire et à analyser un peu.

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Un mélange intéressant d’amour, d’humour et d’aventures!

L’empire des anges

Par Bernard Werber

Résumé en quatrième de couverture :

Que pensent les anges de nous?
Que peuvent-ils faire pour nous aider?
Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges.
Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie.
Ses moyens d’action : les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats.
Que faire pour leur montrer la voie du bonheur?
Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant?
Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour.

Mon appréciation :

Avant tout, j’ai lu ce roman de Bernard Werber sans n’en avoir lu aucun autre de lui auparavant. Je plongeais donc totalement dans un nouvel univers, celui des Thanatonautes. L’empire des anges fait partie de la série des Thanatonautes. Heureusement, il n’est pas crucial d’avoir lu les autres romans avant d’entamer celui-ci. Il y a quelques références aux événements s’étant déroulés dans les aventures précédentes du personnage de Michael Pinson, mais elles ne désorientent pas et il est possible de comprendre globalement de quoi il retourne avec les quelques éléments de résumé qui parsèment le bouquin. En fait, cela donne surtout envie de découvrir les autres volumes afin d’en savoir plus sur l’existence de Michael Pinson et de ses compagnons.
J’ai pris plaisir à lire ce roman, puisqu’il est parsemé d’humour. L’humour est présent en de nombreux endroits, mais ce que je trouvais le plus comique, c’était lorsqu’il y avait des paragraphes de textes qui répertoriaient les propos d’ « individus interrogés dans la rue au hasard d’un micro-trottoir ». Il était demandé à ces passants ce qu’ils pensaient de la vie après la mort, entre autres. Ces personnages figurants n’apportent rien du tout à l’histoire, étant donné qu’il n’y a rien de scientifique dans leurs propos. Il n’empêche que c’était amusant à lire, justement parce que cela donnait l’impression d’apparaître de nulle part.
J’ai beaucoup aimé suivre les existences des trois âmes dont Michael Pinson devait s’occuper. C’est sans doute parce que je ne connaissais pas les autres aventures du personnage principal que j’ai eu cet intérêt, d’autant plus que nous suivons la vie complète de ces trois âmes, de leur naissance dans un corps jusqu’à leur mort. À chaque moment qu’un chapitre les concernait, je le lisais avec avidité.
Et c’est d’ailleurs ce qui était intéressant dans ce roman : les chapitres sont courts et s’enchaînent rapidement. Chaque chapitre est bref et est centré sur un élément en particulier, que ce soit une âme, Michael Pinson, le Paradis ou bien l’encyclopédie d’Edmond Wells, l’instructeur de Michael. Son encyclopédie se veut une sorte de document sur le lieu où se retrouvent les anges gardiens qui ont pour rôle de diriger les âmes et de les élever. Cependant, Edmond Wells finit par se laisser aller, ce qui fait de son encyclopédie un document qui n’est pas toujours sérieux et qui ne garde pas constamment le même sujet.
En bref, c’est une lecture très amusante et diversifiée de par la forme qui est donnée au texte. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je compte bien trouver l’occasion de lire un autre ouvrage de Bernard Werber!

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Deux très bonnes versions d’une même histoire!

Le Horla

Par Guy de Maupassant

Résumé en quatrième de couverture :

Confession lucide et maîtrisée d’un homme qui assiste au naufrage de sa propre raison, Le Horla nous révèle la trajectoire secrète et fulgurante qui relie la plénitude de la santé au martyre de la démence. Nul autre récit fantastique — en raison, peut-être, de certains accents autobiographiques — n’a développé avec plus de rigueur et de vérité clinique l’implacable logique de l’imaginaire.

Mon appréciation :

Cette édition du Horla parue dans Le livre de poche permet de lire deux version du texte de Maupassant. La première est une histoire rapportée par un certain docteur Marrande. La deuxième, quant à elle, est écrite sous la forme d’un journal et est aussi plus longue, puisqu’elle est davantage travaillée.
Dans les deux cas, c’est l’histoire d’un homme qui s’interroge sur ce qu’il peut et ne peut pas voir à l’œil à la suite d’une étrange découverte. L’esprit du personnage tangue entre la certitude et l’illusion qu’une entité invisible soit présente à proximité de lui. Si l’être invisible est réel, c’est tout à fait effrayant; s’il ne l’est pas, c’est que la folie atteint de personnage principal, ce qui est tout autant effrayant pour lui.
J’ai bien aimé cette idée du visible et de l’invisible. Après tout, il est vrai que nous ne pouvons voir l’air autour de nous, mais nous savons qu’il est réel, puisque nous en avons besoin pour respirer. Heureusement, je n’en suis pas devenue folle pour autant! 😛
Sinon, je dois dire que la deuxième version du Horla apporte une touche plus intéressante à l’histoire. En effet, comme le lecteur se retrouve dans l’esprit du protagoniste, il peut comprendre la pleine mesure des répercussions des événements sur le narrateur. D’ailleurs, cela amène une vision plus intelligente de ce dernier, puisque le lecteur suit toutes les interrogations et les raisonnements du récit. L’existence de l’être invisible est fortement étudiée et analysée. Le personnage découvre que lorsqu’il quitte son logement pour voyager, l’entité ne le suit pas. La finale de cette version est aussi fort plaisante. Le narrateur, en tentant de mettre fin à cette folie, comprend que l’être invisible est, en quelque sorte, surpuissant et immortel. Il n’y a qu’une seule façon de le fuir…
Bien que très courts, ces deux textes sont très divertissants et bien agréables à lire. L’histoire est loin d’être récente, mais elle peut se lire avec autant de plaisir encore aujourd’hui.

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Plongeon dans les capacités vampiriques.

Histoires de vampires, tome 11, Le vampire le plus séduisant du monde

Par Kerrelyn Sparks

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Lorsqu’une vidéo révèle au monde entier que les vampires vivent parmi nous, c’est au « jeune » vampire Gregori Holstein, vice-président du marketing chez Romatech, qu’incombe la tâche de persuader le gouvernement américain d’annoncer que ladite vidéo est un canular. Le président lui demande toutefois une faveur, qui obligera Gregori à passer 48 heures en contact très rapproché avec sa fille aînée.
Abby Tucker préférerait passer ses soirées dans un laboratoire plutôt que d’assister aux dîners d’État de son père. Elle a dédié sa vie à trouver un remède qui sauvera sa mère mourante et il ne lui manque plus que deux ingrédients. Elle devra s’aventurer dans la région la plus dangereuse du monde pour les trouver — avec un vampire. Son accompagnateur, vêtu d’un complet Armani, est peut-être un mort-vivant, mais il parvient tout de même à faire battre son cœur précipitamment. Le plus grand danger auquel elle devra faire face ne sera pas les hordes de prédateurs qui les guettent, mais bien son désir charnel pour le vampire le plus séduisant du monde.

Mon appréciation :

Comme l’indique le titre de l’appréciation, ce onzième tome de la série Histoires de vampires concerne beaucoup plus les capacités qu’ont les vampires par rapport aux tomes précédents. Gregori doit dévoiler certains pouvoirs des vampires au président afin que celui-ci puisse envisager une alliance qui serait gagnante pour les deux espèces. En parallèle, le vampire s’éprend de Abby, la fille du président. Non seulement parce qu’il est amoureux d’elle, mais aussi pour les besoins du voyage qu’ils entreprennent, il se doit de dévoiler encore plus de choses. Jusqu’à la toute fin du tome, nous recroisons toutes les capacités de cette espèce particulière. Et cela converge donc vers les possibilités de guérison qu’offre le sang de vampire, ce qui attirera à deux reprises la jeune femme. C’est intéressant et cela ramène au premier plan l’utilité que les morts-vivants vivent dans l’ombre des mortels.
Encore une fois, c’est ici l’histoire d’un rapide coup de foudre. J’avoue que j’aurais préféré que cela tarde un peu. Dès le premier échange de regards, Gregori et Abby se sont épris l’un de l’autre. C’est trop vite à mon avis. Et c’est aussi très souvent la même chose dans la série. Mais de ce que j’en sais, ce ne sera pas le cas pour le prochain volume!
Le coup de foudre a beau être rapide, ce n’est pas le cas pour l’action, qui ne vient que vers la fin. Qui plus est, il n’y a pas eu tant de combat que cela, mais c’étaient plutôt des captures. Et, malgré le grand nombre d’ennemis, j’avais l’impression qu’il n’y avait pas tant de danger que cela. Je me demande bien si je serai satisfaite sur ce point dans la suite de la série.
Finalement, comme l’action était condensée vers la fin du livre, cela a tout de même permis un plus long moment au couple pour se courtiser. Malgré leur coup de foudre, donc, ils ont un peu appris à se connaître durant le peu de jours qui passaient. De ce fait, même si les jours défilaient rapidement, cela a fait en sorte que le duo ne se précipite pas directement sur la couchette. D’ailleurs, il y avait aussi moins de sexualité, et ça n’était pas mauvais. Au final, cependant, Abby et Gregori officialisent rapidement leur relation.

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Bien imbriqué, mais particulier.

Histoires de vampires, tome 10, Mon vampire

Par Kerrelyn Sparks

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Rien sur cette terre ne peut rendre ce vampire amoureux…
Connor Buchanan a eu besoin de ses 499 années d’existence pour en arriver à une conclusion absolument indéniable : il est bel et bien un bâtard au cœur insensible. Il a vu ses amis, de pauvres fous romantiques, tomber à pic dans le ravin de l’amour comme un troupeau de moutons étourdis. Ça n’allait cependant pas lui arriver. Il sait que l’amour ne mène tôt ou tard qu’à une peine de cœur.
Sauf peut-être Marielle…
Cet ange déchu a été banni du paradis pour cause de désobéissance. Coincée dans un corps de mortelle, elle découvre un protecteur en la personne de Connor, un vampire écossais hanté par un sombre passé. Marielle espère guérir son cœur brisé et obtenir ainsi le droit de rentrer à la maison, mais c’est alors qu’elle se met à éprouver ces… sentiments, prenant la forme d’un désir physique ardent tout aussi étrange que plaisant pour un vampire! S’agit-il là de l’œuvre d’un démon qui tenterait ainsi de l’attirer vers l’enfer, ou cet ange a-t-il trouvé en cela la béatitude céleste?

Mon appréciation :

Je crois que le titre de cette appréciation est assez évocateur. En simple : il m’a semblé que l’histoire était bien imbriquée, mais qu’elle était plutôt particulière.
Allons-y tout d’abord pour le premier point. Si j’ai trouvé que ce tome était bien lié avec les autres tomes de la série, ce n’était pas simplement parce que l’on y retrouvait encore une fois tous les vampires des tomes précédents, comme c’est toujours le cas. Non. En fait, ce détail concerne surtout le personnage de Marielle. Je ne veux pas dévoiler tous les éléments de l’intrigue, mais cette femme se trouve à ne pas apparaître si spontanément que cela dans la vie des autres. Je fus bien contente d’apprendre que sa vie avait croisé celles de d’autres protagonistes connus dans les autres bouquins. De cette manière, le rôle de Marielle a semblé accentué. Il n’était plus uniquement question d’une nouvelle histoire d’amour entre un vampire et une mortelle. Pour une fois, grâce à Marielle, les bons vampires et les Mécontants ne jouent plus au chat et à la souris! Et cela a mené à deux scènes d’actions fort divertissantes, d’ailleurs. Peu de blessés du côté des bons, il va sans dire (tout de même, on ne veut pas les voir mourir après s’y être attachés en dix volumes!), mais tout de même un revirement de situation important dans la famille de Shanna et de Roman, voire deux! Je vous laisse la surprise, mais je vous admets que je ne m’y attendais pas.
Par contre, si j’ai trouvé le tome particulier, c’était entre autres à cause du rapide attachement de Connor, éternel insensible, envers l’ange. La fêlure a été rapide dans sa carapace de fer. Sans doute trop. Et c’est certainement à cause de cela si je suis entrée moins rapidement dans l’histoire, cette fois-ci. Depuis le tout début de la série, Connor est celui qui sermonne ses compagnons de se laisser aller à l’amour. Puis, paf!, d’un coup il se fait attraper le cœur. J’étais très curieuse de lire cette histoire lorsque j’en ai lu le résumé. Le personnage de Connor me semblait bien intéressant à aborder. Heureusement, cela s’est rattrapé lorsqu’il a subit un certain rejet. Je ne vous dévoile pas dans quelles circonstances, mais la deuxième carapace de l’homme vampire était, cette fois, bien intéressante. Je me demandais quand il craquerait!
Ainsi, je n’ai pas tout à fait été rassasiée de certains éléments du romans. D’un autre côté, je me suis quand même divertie et j’ai apprécié en apprendre plus sur le personnage distant de Connor Buchanan.

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Une histoire d’amour plus complexe!

Histoires de vampires, tome 9, Mange, chasse, aime

Par Kerrelyn Sparks

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Carlos Panterra est à la recherche d’une partenaire. Une femme qui aimera les jeunes orphelins qu’il a récemment pris sous son aile (ou sous sa patte, puisque tel est le cas), et qui saura en prendre soin. Lorsque cet homme-panthère espionne la belle Caitlyn, il s’aperçoit qu’elle est un rayon de soleil dans toute cette obscurité ambiante. Il a enfin trouvé la femme parfaite, sauf que…
Caitlyn Whelan est une mortelle. Pire encore, c’est son père qui est à la tête d’une équipe de l’Agence centrale de renseignements dont la mission est de traquer les morts-vivants. Caitlyn sait toutefois que Carlos est l’homme qui lui convient, qu’il soit capable de changer de forme ou pas. Elle saute donc sur l’occasion que sa sœur lui offre de travailler avec lui, déterminée à démontrer à Carlos que leur attirance relève davantage que du simple magnétisme animal. Le danger rôde cependant dans la nuit, et leur passion déchaînée et indomptée pourrait bien les faire périr tous les deux…

Mon appréciation :

Comme le mentionne le titre de cette appréciation, j’ai trouvé que l’histoire d’amour entre les deux personnages était plus complexe que pour celles des autres tomes de la série. En effet, le personnage de Carlos désire ardemment se trouver une partenaire qui soit, comme lui, un être-panthère afin de perpétuer sa race. Cependant, il a le coup de foudre pour Caitlyn Whelan, la sœur de Shanna (personnage principal du premier tome).
Depuis le début de la série, à force de lire, l’idée de l’amour impossible entre mortel et mort-vivant se dissipe. Chaque vampire trouve son ou sa partenaire. Ici, l’idée de l’amour impossible ressort enfin. Les deux personnages sont très amoureux l’un de l’autre, mais Carlos se refuse cet amour et rejette Caitlyn dans l’espoir de trouver une femme-panthère. Cela rajouta donc de l’intérêt à l’histoire.
Qui plus est, le personnage de Carlos Panterra était fort intéressant sur le plan de sa personnalité (parce que le physique des hommes de cette série est toujours idéal 😛 ). Nous avons un personnage maladroit dans ses relations avec les plus jeunes qu’il a pris sous son aile, mais qui désire ardemment leur bien. Cependant, il ne sait pas comment s’y prendre et leur fait peser le poids du besoin de faire perdurer leur race en voie d’extinction. De plus, malgré tout son désir pour Caitlyn, il se refuse à céder à ses avances pour ne pas avoir à la repousser le moment où il trouvera une femme de son espèce. Ce qui fait heureusement en sorte que leur relation n’évolue pas trop rapidement.
Le personnage de Caitlyn est par contre moins intéressant par sa simplicité. Elle est têtue, ce qui est bien puisque cela l’accroche à Carlos. Cependant, elle se trouve à être, par un mystérieux hasard, exactement la femme qu’il faut pour compléter l’homme-panthère. Elle est douce et agréable avec les enfants, elle peut comprendre n’importe quelle langue (et donc parler le portugais avec Carlos), elle est fonceuse et aventureuse, etc. Bien qu’il soit intéressant que son personnage ramène un peu plus celui de Shanna dans la série, je n’ai pas trouvé sa personnalité assez profonde.
Mis à part cela, j’ai bien aimé l’action présente vers la fin du bouquin. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais disons que Carlos ne l’a pas facile!

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Une mélodie avec ses hauts et ses bas.

Les notes de sang

Par Corinne De Vailly

Résumé en quatrième de couverture :

À Londres, en 1850, meurt un légendaire violoniste tsigane. Peu après, par une froide journée pluvieuse, la communauté des « Fils du vent » se retrouve au cimetière. Après l’enterrement, on abandonne un violon sur la tombe du défunt, et un jeune homme s’en empare. Selon une légende tsigane, cet instrument de musique aurait été fabriqué avec des ossements humains. Hawthorne Lambton, maître horloger, convoite ce violon qui, il en est convaincu, a le pouvoir de lever la malédiction qui pèse sur sa famille de génération en génération. Et l’on s’enfonce peu à peu dans les bas-fonds de la capitale anglaise, où machines à vapeur et êtres surnaturels font la loi.

Mon appréciation :

Le titre de cette appréciation a un lien direct avec deux éléments : les capacités du violon mentionné dans le résumé, de même que mon intérêt pour ma lecture.
Tout d’abord, cela m’a pris beaucoup de temps avant d’entrer véritablement dans l’histoire. Environ une centaine de pages ont défilé sous mes yeux avant que je ne sois avide de la suite. Qui plus est, les quarante dernières pages m’ont également semblé moins intéressantes. Ainsi, j’ai trouvé que cela a pris un peu de temps avant que tous les personnages et les éléments soient bien mis en place et que la « chasse » au violon se fasse véritablement ressentir. Quelques fois, j’avais l’impression que cela allait décoller d’un instant à l’autre, à cause d’une phrase, mais cela continuait avec une certaine douceur, à mon avis. Peut-être est-ce le style d’écriture de Corinne De Vailly qui occasionnerait cette impression, mais je ne peux me prononcer là-dessus, n’ayant pas assez lu cette auteure. Sinon, comme je l’ai légèrement dit, la fin ne m’a pas semblé à la hauteur. En fait, il se trouve que la portion entre ces deux parties captait si bien mon intérêt que le déroulement des dernières actions m’apparaissait assez simple.
Cependant, le prologue amène une dernière petite touche intéressante avec une simple phrase à la toute dernière page. La chose était légèrement prévisible dès le début de la lecture du prologue, mais il n’empêche que ce côté surnaturel m’a plu. Enfin… vous verrez lorsque vous le lirez!
J’ai particulièrement apprécié tout ce qui entourait le fameux violon. Sa légende, quoique étrange, était amusante. Mais j’ai surtout préféré les passages où il était question de son utilisation. En effet, comme l’indique le titre de l’appréciation, ce violon a des hauts et des bas. En somme, selon l’individu qui en joue, la mélodie peut être parfaite ou cacophonique. Et puis, selon cette musique qui en sort, le bien ou le mal se fait autour du lieu où se situe le violon. J’ai bien aimé cette idée et l’explication qui justifie la qualité de la musique jouée. Même, j’aurais aimé entendre ces mélodies!
Mis à part cela, le personnage de Cody, un petit garçon qui sert Lambton, m’a un peu agacée. En fait, ce n’est rien d’énorme. Le personnage était pertinent dans les moments où il permettait au lecteur de visiter les lieux concernés et de comprendre le fonctionnement de la ville à cette époque particulière. Cependant, lorsque sa mission a été accomplie, il était plutôt superflu. L’auteure l’éloigne de la trame, et l’on se rend compte de sa maigre utilité. Par contre, j’ai préféré le protagoniste de Mirko. C’est surtout lorsqu’il se fait attraper par Hawthorne Lambton qu’il se distingue réellement. Le personnage subit différentes tortures, et son mental est mis à rude épreuve… mais ne flanche pas. La bonté de ce personnage a été sa force.
En somme, j’ai apprécié ma lecture, bien que certaines parties m’ont paru plus longues que d’autres. Maintenant, j’ai envie d’entendre une musique de violon!

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