Fantasy ou merveilleux

Un roman pas comme les autres!

Les Traqueurs

Par Antoine Bombrun

Résumé du site L’Attelage :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.
Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots!

Mon appréciation :

Si le titre de cet article précise que ce fut une lecture qui n’était pas comme les autres, eh bien, c’est parce que c’est le cas. Tout du moins, Les Traqueurs ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà lu auparavant… et j’ai bien aimé découvrir cette différence.
Tout d’abord, c’était la première fois que je lisais un roman à la deuxième personne qui n’était pas un livre dont vous êtes le héros. Cela m’a plu et, tout au long du livre, je me demandais qui était ce « je » qui nous parlait et nous racontait cette histoire. Cette intrigue se résout seulement dans le dernier cinquième du roman, alors cela m’a intriguée longtemps! 😛 Après un certain temps, on découvre que ce « je » est en fait une voix dans le même corps que Shiujih (le « tu », et donc le lecteur). Mais la question de son identité reste, comme je l’ai spécifié, un bon moment.
Lorsque l’on commence la lecture, Shiujih est très peu bavard. Ce sont les moments où je préférais sa personnalité, puisque cela me mettait vraiment dans le rôle de spectatrice, comme si je ne faisais que me trouver sur les lieux des événements. Cela donnait un esprit calculateur au protagoniste, comme s’il ne fallait que dire et faire le strict minimum. J’ai bien aimé cet aspect. Parfois, j’avais même l’impression de me retrouver dans un jeu vidéo à la première personne, tellement j’avais la sensation d’être plongée dans l’univers des Traqueurs.
Si j’ai apprécié le personnage de Shiujih, j’ai aussi apprécié les deux autres hommes qui l’accompagnaient : le vieux Thief et Rhyunâr l’impulsif. J’ai trouvé que le mélange de la personnalité de chacun permettait la création d’un bon équilibre. Thief est attachant, et Rhyunâr permet d’amener à l’histoire une bonne part de violence qui rend bien compte de la cruauté de l’univers dans lequel chacun évolue.
J’ai moins aimé l’intérêt de Shiujif pour la petite Noisette, rescapée du meurtre violent de sa communauté par Rhyunâr (celui-ci préfère tuer les enfants que de les aimer). Les douceurs du premier personnage me paraissaient un peu drôles à lire. Je ne me serais pas plainte de l’absence de la petite, qui ne m’a pas donné l’impression d’être très utile au récit.
Concernant la trame de l’histoire en général, j’avoue que mon intérêt a été capté facilement. Je me demandais quelle sorte d’humains ou de créatures étaient les trois Traqueurs, mais aussi comment allait évoluer la quête qu’ils s’étaient donnée. La finale de celle-ci m’a fait un drôle d’effet, mais ne m’a pas totalement déplu pour autant, étant donné qu’elle était tout de même bien mouvementée.
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la construction du récit. Les descriptions permettaient de bien s’imprégner de l’ambiance, qui était alors à la fois tangible et horrifique. De plus, la présence d’analepses disséminées dans le livre était bien calculée. En effet, elles permettaient de comprendre le passé de Shiujih aux bons moments. Parmi tout cela étaient présentes quelques illustrations bienvenues. Leur coloration accentuaient l’ambiance lors de la lecture.
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et découvrir la plume particulière d’Antoine Bombrun. Je serais curieuse de lire ses autres écrits! Seront-ils à la hauteur de la découverte que fut Les Traqueurs pour moi?

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Une quête remplie d’action!

Les Redresseurs, tome 1, Cœur d’Acier
Par Brandon Sanderson

Résumé en quatrième de couverture :

On les appelle les Épiques.
Il y a dix ans, ils ont été frappés par un éclair. Depuis ils possèdent d’incroyables pouvoirs. Mais leurs intentions ne sont pas bonnes…
À Newcago, un Épique appelé Cœur d’Acier s’est emparé du pouvoir. On le dit invincible : aucune balle ne peut le blesser, aucune épée trancher sa peau, aucune explosion le détruire. Seuls les Redresseurs, un groupe d’humains ordinaires qui ont consacré leur vie à étudier les Épiques afin de découvrir leur point faible, lui résistent.
David Charleston a dix-huit ans. Quand Cœur d’Acier est arrivé à Newcago, il a tué son père. Depuis des années, David rêve de se venger, et il possède quelque chose dont les Redresseurs ont besoin…
Le jeune homme a vu l’impossible : il a vu saigner Cœur d’Acier.

Mon appréciation :

J’ai acheté ce roman sur un coup de tête, vraiment. Je magasinais avec un ami et nous sommes tombés sur ce livre. J’en ai lu le résumé, lui l’ai passé et l’ai finalement emporté avec moi. Et j’ai bien fait!
Le livre débute avec le récit de David lors de la journée où son père meurt. Il se souvient du moindre détail tellement l’événement l’a marqué. Depuis ce moment, David veut venger son père. Durant les dix années qui ne sont pas narrées, David étudie tous les Épiques afin de connaître leurs pouvoirs, leurs faiblesses, etc. Il tente aussi de retrouver les Redresseurs pour rejoindre le groupe. Bien évidemment, il réussit.
Ensuite, tout déboule. C’est de l’action presque tout le long. Les chapitres sont courts et mouvementés, de sorte qu’ils se lisent très rapidement, car on les dévore!
Je ne veux bien sûr pas trop en dévoiler, mais je me dois de souligner certains points que j’ai fort appréciés durant ma lecture. D’abord, David Charleston n’est pas immédiatement intégré à l’équipe des Redresseurs. Il doit prouver aux membres qu’il est fiable et qu’il peut leur être utile : tâche qui n’est pas très aisée. Comme on s’y attend, les événements du récits vont mener à un affrontement contre Cœur d’Acier, l’Épique qui gouverne la ville (d’ailleurs plongée constamment dans la noirceur à cause de l’un de ses subalternes). Un plan est mis en oeuvre pour atteindre l’Épique. Il y a beaucoup d’action et le tout est vraiment intéressant. On se rend compte que David a certains talents.
Mais en plus, même si l’action avance à un train d’enfer, il y a un certain réalisme à cette histoire. Les protagonistes gravissent les échelons de leur plan, ils ont certaines victoires, qui ne se passent pas toujours merveilleusement bien, et des défaites. N’empêche qu’ils se rendent au bout… sans tout connaître de Cœur d’Acier! Et c’est là que c’est bien fait, selon moi. Les choses se déroulent tellement vite pour les héros qu’ils n’ont pas eu le temps d’assez bien étudier l’Épique. Ils doivent donc tester toutes leurs théories lors du combat final et on n’a pas la moindre idée de celle qui vaincra l’ennemi lorsque le combat s’enclenche (combat qui n’est d’ailleurs vraiment pas facile).
J’ai aimé ma lecture du début à la fin. Je n’y ai trouvé aucune longueur et j’ai dévoré ce bouquin!

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Un monstre fascinant.

Frankenstein ou le Prométhée moderne
Par Mary W. Shelley

Résumé en quatrième de couverture :

Si la créature de Frankenstein, la première de sa race, n’a jamais porté que le nom de « monstre », ce titre, attribué par défaut, est moins péjoratif qu’il n’y paraît. Son étymologie latine rappelle en fait qu’il doit se montrer, car il incarne à la fois le prodige et l’avertissement de la science transgressive et de l’irresponsabilité de celui qui en a fait un usage inconscient. Les discours de Victor Frankenstein et de sa malheureuse créature évoquent déjà, dans la modernité naissante du XIXe siècle, les risques inhérents aux progrès à venir. En entendant la tragique souffrance du monstre, nous devinons facilement celle des cobayes de tous horizons.

Mon appréciation :

Tout d’abord, cette version du roman est la traduction de la toute première parution du récit. Qui plus est, c’est une version éducative, et donc la quatrième de couverture ne laisse pas beaucoup présager de l’histoire. Ainsi, je vous en fait un petit résumé ici :
Victor Frankenstein donne la vie à une grande créature de huit pieds. Seulement, lorsque l’acte est fait, cette même créature le répugne au plus au point et il se refuse à la revoir. Le monstre découvre donc le monde par lui-même et désire l’amitié, l’amour, le bonheur. Mais c’est sans compter sur son apparence hideuse et monstrueuse qui fait en sorte que les hommes le repoussent continuellement. En colère, le monstre voudra se venger de son créateur qui l’a abandonné. Lui qui vit la solitude voudra rendre à son tour Victor aussi malheureux qu’il ait pu l’être.
Je dois avouer que j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je n’y ai vu qu’une seule petite longueur! Le reste, je l’ai dévoré.
J’ai bien aimé la façon dont l’histoire de la créature était présentée. Victor Frankenstein racontait sa propre histoire à un certain Robert Walton, qu’il avait rencontré dans le nord. Parmi ce récit, il y avait celui que la créature avait raconté à Victor à un certain moment. Ainsi, les histoires s’emboitaient et je trouvais cela bien intéressant.
J’ai aussi fort apprécié les personnages. J’aimais autant Victor que sa créature, même si cette dernière s’est vouée à des actes affreux. J’éprouvais de la pitié pour le monstre qui aurait voulu de l’amour des humains, mais qui ne le pouvait pas. Je me demandais ce qu’il lui serait arrivé si Victor avait décidé de le garder sous son aile. L’histoire aurait été complètement différente. Il n’empêche que j’ai bien aimé lire ce livre et que malgré l’existence malheureuse de la créature, je prenais plaisir à le suivre dans ses idées.
C’était la première fois que je me plongeais dans l’histoire du monstre de Frankenstein. Les versions que l’on donne à cet être à l’Halloween s’apparentent plus à un zombie illettré et incapable de s’exprimer. Pourtant, ça n’est pas du tout le cas du grand bonhomme! Il parle, il lit, il fait des travaux manuels, etc. Vraiment, je l’ai trouvé fascinant.
Je ne verrai plus ce monstre de la même manière lorsqu’il se promènera dans les rues les soirs d’Halloween!

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Une finale émouvante!

Ailes, tome 4, Destinée
Par Aprilynne Pike

Résumé en quatrième de couverture :

« Tamani regarda gravement Laurel et il tendit la main pour repousser une mèche de cheveux derrière son oreille. Il hésita un instant, puis ses mains trouvèrent les côtés de son visage, l’attirant vers lui. Il ne l’embrassa pas, se contenta de garder son visage près du sien, leurs fronts appuyés l’un sur l’autre, leurs nez se frôlant.
Elle n’aima pas l’impression d’adieu que cela lui laissait. »
Laurel connaît maintenant la vérité : Yuki est une des fées les plus puissantes et mortelles de toutes, une rare fée d’hiver, et Klea a l’intention de se servir d’elle pour conquérir et détruire Avalon. Cependant, l’ampleur du pouvoir de Klea s’étend bien au-delà d’une unique fée d’hiver sauvage. Avec Tamani, David et Chelsea à ses côtés, Laurel se prépare à faire face à ce qui pourrait bien être les derniers jours d’Avalon au cours de l’étonnante conclusion de la série Ailes.

Mon appréciation :

Comme je l’avais prévu après avoir terminé le tome 3, Destinée s’est avéré plein de rebondissements et d’action, et ce, dès les premières pages! On ne se doute pas qu’un si joli livre traitant de fées puisse en contenir autant!
En effet, c’est le clou de la série et bien des éléments sont dangereux. Les personnages principaux doivent combattre, accompagnés d’alliés, des puissances extrêmement fortes. La tâche ne sera aucunement aisée pour tous, et plusieurs périront malheureusement.
Quand j’affirme que le livre est rempli d’action, c’est tout à fait vrai. En fait, dès que la situation semble s’apaiser un petit instant, cela annonce que quelque chose de pire s’en vient très prochainement. Plusieurs fois! Nos héros seront à bout de forces! Mais ils auront bien entendu toujours assez de courage pour rester debout et défendre Avalon.
Comme c’est le dernier tome de la série, je me dois de mentionner un peu la fin de celui-ci. Je dois dire que je l’ai bien aimée, même si cela rend un peu triste de laisser ainsi partir les personnages. La finale est plutôt heureuse, bien sûr. Cependant, il y en a une prolongée. Je m’explique. L’auteure a ajouté un morceau à la finale, pour ceux qui voudraient le lire. Par contre, elle prévient que cela puisse être triste pour le personnage concerné (et ça l’est, je vous assure!). Et même si cette deuxième fin n’est aucunement remplie de bonheur à cent pour cent, je dois dire que je l’aime beaucoup et qu’elle amène un aspect intéressant au futur des protagonistes. J’ai adoré cela, en fait. Surtout lorsque j’ai posé le livre et me suis mise à y réfléchir, à me placer à la place de chacun des personnages concernés que j’ai appris à apprécier tout au long des quatre volumes de Ailes.
Au niveau de la plume d’Aprilynne Pike, je dirais qu’elle a un bon style d’écriture. Je dois avouer que je ne m’y suis pas énormément attardé et que j’ai lu une traduction de l’original. Tout de même, je me dis que si j’ai dévoré si goulument sa série, ça n’est pas uniquement à cause de l’histoire qu’elle a écrite, mais aussi un peu grâce à sa manière de décrire les événements et de faire interagir les personnages. Le tout était très fluide et bien agréable à lire. Les seuls endroits où je bloquais lors de ma lecture, c’était quand j’essayais mentalement de prononcer les mots du langage des fées. J’abandonnais bien souvent, malheureusement. 😛 Heureusement que ces mots en étaient qui revenaient plus souvent et qu’ils avaient des différences dans l’épellation, de sorte que je les reconnaissais facilement et en savais immédiatement la signification, expliquée plus tôt dans l’un des livres.
Ce fut une très bonne lecture et je dois dire que je conseille cette série!

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Une douceur avant un dernier tome prometteur.

Ailes, tome 3, Illusions
Par Aprilynne Pike

Résumé en quatrième de couverture :

« Je ne patrouilles pas, je ne vais pas chasser, je me colle simplement à toi. Tu vis ta vie. Je vais assurer ta sécurité, déclara Tamani en  balayant une mèche de cheveux loin du visage de Laurel. Ou mourir en essayant. »
Laurel n’a pas vu Tamani depuis qu’elle l’a supplié de la laisser partir l’année précédente. Bien que son cœur en soit encore brisé, elle est convaincue que David était le bon choix. Toute fois, juste au moment où la vie reprend son cours, Laurel réalise qu’un ennemi invisible attend son heure, tapi dans l’ombre. À nouveau, Laurel doit se tourner vers Tamani pour qu’il la protège et la guide, car le danger qu’aucune fée n’aurait cru possible menace maintenant Avalon. Pour la première fois, Laurel ne sait pas si son camp l’emportera.

Mon appréciation :

Comme l’indique le titre de cette appréciation littéraire, j’ai trouvé que ce troisième tome était plutôt léger, un peu comme s’il préparait à l’action du dernier, soit la fin de la série. Il ne faut pas entendre là qu’il n’y a pas du tout d’action, par contre. Oui, il y en a. Un peu. Il y a un moment où il y en a plus. Cependant, le reste du temps, c’est surtout de la préparation à affronter le pire. Mis à part cela, l’accent est mis sur les liens d’amitiés, l’amour, les liaisons et la crainte.
Le récit tourne principalement autour du triangle amoureux de Laurel, Tamani et David. C’est surtout cela qui est mis de l’avant, de sorte que le reste soit en second plan. Le tout reste quand même bien mouvementé, ce qui est plaisant. C’est un peu le point culminant de la rivalité entre les deux jeunes hommes. Disons qu’il y a quelques flammèches! Par contre, le choix de Laurel n’est pas encore déterminé dans ce tome. Ce petit suspense amoureux devra donc se conclure dans le prochain livre de la série.
Dans ce bouquin, nous rencontrons un nouveau personnage. Tamani et Laurel ne savent pas s’ils peuvent lui faire confiance. Pourtant, elle (c’est une adolescente) semble totalement inoffensive. Sauf qu’elle est une fée qui n’a jamais mis les pieds, semble-t-il, dans le monde d’Avalon (le monde des fées). Et cela est très mystérieux. Par rapport à ce personnage, je dirais que j’étais aussi intriguée que Laurel de savoir quelle était sa saison (soit à quelle saison la fée fleurit) pour déterminer le niveau de puissance de cette nouvelle. Je ne veux pas vous dévoiler le résultat, mais il y a un moment dans le livre qui m’a fait facilement deviner quelle était la saison de la fée. Heureusement, Laurel et Tamani l’ont deviné quelques pages plus tard, parce que je les aurais encore moins trouvés vifs d’esprits sans cela! Mais j’ai bien apprécié les recherches que Laurel faisaient afin d’élucider ce petit mystère, malgré que le tout ne fonctionnait pas aisément. Cela est la même chose lorsque Tamani lui apporte un échantillon d’une poudre bien particulière dont Laurel doit identifier les composantes. Ses essaies sont intéressants.
Ainsi, malgré que ce tome-ci ait été plus tranquille au niveau des péripéties dangereuses, je l’ai bien aimé. J’étais intriguée par différents aspects de l’histoire et curieuse de découvrir qui, de Tamani ou de David, Laurel préfèrerait. Sauf qu’elle n’a pas encore tranché! Et puis… la fin du livre laisse présager que le prochain sera riche en événements et en révélations de toutes sortes!

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De l’action et de l’amour : un bon mélange!

Ailes, tome 2, Sortilèges
Par Aprilynne Pike

Résumé en quatrième de couverture :

« — Je ne peux pas simplement arriver en coup de vent et proclamer mes intentions. Je ne peux pas « t’enlever ». Je dois juste patienter et espérer qu’un jour, tu me demanderas, dit Tamani.
— Et si je ne le fais pas? dit Laurel, sa voix à peine plus qu’un murmure.
— Alors, j’imagine que j’attendrai éternellement. »
Bien que Laurel en soit venue à accepter sa véritable identité de fée, elle refuse de tourner le dos à sa vie d’humaine — et particulièrement à son petit ami, David — pour retourner dans le monde des fées. Toutefois, lorsque Laurel est convoquée à Avalon, ses sentiments pour Tamani, la charismatique sentinelle féérique, sont indéniables. Elle est forcée de faire un choix — et il pourrait lui briser le cœur.

Mon appréciation :

J’aime bien cette série. Bien que mettant en scène un personnage principal féminin ayant comme caractéristique le fait d’être une fée, Aprilynne Pike n’omet pas l’action. Et il y a aussi la présence de l’amitié et de la famille parmi le tout. Ainsi, le lecteur est en présence d’un mélange intéressant de ces éléments.
Tout d’abord, Laurel est déchirée entre les deux jeunes hommes que sont Tamani (fée) et David (humain). Chacun fait parti d’un monde, tandis que Laurel voyage entre les deux (Avalon est le monde des fées; on y accède par des portails). Laurel éprouve des sentiments différents, bien qu’amoureux, pour les deux et doit faire un choix. Sans compter qu’elle sait que les deux l’aiment également. Bien évidemment, c’est un triangle amoureux comme on les connait si bien. Cela reste tout de même bien plaisant à lire, surtout lorsque Laurel leur fait part de son choix (vers la fin). Je peux dire que les émotions sont au rendez-vous!
Sinon, un autre sujet bien intéressant : l’action. Encore une fois, rien n’est facile pour l’adolescente lorsqu’elle se retrouve nez à nez avec des trolls (ennemis des fées). Dans ce cas-ci, par exemple (et c’est mieux ainsi), l’action ne se situait pas uniquement à la fin du livre. Il y a eu un autre bon moment où la vie de Laurel et celle de David étaient en danger. Ces deux moments d’action étaient un délice à lire, car on se demandait comment nos héros réussiraient à s’en sortir sans trop de dégâts.
Mis à part cela, au niveau de l’amitié, Laurel a un peu de mal. Ce n’est pas le cas dans le monde des humains, où elle a Chelsea, bien qu’elle hésite à lui dévoiler la vérité sur sa vraie nature. Cependant, dans le monde des fées, Laurel éprouve de la difficulté à se mêler à ses semblables et à accepter toutes les coutumes de l’endroit. Rien n’est facile, encore une fois, mais elle arrive heureusement à créer des liens. Tant qu’à parler d’Avalon, cela me fait penser à tous ces moments où Laurel compare ce monde à celui des humains. Elle s’indigne un peu de certaines façons de procéder qu’ont les fées et j’ai bien aimé toutes ces scènes. J’adorais qu’elle soulève chaque point déplaisant dans la logique féérique et je la comprenais parfaitement dans sa manière de penser.
Finalement, du côté de la famille, l’adolescente a des difficultés. Sa mère ne lui parle plus beaucoup, ayant trop de mal à assimiler le fait que Laurel soit une fée. Ainsi, la relation mère-fille n’est pas extraordinaire. Cela avait beau être éprouvant pour Laurel, j’appréciais comment les sentiments de la mère étaient présentés. On pouvait voir très clairement qu’elle n’arrivait pas à s’y faire.
J’ai bien hâte de me plonger dans la suite de cette série, puisque ce tome-ci termine sur un suspense! Heureusement que je possède le troisième tome!

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Une meilleure finale.

L'ÉclopéLa trilogie du sel, tome 3, L’Éclopé
Par Maurice Gee

Résumé en quatrième de couverture :

L’Éclopé piège les foules dans sa toile psychique et les soumet à sa cruelle volonté. Même les plus forts tombent à genoux devant son pouvoir.
La mère d’Hanna a préféré avaler l’herbe aux crapauds plutôt que de périr dans les grands bûchers de sorcières qui brûlent sur la Place du peuple. Hana doit s’échapper des terriers avant d’être elle aussi suppliciée. Dans la forêt profonde, elle rencontrera Ben, le fils de Lo. Ils mèneront ensemble une dangereuse quête pour empêcher l’Éclopé de mettre le monde à feu et à sang.
Mais avant, il leur faudra découvrir les secrets de son immense pouvoir.

Mon appréciation :

Je vais commencer par parler de la fin du livre. C’est un peu étrange comme méthode, mais comme c’est frais dans ma mémoire, je voulais en parler dès maintenant. Qui plus est, c’est aussi parce que je l’ai plus appréciée que les deux autres tomes de la trilogie. Comme vous pouvez le lire dans les appréciations de ces derniers livres, je n’appréciais pas particulièrement la finale, étant trop accélérée. Eh bien figurez-vous que ça n’est pas le cas pour L’Éclopé! Je ne vous dévoile pas les détails de cette finale, mais je peux vous dire sans problème que le livre se termine très peu de temps après la dernière scène d’action et que nous ne voyons donc pas l’existence des personnages principaux en accéléré jusqu’à leur progéniture. Heureusement, à mon avis!
Bien évidemment, ça n’est pas tout ce que j’ai apprécié de ma lecture. Les nouveaux personnages que sont Ben et Hanna me plaisaient bien eux aussi. Ces deux-ci peuvent, comme les protagonistes des livres précédents, utiliser la voix, soit se parler par la pensée. Cependant, contrairement aux autres, ils préfèrent parler de vive voix et ne l’utiliser qu’en dernier recours. Ainsi, je trouvais que les personnages avaient un petit quelque chose de plus, un côté plus vrai, plus humain, plus agréable. Je les ai préférés. Particulièrement Hanna, avec son don pour « parler » avec les oiseaux. En fait, elle est capable de se projeter dans l’esprit du volatile et de voir avec ses yeux, de partager la vision de l’oiseau. Hanna nous décrit donc tout ce qu’elle peut voir à cette hauteur. C’était intéressant. J’ai bien apprécié le tout.
Mis à part cela, comme dans les autres tomes, il est question d’une nouvelle génération et d’un nouveau danger. Par contre, dans ce cas-ci, les héros ne sont pas tous les enfants de ceux des deux premiers tomes. Hanna n’a aucun lien de famille avec le Hari du tome 1. C’est donc un peu différent. D’ailleurs, la mère de la jeune fille lui avait tout de même raconté les récits de Hari et Perle, et de Xantee et Duro. Ce qui était amusant, c’était que Hanna croyait fermement que ça n’étaient que des histoires racontées aux enfants, et non des aventures réellement arrivées aux générations avant Ben.
Finalement, il reste que j’ai encore une fois trouvé le récit un peu long. En effet, tout se déroule également dans les dernières pages. Le reste s’éternise, bien qu’intéressant quand même. Heureusement que la finale est remplie d’action pour compenser cette faiblesse.

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Le début d’une merveilleuse série!

Ailes, tome 1
Par Aprilynne Pike

Résumé en quatrième de couverture :

Laurel, fascinée, fixait les pâles choses avec de grands yeux. Elles étaient terriblement belles — trop belles pour l’exprimer en mots.
Laurel se tourna de nouveau vers la glace, son regard sur les pétales voltigeant à côté de sa tête. Ils ressemblaient presque à des ailes.
Dans ce récit extraordinaire de magie et d’intrigue, d’amour et de danger, toutes vos certitudes sur les fées seront transformées à jamais.

Mon appréciation :

À vrai dire, avant de commencer la lecture de Ailes, je m’attendais à me retrouver dans un récit très féminin et coloré de rose et d’amour. Eh bien quelle ne fut pas ma surprise de découvrir de l’action dans les cent dernières pages! Des vies en danger et des garçons courageux étaient des éléments qui se devaient d’être là.
J’ai bien aimé la progression du récit. Cela commence relativement lentement avec l’arrivée de Laurel dans une nouvelle école. Elle n’est pas trop à sa place mais, dès le début, un gentil jeune homme du nom de David l’aborde et lui propose de dîner avec elle. Ils deviendront rapidement amis et Laurel en viendra à partager la majorité de ses secrets avec lui au fil de l’histoire. Éventuellement, l’adolescente de quinze ans rencontre une autre fée, un garçon nommé Tamani. Ensemble, ils vont tisser quelques liens.
Il y a cependant deux moments qui m’ont fait paraître Laurel comme une fille légèrement moins vive d’esprit qu’elle ne le laisse présager. Le premier n’est pas de sa « faute ». En fait, c’est que l’adolescente prend bien du temps avant de prendre véritablement conscience qu’elle est une fée. En tant que lecteur, on le sait déjà avec la quatrième de couverture, ce qui ne laisse aucune surprise quant à ce sujet. Cependant, si je ne m’en étais pas douté, ç’aurait été bien. Et, après tout, c’était plus réaliste en considérant que cela devait être une condition très peu facile à accepter, les fées sortant des mondes imaginaires. Le deuxième m’a un peu plus fait tiquer, puisqu’il n’y avait pas de raison bien valable pour que Laurel ne le devine pas. En fait, Tamani lui fait cadeau d’un pendentif. Je ne veux rien vous dévoiler, mais disons que j’ai trouvé sa signification dès l’instant où Tamani expliquait ce qu’il représentait pour les fées. Il a fallu que Tamani le lui dise, bien plus tard, pour qu’elle comprenne enfin.
J’ai bien aimé ma lecture et, comme je l’ai dit plus haut, il y avait même une touche d’action. Les fées ne sont pas sans ennemis, et ces derniers ne sont aucunement délicats avec ceux qu’ils dédaignent. Ainsi, il y avait une intéressante dose de piquant le moment venu et c’était bien apprécié. Qui plus est, malgré que la finale du livre ne laisse pas sur un énorme suspense, j’ai tout de même bien hâte de lire la suite des aventures de Laurel, la jeune fée!

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Une nouvelle génération.

La trilogie du sel, tome 2, Gool
Par Maurice Gee

Résumé en quatrième de couverture :

Le gool reste invisible, mais Xantee, Lo et leurs compagnons peuvent sentir sa présence maléfique. Il se terre dans la jungle, dans les fissures de la roche. C’est un ennemi qui n’appartient pas à ce monde, mais qui s’enroule pourtant sur la gorge d’Hari, drainant son énergie vitale. Par la force de l’esprit, les proches d’Hari réussissent à lui éviter le pire, mais pour combien de temps encore?
Xantee, Lo et Duro doivent tout risquer pour trouver le roi des chiens, Tarl, qui leur dira peut-être le chemin des ruines d’Appartenance. Saura-t-il les mener jusqu’à la source du mal? Trouveront-ils le gool à temps? Auront-ils la force de détruire le monstre et de libérer le monde de sa faim dévastatrice?

Mon appréciation :

Un peu comme pour le tome 1, le début est assez rapide, de même que la fin du livre, qui présente une version accélérée des événements suivant l’aventure principale du roman. À la fin de Le sel, il est dit que le couple de héros a des enfants. Je m’excuse si je vous dévoile un punch de ce tome-ci mais, encore une fois, un couple de héros se voit grandir extrêmement rapidement vers l’âge adulte et tout ce qui s’y rattache. Ainsi, chaque tome de cette série présente visiblement une nouvelle génération.
Je ne trouve pas l’idée mauvaise, même si je suis toujours un peu déçue quand je lis les passages où la vie des personnages est en accéléré. Ce que cette idée a de bon, c’est que l’histoire ne paraît pas encore moins réaliste qu’elle ne l’est, dans le sens où le personnage principal (disons Hari) ne doit pas affronter en très peu de temps tous les maux du monde. Je ne sais pas si je suis très claire, mais ce que je veux dire est que tout n’arrive pas dans la même période de temps et au même personnage.
Tant qu’à parler d’éléments en accéléré, je vais continuer sur cette lancée pour un point supplémentaire : l’avant-dernier affrontement. Eh oui! lui aussi est étalé sur peu de pages. Cinq pages à peine. Cet affrontement et le tout dernier, contre le gool, s’entassent dans tout juste trente pages, avec d’autres actions des protagonistes. C’est ce que l’on attend le plus, durant la lecture, et cela se lit en un clignement des yeux. C’est un peu décevant, étant donné que ce sont des passages importants.
Autrement, ne vous inquiétez pas, j’ai apprécié ma lecture. C’était plutôt divertissant et je trouvais agréable d’apprendre à connaître les enfants de Hari, dont Xantee (celle mentionnée dans le résumé, ci-haut). J’appréciais aussi beaucoup Duro, l’ami de Xantee. J’aurais aimé le découvrir plus, mais cela me suffit aussi. Mis à part cela, malgré que la quête soit longue, je l’ai trouvée intéressante. Sans trop vous en dévoiler (quoi que cela se devine), le gool est une sorte d’entité qui se nourrit du mal, et qui le répand alors autour de lui. Cette image pourrait être une métaphore des pensées négatives que nous pouvons tous avoir. Le voisin est d’humeur grisonnante et il finit par déteindre à un moment ou à un autre sur nous, par exemple. Cela peut faire une grande chaîne, jusqu’à ce que quelqu’un de bonne humeur (qui fait le bien), ramène le sourire!
Je trouve donc plaisante cette série, parce qu’elle offre un bon divertissement, mais peut aussi faire réfléchir si l’on plonge dans un deuxième sens que peuvent avoir les péripéties et ennemis des personnages.

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De l’action forte!

La trilogie du sel, tome 1, Le sel
Par Maurice Gee

Résumé en quatrième de couverture :

Après sa capture, Tarl est condamné aux travaux forcés dans l’Abîme de sel, et Hari s’est juré de le sauver. C’est là une tâche impensable, car jamais personne ne revient de l’Abîme de sel. Or, Hari a grandi dans le Terrier du Sang. C’est un garçon solide, endurant et malin; et il possède ce don unique de parler aux animaux.
Promise à un mari cruel, Perle cherche à fuir un mariage forcé. Aidée de Feuille-de-thé, sa servante douée de pouvoirs mystérieux, elle renonce à la vie privilégiée qu’elle a toujours connue. Pourchassées dans leur fuite, elles lutteront pour leur vie.
Lorsque leurs chemins se croisent, Hari et Perle partent à la découverte du secret de l’Abîme de sel. Il ne s’agit plus seulement d’une quête pour sauver Tarl : le monde tel qu’ils le connaissent est au bord du gouffre, en proie à une menace innommable.

Mon appréciation :

J’ai bien apprécié ma lecture de ce premier tome. Lorsque je l’ai ouvert pour en débuter la lecture, je ne m’attendais pas à ce que l’auteur nous plonge si intensément dans l’action dès le départ. En effet, le premier chapitre raconte la capture de Tarl et ce à quoi il est condamné, l’Abîme de sel. C’est à ce moment que l’on découvre la vie difficile qu’il a menée avec son fils depuis des années, dans le Terrier du sang, là où tout rime avec mort ou survie.
Et ça n’est pas qu’à ce moment que l’on ressent ce besoin de survivre, si intense qu’il mène à tuer, parfois, pour se protéger. Même si les scènes, les réactions, les pensées pouvaient parfois être dures, j’aimais bien ces moments. Je les aimais, puisqu’ils rendaient le récit encore plus fort, plus réel, malgré que le tout soit imaginé. On ne pouvait que se rendre compte à quel point la vie était pénible pour certains personnages et à quel point d’autres étaient vils. Rien n’était aisé pour Hari et Perle.
De plus, j’ai bien aimé l’histoire en général. Cet Abîme de sel était bien intrigant, et j’avais hâte de découvrir ce que l’endroit cachait. L’aura de mystère qui l’entourait était plutôt poignante.
Mis à part cela, il y a un élément que j’ai moins aimé. C’était la fin, d’ailleurs. Sans vous la dévoiler, je vous dirais que je l’ai trouvée relativement courte. Les évènements s’enchaînaient si vite, après le dénouement, que la finale semblait un peu « garochée » au lecteur. J’avais l’impression de faire plusieurs petits bonds dans le temps, en accéléré. Il manquait donc un peu de contenu, selon moi. Et puis j’aurais bien aimé que cela termine en suspense pour me pousser à lire la suite le plus rapidement possible!
Il n’empêche que j’ai trouvé cette lecture divertissante et forte en actions et en émotions. Rien n’était facile, ce qui était vraiment plaisant. On ne pouvait douter des difficultés rencontrées.

Catégories : Fantasy ou merveilleux, Livres adultes | Étiquettes : , , , , | 2 Commentaires

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