Noir

Un roman considéré comme une sous-catégorie des romans policiers, regroupant des énigmes, du suspense et ses propres critères génériques!

Une histoire particulière.

La main dans le sac
Par André Marois

Résumé en quatrième de couverture :

Soudain, il se fige. Il allait la saisir comme n’importe quel autre morceau pour la renvoyer dans la masse morte. Mais la vision a suspendu son geste. Il ferme les yeux un instant, s’éponge le front avec son poignet. Il travaille trop, c’est évident. Il ouvre les paupières. Son regard redescend sans se presser. Il implore le ciel pour qu’elle ne soit plus là. Pourtant, si. Une main d’enfant n’est pas un déchet ordinaire.
Nounours travaille de nuit aux abattoirs Darfeuille & fils. Lorsqu’il arrive le soir, il croise les bouchers qui ont fini leur journée. On l’a embauché pour sa carrure et affecté au transport des poubelles remplies de déchets sanguinolents. Une nuit, au milieu des pattes de poulet et des boyaux à l’odeur infecte, Nounours découvre une main. C’est le début d’une aventure aussi sordide qu’échevelée.

Mon appréciation :

Je ne lis pas très souvent ce genre de romans et j’étais légèrement craintive quant au fait que l’univers soit très noir et très lourd. Eh bien j’ai été contente de découvrir que ça n’était pas si mal que cela.
Tout d’abord, il suffit de prendre en considération le personnage de Nounours. Déjà, ce surnom adoucit le livre. Ensuite, il faut tenir compte de la personnalité de ce Nounours. Son surnom lui vient en fait du fait qu’il est très grand et bien bâti, mais possède un cœur plus tendre et est d’une très grande simplicité. On s’attache à ce personnage, jusqu’à ce qu’il commence à avoir un penchant bizarre. En fait, le plus étrange est tout simplement le fait que Nounours s’attache à la petite main coupée et qu’il s’en fait une « amie », lui qui est si solitaire.
Autrement, il y avait aussi le style d’écriture qui me semblait bien souvent adoucir le tout. Les phrases étaient relativement simples, composée d’un sujet, d’un verbe et d’un complément. Elles étaient souvent courtes, ce qui semblait coller à la personnalité plus que simpliste de Nounours. Un peu comme s’il était un peu plus enfant, malgré qu’il ait vingt ans (ce que je n’avais pas l’impression en lisant le livre, par contre, puisqu’il me paraissait plus avoir dans la quarantaine).
J’ai bien aimé le mystère rôdant autour de l’importance de cette petite main (divers individus veulent l’avoir en leur possession). Cependant, j’ai été un peu déçue lors de la résolution du mystère à la toute fin du livre. Je me serais attendu à quelque chose de plus gros, de plus complexe, de plus recherché. J’ai été déçue de la finale, mais j’ai tout de même apprécié le divertissement que m’a procuré cette lecture.

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Pas totalement atteinte, non.

Les effets sont secondairesLes effets sont secondaires
Par André Marois

Résumé en quatrième de couverture :

Pendant qu’Isel gagne tranquillement sa vie en faisant le ménage dans une clinique de fertilité, Vincent joue le rôle du cobaye humain pour tester des médicaments. Tout ça finira plutôt bien ou plutôt mal… selon le côté où on se place.
Les effets sont secondaires est-il un roman noir et drôle où les victimes ne sont pas celles qu’on pense? Un polar médico-illégal pour apprendre comment s’enrichir sur le dos des morts? Un récit qui lève le voile sur l’univers cynique des laboratoires de recherche et des cobayes volontaires?
Ou plutôt, est-ce un roman qui pose des questions essentielles sur la vie? Est-ce que voler des embryons congelés, c’est mal? Est-ce que les vendre au plus offrant est immoral? Et est-ce que louer son corps pour tester des médicaments, c’est une bonne combine pour ne pas travailler?
Prenez garde : Les effets sont secondaires est un livre qui peut créer une dépendance.

Mon appréciation :

Un livre qui peut créer une dépendance? Eh bien ça n’a en aucun cas été cela pour moi.
Le récit ne m’a pas captivée. Pourtant, j’en connaissais déjà sur les tests de médicaments sur les patients, on en avait discuté durant quelques cours d’éthique et culture religieuse. Et donc, même si j’en savais déjà sur le sujet, qu’il avait été assez intéressant pour en débattre, l’histoire n’est pas venue me chercher.
Je trouvais le style d’écriture un peu morne, dénudé. Comme s’il manquait de vie, de couleur. Des personnages épuisés, drogués par les médicaments, d’autres ne sachant pas trop où donner de la tête. Ça n’était rien pour me divertir. Quelques rares moments savaient me donner envie de lire un peu plus rapidement, mais pas assez nombreux à mon goût. Même le fait que les chapitres soient très courts n’était pas encourageant.
J’ai été bien déçue de ma lecture. Peut-être est-ce que je m’attendais à plus et que j’ai surévalué ce que pourrait être le roman, mais je crois qu’il aurait été possible d’au moins l’apprécier. Pourtant, je n’ai rien eu qui puisse m’attirer plus qu’il ne le faut. Ou peut-être est-ce en partie la cause du court texte accompagnant la photo de l’auteur à l’endos du livre, décrivant l’auteur comme « l’un des rares maîtres du genre noir au Québec ».
Tout ce que j’ai apprécié de ma lecture se résume au fait que j’ai aimé voir les deux personnages qui racontaient leur récit se retrouver à avoir une histoire commune et que j’ai été surprise de découvrir que l’un des adjuvants se retrouve en fait à être un opposant.
Ainsi donc, Les effets sont secondaires n’est pas un livre que je recommanderais particulièrement, mais je considère à tout le moins qu’il peut faire réfléchir un peu… même si le résumé du roman suffit à apporter les mêmes réflexions.

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