Policier

Le roman policier, ou polar, où l’on se rerouve en présence d’une intrigue forte, d’une recherche faite de preuves, d’une enquête souvent policière ou de détectives privés. Du bonbon lorsqu’il est question d’un bon suspense!

Un mélange d’histoire et de fiction

Meurtres pour mémoire

Par Didier Daeninckx

Résumé en quatrième de couverture :

Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s’oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit prof d’histoire, a le tort de passer trop près de la manifestation qui fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait jamais sortie de l’ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s’était fait truffer de plomb, à Toulouse.

Mon appréciation :

Ce qui m’a surtout plu de ma lecture, ce fut le côté historique du récit et l’enquête qui y était reliée. En fait, j’aimais tout particulièrement que les événements historiques du livre proviennent de faits en partie réels, dont les tueries d’octobre 1961. Cela contribue à l’ambiance du roman. Je ne connaissais pas ces événements, et de lire sur eux m’a donné envie d’en apprendre davantage afin de mieux comprendre ce qu’il s’est passé.
J’aimais aussi que les personnages qui évoluent dans cette ambiance soient fictifs. Ainsi, je n’avais pas à m’interroger sur la véracité des événements qui étaient reliés aux protagonistes. Je savais que je pouvais me laisser aller au divertissement du récit.
Je suis un peu mitigée quant à mon appréciation du personnage de l’inspecteur, toutefois. Au lieu d’être le résistant héros auquel nous nous attendons d’un tel type de personnage, il est plutôt empreint de faiblesses. Il a nettement moins de caractère que bien d’autres héros de romans policiers que j’ai lus. Quand même, cela dénotait une certaine empathie de la part de l’inspecteur, ce qui n’était pas pour me déplaire non plus. Ainsi, il acquiert une certaine dose d’humanité qui n’est pas toujours présente chez le héros surhomme.
Enfin, j’ai trouvé que le récit était plutôt captivant. L’enquête est bien menée. Elle progresse par une gradation qui la rend assez intéressante. Elle intéresse donc suffisamment  pour garder l’intérêt, et ce, même si nous ne sommes pas scotchés au livre et que nous le laissons de côté un moment. J’ai donc apprécié ma lecture dans l’ensemble. Je ne sais pas si je lirai d’autres livres de l’auteur par ma propre volonté, mais je crois que je ne le refuserai pas si l’occasion se présente et que l’on m’en tend un entre les mains.

Publicités
Catégories : Livres adultes, Policier | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

Larsson ne me rejoint pas

Millénium, tome 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Par Stieg Larsson

Résumé en quatrième de couverture :

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l’industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l’île abritant l’imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu’elle a été assassinée.
Si ce n’est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l’informatique, c’est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s’imposer comme le meilleur atout du journaliste pour élucider l’affaire.
L’intolérance, l’hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain — aux niveaux politique, économique, social, familial — sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.

Mon avis :

Je dois avouer que je ne pensais pas lire un jour Millénium, et ce, malgré le fait qu’on m’en ait beaucoup parlé. Maintenant que j’ai lu le premier tome, dans le cadre d’un cours, j’ai officiellement décidé que je ne lirai pas la suite. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas pour moi.
D’abord, le roman commence lentement. Ce n’est pas inintéressant, puisque cela met en place un paysage politique. Toutefois, cela ne revient presque pas dans le reste du livre, ce qui rend ces informations superflues à la lecture. À mon avis, cela ne sert pas véritablement l’histoire.
L’enquête comme telle qui guide le roman est intéressante. Par contre, elle n’est pas très haletante. Les premiers indices donnés causent beaucoup de questionnements aux personnages, mais aucune action ou aucune piste n’apparaît avant un bon moment. J’étais déçue. Je préfère les romans d’enquête où le lecteur possède suffisamment de données pour tenter de résoudre lui-même, de son côté, l’enquête. Je n’ai pas trouvé ça dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
Dans le même ordre d’idées, la conclusion de l’enquête ne m’a pas trop fait d’effet. La résolution même de l’énigme, soit de savoir ce qui est arrivé à Harriet, se devine. Je n’ai donc pas été étonnée lorsque cela a été révélé. Je n’avais cependant pas deviné les motivations derrière ce qui est arrivé à la jeune femme. J’y ai ainsi trouvé un certain intérêt, bien que moins grand que je l’aurais espéré.
Le roman présente quelques scènes que j’ai trouvé difficiles à lire. Pas dans le sens qu’elles n’étaient pas lisibles, non. Plutôt dans le sens où j’éprouvais un malaise lié à un voyeurisme malsain lorsque je les lisais. Le titre du tome donne une petite idée du contenu de ces scènes. On y découvre des hommes qui abusent des femmes. C’est peut-être parce que je suis une femme ou peut-être parce que je sais que je serais incapable de me défendre dans de telles situations, mais je trouvais difficile de lire les scènes d’abus.
Enfin, j’ai bien aimé la relation entre Lisbeth et Mikael. Les deux personnages sont complémentaires, puisqu’ils s’opposent en plusieurs points. Cela rend les choses intéressantes, dans la mesure où le contact entre les deux est complexe. Je me plaisais beaucoup à observer leurs échanges. J’avais envie de souhaiter que leur relation, quelle qu’elle soit, se déroule bien en tout point.
Dans l’ensemble, néanmoins, je n’ai pas apprécié mon expérience de lecture. Le livre n’est pas mauvais, mais il n’est pas pour moi. Je ne lirai pas les autres tomes, même si je connais plusieurs personnes qui les dévorent avec plaisir.

Catégories : Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Une aventure étonnante!

Les trente-neuf marches

Par John Buchan

Résumé en quatrième de couverture :

Richard Hannay, ancien ingénieur des mines en Afrique du Sud, périt d’ennui dans sa garçonnière londonienne. Tard dans la nuit, un inconnu tambourine à sa porte, affolé, et le conjure de l’aider. Il se dit poursuivi par les agents de la Pierre-Noire, une organisation secrète ultra-puissante qui fomente un complot diabolique pour mettre l’Europe à feu et à sang. Avant que Hannay n’ait pu enregistrer toutes ces informations invraisemblables, le visiteur est poignardé, laissant derrière lui un message codé : « Les trente-neuf marches. Haute mer à 22h17 »…

Mon appréciation :

Au cégep, je suis allée voir la pièce de théâtre des 39 marches. Puis, j’ai appris qu’il y avait un film, et je ne l’ai toujours pas vu. Par contre, quand j’ai appris qu’il y avait un roman avant toutes ces adaptations, et que je pouvais le lire pour un travail scolaire, je me suis dit « pourquoi pas ». Pourquoi ne pas découvrir le avant du film, le avant de la pièce? J’ai sauté sur l’occasion.
J’ai bien aimé que l’histoire diffère de la pièce de théâtre sur de nombreux points. Je lisais quelque chose de nouveau et d’intrigant. J’étais la proie de plusieurs surprises tout au long de ma lecture. Je ne pouvais anticiper la suite.
J’ai beaucoup apprécié le personnage de Hannay. Il avait quelque chose de bien sympathique, et ses talents m’amusaient. Poursuivi par les hommes de la Pierre-Noire, Hannay a usé d’un grand nombre de stratagèmes pour berner ses ennemis, sans oublier ses compétences physiques (dont un très bon cardio). C’est surtout grâce à ce personnage que j’ai été surprise du déroulement des événements. L’homme arrivait à se sortir de situations très complexes de toutes sortes de manières. Rusé, mais aussi bon comédien, il se faisait toujours (ou presque) des amis pour l’aider.
L’histoire en soi était intéressante, bien que j’ai moins apprécié les parties où il était question de politique. Je préférais de loin les poursuites. 😛 Il n’empêche, j’aimais bien l’idée de complot, que seul Hannay semblait assez compétent pour déjouer.
Les chapitres étaient un peu longs, mais l’écriture était assez simple pour être bien comprise. Une grande importance était accordée aux descriptions, mais cela n’était pas trop lourd. Au contraire, pour bien sentir le sentiment d’aventure que vivait Hannay, les descriptions de paysages étaient pertinentes. Celles des vêtements et des esthétiques des protagonistes l’étaient tout autant afin de renforcer l’idée de tromperie et de comédie que se jouaient les personnages entre eux.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un très agréable moment. Peut-être écouterai-je le film, histoire d’avoir parcouru l’univers en entier. 😉

Catégories : Aventure, Livres adultes, Policier | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Une enquête intéressante en tous points

Relic

Par Douglas Preston et Lincoln Child

Résumé en quatrième de couverture :

Le Muséum d’histoire naturelle de New York prépare une grande exposition sur les croyances mystiques des peuples primitifs. Mais une série de meurtres sauvages sème la panique… D’où vient cette présence mystérieuse qui semble hanter les recoins du musée? C’est ce que Aloysius Pendergast, expert du FBI, est bien décidé à découvrir. La réponse pourrait-elle se trouver dans les sous-sols, là où ont été oubliées ces mystérieuses caisses, derniers vestiges d’une expédition en Amazonie dont personne n’est revenu?

Mon appréciation :

C’est la première fois que je lis un roman du duo Preston & Child, et je dois admettre que j’ai été agréablement surprise de ma lecture.
En tant que lecteur, nous sommes servi. Le roman regorge de détails concernant le musée et les recherches scientifiques qui y sont réalisées. La connaissance des deux auteurs permet de bien développer chaque élément qui est présenté dans le livre. Bien que nous pouvons ne pas tout comprendre des termes utilisés par les personnages érudits, certains moments de vulgarisation permettent de comprendre l’essentiel et de se sentir presque au même niveau que les protagonistes.
Le roman m’a paru intéressant dès le début. Rapidement, nous sommes plongés dans les faits. Quelqu’un ou quelque chose rôde dans les sous-sols du musée et s’en prend aux hommes de manière sauvage. Le sang coule, mais les hauts-placés du bâtiment veulent à tout prix présenter leur nouvelle exposition à la date promise. Cela présage d’avance d’un carnage, que le lecteur sait inévitable plus il progresse dans sa lecture. Il faut le dire aussi, l’entêtement de ces gens les conduit à un résultat que l’on devine rapidement.
J’ai beaucoup aimé la manière dont les personnages principaux en apprenaient davantage sur leur ennemi. Ses caractéristiques et son histoire étaient intéressantes jusqu’à la toute fin du roman, où toutes les pièces du puzzle sont mises en place (ou presque).
La fin du livre, elle aussi, est fort plaisante. Les auteurs laissent planer un certain mystère. C’est à se demander si les autres enquêtes de l’inspecteur Pendergast auront un lien avec Relic. Ma foi, j’ai vraiment envie d’en lire d’autres!

Catégories : Fantastique, Livres adultes, Policier, Policier et cie, Suspense | Étiquettes : , , , , , | Un commentaire

Un commissaire à étudier.

Pietr le Letton

Par Georges Simenon

Résumé en quatrième de couverture :

Le commissaire Maigret, de la 1re Brigade mobile, leva la tête, eut l’impression que le ronflement du poêle de fonte planté au milieu de son bureau et relié au plafond par un gros tuyau noir faiblissait. Il repoussa le télégramme, se leva pesamment, régla la clef et jeta trois pelletées de charbon dans le foyer. Après quoi, debout, le dos au feu, il bourra une pipe, tirailla son faux col, qui, quoique très bas, le gênait.
Il regarda sa montre, qui marquait quatre heures. Son veston pendait à un crochet planté derrière la porte. Il évolua lentement vers son bureau, relut le télégramme et traduisit à mi-voix : « Commission internationale de Police criminelle à Sûreté générale, Paris : Police Cracovie signale passage et départ pour Brême de Pietr le Letton. »

Mon appréciation :

Pietr le Letton est un roman policier comme je n’en avais pas encore lu. Bien que mes connaissances du genre se développent continuellement, je continue de découvrir du nouveau (le personnage de Maigret est un classique, mais je ne le connaissais que de nom).
L’enquête du commissaire Maigret n’apparaît pas comme un simple meurtre, mais semble réellement complexe. Les éléments de départ sont peu nombreux et flous. En tant que lecteur, on n’en découvre plus seulement au fur et à mesure que l’enquête du commissaire avance. Nous sommes donc dans l’attente de la suite, ce qui nous garde accrochés à la lecture. Qui plus est, Pietr le Letton est un assez petit livre avec une enquête qui avance à bon rythme. Ainsi, tous les éléments sont combinés pour en faire une lecture rapide et juste assez divertissante.
La manière dont le commissaire mène son enquête est intéressante. Il n’hésite pas du tout à se mettre en danger pour arriver à ses fins. Comme de fait, le tout n’est pas sans danger, et Maigret se fait blesser. Cela enlève l’idée que nous pouvons avoir d’un détective qui se situe au-dessus de tous les autres et à qui tout réussit aisément.
Dans l’ensemble, j’ai assez apprécié ma lecture. C’est même un peu tentant de lire les autres enquêtes du personnage de Simenon après avoir découvert celle-ci.
Et, petit fait amusant que j’ai appris : c’est le personnage de Maigret qui a donné la figure du détective à la pipe tel qu’on le voit dans les clichés.

Voici la bande-annonce de la nouvelle série télévisée de Maigret :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Une détective privée empathique!

La proie pour l’ombre

Par P. D. James

Résumé en quatrième de couverture :

Cordélia Gray n’a pas froid aux yeux. C’est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée.
Lorsque Sir Ronald Callender l’engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l’ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d’été. Promenades sur la Cam, parties échevelées. Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu’elle découvre n’a rien d’aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition.
Est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer? Ou bien quelqu’un l’a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide? La menace est toujours là, prête à surgir si on l’approche de trop près. Et c’est exactement ce que Cordélia a l’intention de faire.

Mon appréciation :

La proie pour l’ombre est un livre qui m’a plu sur différents aspects. D’abord, c’est le personnage de la détective qui m’a captée. Sa personnalité est mise en place dès le début, ce qui permet de bien la cerner et de comprendre les décisions qu’elle prend ensuite. Elle a un caractère assez fort qui lui permet de bien exécuter son rôle de détective et de garder son sérieux. Cela est d’autant plus pertinent, puisqu’elle tente de se faire une place dans un métier habituellement masculin. S’ajoute à cela sa bonté, qui fait d’elle une personne attachante. Elle se familiarise très bien avec les autres protagonistes, ainsi qu’avec sa perception qu’elle a du défunt Mark (elle s’en rapproche mentalement afin de comprendre ses agissements et tenter de résoudre son enquête).
L’enquête elle-même est intéressante. Cordélia travaille sur une affaire déjà classée comme suicide. Rapidement, elle se demande si la mort de Mark Callender n’était pas plutôt un assassinat. En poussant son enquête, la détective se met en danger. Un des sbire du criminel veut éviter les ébruitements. En bref, l’enquête de Cordélia est à la fois complexe et dangereuse.
Finalement, ce qui est intéressant avec ce roman de P.D. James, c’est que l’auteure montre que son héroïne a des principes et qu’elle y tient. La finale du livre est tout à fait révélatrice de ces principes, mais je vais vous laisser la découvrir par vous-mêmes. Il n’empêche que je dois dire que j’ai aimé cette résolution à laquelle je ne m’attendais pas du tout!
Oh, et pour les intéressés, ceci est la première enquête du personnage de Cordélia Gray. Il est donc possible de la suivre dans d’autres romans. Je vais probablement me laisser tenter. 😉

Catégories : Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Une enquête bien élaborée.

Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville

Par Conan Doyle

Résumé en quatrième de couverture :

Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d’une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c’est la mort.
Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville, les hurlements lugubres qui s’échappent parfois du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende.
Dès son arrivée à Londres, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : « Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. » Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, en compagnie de Sherlock Holmes et du fidèle docteur Watson.
Captivant, angoissant, Le Chien des Baskerville est l’une des plus célèbres aventures de Sherlock Holmes et a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques.

Mon appréciation :

Enfin, je peux désormais dire que j’ai lu un roman qui met en scène le populaire personnage de Sherlock Holmes!
Bien entendu, comme Le chien des Baskerville est un roman d’enquête, la construction est semblable aux romans d’Agatha Christie, de la même époque. Par contre, Holmes semble un peu plus fonceur que Poirot. Sherlock Holmes semble se précipiter davantage sur les lieux pour attaquer la source. Watson, son coéquipier, donne aussi plus d’éléments analytiques au lecteur, qui devine donc plus facilement le coupable.
Le lecteur en apprend de plus en plus au fil de sa lecture concernant les faits précédents et suivants le meurtre qui a déclenché l’enquête. On sait également avant la fin qui est le coupable. Cependant, les manigances complètes de ce dernier sont, quant à elles, révélées dans le dernier chapitre. Néanmoins, le lecteur en sait déjà beaucoup avant la conclusion tant attendue, ce qui diminue de beaucoup la surprise.
Le chien des Baskerville est une lecture bien agréable qui est aussi intrigante et qui mêle une petite dose de fantastique.
Finalement, comme j’avais déjà visionné les récents films de Sherlock Holmes mettant en scène Robert Downey Jr, je prenais plaisir à lire l’aventure avec les apparences des acteurs et leurs manies. Cela ajoutait un visuel intéressant!

Voici la bande-annonce d’une vieille adaptation en film :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Un enquêteur qui me plaît bien!

L’homme aux cercles bleus

Par Fred Vargas

Résumé en quatrième de couverture :

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors? » Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus tracés à la craie, durant la nuit, sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, comme prisonniers, des objets perdus : trombone, bougie, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque? un joueur?
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite suintent la cruauté. Il le sait, il le sent : bientôt, l’anodin saugrenu deviendra tragédie.

Mon appréciation :

Depuis le temps que je voyais les livres de cette auteure me narguer sur les tablettes des librairies et des bibliothèques, il était temps que je découvre l’un de ses romans! Et voilà, c’est désormais chose faite. Je compte même récidiver si j’en ai l’occasion.
Mon gros coup de cœur du roman : le commissaire Adamsberg.
Le commissaire Adamsberg est différent de tous ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans mes lectures de romans policiers. Il est loin du bon vieux Hercule Poirot, de Maigret et de bien d’autres. Essentiellement, Adamsberg ne semble pas mener les enquêtes sur lesquelles il travaille. Ses méthodes sont tout à fait désinvoltes et donne une impression de négligence. Mais j’ai aimé ça!
Concernant l’enquête en soi, il faut que j’admette avoir été bien curieuse. Au même titre que le commissaire, je me demandais quand un meurtre allait se produire. Et la description des découvertes de chacun des cercles me mettait en haleine. J’ai été servie : un meurtre, sanglant, puis un deuxième, et des personnages très suspects mais qui sont difficilement accusables.
En somme, j’ai tout aimé, de l’enquête au personnage qui la menait. Cela me sortait des autres romans policiers que j’avais eu l’occasion de lire. J’ai été bien divertie et j’espère bien lire un autre roman mettant en scène Adamsberg, puisque sa psychologie et ses méthodes me paraissent fort intéressantes. Cela sort du traditionnel roman de détection!

Voici un extrait de l’adaptation en téléfilm :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Un personnage vraiment complexe.

Monsieur Ripley

Par Patricia Highsmith

Résumé en quatrième de couverture :

Ripley voulait tout, l’argent, le succès, la belle vie. Il était prêt à tuer pour y parvenir…
Second roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley signe la naissance d’un des plus extraordinaires personnages de roman policier : Tom Ripley, immoraliste aussi séduisant que dangereux, d’une intelligence hors du commun.
Chargé par un richissime Américain de lui ramener son fils parti en Italie, il va bientôt concevoir un projet diabolique…

Mon appréciation :

Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’étais intriguée. J’avais eu droit à un bref aperçu concernant ce qui allait se passer dans le roman, dans le sens où l’on m’avait appris que Ripley allait être un tueur plutôt particulier. Puis, au fil des premières pages, j’ai trouvé que le récit tardait à véritablement s’enclencher. Il y avait des longueurs, quoiqu’elles soient pertinentes tout de même. Disons que j’avais hâte d’arriver aux passages où il y aurait de l’action et que le réalisme chronologique ne m’intéressait guère à ce moment.
Par la suite, lorsque l’action s’est véritablement présentée, j’étais plus captivée. Je vous le dévoile ici : Ripley change son identité pour celle de sa première victime. Cette révélation, je vous rassure, ne changera pas quoi que ce soit à votre lecture. 😉 Il reste néanmoins que le personnage de Tom se complexifie dès ce moment. Sa psychologie devient tout à fait intéressante et donne envie de le psychanalyser. Son vol d’identité, très habile, est si bien orchestré qu’il devient véritablement la personne qu’il incarne. Tom se retrouve alors avec une identité multiple : lui et sa victime.
J’ai parlé d’une « première » victime. Eh oui, il n’y aura pas qu’un mort. Et parlant de décès, je dois avouer que ceux-ci sont très bien décrits. J’avais l’impression de visionner un film au ralenti (qui plus est, le roman a été adapté au cinéma).
L’enquête policière dans ce suspense est reléguée au second plan. Même que les enquêteurs sont un peu tournés au ridicule dans le sens où Tom Ripley les surpasse adroitement. Cela montre l’intelligence de cet antihéros.
Finalement, malgré un début plutôt long, j’ai apprécié ma lecture. Si mon désir de voir Tom Ripley commettre des erreurs n’a pas été assouvi (il y a une suite à ce roman), sa psychologie avait ce qu’il fallait pour m’intriguer et m’accrocher à la lecture. Je serais curieuse d’en suivre l’évolution dans une prochaine lecture, d’ailleurs!

Voici la bande-annonce du film :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Une longue et complexe enquête de Poirot!

Les Quatre

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Hercule Poirot semble enfin avoir trouvé des adversaires à sa mesure : un quatuor criminel, dont le but n’est rien moins que de s’assurer la domination du monde. Rude bataille en perspective!

Mon appréciation :

J’ai l’impression d’avoir enfilé des pantoufles confortables et de m’être enfoncée dans un fauteuil moelleux à souhait en plongeant dans cette autre enquête d’Hercule Poirot, ce petit homme rond à moustache. En lisant un roman d’Agatha Christie, c’est un peu comme si l’on dévore les délicieux biscuits de notre enfance. C’est appétissant et on connaît la recette! Qui plus est, on ne s’en lasse qu’après une grosse grosse… grosse indigestion (difficile de se lasser des recettes de ma mère, je l’admets 😛 ). Voilà comment je me suis sentie en lisant Les Quatre. Non pas que j’aie eu une indigestion, mais que je me suis régalée d’une lecture chaleureuse et agréable.
C’est toujours un plaisir de renouer avec Hercule Poirot, de retrouver ses manies et ses manigances. Nous le voyons, Poirot se sert bien souvent un peu de son collègue, Hastings. Parlant de ce dernier, je l’apprécie toujours autant.
Mais revenons à ce détective belge…
Dans cette aventure, Hercule Poirot ne dévoilera pas entièrement tout à la fin de l’histoire. Contrairement à d’autres livres, tel que Le meurtre de Roger Ackroyd, le personnage fera diverses révélations à mesure que des éléments de l’enquête seront résolus. Après tout, c’est contre quatre protagonistes qu’il se « bat ». Ainsi, dès lors que l’un d’eux est identifié hors de tout doute, le lecteur en est averti. Cela crée une sorte de progression dans la résolution de l’énigme, progression qui permet davantage au lecteur d’être participant à l’enquête. Il n’empêche, bien entendu, que Poirot se garde toujours une révélation finale. 😉
Quant à cette fameuse fin, parlons-en! Elle n’est pas très surprenante, il faut dire. Cependant, sans trop vous en dévoiler, je dirais qu’il reste une sorte de mystère concernant l’un des coupables… on ne sait pas exactement qui il est! Nos méninges continuent donc de tourner même lorsque le livre est terminé. À moins que ce soit moi qui suis passée à côté d’un détail durant ma lecture… haha!
Finalement, ce fut un petit plaisir de lire ce livre d’Agatha Christie. Comme toujours, la lecture est simple et agréable! Comme une bonne recette classique de notre enfance, histoire de continuer ma métaphore.

Voici la bande-annonce d’une des adaptations du livre :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :