Policier

Le roman policier, ou polar, où l’on se rerouve en présence d’une intrigue forte, d’une recherche faite de preuves, d’une enquête souvent policière ou de détectives privés. Du bonbon lorsqu’il est question d’un bon suspense!

Une construction intéressante du roman policier.

Le jour de la chouette

Par Leonardo Sciascia

Résumé en quatrième de couverture :

« La mafia est une association criminelle ayant pour fin l’enrichissement de ses membres, qui se pose en intermédiaire parasite, et s’impose, par la violence, entre la société et le travail, la production et la consommation, le citoyen et l’État… J’ai cherché à comprendre ce qui faisait que quelqu’un était mafioso » : tel est, selon l’écrivain sicilien Leonardo Sciascia, le sens du Jour de la chouette. Ce roman, qui inaugure dans son oeuvre une série de récits jouant des codes du roman policier pour dénoncer les tabous les plus sensibles, offre une véritable immersion dans le milieu de la mafia qui gangrène la société sicilienne. Il s’est imposé, dès sa sortie en 1961, comme une référence incontournable sur le sujet, et demeure aujourd’hui le plus populaire de tous les livres de Sciascia.

Mon appréciation :

Le jour de la chouette est une lecture qui peut être ardue pour les lecteurs qui ne lisent que pour le divertissement et pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de l’Italie. Ce roman policier n’est pas comme tous les autres du genre.
Dès le départ, il peut être difficile d’identifier et de reconnaître les personnages. Certains sont mis en place, mais ne sont pas nécessairement importants à ce moment ou ne sont pas décrits et justifiés. Par exemple, la figure de l’enquêteur est présentée rapidement par un personnage mystérieux. Ce n’est que bien plus tard que nous apprenons que cet homme se nomme Bellodi et que son rôle prend de l’expansion. C’est déconcertant un peu, mais cela reste intéressant sur le plan de la forme, puisque ce n’est pas ce à quoi le lecteur de romans policiers est habitué.
Ainsi, non seulement les personnages ne sont pas faciles à identifier au départ de la lecture, mais il y en a qui sont tout simplement anonymes tout au long de la lecture. Sans nom, sans physique quelconque pour la plus part; ils ne font qu’une apparition dans un dialogue. Il est complexe de comprendre qui ils sont et ce qu’ils impliquent. C’est là qu’une base de l’histoire de l’Italie est pertinente. Avec ces connaissances, il est possible de discerner, à tout le moins, le camp politique des protagonistes. Cela éclaircit un peu les choses, mais pas tout à fait. Qui plus est, comme la mafia est au cœur du livre, il est utile de connaître son importance dans l’esprit des Italiens.
Le roman prend place en Sicile où, à la suite d’un meurtre, une enquête est menée et permet de découvrir l’implication de la mafia. Ce qui est intéressant là-dedans, c’est que les Siciliens ont leur propre dialecte. Cela se remarque moins dans une traduction, mais Sciascia a bien pris soin d’inclure toutes les langues parlées là-bas dans son texte.
De plus, j’ai beaucoup aimé les interrogatoires du livre. C’est un mélange de faux et de vrai dans le but de tromper et de démasquer. J’ai trouvé cela bien construit. D’ailleurs, comme j’ai déjà mentionné que ce roman ressort du genre policier classique (celui d’Agatha Christie, par exemple), il est pertinent de dire que ces différences s’observent jusqu’à la toute fin. Outre le dénouement final, que je ne veux vous dévoiler (mais qui sort de l’ordinaire et qui est aussi caractéristique des romanciers italiens du genre), le lecteur n’a pas droit au résumé traditionnel de l’enquêteur. Bien souvent, celui-ci reprend tous les éléments de l’enquête pour les déconstruire et les expliquer jusqu’à la solution… ici, ce n’est pas le cas.
En somme, Le jour de la chouette n’est pas aisé à lire, mais il regorge de différences intéressantes lorsqu’on l’étudie plus en profondeur. C’est un livre qui est meilleur lorsque, après une première lecture et une petite analyse, nous le relisons avec un nouvel état d’esprit.

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Une première enquête intéressante!

Le cruciverbiste

Par Claire Cooke

Résumé en quatrième de couverture :

Le monde immobilier de la Rive-Nord de Montréal est secoué. Joseph Dunstan, un de ses membres reconnu pour ses dettes de jeu, a été assassiné. Vedette de la Sûreté du Québec, la lieutenante-détective Emma Clarke hérite de cette affaire qui s’avère tout sauf simple. Car les cadavres ne tardent pas à s’empiler, et la policière se retrouve bien vite au centre d’un véritable casse-tête où se mêlent le latin, la religion et une mystérieuse grille de mots croisés qui lui parvient par fragments.
Ce jeu ignoble, imaginé par un meurtrier des plus provocants, poussera Emma dans ses derniers retranchements. Entêtée et passionnée, elle s’évertuera à relever le défi intellectuel auquel la convie l’assassin, à un point tel qu’elle finira par y prendre goût et tentera de le démasquer coûte que coûte.
Dès cette première enquête, Emma Clarke vous séduira par son obstination, son sens de la déduction et sa personnalité hors norme habilement dépeinte par la plume d’une auteure à l’imagination débordante.

Mon appréciation :

Je ne lis pas souvent de romans policiers, encore moins québécois. Le titre de ce livre m’ayant interpellée, je me suis dit que c’était une excellente occasion pour remédier un peu plus à ce manquement. Et ce fut un choix pertinent!
Tout d’abord, la manière dont le roman commence est intrigante. Directement, dès le départ, une narration à la troisième personne nous fait entrer dans la tête du tueur alors qu’il a ciblé le personnage principal, Emma Clarke, pour son petit jeu qui durera tout le temps de la lecture, ou presque. Nous ne connaissons pas ses motivations ou même qui il est, alors cela donne envie de le découvrir. Qui plus est, excepté pour le premier meurtre, le lecteur assiste aux meurtres des victimes et sait donc comment s’y prend le coupable. La narration porte aussi attention à cet homme mystérieux à quelques autres reprises, ce qui fait en sorte que nous nous sentons encore plus près de lui, mais en même temps si loin puisque nous ne savons pas qui il est. J’ai donc trouvé ces moments de l’histoire intéressants et bien amusants. Par contre, en progressant dans ma lecture, j’aurais aimé avoir pu en apprendre plus sur la psychologie du personnage. Il me semblait être un cas plutôt particulier.
J’ai aussi particulièrement aimé l’idée du jeu entre Emma Clarke et le meurtrier. La grille de mots croisés était fort divertissante. Je me suis plu à la réaliser au fil de la lecture (une grille vide est disponible à la fin du bouquin), malgré que je n’avais pas les connaissances nécessaires pour trouver tous les mots. Il n’empêche que cela m’a donné le goût de m’essayer aux mots croisés! 😛
Encore en lien avec cette idée de grille de mots croisés, je dois admettre que c’est l’élément qui a le plus maintenu mon intérêt pour ma lecture. Par moments, j’ai trouvé que l’enquête était un peu longue, qu’elle n’avançait pas assez rapidement à mon goût. Je désirais des indices rapidement afin de découvrir qui était le coupable. La grille, envoyée par parties à la détective, m’intriguait beaucoup. J’avais hâte qu’elle soit remplie et dévoile le mystère entourant le meurtrier.
Je n’ai pas réussi à deviner l’identité de ce dernier avant qu’elle ne soit révélée par Emma. J’ai apprécié le fait que je n’avais pas prédit facilement qui était le coupable. Cependant, tout au long de ma lecture, je n’ai pas vraiment douté des suspects. Je ne pensais pas que l’un plus qu’un autre était l’homme recherché. Ainsi, bien que cela ait occasionné une forme de suspense, je nageais dans le vide complètement. Il aurait été plus amusant, je crois, que je soupçonne différents personnages durant ma lecture, et non seulement dans les 150 dernières pages.
Malgré ce dernier élément, j’admets être bien curieuse quant à la prochaine enquête d’Emma Clarke. Après un maniaque des mots croisés, de quel genre sera le prochain meurtrier à démasquer?

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Un meurtrier particulier.

Le meurtre de Roger Ackroyd

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari.
Peu après avoir livré ces confidences, Roger Ackroyd est retrouvé mort, poignardé. Et la fameuse lettre a disparu…

Mon appréciation :

J’aime la manière dont les romans d’Agatha Christie sont construits, surtout l’idée que l’on ne découvre le coupable qu’à la fin, après avoir douté de différents personnages. Malheureusement pour moi cette fois-ci, un professeur au cégep m’avait dévoilé la fin du livre pour le prendre comme exemple. Ainsi, tout au long, je savais le coupable. Disons que cela a changé ma lecture.
Malgré le fait que je connaissais le coupable, cela ne m’a pas empêcher de m’interroger sur les autres personnages. Plusieurs cachaient des choses et j’étais intriguée de découvrir lesquelles c’étaient. De plus, j’étais aussi curieuse de savoir le déroulement des événements avant et après le meurtre, puisque ce n’est qu’à la toute fin qu’Hercule Poirot présente les choses parfaitement. Alors je n’ose imaginer comment mon cerveau aurait travaillé si j’avais eu, en plus, à tenter de découvrir le meurtrier. Je me serais assurément bien amusée!
J’ai particulièrement apprécié le mobile du crime, cette fois-ci. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais je dirais qu’il était plus qu’une question d’argent. Et cela faisait différent des autres lectures des livres de l’auteure où les coupables désirent surtout l’héritage du défunt.
Il n’empêche qu’il y a un élément qui m’a un peu laissée sur ma faim. Là encore, je ne peux pas trop préciser la chose, surtout parce que cet élément est à la toute toute fin du livre. Comme je savais déjà qui était le meurtrier (cela n’a sans doute pas aidé), je m’attendais à un peu plus quant à ce qu’il se passerait à la suite de l’accusation portée contre lui. À mon avis, c’était un peu simple comme dernières phrases.
Tout de même, j’ai bien aimé le moment où Hercule Poirot dévoile ce fameux coupable et la réaction de ce deuxième personnage. Cela est sans compté que le narrateur, le docteur Sheppard, espère secrètement que le détective rate son coup. La réaction du coupable est en lien, également, avec ce désir d’échec partagé par quelques autres personnages. Cela m’a plutôt amusée. Enfin, vous verrez bien en le lisant!

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Cru, mais intéressant.

Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

À la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d’autres déjà froids, des armes, de l’héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narcotrafiquants. Moss devient l’objet d’une impitoyable chasse à l’homme. À ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce…

Mon appréciation :

Comme je le mentionne dans le titre de cette appréciation, le livre est plutôt cru, et ce pour différentes raisons. Tout d’abord, c’est en lien avec la plume de Cormac McCarthy. Cet auteur ne joue pas sur les mots et dit simplement et directement les choses telles quelles sont. Si des corps étaient mutilés, le lecteur savait exactement où et à quel point. C’était pareil pour les répercussions d’une balle tirée en pleine tête, par exemple. J’aime beaucoup cet aspect que les choses ne soient pas laissées à la légère, puisque cela permet une immersion complète dans l’univers de l’histoire, de même que sur le plan des sentiments. En effet, la manière dont les actes sont décrits enlève toute pitié que le lecteur pourrait avoir. L’ambiance est dure, la tension est forte. Malgré cela, on passe directement à autre chose et l’on pressent qu’une nouvelle scène de crime viendra. Personnellement, cela me rendait curieuse.
De plus, il y a le personnage d’Anton Chigurh qui est assez direct. Il est logique, méthodique et sans pitié. Et c’est ce qui le rend intéressant, d’autant plus qu’il est un excellent tireur. Ce personnage ne lésine pas sur les mots et sur les actions. Sans compter qu’il ne se permet pas de laisser quelqu’un derrière ses pas qui pourrait, par la suite, le dénoncer ou l’identifier. Ainsi, Anton tue rapidement et adéquatement afin de toujours rester une menace invisible.
J’aime beaucoup le style d’écriture de l’auteur, parce qu’en le lisant, les images se forment très clairement dans ma tête. Certaines y restent parfois marquées (je ne fais que penser à La Route, que j’ai lu il y a trois ans et dont je me souviens parfaitement des sensations que j’éprouvais en le lisant). Tout au long de ma lecture, donc, je pouvais visualiser les moindres lieux et les moindres gouttes de sang éparpillées sur les tapis ou les murs. Aussi, même si cela n’était pas toujours mentionné, j’arrivais à discerner les couleurs des lieux. En refermant le livre, je voyais encore le sable brun ou rouge du désert, les murs gris ou beige des motels, le sang épais et rouge des meurtres et les yeux bleu vif d’Anton, sans oublier son habit chic noir.
J’ai bien aimé ma lecture. Après Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, j’ai envie de me plonger dans les autres romans de McCarthy.

Voici la bande-annonce du film :

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Une fin imprévisible!

Le secret de Chimneys

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

À Londres, un prince déchu sollicite l’appui des Britanniques pour reconquérir son petit royaume des Balkans. À Paris, un de ses anciens ministres meurt en laissant des Mémoires bourrés de révélations explosives sur la famille royale. En Rhodésie, un aventurier sans le sou se voit confier la mission d’apporter à un éditeur londonien ce manuscrit que les services secrets anglais, aussi bien que les opposants au prince, aimeraient intercepter… C’est dans le cadre somptueux du manoir de Chimneys, une vieille demeure seigneuriale, que vont se retrouver les protagonistes de cette ténébreuse affaire. Chimneys, le lieu idéal pour un de ces huis clos criminels dont la romancière a le secret.

Mon appréciation :

J’aime beaucoup replonger dans un livre d’Agatha Christie. Le style d’écriture, bien qu’étant une traduction, me plaît bien et m’amuse.
Anthony, l’aventurier mentionné dans le résumé, est un personnage fort intéressant. Celui-ci prend beaucoup de plaisir à mener par ses propres moyens l’enquête qui lui tombe sous le nez. En effet, durant son séjour à Londres et dans les environs, Anthony talonne de près deux meurtres et s’éprend d’une belle femme. Cependant, comme il est un étranger de Chimneys et que son passé est un peu trouble (je ne vous dévoile pas pourquoi, puisque cela joue pour beaucoup dans l’intrigue), les détectives sur place ont quelques doutes. Le seul moyen pour lui de se blanchir de toutes accusations est de trouver le ou les coupables… et la tâche ne sera pas aisée.
Vraiment, cette partie de l’histoire, soit la majorité du roman, est fort plaisante. En tant que lecteur, nos soupçons passent d’un personnage à l’autre. Presque tous les personnages semblent cacher des choses. Et c’est ce que j’aime des romans policiers d’Agatha Christie : on ne sait pas qui est le coupable avant que le verdict ne soit levé, mais d’ici-là, on a soupçonné à un moment chacun des personnages. La plume de l’auteure est si fluide et agréable qu’on se laisse inévitablement porter par le texte, de sorte que l’on est continuellement influencé dans notre position. Agatha Christie, entre les lignes, me faisait signe que telle personne paraissait coupable, et je la croyais… jusqu’à ce que ce soit une autre personne qui était accusée indirectement.
Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture et j’ai l’impression d’avoir dévoré le livre en très peu de temps. Heureusement que j’ai presque tous ses bouquins à me mettre sous la dent!

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Une fin ouverte…

La fourche du diableLa fourche du diable
Par Mark Terry

Résumé en quatrième de couverture :

À : Dr Derek Stillwater, Ph. D.
De : James Johnston, ministre
Ministère de la sécurité intérieure
CODE ROUGE
Évaluez, coordonnez et enquêtez immédiatement au sujet de l’assaut contre l’U.S. Immunological Research à Baltimore, MD. Les rapports préliminaires indiquent le vol d’un agent infectieux biogénétique de niveau biosécurité 4 par des sujets inconnus. FBI sur place. Donnez des nouvelles aussi vite que possible.
Soyez avisé que Chimera M13 est extrêmement contagieux et a été conçu pour tuer en 24 heures.
IL N’EXISTE PAS DE VACCIN.

Mon appréciation :

Je dois avouer que j’ai débuté ma lecture de manière un peu réticente. Le prologue ne m’a pas paru captivant et, par la suite, je devais jongler avec divers termes scientifiques et abréviations de fonctions et de titres américains. J’avais du mal à m’y retrouver! Au fil de ma lecture, je reconnaissais un peu ces termes, mais ça n’était pas assez à mon goût pour m’empêcher de ralentir ma lecture lorsque je les lisais.
Mis à part cela, je dois dire que je me suis quand même laissée guider par le flot de mots. Le livre ne venait malheureusement pas me chercher autant que je l’aurais voulu. Cependant, j’étais tout de même curieuse d’en découvrir la suite. Je me demandais ce qu’il allait arriver à certains des personnages, surtout une certaine Liz, lorsqu’elle a été infectée par le virus (je m’excuse de vous dévoiler ce punch). Tout semblait aller de plus en plus mal pour les personnages et j’étais intriguée de savoir ce qu’il se passerait par la suite. À quel point cela aurait pu être pire.
Il y a une scène que j’ai tout de même appréciée par son côté cocasse, bien qu’il ne soit pas mentionné. Elle se situe à la toute fin du livre, alors je vais tenter de vous la décrire sans trop en dire. Derek Stillwater se retrouve face à l’homme qui a dirigé l’attaque contre l’U.S. Immunological Research afin de s’emparer du virus Chimera M13. Ce virus a été mis en aérosol dans une canette de Cola. Les deux hommes se battent donc pour la canette de Cola dans un lieu public. On sent que la scène est importante et dangereuse étant donné les coups échangés et les armes en présence. Par contre, je me suis mise à la place d’un passant (ce qui n’est pas fait dans le livre) afin d’observer la scène : deux hommes se battant pour avoir une canette de Cola. J’ai trouvé cela plutôt comique.
Aussi, il y a quelque chose que j’ai bien apprécié de ce bouquin. La situation est catastrophique : le monde se retrouve face à un danger très prochain qui décimerait les populations. Rien n’était aisé pour les personnages de La fourche du diable. Il leur fallait découvrir qui était le groupe de terroristes qui avait volé des éprouvettes du virus, il leur fallait le retrouver, l’empêcher de commettre l’irréparable… le tout en subissant les attaques de ce fameux groupe! Divers endroits sont ciblés et les morts pleuvent et s’accumulent de façon terrible. On sent tout le danger que courent les personnages du livre par l’insertion de ces pertes. J’ai trouvé bien que rien ne soit trop facile.
Ensuite, pour parler encore un peu de la fin, j’ai plus ou moins apprécié l’épilogue. Disons qu’il laisse complètement la porte ouverte à l’histoire, de sorte qu’elle ne se termine pas avec la dernière page. Je ne sais pas si c’est parce que l’auteur avait en tête une suite ou bien parce qu’il jugeait que cette fin était bien malgré le fait que cela laisse croire qu’il ne savait pas exactement comment mettre fin à tout le grabuge causé par le groupe de terroristes.

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Quinn, Auster, Work, Stillman,… et qui d’autre, encore?

Trilogie new-yorkaise, tome 1, Cité de verre
Par Paul Auster

Résumé en quatrième de couverture :

Un auteur de série noire, Quinn, est éveillé au milieu de la nuit par un coup de téléphone qui ne lui était pas destiné : on demande un détective, un certain Paul Auster… Quinn, qui mène une vie errante, lestée d’un passé problématique, accepte le jeu consistant à être ce Paul Auster.
Et le voilà lancé dans une aventure plus extravagante que toutes celles qu’il aurait pu imaginer. À la faveur de cette première faille de l’identité, le roman policier bifurque, et ce sont à la fois Kafta et Hitchcock que l’écrivain de L’Invention de la solitude convoque dans les détours de sa cité de verre…

Mon appréciation :

C’est dans le cadre de mon programme collégial que j’ai découvert ce livre. En fait, il était à lire et à analyser durant une portion de la session. Nous avons eu à le lire en deux parties, soit la première et la deuxième moitié du roman. Ensuite, en classe, nous en discutions afin de présenter notre compréhension du roman, d’émettre des interrogations, de tenter de faire des liens avec d’autres textes et d’analyser le tout. Croyez-moi, nous en avions beaucoup à dire et il n’était pas rare que les visions différaient!
J’ai bien apprécié ma lecture, et ce, même si à quelques reprises, ma compréhension n’était pas totale. Il faut dire que ce petit livre a énormément de contenu.
À divers moments, plus particulièrement durant deux chapitres précis, le lecteur fait face à une foule d’informations. Le tout est-il vrai, est-il faux? C’est un mélange des deux! Paul Auster, l’auteur, présente divers ouvrages réels tel Le paradis perdu, de Milton, et d’autres faux comme un texte écrit par un Henry Dark inventé d’un autre personnage du livre! On traite aussi de la Tour de Babel et de la langue adamique, ce qui rappelle la nouvelle La bibliothèque de Babel, de Jorge Luis Borges. La frontière entre le réel et le fictif de ce roman est ainsi très discrète. En fait, il est difficile de la repérer sans faire de recherche. J’ai d’ailleurs trouvé cela particulièrement plaisant de ne jamais savoir si les informations données provenaient de faits vécus (on mentionne, entre autres, le cas des enfants sauvages, tel Gaspard Hauser de Nuremberg) ou imaginés.
Un autre élément qui m’a bien plu est celui des multiples identités de Daniel Quinn, le personnage principal. D’abord, celui-ci s’invente un pseudonyme pour publier ses romans policiers : William Wilson. Ce nom vient sans aucun doute de la nouvelle William Wilson, de Poe. Seulement, pourquoi l’auteur a décidé d’utiliser ce nom? C’est un mystère. Par contre, il faut savoir que le personnage de la nouvelle affrontait son homonyme, sa conscience positive (il était mauvais). Il avait donc une certaine identité double… comme Quinn! Ou bien… comme le Minotaure, dans La demeure d’Astérion, de Jorge Luis Borges, le personnage s’inventant un deuxième lui-même. Vient ensuite Max Work, le personnage principal des romans de Quinn (ou de William Wilson, disons). Lors de la quête de notre protagoniste, il se mettra dans la peau de ce Work. Sans oublier l’identité du détective Paul Auster qu’il prend parce qu’elle lui est donnée. Vous êtes un peu mélangés? Mais ce n’est pas tout! Parce que notre Quinn rencontre Peter Stillman-fils, duquel il reprendra, entre autres, une expression : « Je m’appelle Paul Auster. Ce n’est pas mon véritable nom. » (p.49). Plus tard, c’est la démarche de Peter Stillman-père qu’il copie. Il en est ainsi avec quelques autres individus, encore.
La finale du livre, quant à elle, est bien particulière. Sans vous la dévoiler, je peux vous assurer qu’elle donne une impression bizarre, voire un sentiment étrange. Elle n’est pas soudaine, puisqu’elle est assez tranquillement amenée. Par contre, elle ne semble pas conclure le livre. Et, contre tout espoir, les tomes de cette trilogie sont tous indépendants. Rien qui ne puisse satisfaire notre faim! Ce qui fait donc plutôt différent. Une fois de temps en temps (mais pas trop souvent), je me dis que c’est tout de même bien et que ça change de la finale habituelle qui est régulièrement parfaite et toute belle.
J’ai bien aimé cette expérience de lecture!

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Courtes enquêtes!

Les enquêtes d’Hercule Poirot
Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

On ne le répétera jamais assez : Hercule Poirot est le plus grand détective de tous les temps. Quel mystère pourrait le dérouter? Disparition de bijoux inestimables, suicide suspect, espion retors, meurtre crapuleux, escroquerie de haut vol ou sombre affaire d’héritage, rien ne lui résiste. Mais surtout pas d’acrobaties à quatre pattes dans l’herbe, une loupe à la main. Pas de dissertation sur un mégot taché de rouge à lèvres. Non, Hercule Poirot laisse ces divertissements aux besogneux de Scotland Yard. Il se contente de s’installer dans un fauteuil et de laisser fonctionner ses illustres petites cellules grises.

Mon appréciation :

J’ai toujours un plaisir fou à tenter de percer les mystères des intrigues d’Agatha Christie. Par contre, si je soupçonne un personnage un moment, il arrive toujours que l’on me fasse croire que c’en est un autre, de sorte que je ne devine jamais totalement qui était le coupable, puisque je n’ai aucune certitude. Et j’aime assez ça.
Dans ces courtes enquêtes d’Hercule Poirot, nous restons encore une fois intrigués jusqu’à ce que le petit homme dévoile toutes ses déductions et découvertes. J’aime me creuser la tête durant tout ces moments d’incertitudes. Seulement, dans ce cas-ci, j’ai été un peu déçue. Légèrement, à tout le moins. Pourquoi donc? Eh bien parce que je n’avais pas assez de temps, à mon avis, pour me creuser les méninges avant que le mystère ne soit levé! J’ai lu tellement rapidement chacune des nouvelles que sa finale arrivait trop vite à mon goût! Mais je n’aurais pas pu lire moins vite même si j’avais voulu me laisser plus de temps. Je suis un peu trop curieuse pour me conditionner à cela. 😛
Ainsi, j’ai trouvé les récits un peu courts, il est vrai. Mais c’est bien le seul bémol, puisque les intrigues, diversifiées, étaient fort intéressantes, tout comme la manière dont notre détective voit les choses. Que ce soit de démasquer un voleur, retrouver un personnage important qui a été enlevé, jouer à cherche-et-trouve afin de trouver un testament caché ou d’élucider une mort, tout comme de trouver un assassin, Poirot réussit à tous les coups. Sa façon de procéder se répète dans plusieurs cas, mais mettons cela sur le dos de la méthode du petit bonhomme. Ce qui n’est pas trop mal. Sinon, de livres en livres, je me rends compte qu’il est bien souvent question d’une mort, d’un assassin et d’un testament quelconque lorsque l’on traite du fameux détective belge. Je fus donc bien contente d’y voir ainsi de la diversité, d’autant plus que le tout était lu l’un à la suite de l’autre et dans une période moins grande de temps.
Encore une fois, Hercule Poirot est imbattable!

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Une aventure bien amusante.

L’homme au complet marron
Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Londres. Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il trébuche et tombe sur les rails.
Accident? Suicide? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres. Le corps d’une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin. Coïncidence? Difficile à admettre. D’autant qu’en ces deux occasions, un même suspect semble s’être trouvé sur les lieux. Signalement : grand, bien bâti, bronzé, yeux gris. Autre détail : l’homme porte un complet marron…

Mon appréciation :

Cette fois-ci, il n’est pas question d’une enquête à la Hercule Poirot ni à la Miss Marple. C’est plutôt une certaine Anne Beddingfeld, jeune femme aventureuse.
Dans ce livre-ci de la célèbre Agatha Christie, il y a non seulement une enquête, mais aussi de l’humour et de l’amour! Il y en a aussi dans ses autres romans, mais j’ai bien aimé ces éléments dans L’homme au complet marron. L’humour est disséminé et prend place souvent par des répliques bien choisies ou par des actions coquasses. L’amour, lui, est plus marqué vers les cinquante dernières pages (je ne vous dis pas qui et qui), et il se ressent très bien. Je me suis plu à lire ces passages rapides (à cause de la situation, il faut dire que les personnages n’avaient pas vraiment le temps pour s’échanger des tendresses) et enflammés.
J’ai pris bien du plaisir à lire ce livre. Je dois admettre que je l’ai complètement dévoré (pas littéralement, du moins). Même en préparant le souper, tandis que les spaghettis étaient en train de cuire, je lisais quelques pages. Ainsi, j’ai bien apprécié ma lecture, c’est indéniable.
Par contre, il y a eu un seul petit bémol, rien de grave. Les policiers, peu mentionnés, ne semblaient aucunement se soucier de trouver la source de ces deux meurtres. Un peu comme s’ils s’en foutaient complètement. C’était ma seule déception. J’aurais aimé que l’affaire semble plus importante que cela.
Sinon, tout m’a semblé bien. Comme Anne Beddingfeld, je doutais, moi aussi, de tous les personnages. Qui étaient des vilains? Qui étaient des bons? Pour la majorité des personnages, j’avais tout faux! Encore une fois, Agatha Christie m’a surprise par sa finale!
Je dois dire que j’apprécie de plus en plus ces policiers et que je suis bien contente de m’être mise à les lire. Après tout, ils sont classiques et je crois qu’il est bien d’en lire au moins un dans sa vie (je les lirai tous).

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Mystère artistique.

Les visages
Jesse Kellerman

Résumé en quatrième de couverture :

Lorsque Ethan Muller, propriétaire d’une galerie, met la main sur une série de dessins d’une qualité exceptionnelle, il sait qu’il va enfin pouvoir se faire un nom dans l’univers impitoyable des marchands d’art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c’est le travail d’un génie.
La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d’enfants victimes, des années plus tôt, d’un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l’obsession. C’est le début d’une spirale infernale à l’intensité dramatique et au coup de théâtre final digne des plus grands thrillers.

Mon appréciation :

J’ai eu un petit coup de foudre pour le style d’écriture de Jesse Kellerman dès les deux premières pages. Je me suis sentie invitée à lire le récit d’Ethan, le personnage principal. Un simple bout de texte me donnait envie de plonger dans l’ouvrage : « Tout ce que je peux faire, c’est dire la vérité, et, en vérité, je suis peut-être bien un sale con prétentieux. Peu importe. Je n’en mourrai pas. » (p.11-12).
Ainsi, par le début de ma lecture, j’entrevoyais bien des promesses. La plume de l’auteur, même traduite, restait belle et plutôt captivante. On se questionne comme le fait Ethan à savoir qui est ce mystérieux Crack, pourquoi il a disparu de la sorte et quel est le lien avec les cinq enfants violés puis étranglés. Comment se fait-il que ce personnage si méthodique, qui allait jusqu’à noter dans des carnets ce qu’il mangeait à chaque jour (même menu, toujours) et aussi la température, ait perpétué de tels crimes?
Puis, entre les chapitres où Ethan mène son enquête tantôt avec l’ancien policier, tantôt avec sa fille procureure, s’ajoute à l’histoire des interludes narrant des évènements du passé. Interludes qui, au départ, me paraissaient bien longues, étant donné que je n’arrivais pas à percer leur utilité. Ce n’est que plus tard dans ma lecture que j’ai compris qu’ils narraient en parallèle l’histoire de Victor Crack, en passant par sa vie de jeunesse en exil, puis dans des dortoirs où il est le souffre douleur, jusqu’à ce qu’il prenne place à New York.
Contrairement à ce que laisse présager la quatrième de couverture, je n’étais pas en état d’adrénaline tandis que je lisais. J’étais intriguée, sans plus. Je lisais pour lire et me laissais balloter par l’écriture. Même si j’étais intéressée à découvrir la vie du mystérieux artiste, j’étais bien capable de reposer le livre quelques temps (pour faire mes travaux, entre autres). Qui plus est, la fin ne m’a pas semblée si extraordinaire que cela, au contraire. Je m’étais attendue à bien plus, ce qui m’a déçue.
Il n’empêche que c’était un bon divertissement, un peu culturel d’ailleurs. Malgré les longueurs, j’ai apprécié la majeure partie du bouquin.

Catégories : Livres adultes, Policier, Policier et cie, Suspense | Étiquettes : , | 2 Commentaires

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