Science-Fiction

Un récit déconcertant

La Ruche

Par Michèle Laframboise

Résumé en quatrième de couverture :

« Marilyn danse.
Un courant d’air traverse la grille sous ses escarpins, soulevant le bas de sa robe. L’actrice se penche pour presser les pans rebelles, un geste souligné par un accord de cuivres. Le vent coquin soulève l’arrière de sa robe, dénudant ses jambes galbées.
Elle éclate de rire, un rire perlé, chorégraphié au quart de seconde, chaque note sonnant comme une invitation.
Des sifflements montent autour du plateau surélevé sur lequel elle se trémousse. Une masse de touristes et d’habitués dégustent des flûtes de vin, chacun palpant le bouquet de roses rouges au centre de leur table.
Aucun d’eux ne connaît l’origine du numéro de Marilyn, de la robe ou du courant d’air. Cela ne les empêche pas d’évaluer leurs chances d’obtenir un rendez-vous galant, pourvu que la mise encryptée dans leur bouquet soit suffisante. »
Et vous, avez-vous déjà rencontré Marilyn? Suivez-la au cœur de la Ruche, là où la sensualité épouse le mystère.
Version revue et améliorée de la nouvelle « Le Vol de l’abeille », récipiendaire du Prix Solaris 2006, La Ruche vous propose une incursion à l’intersection de l’érotisme et de la science-fiction.

Mon avis :

L’univers de La Ruche déstabilise lorsqu’on le découvre dans les premières pages. Le lieu, un complexe bar de prostitution, est construit et pensé en tous points avec l’univers d’une ruche (bourdons, fleurs, abeilles, etc.). En tant que lecteur, on cherche à se familiariser, à comprendre cet endroit. Plus on le comprend, cependant, plus on le déteste. Parce que le personnage de Marilyn n’est nullement là par plaisir. Et c’est là le plus grand intérêt du roman : on veut comprendre comment cette jeune femme en est arrivée où elle est… et pourquoi.
Nous retrouvons ces explications dans des analepses qui décrivent par la même occasion dans quel univers de science-fiction nous nous situons. Je dois avouer que j’ai trouvé cela à la fois intéressant et apeurant. Apeurant dans la mesure où je me figurais vivre dans ce monde. Les décors prennent vie afin de donner aux personnages ce qu’ils désirent. Mais rien n’est éternel.
Au départ, lorsque nous comprenons dans quel lieu se retrouve Marilyn, nous nous rendons compte qu’elle n’est pas bien là. Toutefois, rien n’indique encore à quel point cet endroit est sordide. Lorsque j’ai compris tout ce que la Ruche impliquait, je me suis questionnée sur l’humain.
La force du récit réside donc en la construction de l’univers et de la Ruche. Parce que lorsque les choses dérapent, nous devinons qui contribuera à sauver Marilyn de son cauchemar. Et lorsque cela est fait, la fin est un peu abrupte. Nous aurions aimé poursuivre et apprendre ce que Marilyn fera ensuite.
Ce fut donc une lecture appréciée, pour ma part. J’ai été déstabilisée, oui, mais ça n’était pas mauvais signe. Un roman plus long et étoffé m’aurait davantage plu. Toutefois, je suis bien contente d’avoir découvert cette auteure. 🙂

Je tiens à remercier les Six Brumes pour le livre.

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Coup de cœur pour Blitz : la suite

Blitz, tome 2, All clear

Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

Comme des milliers de Londoniens, Polly, Michael et Merope se retrouvent pris sous les bombes ennemies qui s’abattent sans relâche sur la capitale britannique en ce mois de décembre 1940. Pour ces historiens du XXIe siècle venus étudier le Blitz, la nécessité de survivre a désormais pris le pas sur la recherche : il leur faut à tout prix découvrir le moyen de regagner leur époque. Mais leur marge de manœuvre est étroite, car chaque action peut modifier le cours de la guerre et réécrire l’histoire des siècles à venir…

Mon avis :

Wow.
J’ai lu All clear avec énormément de plaisir… et aussi un peu de frustration, mais c’était très bon signe à chaque fois.
Le roman prend place directement après le premier. Il faut lire les deux d’un coup ou de façon très rapprochée, parce qu’ils forment ensemble un tout, une seule grosse aventure. Ainsi, dès lors que nous avons été happés par le premier volume, nous tombons directement dans le deuxième, déjà captivés. Dès les premières lignes de All clear, je désirais ardemment savoir ce qu’il adviendrait des jeunes historiens coincés à l’époque du Blitz.
J’ai bien aimé les théories des personnages sur ce que leur présence dans le passé pouvait impliquer. Ils s’interrogeaient beaucoup à savoir s’ils modifiaient le continuum ou non, et si c’était le cas, s’ils l’affectaient en mal ou en bien. Est-ce que, par leur présence durant la Seconde Guerre, Hitler gagnerait finalement la guerre? Lorsqu’une dernière théorie est mise de l’avant par le personnage de Polly, avec de nombreuses observations sur les actions de chacun des historiens à l’appui, j’admets avoir beaucoup aimé l’idée. Cela amène beaucoup de réflexions sur les voyages temporels et sur la construction même du temps, et c’était vraiment intéressant. Pour ma part, cela m’a donné envie de lire davantage sur le sujet.
J’ai dit que le roman m’avait causé quelques frustrations, mais que c’était positif. En fait, en tentant de ne rien dévoiler de trop important, disons que les fins des chapitres terminaient souvent sur des révélations, des questionnements ou des dangers à venir. Tantôt nous apprenons une information qui permet aux protagonistes d’aller de l’avant, mais nous sommes coupés par un ou quelques autres chapitres. Ou tantôt nous sommes laissés en suspens avec une question, qui ne sera répondue que lorsque nous retrouverons le personnage concerné un peu plus loin. Ou bien le chapitre termine alors qu’un protagoniste est en très grand danger, que l’on craint qu’il soit blessé ou pire encore. À ce sujet, mon cœur s’est serré à deux reprises (et les scènes avant et après étaient, à mon avis, fabuleusement écrites).
La fin du récit, quant à elle, reste plutôt particulière. Ce n’est pas que je n’ai pas apprécié, non. Toutefois, elle laisse quelques questions en suspens qui tournent et tournent dans l’esprit des lecteurs. Oui, je dis bien « lecteurs », car en consultant quelques sites internet, j’ai observé les mêmes interrogations chez les autres admirateurs de Blitz. Tous en viennent à la conclusion que les mystères qui restent lorsque le livre est fermé étaient voulus par Connie Willis. Tous sont d’avis que c’est alors aux lecteurs de spéculer sur différentes théories qui ont guidé ou qui relient les personnages. Et je suis bien contente de ne pas avoir été la seule à m’interroger à savoir si j’avais manqué une information quelconque durant ma lecture. 😛
Vraiment, j’ai bien aimé lire Black-out et All clear. L’écriture et la construction du récit étaient idéales pour que je sois totalement ancrée dans l’univers dépeint. Cela m’a donné la nette envie de lire tous les autres livres de l’auteure. C’est assurément un projet à venir. 😉

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Voyage inactif, intérêt intermittent

La machine à explorer le temps

Par Herbert George Wells

Résumé en quatrième de couverture :

« Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur; tantôt roux, tantôt verts; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée — ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps. »

Mon avis :

Ahh… J’ai été déçue par ma lecture, que j’aurais pourtant tant voulu apprécier. C’est peut-être aussi parce que je le voulais trop que je n’ai pas beaucoup aimé. Mais probablement aussi parce que c’est un récit de l’inaction qui n’est pas très récent non plus.
Je n’étais donc pas captivée par ma lecture. Dès le début, je n’ai pas développé d’intérêt particulier pour les personnages du récit. Nous en rencontrons quelques uns dès les premières pages, puis tous s’effacent pour laisser la place à l’Explorateur du Temps, un homme qui ne fait presque que cela, explorer. Parce que durant ses deux voyages, l’Explorateur du Temps n’est guidé que par la curiosité de voir comment le futur va se dérouler, et ce, jusqu’à la fin du monde, ou presque.
Durant son premier voyage, le plus long, il se retrouve dans un futur plutôt éloigné où la bourgeoisie et le prolétariat sont devenus davantage distincts. Les êtres humains deviennent des créatures toutes semblables selon deux catégories : les bourgeois sont pâles, frêles, ne font rien et se terrent en mangeant des fruits; les prolétaires sont monstrueux, vivent dans la noirceur, construisent des machines qui maintiennent en vie les bourgeois… pour en faire leur nourriture. (Désolée d’avoir révélé l’information.) L’Explorateur ne fait pas grand chose d’autre que d’observer ces deux groupes opposés et de rechercher sa machine qui lui a été subtilisée pendant une tentative de fraternisation. Toutefois, le deuxième voyage, très court, m’a davantage plu. J’ai quand même aimé voir la vision qu’avait l’auteur d’un futur possible et très très très lointain. Et ça n’est aucunement joyeux.
Ainsi, c’est l’inactivité que je n’ai pas aimé, mais aussi tous les questionnements sociologiques et politiques que se posait l’Explorateur du Temps. Ça alourdissait terriblement le texte pour une lectrice comme moi, qui ne suis pas tant captivée par ce genre d’interrogations.
Par contre, il y a quelques points que j’ai appréciés. Deux, outre le deuxième voyage. La narration est intéressante dans la mesure où le récit de l’Explorateur du Temps se fond dans celui du narrateur. Le narrateur est un témoin de ce qu’a raconté l’Explorateur à la suite de ses voyages. Et les deux s’imbriquent très bien. Enfin, j’ai apprécié le mystère qui englobe l’avenir incertain du personnage de l’Explorateur du Temps à la fin du roman. Notre narrateur-témoin n’a plus de nouvelles, et c’est à nous, lecteurs, de supposer ce qu’il peut bien se passer dans le temps.
Au final, donc, si je n’ai pas été divertie par ma lecture comme je l’aurais souhaité, j’y ai tout de même apprécié certains éléments. Je suis plutôt contente d’avoir lu l’un des tous premiers romans à traiter du voyage dans le temps, ça oui. 🙂

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Perplexe, mais tout de même curieuse

Ze-ther, tome 2, Le jour du dépassement 

Par Atriana Reeves

Résumé en quatrième de couverture :

Et si vous étiez un ZE-THER en mode dormance? Si tous les hasards, coïncidences, répétitions de chiffres, objets inusités, plumes trouvées sur votre route, cette musique qui vous appelle n’étaient que des codes de réveil, que des appels à vous éveiller?
Si ce que nous voyons de nos yeux n’était pas la réalité? Que ce qu’on nous a appris à propos de l’histoire de l’humanité n’était qu’un tissu de mensonges? Que ce que nous croyons être des souvenirs nous aurait plutôt été implanté pour mieux nous contrôler, pour nous inciter à consommer, à posséder plus, à entretenir un confort illusoire et nous empêcher de nous questionner sur le voile et sur notre réelle existence?
Et si le plan de l’adversaire était de nous mener à notre autodestruction, vers le jour du dépassement, où la Terre serait devenue stérile, invivable? Ce jour où la Terre aurait tout donné à l’hommerie et ses démons. Ce moment-là, ceux qui savent depuis trop longtemps domineront la planète et verront leur race émerger au grand jour.
Ce jour où ce combat entre la dualité, le bien et le mal, qui persistait depuis que le monde était monde devait finir une fois pour toutes.
2037, Station de Golly. Aïko est anéantie. Yordan, celui qui était pressenti pour réactiver la Gouve, le berceau de naissance des âmes, et rétablir l’équilibre sur Terre, est mort dans ses bras. La chef intérimaire des ZE-THER s’apprête à commettre l’irréparable et enfreindre les lois du Concile de Trian. Il lui fait lever le voile de l’oubli.
La réalité ne serait-elle que fiction?

Mon avis :

J’ai malheureusement eu du mal à entrer dans ce deuxième tome de la série Ze-ther. Cela s’explique d’abord par le fait que le roman commence immédiatement après que le premier soit terminé, sans aucuns éléments de résumé de disséminés à travers le récit. Ainsi, dès lors que l’histoire n’est plus fraîche à notre mémoire, les premiers chapitres se perdent dans notre besoin de reconnecter avec l’univers. Ce genre de série gagne à être lue d’un seul coup, comme un seul et même grand roman. Je conseille donc une relecture du premier volume avant de plonger dans celui-ci.
Ceci découle peut-être du fait que ma lecture du tome précédent était un peu loin dans ma mémoire, mais j’ai trouvé que le livre était moins approfondi, moins abouti. Il se passe beaucoup de choses, ce qui est intéressant. Toutefois, j’aurais aimé qu’elles soient développées davantage afin que je m’imprègne de l’univers et de son ambiance. J’aurais aimé mieux le comprendre, lui, ses personnages et ses technologies.
Pour continuer sur cette même lancée, et cela me semble directement relié à ce que je viens de mentionner, j’ai trouvé les personnages plutôt caricaturaux. Ils manquaient, oui, de profondeur. Ou lorsque la narration semblait développer sur le sujet, cela restait en surface et plutôt commun. J’aime quand je peux m’attacher aux personnages et, pour cela, il m’en faut plus. Et que cela soit moins superficiel. Les personnages « gentils » qui ont de la substance ne sont jamais parfaits, ils ont des défauts. C’est ce que je voudrais retrouver dans la suite.
Toutefois, j’ai apprécié que la narration multiple revienne dans ce volume. En lisant, nous sentons qu’il y a de plus en plus de liens entre les différents protagonistes de ces narrations. J’ai hâte de découvrir comment ils se rejoindront tous (en supposant que cela arrive, car ce n’est pas toujours le cas).
Enfin, la fin du livre, avec le dernier chapitre, amène le récit à la réalité du lecteur. Cela m’a intriguée. Je suis curieuse de découvrir où l’auteure veut en venir avec ce dernier chapitre. Je crois que je vais devoir patienter pour cela!

Merci aux éditions Lumigny pour ce livre.

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J’ai faim de la suite

Blitz, tome 1, Black-out

Black-out
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Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

En 2060, l’histoire n’a plus rien d’une discipline poussiéreuse. Grâce à la maîtrise du voyage dans le temps, les chercheurs de l’université d’Oxford se rendent fréquemment dans le passé, au plus près des événements qu’ils étudient — la guerre de Sécession, l’attaque de Pearl Harbor, les attentats du World Trade Center… — pour collecter des données toujours plus précises. Mais à trop vouloir s’approcher du feu de l’action, on finit par s’y brûler. C’est ce qu’apprendront à leurs dépens les jeunes historiens envoyés au coeur de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Car à Londres, en 1940, les bombes nazies n’ont plus rien d’une abstraction…

Mon avis :

En lisant la quatrième de couverture de Black-out, je savais déjà que le récit allait me plaire. En commençant ma lecture, je suis tombée sous le charme, malgré les nombreux personnages présentés presque d’un coup. À la fin de ma lecture, j’étais un peu fâchée, l’histoire était coupé en plein milieu : je suis vite aller acheter la suite, All clear.
Le style d’écriture de Connie Willis est fluide. Les descriptions servent très bien le texte et permettent aisément de se mettre dans l’ambiance de l’époque visitée par les protagonistes, celle de la Seconde Guerre mondiale. Peu importe les connaissances du lecteur, donc, il est facile de comprendre le déroulement des événements narrés dans le livre, bien que l’époque ait été fort difficile.
J’ai beaucoup aimé l’idée de raconter la Seconde Guerre de l’intérieur, alors qu’elle est terminée dans le temps de la narration. Les protagonistes sont des historiens voyageurs qui reculent dans le temps afin d’étudier la période ciblée dans le but de pallier aux manquements des manuels d’histoire. Je trouve très intéressant cette idée de vouloir trouver la vérité derrière toutes les facettes d’un conflit aussi grand et sombre. Il s’agit vraiment d’une quête de vérité, et cette volonté des personnages m’a beaucoup plu. Ce qui est intéressant, aussi, c’est que ces chercheurs historiens ne peuvent/veulent (je ne prends pas de chance au cas où cela change dans la suite) pas modifier le passé qu’ils visitent. Cela génère beaucoup de craintes chez les héros quand les événements virent vers des sentiers dangereux, mais cela permet de coller aux réels faits historiques et de ne pas porter atteinte au sérieux qu’ils représentent.
Sinon, petite fantaisie de ma part, j’ai beaucoup aimé les implants électroniques que pouvaient avoir les personnages. Ces implants leur permettent d’assimiler en un seul instant une foule d’informations (les langues et les jargons, les adresses, les heures exactes des bombardements, etc.) et même de modifier leur voix lorsqu’ils en ont besoin afin d’avoir l’accent requis pour leur mission.
Enfin, j’ai tout particulièrement aimé lorsque les choses se sont mises à déraper. Je ne veux pas trop dévoiler d’informations, mais il s’avère que les personnages vivent un gros stress et sont menacés par les dangers de la guerre. Lorsqu’ils partent en mission dans le passé, il est hors de question qu’ils rencontrent des dangers. Sauf que, bien entendu, c’est ce qui se produit. Moi, cela m’a happée. Tellement que je me suis fait avoir par la fin du roman, une fin qui n’en est pas une. Parce que Black-out, c’est la première partie de Blitz. L’histoire est donc coupée en plein dans le feu de l’action, alors que le danger se fait de plus en plus présent. Ce n’est plus un choix : il faut lire la suite. Le plus tôt possible.

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Un univers qui ne s’est pas encore totalement ouvert à moi

Neuromancien

Par William Gibson

Résumé en quatrième de couverture :

Jusqu’à aujourd’hui, Case était le meilleur hacker à croiser sur les autoroutes de l’information. Le cerveau directement relié à la matrice, il savait comme personne se frayer un chemin parmi les labyrinthes du cyberspace et pirater des données confidentielles pour le compte de ses clients richissimes. Mais il a commis l’erreur de vouloir doubler un de ses employeurs qui, en guise de représailles, l’a amputé de son système nerveux, le privant ainsi de son accès à la matrice. De retour dans la prison de chair de son corps, Case tente de s’échapper à nouveau par le biais des drogues, jusqu’à ce qu’une obscure conspiration lui offre une seconde chance… mais à quel prix?

Mon avis :

J’ai aimé lire Neuromancien, mais j’ai trouvé ma lecture difficile par moments. Je crois qu’il aurait mieux valu que je le lise en un seul coup, puisque je me perdais parfois entre les personnages et entre les univers (celui du réel et celui de l’informatique).
J’ai aimé ma lecture parce que je me suis plu à découvrir les personnages, tout particulièrement ceux de Case et de Molly.
Case est le personnage principal. Il est intéressant d’en apprendre sur son passé et sur ce qui l’a mené à accepter une offre dangereuse en échange de se faire rétablir les fonctions détruites de son système nerveux. Il est un peu un bad boy aux prises avec de gros défis pour retrouver la vie de pirate de l’information qu’il aime. Mais il n’est pas fermé comme une pierre. Dans le récit, il rencontre deux femmes. J’ai surtout trouvé intéressant de voir les effets qu’elles avaient sur lui tout au long du roman, alors qu’il suait abondamment pour accomplir sa mission.
Molly est l’une de ces deux femmes. Sauf qu’elle en jette, pour une femme. Ses yeux sont cachés derrière des miroirs incrustés à sa peau, des lames acérées sortent comme des griffes de sous ses ongles et elle a une horloge holographique interne qui lui permet de toujours savoir l’heure qu’il est. Et elle est très agile. Sa personnalité apparaît d’abord comme difficile. Puis, bien plus loin dans le récit, les événements font qu’elle se confie. Cela m’a donné vraiment envie d’en apprendre davantage sur elle. J’aurais aimé poursuivre le récit avec elle à la fin du roman. C’est une bad girl pleine de potentiel.
Sinon, comme je l’ai dit plus haut, ma lecture a été un peu ardue. Certains personnages sont réels tandis que d’autres sont des intelligences artificielles… en plus de ceux qui ont deux noms. Je me perdais par moments entre le réel et le virtuel du roman, parce que je baignais dans un univers de science-fiction que je ne connaissais aucunement. C’était difficile pour moi de me repérer avec tous les termes scientifiques qui s’ajoutaient aux lieux du récit sans qu’ils soient adéquatement expliqués. Cela faisait beaucoup d’information à assimiler, et cela a rendu moins accessible ma lecture. Mais cela ne m’a pas empêchée d’y prendre plaisir.
Dans l’ensemble, donc, j’ai apprécié le roman. Sauf que je crois que je vais devoir le relire pour pleinement le saisir. 😛

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Fantastique voyage à travers l’espace!

L’orphelin de Perdide

Par Stefan Wul

Résumé en quatrième de couverture :

— Ne touche à rien, j’arrive! dit la voix.
Facile à dire! Claudi, du haut de ses quatre ans, est tout seul sur une planète hostile! Cette voix, qui sort d’un émetteur radio, est son unique amie, son rempart contre les frelons géants et les multiples dangers de Perdide. Elle le conseille, le protège et lui raconte mille et une histoires fantastiques le soir avant qu’il s’endorme…
Elle appartient au Grand Max, un pirate de l’espace, qui va traverser la galaxie pour venir le sauver.
Vite, Grand Max! Qui sait ce qui arrivera si le vaisseau tarde trop…

Mon avis :

J’ai découvert Stefan Wul avec ce court roman et je suis bien contente de l’avoir lu. J’ai même envie de lire ses autres oeuvres. D’ailleurs, je m’en suis déjà acheté une : Niourk.
J’ai lu ce petit livre avec beaucoup d’intérêt. Dès le départ, j’avais envie de découvrir la suite : j’étais happée.
Je me suis tout de suite vue à aimer le personnage de Max, grand voyageur de l’espace. Ses connaissances, sa puissance et son bagage d’aventures le rendaient très amical. Alors que je lisais, j’avais envie de lire ses aventures passées, qui me semblaient toutes bien divertissantes (sauf que ces aventures n’existent pas). Max n’est pas le seul protagoniste que j’ai apprécié, puisque je les ai tous appréciés, même ceux qui étaient mauvais. En fait, c’est tout simple, j’aurais aimé connaître toute l’histoire de chacun d’eux.
J’ai bien apprécié les péripéties, qui s’enchaînaient les unes derrière les autres, bien qu’elles me faisaient craindre pour la vie du petit orphelin Claudi, puisque le temps était compté pour le retrouver. Chaque péripétie sert le récit, de sorte que le lecteur peut en apprendre davantage sur l’univers science-fictif de Wul. Nous découvrons alors les différents lieux, créatures et planètes qui l’habitent. L’univers se dessine au fil de ses épreuves et donne envie de le découvrir plus encore.
J’ai aimé la simplicité du style de la narration, qui faisait en sorte que le roman soit très clair et lisible. L’histoire se lit tout à fait aisément. Les technologies m’ont aussi plu, bien qu’elles aient laissé, à la fin de ma lecture, son lot de questions. Sur le moment, lorsque ces technologies entrent en scène, nous y croyons. Elles ne sont pas toutes justifiées scientifiquement, mais cela n’empêche pas le lecteur de les accepter comme telles… jusqu’à ce que leurs non-sens se fassent sentir et provoquent la naissance d’interrogations multiples.
Pourquoi? Parce que la fin du récit est bien construite sur le plan des théories de la science-fiction. Je ne veux pas vous dévoiler la fin du roman, mais disons que cette conclusion, qui s’explique scientifiquement et mathématiquement, met en lumière la totale invention des technologies de l’auteur. Stefan Wul ne résout pas ces interrogations suscitées chez son lecteur, et c’est ce qui ajoute au récit dans la mesure où ses lecteurs peuvent s’amuser à délibérer sur ce qui est possible ou non scientifiquement.
J’ai été flouée par cette conclusion du récit, justement. Et c’est l’une des raisons pourquoi j’ai tant aimé ma lecture. Je me suis fait avoir et, sur le coup, je tentais de comprendre, de trouver ce que j’avais pu manquer durant ma lecture. Par la suite, dans mon cours universitaire de science-fiction, je me suis fait expliquer les théories mises en scène dans L’orphelin de Perdide. Et j’ai eu envie de me faire flouer encore… alors je compte lire les autres livres de Wul.

Voici la bande-annonce du film :

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Un saut dans mon enfance : le monde fascinant des dinosaures

Jurassic Park

Jurassic Park
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Par Michael Crichton

Résumé en quatrième de couverture :

Isla Nublar. L’armée doit venir « faire le ménage ». Le programme dont cette île est le théâtre avait pourtant tout du paradis scientifique : un immense complexe naturel où s’ébattent, aux yeux de tous, les plus féroces sauriens du Jurassique, génétiquement ramenés à la vie…
Quelques jours avant le chaos, le paléontologue Alan Grant et Ian Malcolm, mathématicien de renom, embarquent pour ce bout de terre perdu au large du Pacifique. Bientôt, le petit groupe invité par le créateur du parc doit se rendre à l’évidence : au coeur d’une jungle primitive et hostile, l’être humain n’est plus l’espèce dominante, mais la proie…

Mon appréciation :

J’avais très hâte de commencer ma lecture de Jurassic Park, ayant visionné les films durant mon enfance. Je désirais donc replonger dans mes souvenirs et j’en ai tiré beaucoup de plaisir. Cela m’a même donné très envie de revisionner les films.
Le roman commence avec un prologue qui amène un premier blessé au lecteur. Pour ceux qui connaissent l’univers de Jurassic Park, il n’y a pas de doute : les bêtes sévissent. Le lecteur sait, appuyé par le résumé du livre, que les choses vont déraper dangereusement. Pour ajouter à cette promesse d’un danger imminent, le personnage de Malcolm, mathématicien, affirme très tôt son opinion : selon la théorie du chaos, le projet de l’île ne peut virer qu’en catastrophe à la suite d’un incident. Les personnages, bien qu’ils le veulent, ne peuvent contrôler la nature. J’ai beaucoup aimé ce sentiment de danger. D’ailleurs, je n’attendais que cela, que les choses dérapent.
J’ai aussi aimé, bien qu’il n’y avait pas de surprise, retrouver le moment où les véhicules touristiques sont en panne. Je me rappelais très bien le film à ce moment et je prenais plaisir à revoir la scène en pensée. C’est le premier moment où nous sentons que le danger est bien réel, et j’ai adoré.
Ce que l’on ne retrouve pas dans le film et qui m’a aussi bien plu dans ma lecture, ce sont ce qu’apportent les personnages de Malcolm et de Grant. Le premier amène sa théorie du chaos, ainsi que quelques autres, qu’il prend le temps de vulgariser pour les autres protagonistes, mais surtout pour le lecteur. Le côté théorique et mathématique de ses discours me plaisait, tout particulièrement parce que c’est le genre de développement que nous retrouvons peu dans les adaptations cinématographiques. Le personnage de Grant, quant à lui, me rappelait l’ambiance de Relic dans les connaissances qu’il apportait. Parlant à plusieurs reprises de ses fouilles, cela me donnait envie d’aller voir des squelettes de dinosaures dans les musées.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un très agréable moment tout au long de ma lecture. Je retrouvais avec plaisir mes souvenirs d’enfance lors de mes premiers visionnements de ces films, mais je pouvais aussi satisfaire ma curiosité avec le côté scientifique très élaboré tout au long du livre.

Voici la bande-annonce du film :

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Une intéressante lecture qui porte à la réflexion

La servante écarlate

Par Margaret Atwood

Résumé en quatrième de couverture :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon appréciation :

Je n’ai vu aucun des films, ni la série télé dont il est question sur le bandeau du livre. Ceci est mon premier Margaret Atwood. Ce ne sera pas le dernier (je l’espère!).
C’est dans une perspective féministe que je l’ai lu, puisque c’est dans le cadre d’un cours sur le sujet que j’ai eu à découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que l’on peut questionner ce livre de toutes sortes de manières.
Au premier abord, la lecture est très mystérieuse. Nous sommes dans un univers dystopique où les femmes fécondes sont devenues des esclaves qui ne servent qu’à recevoir les spermatozoïdes. Comment les choses se sont produites pour en venir à une situation si terrible? et en si peu de temps? Qu’est-il arrivé à notre héroïne? à ses proches? Nous commençons la lecture, la poursuivons et nous demandons toujours ces questions. Jusqu’à ce qu’elles trouvent une part de réponses, mais jamais dans l’entièreté.
Je lisais ce roman avec l’avide envie de savoir le comment du pourquoi et le pourquoi du comment. J’ai cherché des réponses jusqu’à la toute fin… et je n’ai pas tout trouvé. Et j’ai aimé ça.
La lecture du roman se fait bien, malgré que les nombreuses analepses peuvent désorienter. Ce que nous lisons me semble être un grand casse-tête dont quelques pièces sont disparue, et cela en fait une lecture particulière.
En somme, j’ai bien apprécié La servante écarlate. Comme je l’ai dit plus haut, je compte bien lire d’autres œuvres de Margaret Atwood. Celle-ci était une découverte intéressante, qui m’a menée à beaucoup de réflexions diverses. J’ai hâte de voir ce que me réserveront les autres ouvrages.

Voici la bande-annonce de la récente adaptation en série :

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Un univers où tout est à découvrir

Ze-ther, tome 1, L’éveil

L'éveil Ze-ther
Acheter le livre.

Par Atriana Reeves

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis le début des temps, des gens ont retrouvé des signes de messagers venus d’autres dimensions, des êtres descendus sur Terre pour communiquer avec les humains, les guider et les avertir de dangers imminents.
En 2037, Yordan Kenes verra sa vie bouleversée lorsque son père disparaîtra mystérieusement. Il se retrouvera malgré lui dans une quête épique, une aventure incroyable remplie d’intrigues où forces de l’Ombre et de la Lumière se confronteront.
Aidé par une société secrète appelée ZE-THER, Yordan et Kyria, une messagère du Concile de Trian, devront se battre pour réactiver le cercle de l’immortalité afin de prévenir la chute de l’humanité et la fin des mondes.
Un roman au rythme haletant où les portes du temps n’ont pas encore été scellées.

Mon appréciation :

Lorsque l’on m’a proposé de lire Ze-ther, on m’a parlé de son auteure, totalement immergée dans son univers (groupe de musique, projets de web série et de BD). J’admets que cela m’a bien intriguée.
L’intrigue du roman est très complexe. Divisée en trois trames narratives qui se chevauchent, le lecteur a un univers entier avec lequel il doit se familiariser. À ce propos, j’ai trouvé que le livre manquait d’explications. J’espère que cela va se préciser au fil de la trilogie, puisque certaines particularités de ce monde restent en partie floues dans mon esprit. Il y a bien un glossaire auquel nous sommes fréquemment renvoyés au début de la lecture, mais celui-ci n’explique les éléments qu’en surface (et le reste du livre n’approfondit pas vraiment ces éléments).
Mis à part cela, j’ai bien aimé la division du récit. Au fil de la lecture, quelques éléments peuvent se relier entre les trois narrations, qui concernent des personnages différents, mais sans plus. J’aurais aimé que les trois trames se relient à la fin du livre… je dois attendre et espérer que ce sera le cas dans la suite de la série. Mais j’appréciais beaucoup d’alterner entre les récits, qui prennent place à des époques variées.
J’ai aussi apprécié la variété des personnages. Certains n’étaient pas assez détaillés psychologiquement ou physiquement à mon goût, mais j’étais toujours intéressée quant aux péripéties qu’ils allaient affronter. Pour vous donner un exemple des descriptions manquantes, nous ne savons pas exactement l’âge de bien des protagonistes. Enzo est le seul dont l’âge est mentionnée exactement pas son année de naissance. Pour les autres, Yordan, Kyria, Aïko, …, nous ne pouvons que supposer selon les informations disséminées à travers les pages. À mon avis, ils semblent s’approcher de la début vingtaine, mais je n’en suis pas certaine.
Sur le plan de l’intrigue en soi, j’ai bien aimé. Il y a beaucoup de mystères, mais c’est ce qui nous pousse à poursuivre la lecture : on a hâte de savoir ce qu’il en est de chacun des éléments et des personnages. L’éveil n’est que le commencement de l’histoire. La fin du tome est signifiante à ce sujet. Le lecteur, à la dernière page, a la certitude qu’il n’a fait qu’un petit plongeon dans la série et que le plus gros est à venir. Je suis curieuse de découvrir ce qu’il en sera!

Merci aux éditions Lumigny pour ce volume.

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