Science-Fiction

Une BD carrément spéciale et intrigante

Farmhand, tome 1
Par Rob Guillory
Résumé en quatrième de couverture :

Jedidiah Jenkins est agriculteur, mais d’un genre un peu particulier, puisqu’il cultive des organes humains « plug-and-play » à croissance rapide, capables de soigner les corps.

Perte d’un doigt? Besoin d’un nouveau foie? Il a ce qu’il faut.

Malheureusement, les étranges substances qu’il utilise ont quelques effets secondaires. Dans les profondeurs du sol de la ferme familiale Jenkins, quelque chose d’effrayant a pris racine et commence à grandir.

Rob « Tony Chu » Guillory, lauréat de plusieurs prix Eisner, présente une nouvelle comédie noire sur les effets apocalyptiques d’une agriculture incontrôlée. Mère Nature est sympa, mais il ne faut pas la chercher!

Mon avis :

Lorsque j’ai vu cette bande dessinée à sa sortie, j’étais bien intriguée. En fait, je me demandais surtout dans quel univers étrange elle me ferait plonger. Maintenant que je l’ai lue, je dois avouer que je suis à la fois intriguée et troublée!

Nous sommes, comme le personnage principal de la bande dessinée (le fils de Monsieur Jenkins) un peu perdu vis à vis de ce que le fermier a créé. Son fils étant revenu dans la ville qui l’a vu naître, le père lui fait découvrir, à lui, à sa femme et à ses enfants, la ferme qu’il a fait évoluer. Le garçon de Jedidiah Jenkins découvre comment son père a eu l’idée de faire pousser des membres, comment il s’y est pris pour réussir et à quel point l’entreprise est au centre de l’attention des gens du coins (en négatif) et d’individus qui veulent mettre la main sur le secret d’un tel commerce (leurs méthodes sont peu sympathiques!).

Je me suis beaucoup amusée à découvrir cet univers un peu tordu avec ses personnages sombres et mystérieux, dont certains se cachent sous un voile de bonne humeur. Plusieurs questions restent encore à la fin de ce premier tome, le père du protagoniste semblant avoir beaucoup de secrets. S’ajoute à cela le fait que les choses commencent à dégénérer (toute entreprise éprouve ses difficultés, hein!).

En bref, cette bande dessinée m’amuse et m’attire par ses personnages et ses mystères, mais elle me rebute aussi un petit peu. Il faut dire que ce sont des doigts, par exemple, qui sont taillés aux cisailles plutôt que des plantes ou des aliments! 😛 Mais c’est un « bon » dégoût. C’est weird, mais ça reste bon. Et je suis vraiment curieuse de voir comment ce début de cauchemar va virer!

Dans tous les cas, j’admets aussi que ça m’a donnée envie de découvrir l’autre série que l’auteur a coécrite, Tony Chu. Reste à savoir quand est-ce que je vais me laisser tenter!

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Une lecture qui coupe le souffle

Asphyxies
Par Sébastien-D. Bernier
Résumé en quatrième de couverture :

2093. Fraîchement sorti de prison, Patrice Lajoie s’installe chez sa sœur Régine avec une seule idée en tête : enfiler ses lunettes ludiques, traverser le portail quantique et trouver un réseau safe pour s’adonner aux jeux illégaux dans la BlackPlay. Pris sur le fait par Terminal 037, Patrice, Régine et son conjoint doivent suivre un programme de rachat sociétal du gouvernement et accueillir chez eux, pour un certain temps, une personne âgée défavorisée.

Le défi est de taille, le fossé entre les générations, infranchissables.

C’est alors que Patrice fera son pari le plus risqué.

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 215 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

The Empire of Corpses commence de façon intéressante avec un exergue très révélateur du récit à venir et de son ambiance.

Le début du roman captive nécessairement par son abondance de références littéraires, abondance qui ne se tarit pas avant le dernier chapitre.

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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Une suite réinventée de Frankenstein

The Empire of Corpses

Par Project Itoh & Toh EnJoe

Résumé en quatrième de couverture :

Fin du XIXe siècle. La révolution industrielle bat son plein. Le monde évolue au gré des bouleversements technologiques, entre développement des machines à vapeur, maîtrise de l’électricité… et apparition des nécromates, ces défunts que l’on parvient désormais à faire revenir à la vie. Des êtres qui ont perdu leur âme, main-d’oeuvre bon marché, parfaits pour servir de chair à canon sur les champs de bataille. Sur les traces de Victor Frankenstein, dont les recherches sont à la base de tout, le docteur Watson va voyager à travers le monde dans l’espoir de percer le mystère entourant ce défi lancé à la mort. Jusqu’à retrouver la légendaire créature du scientifique elle-même, dont les desseins pourraient bien mener l’humanité à sa perte…

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 213 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

The Empire of Corpses commence de façon intéressante avec un exergue très révélateur du récit à venir et de son ambiance.

Le début du roman captive nécessairement par son abondance de références littéraires, abondance qui ne se tarit pas avant le dernier chapitre.

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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Une dystopie franchement révélatrice

Les hommes dénaturés

Par Nancy Kress

Résumé en quatrième de couverture : 

La fertilité a chuté dangereusement. La vieillesse est devenue la norme, et les jeunes de précieuses ressources nationales.
Dans ce nouveau contexte mondial, la descendance devient une obsession.
Shana, orpheline, voit ses rêves d’intégrer l’armée voler en éclats lorsqu’elle entrevoit ce qu’elle n’aurait pas dû. Lancée dans une quête acharnée pour retrouver sa place, elle croise la route de Cameron, danseur de ballet qui n’a eu d’autre alternative que d’effacer délibérément sa mémoire. Ils trouveront secours auprès du scientifique Nick Clementi, qui craint d’avoir mis le doigt sur une grande conspiration.
Commence alors pour chacun d’entre eux un combat pour rétablir la vérité.
Jusqu’où est-on prêt à aller lorsque les enfants manquent à l’humanité?

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 211 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Dans Les hommes dénaturés, les scientifiques ont trouvé le moyen de guérir tous les types de cancers et de permettre toutes les greffes imaginables afin que chaque humain puisse avoir à la fois une certaine santé, mais aussi l’apparence qui lui convient.

La dystopie amène tantôt le lecteur à planifier les préparatifs de sa propre mort, tantôt à réfléchir sur les répercussions positives et négatives des activités effectuées illégalement dans une situation critique.

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Une science-fiction qui questionne l’humanité

Les océans stellaires

Par Loïc Henry

Résumé en quatrième de couverture :

Encouragée par ses premiers succès, Luu Ly cherche une nouvelle planète à explorer. Son objectif? Trouver des Seuils, ces passages interplanétaires cachés au fond des mers, et les vendre à prix d’or à la Fédération ou à ses adversaires, la Ligue et l’Empire. Pourtant, elle est loin d’imaginer les conséquences de sa prochaine mission.
Psycho-éthologue de la Fédération, Stella est en état d’alerte : une jeune explo vient de faire une découverte majeure. Les bases de l’exploration spatiale pourraient être bouleversées.
Dans la partie qui s’engage, et dont l’enjeu n’est rien moins que l’avenir de l’humanité, un dirigeant de la Fédération dévoré d’ambition, un généticien avide de vengeance, un couple d’explorateurs mystérieux et deux petits prodiges aux ressources surprenantes vont jouer leur propre partition.
Et si certains d’entre eux partageaient sans le savoir un secret ancien?

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 211 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Nous sommes dans les années 3200, là où la découverte de nouvelles planètes ne se fait pas en voyageant dans l’espace, mais plutôt en parcourant les océans. Pour se rendre sur un autre astre, il suffit de traverser ce que l’on appelle un Seuil. Mais encore faut-il les trouver, car ceux-ci sont bien cachés et qu’il est impossible d’en connaître le nombre exact sur chaque planète.

Les océans stellaires pose beaucoup de questions et met de l’avant des thématiques humaines qui encouragent le lecteur à poser un regard sur lui-même et sur l’humain en général.

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Des points de vue à perte de vue

Nous sommes Bob, tome 1, Nous sommes Légion

Par Dennis E. Taylor

Résumé en quatrième de couverture :

Bob Johansson vient de vendre sa start-up et va pouvoir profiter de la vie. Tant de lieux à visiter, de livres à lire et de films à voir! Pas de bol, il se fait écraser en traversant la rue.
Lorsque Bob revient à lui, un siècle plus tard, c’est pour découvrir qu’il appartient désormais au gouvernement. Téléchargé dans un ordinateur, il est pressenti pour devenir une IA capable de se répliquer à volonté, aux commandes d’une sonde interstellaire destinée à la recherche de planètes habitables. Les enjeux sont considérables. S’il refuse cette mission, on l’éteindra et un autre prendra sa place. S’il accepte, il devient une cible de choix. Au moins trois autres puissances se verraient bien envoyer leur sonde en premier, et tous les coups sont permis.
Pour Bob, l’endroit le plus sûr, c’est dans l’espace, le plus loin possible de la Terre. C’est du moins ce qu’il croit…

Mon avis :

 

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 210 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Bob n’a plus de bras ni de jambes, mais des articulations mécaniques. Non seulement son aspect physique a drastiquement changé et est loin d’être ce à quoi il s’attendait, mais son esprit a également subi quelques modifications.

Le lecteur apprend à découvrir ce nouveau corps et cette nouvelle version de Bob en même temps que le personnage. Le processus est amusant, insensé, mais apporte malgré lui une certaine réflexion sur l’identité

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À la découverte des années 80!

Player one

Par Ernest Cline

Résumé en quatrième de couverture :

2044. La Terre est à l’agonie.
Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS — un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante.
Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars!
Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…

Mon avis :

Il y a quelques années, avant même que la réalisation de l’adaptation cinématographique soit annoncée, ce livre me faisait déjà envie en librairie. Avec le film de sorti, maintenant, je ne pouvais que me dépêcher à lire le roman avant de visionner son adaptation. Aujourd’hui, c’est fait. Il ne me reste plus qu’à trouver l’occasion pour regarder le long métrage. 😉
J’ai bien apprécié ma lecture. En fait, cela n’a pas pris de temps que j’étais plongée dans l’univers. La narration nous met en complicité avec Wade, qui narre l’histoire, et nous nous sentons aussitôt en confiance. Je n’avais aucun mal à me replonger dans ma lecture lorsque je devais l’interrompre.
J’ai beaucoup aimé les références aux années 80 qu’il était possible de relever à tout moment du livre. Je ne les reconnaissais pas toutes, mais lorsque c’était le cas, c’était agréable. Il n’empêche que le roman s’adresse idéalement à un lecteur qui a grandi dans ces années. Pour ce genre de lecteur, lire Player one, ce serait de replonger dans son enfance.
Côté trame narrative, disons que c’était plutôt bien. Je prenais un grand plaisir à suivre la compétition du créateur de l’OASIS. Lorsque Wade explorait la réalité virtuelle, je pouvais très bien visualiser tous les éléments, un peu comme si j’avais accès, sur un écran, à ce qu’il voyait et faisait.
Toutefois, il y a quelques longueurs. J’étais captivée par la Chasse. Mais lorsque Wade stagnait dans sa compréhension des énigmes, je perdais un peu l’intérêt de la lecture. Mais pas trop, n’empêche. Et c’était dans ces moments que l’on retrouvait le plus de références aux années 80. Donc c’était loin d’être inintéressant pour autant. Il y avait simplement moins d’action, moins de rythme.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un excellent moment de lecture. Le livre se lit facilement et donne très envie de lire, de visionner des films, d’écouter de la musique et de jouer à des jeux vidéos. Au fond, j’aurais presque pris une liste des références à la fin du livre pour pouvoir découvrir celles qui ont capté mon intérêt! 😀

 

Voici la bande-annonce du film :

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Un récit déconcertant

La Ruche

Par Michèle Laframboise

Résumé en quatrième de couverture :

« Marilyn danse.
Un courant d’air traverse la grille sous ses escarpins, soulevant le bas de sa robe. L’actrice se penche pour presser les pans rebelles, un geste souligné par un accord de cuivres. Le vent coquin soulève l’arrière de sa robe, dénudant ses jambes galbées.
Elle éclate de rire, un rire perlé, chorégraphié au quart de seconde, chaque note sonnant comme une invitation.
Des sifflements montent autour du plateau surélevé sur lequel elle se trémousse. Une masse de touristes et d’habitués dégustent des flûtes de vin, chacun palpant le bouquet de roses rouges au centre de leur table.
Aucun d’eux ne connaît l’origine du numéro de Marilyn, de la robe ou du courant d’air. Cela ne les empêche pas d’évaluer leurs chances d’obtenir un rendez-vous galant, pourvu que la mise encryptée dans leur bouquet soit suffisante. »
Et vous, avez-vous déjà rencontré Marilyn? Suivez-la au cœur de la Ruche, là où la sensualité épouse le mystère.
Version revue et améliorée de la nouvelle « Le Vol de l’abeille », récipiendaire du Prix Solaris 2006, La Ruche vous propose une incursion à l’intersection de l’érotisme et de la science-fiction.

Mon avis :

L’univers de La Ruche déstabilise lorsqu’on le découvre dans les premières pages. Le lieu, un complexe bar de prostitution, est construit et pensé en tous points avec l’univers d’une ruche (bourdons, fleurs, abeilles, etc.). En tant que lecteur, on cherche à se familiariser, à comprendre cet endroit. Plus on le comprend, cependant, plus on le déteste. Parce que le personnage de Marilyn n’est nullement là par plaisir. Et c’est là le plus grand intérêt du roman : on veut comprendre comment cette jeune femme en est arrivée où elle est… et pourquoi.
Nous retrouvons ces explications dans des analepses qui décrivent par la même occasion dans quel univers de science-fiction nous nous situons. Je dois avouer que j’ai trouvé cela à la fois intéressant et apeurant. Apeurant dans la mesure où je me figurais vivre dans ce monde. Les décors prennent vie afin de donner aux personnages ce qu’ils désirent. Mais rien n’est éternel.
Au départ, lorsque nous comprenons dans quel lieu se retrouve Marilyn, nous nous rendons compte qu’elle n’est pas bien là. Toutefois, rien n’indique encore à quel point cet endroit est sordide. Lorsque j’ai compris tout ce que la Ruche impliquait, je me suis questionnée sur l’humain.
La force du récit réside donc en la construction de l’univers et de la Ruche. Parce que lorsque les choses dérapent, nous devinons qui contribuera à sauver Marilyn de son cauchemar. Et lorsque cela est fait, la fin est un peu abrupte. Nous aurions aimé poursuivre et apprendre ce que Marilyn fera ensuite.
Ce fut donc une lecture appréciée, pour ma part. J’ai été déstabilisée, oui, mais ça n’était pas mauvais signe. Un roman plus long et étoffé m’aurait davantage plu. Toutefois, je suis bien contente d’avoir découvert cette auteure. 🙂

Je tiens à remercier les Six Brumes pour le livre.

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Coup de cœur pour Blitz : la suite

Blitz, tome 2, All clear

Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

Comme des milliers de Londoniens, Polly, Michael et Merope se retrouvent pris sous les bombes ennemies qui s’abattent sans relâche sur la capitale britannique en ce mois de décembre 1940. Pour ces historiens du XXIe siècle venus étudier le Blitz, la nécessité de survivre a désormais pris le pas sur la recherche : il leur faut à tout prix découvrir le moyen de regagner leur époque. Mais leur marge de manœuvre est étroite, car chaque action peut modifier le cours de la guerre et réécrire l’histoire des siècles à venir…

Mon avis :

Wow.
J’ai lu All clear avec énormément de plaisir… et aussi un peu de frustration, mais c’était très bon signe à chaque fois.
Le roman prend place directement après le premier. Il faut lire les deux d’un coup ou de façon très rapprochée, parce qu’ils forment ensemble un tout, une seule grosse aventure. Ainsi, dès lors que nous avons été happés par le premier volume, nous tombons directement dans le deuxième, déjà captivés. Dès les premières lignes de All clear, je désirais ardemment savoir ce qu’il adviendrait des jeunes historiens coincés à l’époque du Blitz.
J’ai bien aimé les théories des personnages sur ce que leur présence dans le passé pouvait impliquer. Ils s’interrogeaient beaucoup à savoir s’ils modifiaient le continuum ou non, et si c’était le cas, s’ils l’affectaient en mal ou en bien. Est-ce que, par leur présence durant la Seconde Guerre, Hitler gagnerait finalement la guerre? Lorsqu’une dernière théorie est mise de l’avant par le personnage de Polly, avec de nombreuses observations sur les actions de chacun des historiens à l’appui, j’admets avoir beaucoup aimé l’idée. Cela amène beaucoup de réflexions sur les voyages temporels et sur la construction même du temps, et c’était vraiment intéressant. Pour ma part, cela m’a donné envie de lire davantage sur le sujet.
J’ai dit que le roman m’avait causé quelques frustrations, mais que c’était positif. En fait, en tentant de ne rien dévoiler de trop important, disons que les fins des chapitres terminaient souvent sur des révélations, des questionnements ou des dangers à venir. Tantôt nous apprenons une information qui permet aux protagonistes d’aller de l’avant, mais nous sommes coupés par un ou quelques autres chapitres. Ou tantôt nous sommes laissés en suspens avec une question, qui ne sera répondue que lorsque nous retrouverons le personnage concerné un peu plus loin. Ou bien le chapitre termine alors qu’un protagoniste est en très grand danger, que l’on craint qu’il soit blessé ou pire encore. À ce sujet, mon cœur s’est serré à deux reprises (et les scènes avant et après étaient, à mon avis, fabuleusement écrites).
La fin du récit, quant à elle, reste plutôt particulière. Ce n’est pas que je n’ai pas apprécié, non. Toutefois, elle laisse quelques questions en suspens qui tournent et tournent dans l’esprit des lecteurs. Oui, je dis bien « lecteurs », car en consultant quelques sites internet, j’ai observé les mêmes interrogations chez les autres admirateurs de Blitz. Tous en viennent à la conclusion que les mystères qui restent lorsque le livre est fermé étaient voulus par Connie Willis. Tous sont d’avis que c’est alors aux lecteurs de spéculer sur différentes théories qui ont guidé ou qui relient les personnages. Et je suis bien contente de ne pas avoir été la seule à m’interroger à savoir si j’avais manqué une information quelconque durant ma lecture. 😛
Vraiment, j’ai bien aimé lire Black-out et All clear. L’écriture et la construction du récit étaient idéales pour que je sois totalement ancrée dans l’univers dépeint. Cela m’a donné la nette envie de lire tous les autres livres de l’auteure. C’est assurément un projet à venir. 😉

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Voyage inactif, intérêt intermittent

La machine à explorer le temps

Par Herbert George Wells

Résumé en quatrième de couverture :

« Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur; tantôt roux, tantôt verts; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée — ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps. »

Mon avis :

Ahh… J’ai été déçue par ma lecture, que j’aurais pourtant tant voulu apprécier. C’est peut-être aussi parce que je le voulais trop que je n’ai pas beaucoup aimé. Mais probablement aussi parce que c’est un récit de l’inaction qui n’est pas très récent non plus.
Je n’étais donc pas captivée par ma lecture. Dès le début, je n’ai pas développé d’intérêt particulier pour les personnages du récit. Nous en rencontrons quelques uns dès les premières pages, puis tous s’effacent pour laisser la place à l’Explorateur du Temps, un homme qui ne fait presque que cela, explorer. Parce que durant ses deux voyages, l’Explorateur du Temps n’est guidé que par la curiosité de voir comment le futur va se dérouler, et ce, jusqu’à la fin du monde, ou presque.
Durant son premier voyage, le plus long, il se retrouve dans un futur plutôt éloigné où la bourgeoisie et le prolétariat sont devenus davantage distincts. Les êtres humains deviennent des créatures toutes semblables selon deux catégories : les bourgeois sont pâles, frêles, ne font rien et se terrent en mangeant des fruits; les prolétaires sont monstrueux, vivent dans la noirceur, construisent des machines qui maintiennent en vie les bourgeois… pour en faire leur nourriture. (Désolée d’avoir révélé l’information.) L’Explorateur ne fait pas grand chose d’autre que d’observer ces deux groupes opposés et de rechercher sa machine qui lui a été subtilisée pendant une tentative de fraternisation. Toutefois, le deuxième voyage, très court, m’a davantage plu. J’ai quand même aimé voir la vision qu’avait l’auteur d’un futur possible et très très très lointain. Et ça n’est aucunement joyeux.
Ainsi, c’est l’inactivité que je n’ai pas aimé, mais aussi tous les questionnements sociologiques et politiques que se posait l’Explorateur du Temps. Ça alourdissait terriblement le texte pour une lectrice comme moi, qui ne suis pas tant captivée par ce genre d’interrogations.
Par contre, il y a quelques points que j’ai appréciés. Deux, outre le deuxième voyage. La narration est intéressante dans la mesure où le récit de l’Explorateur du Temps se fond dans celui du narrateur. Le narrateur est un témoin de ce qu’a raconté l’Explorateur à la suite de ses voyages. Et les deux s’imbriquent très bien. Enfin, j’ai apprécié le mystère qui englobe l’avenir incertain du personnage de l’Explorateur du Temps à la fin du roman. Notre narrateur-témoin n’a plus de nouvelles, et c’est à nous, lecteurs, de supposer ce qu’il peut bien se passer dans le temps.
Au final, donc, si je n’ai pas été divertie par ma lecture comme je l’aurais souhaité, j’y ai tout de même apprécié certains éléments. Je suis plutôt contente d’avoir lu l’un des tous premiers romans à traiter du voyage dans le temps, ça oui. 🙂

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