Suspense

Ici se regroupent les livres à suspense!

Une enquête intéressante en tous points

Relic

Par Douglas Preston et Lincoln Child

Résumé en quatrième de couverture :

Le Muséum d’histoire naturelle de New York prépare une grande exposition sur les croyances mystiques des peuples primitifs. Mais une série de meurtres sauvages sème la panique… D’où vient cette présence mystérieuse qui semble hanter les recoins du musée? C’est ce que Aloysius Pendergast, expert du FBI, est bien décidé à découvrir. La réponse pourrait-elle se trouver dans les sous-sols, là où ont été oubliées ces mystérieuses caisses, derniers vestiges d’une expédition en Amazonie dont personne n’est revenu?

Mon appréciation :

C’est la première fois que je lis un roman du duo Preston & Child, et je dois admettre que j’ai été agréablement surprise de ma lecture.
En tant que lecteur, nous sommes servi. Le roman regorge de détails concernant le musée et les recherches scientifiques qui y sont réalisées. La connaissance des deux auteurs permet de bien développer chaque élément qui est présenté dans le livre. Bien que nous pouvons ne pas tout comprendre des termes utilisés par les personnages érudits, certains moments de vulgarisation permettent de comprendre l’essentiel et de se sentir presque au même niveau que les protagonistes.
Le roman m’a paru intéressant dès le début. Rapidement, nous sommes plongés dans les faits. Quelqu’un ou quelque chose rôde dans les sous-sols du musée et s’en prend aux hommes de manière sauvage. Le sang coule, mais les hauts-placés du bâtiment veulent à tout prix présenter leur nouvelle exposition à la date promise. Cela présage d’avance d’un carnage, que le lecteur sait inévitable plus il progresse dans sa lecture. Il faut le dire aussi, l’entêtement de ces gens les conduit à un résultat que l’on devine rapidement.
J’ai beaucoup aimé la manière dont les personnages principaux en apprenaient davantage sur leur ennemi. Ses caractéristiques et son histoire étaient intéressantes jusqu’à la toute fin du roman, où toutes les pièces du puzzle sont mises en place (ou presque).
La fin du livre, elle aussi, est fort plaisante. Les auteurs laissent planer un certain mystère. C’est à se demander si les autres enquêtes de l’inspecteur Pendergast auront un lien avec Relic. Ma foi, j’ai vraiment envie d’en lire d’autres!

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Une lecture variée et appréciée.

Rencontre inoubliable

Collectif

Les auteurs :

Solène Ayangma, Michaël Berges, Maxime Duranté, Gabriel Huguin, Sae Kellian, Marion Roudaut, Léa Sterenberg et Julien Willig.

Mon appréciation :

En premier lieu, je dois dire que je suis bien contente d’avoir lu ce recueil de nouvelles, puisque j’ai pu y découvrir de nouveaux jeunes auteurs. Les genres variés étaient intéressants, d’autant plus qu’ils sont accompagnés d’illustrations d’artistes différents.
J’ai apprécié ma lecture, même si je n’ai pas autant aimé chaque nouvelle. Quatre d’entre elles ont particulièrement attiré mon attention.
Erreur fatale, de Léa Sterenberg, est la première nouvelle du recueil. De ce fait, ma lecture a bien commencé! Je ne veux pas vous dévoiler la conclusion de la nouvelle, bien entendu, alors je vais tâcher de peser mes mots. Un jeune doit participer à un acte particulier, et pour ce faire il est muni d’une arme. C’est le moment où ses émotions étaient décrites qui m’a réellement plu dans ce texte. J’aimais particulièrement la manière dont elles étaient présentées. De plus, les illustrations qui accompagnaient le récit étaient tout à fait dans l’ambiance et me rappelaient celles que l’on retrouve dans les romans policiers, tels que ceux d’Agatha Christie.
La deuxième est encore meilleure, de Maxime Duranté, est la nouvelle qui m’a le plus surprise. D’abord, j’ai tout de suite apprécié le vocabulaire, que j’ai trouvé intéressant et tout à fait plaisant à lire. Il n’empêche que c’est la finale de la nouvelle qui m’a tant touchée. Je ne l’avais pas devinée avant la fin, ce qui m’a bien fait sourire. Qui plus est, après réflexion, j’ai trouvé que les illustrations qui accompagnaient le texte étaient très bien choisies pour mener à sa conclusion.
La luciole, de Solène Ayangma, est un texte que j’ai trouvé très doux à lire. J’aime tout particulièrement les descriptions du paysage illuminé d’une petite luciole. Concernant les illustrations, j’aime le style de l’artiste. Cela rejoint très bien l’ambiance que l’on retrouve dans le texte.
La pièce manquante, de Marion Roudautest une nouvelle que j’ai trouvé très agréable et amusante à lire. Encore une fois, j’ai aimé la douceur du récit. C’était un rapide et bon moment de lecture. Et, bien entendu, les illustrations m’ont beaucoup plu. Très jolies, elles dégageaient aussi un peu de bonheur.
En somme, comme je l’ai déjà mentionné, j’ai bien aimé ma lecture. Quelques nouvelles m’ont plu davantage, mais je n’ai pas non plus été vraiment déçue des autres.
Pour lire le recueil, qui est d’ailleurs gratuit ;), il suffit de cliquer sur le lien dessous l’image ci-haut, de s’inscrire sur le site et de sélectionner « Rencontre inoubliable (Recueil)  » à côté de l’image que vous reconnaîtrez.

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Un étau qui se resserre…

Sur ma peau

Par Gillian Flynn

Résumé en quatrième de couverture :

La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l’été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée…
Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l’affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap. Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c’est réveiller de douloureux souvenirs. À l’adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu’elle n’a pu exprimer. Son corps n’est qu’un entrelacs de cicatrices…
On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, Camille comprend qu’elle doit puiser en elle la force d’affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité…

Mon appréciation :

Sur ma peau est le premier livre de Gillian Flynn, qui est maintenant adaptée par deux fois au cinéma. Lorsque je suis tombée dessus, j’étais bien curieuse de découvrir cette auteure qui a su en charmer bien d’autres! Ainsi, j’ai pris le bouquin et, quelques jours après, j’en faisais la lecture.
J’ai rapidement apprécié le style d’écriture de Gillian Flynn. Ce n’est pas trop lourd tout en étant assez cru à quelques moments. Rapidement, nous sommes aux faits des assassinats. Toutefois, nous n’avons presque pas de détails pour démêler les événements, au même titre que Camille, puisque c’est elle qui raconte l’histoire. Ainsi, nous sommes intrigués et nous sommes avides d’en savoir plus.
J’ai trouvé que les péripéties et les découvertes s’enchaînaient bien, mais ne donnaient pas l’illusion d’un empressement. En gros, je n’étais pas précipitée, mais j’avais plutôt l’impression d’une certaine douceur. Nous apprenons des choses, des éléments intéressants, mais ils ne donnent pas de gros indices qui font pencher la balance rapidement vers la personne coupable. Par contre, plus l’histoire avance, plus nous en apprenons également sur Camille, sa famille et sa jeunesse. Et plus l’histoire avance, plus l’étau se resserre sur cette famille qui ne semble pas toute rose. Là, c’est intrigant! On se demande ce qui se cache sous les carapaces des personnages, dont surtout la mère de Camille, qui n’est pas très nette.
J’ai aimé, tout au long de ma lecture, de ne pas me rendre compte qu’autant de personnes étaient au courant de qui était la personne coupable. Comme le fait que plusieurs éléments revenaient aussi tout au long de la lecture, un peu comme une obsession, mais dont les liens ne se faisaient pas avec l’assassin jusque dans les dernières pages. J’ai aimé, aussi, apprendre peu à peu l’enfance de Camille. Une enfance difficile, marquée sur sa peau. J’ai aimé le personnage du patron de Camille, ainsi que sa femme, qui s’occupaient et se souciaient de la journaliste.
J’ai aimé bon nombre d’éléments de ma lecture. Je ne m’attendais pas à l’identité de l’assassin. J’ai été agréablement surprise et les éléments accusateurs se sont très bien emboîtés à la fin. Ainsi, malgré des péripéties plutôt légères, j’ai passé un bien bon moment.

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Une psychologie bien amenée!

Le passager

Par Patrick Senécal

Résumé en quatrième de couverture :

Étienne Séguin n’a pas trente ans. Originaire de Drummonville, demeurant depuis quelques années à Montréal, il vient d’accepter un poste de professeur de littérature au cégep de sa ville natale. Qu’à cela ne tienne, il fera l’aller-retour par l’autoroute 20; le trajet ne pend pas plus d’une heure, cela lui permettra d’écouter la radio et, surtout, d’oublier sa récente séparation!
Peu de temps après, Étienne remarque un autostoppeur, toujours posté au même endroit au moment où il passe. Pourquoi ne pas le faire monter afin de rompre la monotonie de la route? Dès la première rencontre, le jeune homme comprend que son passager l’a connu dans son enfance. Mais voilà : Étienne souffre d’amnésie et n’a aucun souvenir de ses jeunes années. C’est alors que les questions surgissent dans son esprit : qui donc est ce passager qu’il a pris l’habitude d’embarquer? Et qu’ont-ils fait ensemble, dans leur jeunesse?

Mon appréciation :

C’était la première fois que je lisais un roman de Patrick Senécal, un auteur pourtant très connu et populaire. Le plus ironique dans tout cela, c’est que, à la librairie où je travaille, je conseillais ses bouquins en ayant une maigre connaissance du contenu. Désormais, et à mon grand plaisir, je saurai exactement ce que je conseille et y ajouterai de meilleurs arguments.
À la lumière de ces quelques mots, vous devez vous douter que j’ai apprécié ma lecture. Tout d’abord, cela n’a pas pris cinq pages que j’étais intéressée par ce que je lisais. Le personnage m’interpellait. Ainsi, c’est d’un seul coup que je suis passé au travers du livre.
La plume de Patrick Senécal est très bien. Le tout se lit aisément et les seuls détails que l’on n’arrive pas à comprendre sont les mêmes que pour le personnage principal, jusqu’à ce que les événements en dévoilent peu à peu.
La psychologie de ce personnage principal, justement, est un des éléments qui m’a le plus plu durant ma courte lecture. Étienne Séguin apparaît d’abord relativement fort, surtout par rapport à son travail. Cependant, il a tôt fait de montrer une faiblesse en lien avec sa récente rupture. Puis, lorsque les premiers sombres événements se déroulent, sa personnalité s’oppose. Parfois, il donne l’impression d’être relativement solide, mais cela est rapidement remplacé par une faiblesse. Le tout s’enchaîne rapidement, et le lecteur est d’autant plus plongé dans l’histoire… à travers les yeux du protagoniste.
Ainsi, j’étais totalement plongée dans ma lecture. Lorsque ce que vivait Étienne s’est mis à dégénérer, les images m’apparaissaient encore plus nettes. En bref, l’auteur a réussi son coup, parce que ce qu’il me reste de plus fort du livre, ce que je n’oublierai pas rapidement, ce sont les visions d’horreur.

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Peu en ressortiront vivants…

Le protocole Reston
Par Mathieu Fortin

Résumé en quatrième de couverture :

Un monstre est capturé en Asie. S’agit-il d’un mutant ou d’une créature dont on n’a encore jamais soupçonné l’existence? Une équipe de scientifiques de Toronto demande à ce qu’on lui expédie la chose, pour en déterminer l’origine, mais le cargo qui la transporte frappe un haut-fond en face de Trois-Rivières. La cage de plexiverre craque et le monstre s’enfuit.
Trois-Rivières est assiégée. Victor, un jeune professeur, et son coloc Lucien tentent d’échapper au fléau, mais les hommes et les femmes dont le monstre s’abreuve deviennent eux-aussi des monstres assoiffés de sang. Même le voisin Raoul, pourtant si cool… Pendant que la ville est sous le coup de cet assaut, le Protocole Reston est appliqué : tous les moyens de communication sont coupés : téléphone, radio, internet, télévision… et on refuse l’entrée aux journalistes à l’intérieur du périmètre.
Des luttes de pouvoir se jouent, dont les règles échappent aux dirigeants eux-mêmes.
Parce que personne ne doit savoir. Personne. Jamais.
Le protocole Reston, un roman d’action qui file à un train d’enfer.

Mon appréciation :

Je ne lis pas souvent de ce genre de roman, comme en témoigne ce blogue avec toutes les appréciations qui y paraissent depuis plus de deux ans. Ainsi, c’est toujours une surprise lorsque j’y plonge, parce que ce type de livre est loin de m’avoir révélé toutes les possibilités qu’il offre et tous ses secrets.
Dès le tout début de ma lecture, j’ai été scotchée. Le livre commence avec une lettre mystérieuse envoyée au patron de la maison d’édition Coups de tête. C’est intrigant. Il est question de danger et le tout est si bien formulé que l’on ne peut que tourner la page et commencer à lire l’histoire.
Le premier chapitre est à peu près le seul qui soit tranquille du livre. Victor fait sa course habituelle en soirée, où il parcourt divers lieux de la ville de Trois-Rivières. Seulement, Victor sent une présence qui l’observe lorsqu’il longe des boisés durant son jogging. On s’inquiète. Et s’il lui arrivait quelque chose? Après tout, une bête effroyable rôde dans les parages.
Par la suite, tout dégringole. Raoul débarque devant la porte de l’appartement de Victor et Lucien, tambourinant le battant avant de s’écrouler à l’intérieur, couvert de sang. Puis… quelques minutes seulement après que son décès ait été constaté, il semble renaître, mais avoir une soif dévorante de s’attaquer aux deux jeunes hommes afin de s’abreuver et reprendre des forces. Dès cet instant, le danger ne cesse de guetter les deux amis.
J’ai bien aimé que les deux personnages principaux rencontrent beaucoup de difficultés. Après tout, ils se retrouvent dans une ambiance pleine de risques et leur survie dépend de chaque acte qu’ils posent. Qui plus est, lorsque des gens les interpellent pour de l’aide, ils se doivent de les aider (particulièrement Victor). Je ne veux pas vous gâcher la surprise, mais j’ai bien aimé le côté réaliste (autant que ça puisse l’être dans la situation) qu’apportait le fait que tous ne survivent pas au bout de cette éreintante journée morbide.
Tout est dangereux et la fin ne peut certainement pas être des plus joyeuses. Parlant de fin, elle est assez mystérieuse et ne semble laisser présager rien de réellement bon pour le personnage que l’on suit jusqu’à la dernière page. À vous de découvrir ce qu’il en est, mais avant, vous devrez affronter bon nombre de macchabés!

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Des voyages qui pourraient être intéressants…

La théorie des géants, tome 1, Le cercle des six
Par Benjamin Faucon

Résumé en quatrième de couverture :

Le docteur Ewen Luneau n’a pas un seul instant imaginé que le fantôme de son directeur de recherche viendrait de nouveau le hanter. Adepte des théories les plus farfelues du monde de l’archéologie, ce vieux fou a délaissé sa carrière pour plonger corps et âme dans l’étude des mystères entourant les plus grands sites patrimoniaux. Ewen a suivi son sillage, sacrifiant ainsi son avenir. Mais grâce à ses activités de pilleur de tombes, il n’a jamais été dans le besoin. Rien ne le prédisposait à obtenir une seconde chance. Pourtant, un soir de beuverie, il met la main sur un message laissé par le professeur Dufort quelques minutes seulement avant sa mort.
Des sites archéologiques de Trujillo, au Pérou, à la structure sous-marine de Yonaguni, au Japon, en passant par les sites historiques de l’Irak et de la Chine, Ewen enquête dans le but de découvrir pourquoi de mystérieux ossements intéressent tant un milliardaire américain.

Mon appréciation :

En ouvrant ce livre, j’avais hâte de découvrir les merveilleux endroits que promettait l’endos du bouquin. J’aime bien les livres qui font voyager et qui font découvrir de nouveaux paysages et j’étais intriguée à savoir ce que je « verrais » dans ce premier tome. Ainsi, je dois avouer une légère déception. On visite en effet des endroits intéressants. Cependant, il manquait de descriptions à mon goût afin de bien visualiser ces sites patrimoniaux et avoir soif de m’y rendre pour les voir ensuite de mes propres yeux. J’ai donc trouvé que l’on passait rapidement d’un endroit à un autre et que l’on ne pouvait pas assez s’imprégner du lieu visité. Il faut dire, aussi, que le livre contient à peine deux cents pages, ce qui se lit très vite. J’aimerais donc en savoir plus sur ces endroits où Ewen se rend, surtout celui à Yonaguni (il était question d’une forme de tortue et j’adore ces créatures!).
Sinon, comme je l’ai déjà un peu mentionné, on se promène rapidement et beaucoup dans le livre. J’aime bien l’idée de voyager. En fait, j’adore ça. Et c’est intéressant de devoir sauter d’un lieu merveilleux à un autre (même si c’est un peu rapide). Il en est de même pour les actions. J’aime bien me faire « brasser », quelques fois, de passer du point de vue du personnage principal à celui de son adversaire, puis à un dirigeant quelconque plus haut qui semble être aux commandes, etc. Même si les noms peuvent être plus difficiles à retenir, ça donne un certain rythme à la lecture qui fait bien différent des petits livres romantiques. 😉 Encore une fois, par contre, les actions s’enchaînent un tout petit peu trop rapidement, de sorte que j’ai eu l’impression que cette aventure se terminait trop vite à mon goût.
N’empêche que j’ai quand même bien apprécié le personnage d’Ewen. Ce que j’aimais, je dois l’admettre, c’est qu’il n’avait strictement rien à perdre de s’embarquer dans cette aventure à travers le monde. Seul, sans attache, avec un emploi qui ne lui plaît guère, il ne pouvait que foncer. Ainsi, avec ce genre de protagoniste, on sait qu’il se rend toujours jusqu’au bout des choses, s’il le peut, de sorte que l’on peut en découvrir encore plus. Le seul bémol d’un tel personnage, c’est qu’il se rend au bout de l’aventure seul… mais il s’y rend!
Décidément, je me demande bien ce qu’il va se passer par la suite, parce que la fin de ce premier tome est un peu plus calme que le reste du récit. Ce qui signifie que quelque chose va pousser Ewen à s’aventurer à nouveau et c’est plutôt intrigant!

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Une fin ouverte…

La fourche du diableLa fourche du diable
Par Mark Terry

Résumé en quatrième de couverture :

À : Dr Derek Stillwater, Ph. D.
De : James Johnston, ministre
Ministère de la sécurité intérieure
CODE ROUGE
Évaluez, coordonnez et enquêtez immédiatement au sujet de l’assaut contre l’U.S. Immunological Research à Baltimore, MD. Les rapports préliminaires indiquent le vol d’un agent infectieux biogénétique de niveau biosécurité 4 par des sujets inconnus. FBI sur place. Donnez des nouvelles aussi vite que possible.
Soyez avisé que Chimera M13 est extrêmement contagieux et a été conçu pour tuer en 24 heures.
IL N’EXISTE PAS DE VACCIN.

Mon appréciation :

Je dois avouer que j’ai débuté ma lecture de manière un peu réticente. Le prologue ne m’a pas paru captivant et, par la suite, je devais jongler avec divers termes scientifiques et abréviations de fonctions et de titres américains. J’avais du mal à m’y retrouver! Au fil de ma lecture, je reconnaissais un peu ces termes, mais ça n’était pas assez à mon goût pour m’empêcher de ralentir ma lecture lorsque je les lisais.
Mis à part cela, je dois dire que je me suis quand même laissée guider par le flot de mots. Le livre ne venait malheureusement pas me chercher autant que je l’aurais voulu. Cependant, j’étais tout de même curieuse d’en découvrir la suite. Je me demandais ce qu’il allait arriver à certains des personnages, surtout une certaine Liz, lorsqu’elle a été infectée par le virus (je m’excuse de vous dévoiler ce punch). Tout semblait aller de plus en plus mal pour les personnages et j’étais intriguée de savoir ce qu’il se passerait par la suite. À quel point cela aurait pu être pire.
Il y a une scène que j’ai tout de même appréciée par son côté cocasse, bien qu’il ne soit pas mentionné. Elle se situe à la toute fin du livre, alors je vais tenter de vous la décrire sans trop en dire. Derek Stillwater se retrouve face à l’homme qui a dirigé l’attaque contre l’U.S. Immunological Research afin de s’emparer du virus Chimera M13. Ce virus a été mis en aérosol dans une canette de Cola. Les deux hommes se battent donc pour la canette de Cola dans un lieu public. On sent que la scène est importante et dangereuse étant donné les coups échangés et les armes en présence. Par contre, je me suis mise à la place d’un passant (ce qui n’est pas fait dans le livre) afin d’observer la scène : deux hommes se battant pour avoir une canette de Cola. J’ai trouvé cela plutôt comique.
Aussi, il y a quelque chose que j’ai bien apprécié de ce bouquin. La situation est catastrophique : le monde se retrouve face à un danger très prochain qui décimerait les populations. Rien n’était aisé pour les personnages de La fourche du diable. Il leur fallait découvrir qui était le groupe de terroristes qui avait volé des éprouvettes du virus, il leur fallait le retrouver, l’empêcher de commettre l’irréparable… le tout en subissant les attaques de ce fameux groupe! Divers endroits sont ciblés et les morts pleuvent et s’accumulent de façon terrible. On sent tout le danger que courent les personnages du livre par l’insertion de ces pertes. J’ai trouvé bien que rien ne soit trop facile.
Ensuite, pour parler encore un peu de la fin, j’ai plus ou moins apprécié l’épilogue. Disons qu’il laisse complètement la porte ouverte à l’histoire, de sorte qu’elle ne se termine pas avec la dernière page. Je ne sais pas si c’est parce que l’auteur avait en tête une suite ou bien parce qu’il jugeait que cette fin était bien malgré le fait que cela laisse croire qu’il ne savait pas exactement comment mettre fin à tout le grabuge causé par le groupe de terroristes.

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Une aventure bien amusante.

L’homme au complet marron
Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Londres. Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il trébuche et tombe sur les rails.
Accident? Suicide? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres. Le corps d’une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin. Coïncidence? Difficile à admettre. D’autant qu’en ces deux occasions, un même suspect semble s’être trouvé sur les lieux. Signalement : grand, bien bâti, bronzé, yeux gris. Autre détail : l’homme porte un complet marron…

Mon appréciation :

Cette fois-ci, il n’est pas question d’une enquête à la Hercule Poirot ni à la Miss Marple. C’est plutôt une certaine Anne Beddingfeld, jeune femme aventureuse.
Dans ce livre-ci de la célèbre Agatha Christie, il y a non seulement une enquête, mais aussi de l’humour et de l’amour! Il y en a aussi dans ses autres romans, mais j’ai bien aimé ces éléments dans L’homme au complet marron. L’humour est disséminé et prend place souvent par des répliques bien choisies ou par des actions coquasses. L’amour, lui, est plus marqué vers les cinquante dernières pages (je ne vous dis pas qui et qui), et il se ressent très bien. Je me suis plu à lire ces passages rapides (à cause de la situation, il faut dire que les personnages n’avaient pas vraiment le temps pour s’échanger des tendresses) et enflammés.
J’ai pris bien du plaisir à lire ce livre. Je dois admettre que je l’ai complètement dévoré (pas littéralement, du moins). Même en préparant le souper, tandis que les spaghettis étaient en train de cuire, je lisais quelques pages. Ainsi, j’ai bien apprécié ma lecture, c’est indéniable.
Par contre, il y a eu un seul petit bémol, rien de grave. Les policiers, peu mentionnés, ne semblaient aucunement se soucier de trouver la source de ces deux meurtres. Un peu comme s’ils s’en foutaient complètement. C’était ma seule déception. J’aurais aimé que l’affaire semble plus importante que cela.
Sinon, tout m’a semblé bien. Comme Anne Beddingfeld, je doutais, moi aussi, de tous les personnages. Qui étaient des vilains? Qui étaient des bons? Pour la majorité des personnages, j’avais tout faux! Encore une fois, Agatha Christie m’a surprise par sa finale!
Je dois dire que j’apprécie de plus en plus ces policiers et que je suis bien contente de m’être mise à les lire. Après tout, ils sont classiques et je crois qu’il est bien d’en lire au moins un dans sa vie (je les lirai tous).

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Mystère artistique.

Les visages
Jesse Kellerman

Résumé en quatrième de couverture :

Lorsque Ethan Muller, propriétaire d’une galerie, met la main sur une série de dessins d’une qualité exceptionnelle, il sait qu’il va enfin pouvoir se faire un nom dans l’univers impitoyable des marchands d’art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c’est le travail d’un génie.
La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d’enfants victimes, des années plus tôt, d’un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l’obsession. C’est le début d’une spirale infernale à l’intensité dramatique et au coup de théâtre final digne des plus grands thrillers.

Mon appréciation :

J’ai eu un petit coup de foudre pour le style d’écriture de Jesse Kellerman dès les deux premières pages. Je me suis sentie invitée à lire le récit d’Ethan, le personnage principal. Un simple bout de texte me donnait envie de plonger dans l’ouvrage : « Tout ce que je peux faire, c’est dire la vérité, et, en vérité, je suis peut-être bien un sale con prétentieux. Peu importe. Je n’en mourrai pas. » (p.11-12).
Ainsi, par le début de ma lecture, j’entrevoyais bien des promesses. La plume de l’auteur, même traduite, restait belle et plutôt captivante. On se questionne comme le fait Ethan à savoir qui est ce mystérieux Crack, pourquoi il a disparu de la sorte et quel est le lien avec les cinq enfants violés puis étranglés. Comment se fait-il que ce personnage si méthodique, qui allait jusqu’à noter dans des carnets ce qu’il mangeait à chaque jour (même menu, toujours) et aussi la température, ait perpétué de tels crimes?
Puis, entre les chapitres où Ethan mène son enquête tantôt avec l’ancien policier, tantôt avec sa fille procureure, s’ajoute à l’histoire des interludes narrant des évènements du passé. Interludes qui, au départ, me paraissaient bien longues, étant donné que je n’arrivais pas à percer leur utilité. Ce n’est que plus tard dans ma lecture que j’ai compris qu’ils narraient en parallèle l’histoire de Victor Crack, en passant par sa vie de jeunesse en exil, puis dans des dortoirs où il est le souffre douleur, jusqu’à ce qu’il prenne place à New York.
Contrairement à ce que laisse présager la quatrième de couverture, je n’étais pas en état d’adrénaline tandis que je lisais. J’étais intriguée, sans plus. Je lisais pour lire et me laissais balloter par l’écriture. Même si j’étais intéressée à découvrir la vie du mystérieux artiste, j’étais bien capable de reposer le livre quelques temps (pour faire mes travaux, entre autres). Qui plus est, la fin ne m’a pas semblée si extraordinaire que cela, au contraire. Je m’étais attendue à bien plus, ce qui m’a déçue.
Il n’empêche que c’était un bon divertissement, un peu culturel d’ailleurs. Malgré les longueurs, j’ai apprécié la majeure partie du bouquin.

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Petite trouvaille ordinaire.

Feu de glace
Par Nicci French

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Il avait suffi d’un échange de regards avec un inconnu croisé dans la rue pour qu’Alice Loudon se lance tête baissée dans une relation dévorante, abandonnant fiancé et amis et négligeant une carrière prometteuse au sein d’un laboratoire pharmaceutique. Sous l’emprise de la passion, Alice épouse Adam Thallis, dont elle ne connaît rien sinon sa célébrité récente pour le sauvetage de ses coéquipiers durant l’ascension du mont Chungawat. Graduellement, elle découvre la personnalité complexe et tourmentée de son mari et tente par tous les moyens de percer ses secrets. Sa curiosité va virer à l’obsession, menaçant son couple, son équilibre mental et jusqu’à sa vie.
Un suspense haletant porté par une construction dramatique vertigineuse et une écriture efficace.

Mon appréciation :

C’est le pur hasard si je suis tombée avec ce livre en main. Dégoté dans une bibliothèque parmi les livres à donner, il ne me restait qu’à savoir si le roman était bon, puisque le résumé avait attisé ma curiosité, malgré les pages jaunies (c’est une vieille édition que j’ai).
Je dois dire que j’ai apprécié ma lecture, mais qu’elle n’était pas extraordinaire, tout de même. Juste assez bonne pour me donner envie de lire, mais pas assez pour m’empêcher de laisser une nuit de sommeil s’écouler avant de ne terminer ma lecture. Autrement dit, c’était bien, mais rien qui ne vienne happer le lecteur au point où il ne peut pas décrocher un instant du livre et oublier un ou deux repas.
Tout d’abord, et je soupçonne la traduction de l’anglais au français d’en être à l’origine, le style d’écriture était relativement ordinaire. Les phrases étaient plutôt simples et je trouve que pour ce style de livre, il aurait fallu qu’elles soient plus élaborées. Mais comme je l’ai dit, je crois que c’est la faute à la traduction, qui enlève le style d’origine, bien souvent.
Au niveau des personnes non plus, je dois admettre que je n’ai pas énormément accroché. Alice ne m’a pas fait l’effet que j’aurais désiré. Au contraire, ses actions me paraissaient irréfléchies. Quitter son fiancé pour un homme dont elle ne connaissait même pas le nom complet, se marier soudainement avec Adam sans témoins connus, le laisser abuser d’elle sexuellement en la violentant, fouiller son passé en se promenant parmi ses nombreuses ex-copines, etc. Tout ce que cela a eu de bon est qu’elle a fini par découvrir qu’il n’était pas si bien qu’il le disait et qu’il cachait plusieurs choses (il ne lui disait jamais rien de son passé, de quoi se questionner sur lui).
J’ai trouvé dur de lire les passages où Adam violait presque Alice. Il se plaisait à lui faire mal, la blesser, l’étouffer,… Et elle ne réagissait pas, se laissait faire. Sauf crier de douleur une fois. Personnellement, j’aurais eu envie de gifler Adam pour cela, malgré la peur qu’il puisse inspirer par son regard profond. J’avais un peu mal pour Alice.
En dernier, il y a la finale qui m’a déçue. Je ne veux pas trop vous en dévoiler au cas où vous liriez le livre, mais j’ai eu l’impression que les auteurs (Nicci Gerrard et Sean French) avaient choisi la voie de la facilité quant au cas d’Adam. Au moins je ne m’y attendais pas!

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