Théâtre/Poésie

Vous êtes à la recherche de pièces de théâtre ou de poésie à lire? Vous êtes à la bonne place dans cette section. En espérant que vous découvrirez des pépites intéressantes!

Une pièce qui se lit en un clin-d’œil

Combat de nègre et de chiens

Par Bernard-Marie Koltès

Résumé en quatrième de couverture :

« Combat de nègre et de chiens ne parle pas, en tout cas, de l’Afrique et des Noirs — je ne suis pas un auteur africain —, elle ne raconte ni le néocolonialisme ni la question raciale. Elle n’émet certainement aucun avis.
Elle parle simplement d’un lieu du monde. On rencontre parfois des lieux qui sont des sortes de métaphores, de la vie ou d’un aspect de la vie, ou de quelque chose qui me paraît grave et évident, comme chez Conrad par exemple les rivières qui remontent dans la jungle… J’avais été pendant un mois en Afrique sur un chantier de travaux publics, voir des amis. Imaginez, en pleine brousse, une petite cité de cinq, six maisons, entourée de barbelés, avec des miradors; et, à l’intérieur, une dizaine de Blancs qui vivent, plus ou moins terrorisés par l’extérieur, avec des gardiens noirs, armés, tout autour. C’était peu de temps après la guerre du Biafra, et des bandes de pillards sillonnaient la région. Les gardes, la nuit, pour ne pas s’endormir, s’appelaient avec des bruits très bizarres qu’ils faisaient avec la gorge… Et ça tournait tout le temps. C’est ça qui m’avait décidé à écrire cette pièce, le cri des gardes. Et à l’intérieur de ce cercle se déroulaient des drames petits-bourgeois comme il pourrait s’en dérouler dans le seizième arrondissement : le chef de chantier qui couchait avec la femme du contremaître, des choses comme ça…
Ma pièce parle peut-être un peu de la France et des Blancs : une chose venue de loin, déplacée, devient parfois plus déchiffrable. Elle parle surtout de trois êtres humains isolés dans un lieu du monde qui leur est étranger, entourés de gardiens énigmatiques. J’ai cru — et je crois encore — que raconter le cri de ces gardes entendu au fond de l’Afrique, le territoire d’inquiétude et de solitude qu’il délimite, c’était un sujet qui avait son importance. »
Bernard-Marie Koltès

Mon avis :

J’ai bien aimé lire cette pièce de théâtre. D’ailleurs, je n’avais pas tant l’impression de lire du théâtre, puisque j’ai dévoré le livre comme si c’était un roman. D’autant plus que le livre est très peu volumineux, de sorte qu’il se termine très rapidement.
Les personnages de la pièce sont assez intéressants. On prend plaisir à les découvrir à travers leurs comportements. Nous ne faisons qu’une petite entrée dans leur vie, mais c’est suffisant pour se faire une idée. Ensemble, ils dressent un bon portrait de l’humain.
Comme le mentionne la quatrième de couverture, la trame sonore du récit est très présente. On la sent dans les didascalies. Il n’empêche que j’aurais vraiment aimé l’entendre afin d’être davantage dans l’ambiance. J’avais beau imaginer tous ces cris des gardiens, je les oubliais parfois, et cela enlevait au récit. À ces moments, il me semblait donc qu’il manquait quelque chose à la pièce.
Enfin, j’ai tout particulièrement apprécié la vivacité des propos des protagonistes et la qualité de leurs échanges. C’est ce qui me captivait et me faisait lire la suite. Je désirais savoir qu’elle serait la prochaine réplique… et ainsi de suite. Car, après tout, lire une pièce de théâtre, c’est lire un enchaînement de répliques. 😉

Publicités
Catégories : Historique, Livres adultes, Théâtre, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un commencement intéressant

Les Songes en équilibre

Par Anne Hébert

Résumé en quatrième de couverture :

Les Songes en équilibre est la toute première œuvre parue d’Anne Hébert. Originellement publié aux Éditions de l’Arbre, en 1942, par Claude Hurtubise lui-même, ce recueil est introuvable depuis des années.
L’auteure assimilait parfois ses premiers poèmes à de « maladroits dessins d’enfants », mais les admirateurs d’Anne Hébert ont toujours voué une affection particulière aux Songes, sans lesquels Le Tombeau des rois n’aurait peut-être jamais vu le jour.
Redécouvrez-les aujourd’hui dans cette édition limitée, publiée à l’occasion des cinquante ans des Éditions Hurtubise.

Mon appréciation :

Ces deux mains immêlées,
Ces deux mains immêlables.

Celle qu’on donne
Et celle qu’on garde;

Celle qu’on connaît
Et l’autre, l’inconnue.

Cette main d’enfant,
Cette main de femme.
Et parfois cette main travailleuse,
Simple comme une main d’homme.

Les deux mains (p.19)

Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre avis, je lis très peu de poésie. Ainsi, encore une fois, c’est grâce à un cours universitaire que je me suis plongée dans l’œuvre d’une autre poète : Anne Hébert. Ses textes sont énormément abordés dans les cours de littérature (nouvelles, romans, poèmes), et c’était la deuxième fois que l’on me mettait l’un deux entre les mains.
Grâce à mon cours et à l’analyse de quelques uns des poèmes, j’ai pris plaisir à découvrir la personne qu’a pu être Anne Hébert de son vivant. Si les poèmes de ce recueil sont les tous premiers qu’elle a rédigés, cela donne envie de poursuivre la lecture de ses autres œuvres de manière chronologique.

Les branches,
Et les feuilles
Au bout des branches
S’élancent,
Se tournent,
Se retournent,
Mais sur rien
Ne reposent leurs bonds;
Elles dansent,
Dans l’air
Et dans le jour.

Danse (p.31)

Mon avis est mitigé. Je ne lis cependant pas suffisamment de poésie pour que mon opinion soit tout à fait valable. J’ai aimé quelques poèmes, d’autres moins. Par contre, la thématique de l’enfance m’a beaucoup plu, puisque je pouvais, à mon tour, me remémorer la mienne.
Finalement, l’édition que j’ai lu est une édition limitée. Le livre, tout simple et accompagné de quelques illustrations, prend place dans un très joli boîtier violet qui se noue à l’aide d’un ruban noir. Cela en fait un très bel exemplaire à faire trôner sur les tablettes. 🙂

Une image me regarde.
Quelle est cette femme
Que je regarde
Et qui me regarde?
Quelle est cette image
Que je regarde
Comme une chose chère
Qui va m’être ravie?

Image dans un miroir (p.77)

Catégories : Livres adultes, Poésie, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Une petite découverte poétique

Car l’adieu, c’est la nuit

Emily Dickinson

Nous nous présentons
Aux Fleurs, aux Planètes
Mais entre nous
Nous avons des étiquettes
Des gênes
Des effrois

Poème #1184 (p.285)

Je lis rarement de la poésie. Car l’adieu, c’est la nuit est une lecture que j’ai eu à faire dans le cadre de l’un de mes cours universitaires. Je ne connaissais rien d’Emily Dickinson et j’ai donc eu l’occasion d’en apprendre sur sa biographie, sur son influence dans le genre et de découvrir ses écrits.

Pour boucher un Trou
Insère l’Objet qui l’a causé —
Colmate-le
Avec Autre chose — et il n’en bâillera que plus —
On ne peut souder un Abîme
Avec de l’Air —

Poème #647 (p.187)

Dans cette édition de Gallimard, il est possible de lire les poèmes dans leur langue originale, l’anglais, mais aussi de lire leur traduction française. Avoir été plus à l’aise avec l’anglais, je m’y serais risquée, mais j’ai plutôt emprunté la voie facile, tout en jetant parfois quelques coups d’œil au texte original.

Du Cœur, l’Esprit se nourrit
Comme tout Parasite —
Si le cœur est Riche
L’Esprit profite —

Mais si le Cœur faillit —
L’Esprit s’émacie —
Si absolu Ce qu’il
Y puise.

Poème #1384 (p.309)

Comme je ne lis que très peu de poésie, j’ai un peu plus de mal à vous donner mon avis. Cependant, je peux affirmer que plusieurs petits poèmes m’ont touchée. Dès lors que j’avais de la facilité à m’en faire une représentation, je prenais la peine de les relire une deuxième fois afin d’en favoriser ma compréhension. Ce sont ces relectures qui m’ont amenée à avoir quelques petits coups de cœur, dont ceux que je vous cite ici.

Hormis la Mort, tout s’adapte
Ressoudées les Dynasties —
Réenclenchés — les Mécanismes —
Dissoutes — les Citadelles —

Reverdis — les Déserts des Vies
Par le Triomphe des Printemps —
La Mort — en soi — fait Exception —
Car exempte de Changement —

Poème #789 (p.219)

Dans l’ensemble, j’ai passé un agréable moment de lecture. Cela m’a donné envie de lie davantage de poésie, puisque Emily Dickinson a su me charmer à quelques moments.
Et vous, lisez-vous de la poésie? Que lisez-vous?

Catégories : Livres adultes, Poésie, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , | Un commentaire

Une bonne variété!

J’ai des p’tites nouvelles pour vous!J'ai des p'tites nouvelles pour vous!
Collectif

Résumé en quatrième de couverture :

Initiative de l’Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) célèbre cette année ses 20 ans.
Pour marquer cet anniversaire, nous avons tenu à vous faire découvrir la richesse et la beauté de notre littérature en réunissant 20 créateurs québécois et franco-canadien. Bédéistes, essayistes, poètes, auteurs de fiction adulte et jeunesse se côtoient dans ce recueil de textes inédits.

Les auteurs :

Samuel Archibald, Jimmy Beaulieu, Sophie Bienvenu, Fanny Britt, Katia Canciani, Normand de Bellefeuille, Angèle Delaunois, Marie Desjardins, François Gravel, Iris, Dany Laferrière, Mireille Levert, Daniel Marchildon, Catherine Mavrikakis, Andrée A. Michaud, Maxime Olivier Moutier, Mikella Nicol, Steph Rivard, Louise Tremblay d’Essiambre, Thomas Wharton, ainsi qu’une préface de Jean Fugère et un mot de Bryan Perro.

Mon appréciation :

Le 23 avril 2015 avait lieu la vingtième journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Pour l’occasion, le recueil de textes J’ai des p’tites nouvelles pour vous! était donné gratuitement dans les librairies. Ce livre contient vingt textes d’auteurs différents. Que ce soit de la fiction, de la poésie, de la bande-dessinée ou l’essai, c’est un petit bouquin qui peut facilement plaire. Il serait difficile de ne pas aimer un seul des textes de ce recueil. Pour ma part, j’en ai aimé la majorité. Mais j’ai aussi apprécié le fait de pouvoir mêler plusieurs genres littéraires en même temps. D’autant plus que chacun mets le thème des livres et de la lecture au premier plan. En simple, J’ai des p’tites nouvelles pour vous! parle de littérature sous plusieurs angles.
Le sac en papier, de Katia Canciani, ouvre le bal de la catégorie Fiction du livre. Et c’est une excellente histoire pour bien commencer cette aventure qu’est celle de découvrir ou de redécouvrir vingt auteurs. En effet, l’histoire de Canciani est celle d’un jeune garçon qui doit remettre un livre à sa grand-mère. Entre-temps, il décide de l’ouvrir et de le lire. Il se trouve que ce roman est un livre dont vous êtes le héros et qu’il s’entremêle à la réalité, puisque les endroits et les actions du livre sont accessibles dans la réalité. Le petit garçon, un peu malgré lui, tente le coup et s’amuse bien. C’est aussi le cas avec la lecture du recueil : on y plonge et on y prend goût.
La bande-dessinée d’Iris, Le pâtissier, l’andouillette, le psy et sa perruque était aussi bien amusante. Dans ce texte, un personnage se plaint de toujours dire « andouillette » à la fin de chacune de ses paroles. Son psy, armé d’une grosse perruque, tente de lui faire accepter ce fait, en mentionnant que d’autres ont des problèmes pires  que cela. C’est à la fois bien drôle et tout à fait intéressant sur le plan imaginatif, puisque les actions qui guident les personnages seraient dictées par leur livre personnel. Cela donne envie de découvrir les autres créations de la bédéiste.
Les essais du recueil sont bien intéressants également. L’un fait un bref résumé des étapes de la production et de la diffusion d’un livre, ce qui permet de considérer l’importance de chacune de ces étapes lorsque l’on tient un ouvrage en main. Un autre parle d’une lectrice qui aime un homme non-lecteur. Le dernier évoque le livre avec un certain rapport au temps.
Viennent ensuite d’autres œuvres de fictions bien divertissantes, dont celles de Daniel Marchildon et de Samuel Archibald. La première parle d’un auteur qui a écrit un livre à lire aux toilettes, et la seconde, d’une vieille dame dans un monde où les hologrammes sont omniprésents dans le quotidien. Ces deux lectures sont fort amusantes et donnent réellement envie de découvrir les autres textes de ces deux auteurs.
En somme, il y a bien quelques textes que j’ai moins appréciés. Cependant, la majorité m’ont donné envie de lire les autres œuvres des différents auteurs. Ce petit livre gratuit promet de me faire dépenser!

Catégories : Aventure, Événements, Contemporain/Réaliste, Historique, Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, Livres adultes, Nouvelles, Poésie, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Des mots qui percutent dans une ambiance qui joue sur la construction du texte.

Le sang des promesses, tome 1, Littoral

Par Wajdi Mouawad

Résumé en quatrième de couverture :

En apprenant la mort de son père inconnu, qu’il retrouve à la morgue, l’orphelin Wilfrid décide de lui offrir une sépulture dans son pays natal. Commence alors un voyage au bout de la nuit qui le conduit vers un monde dévasté par les horreurs de la guerre, où les cimetières sont pleins, où les proches de cet homme rejettent sa dépouille, qui terminera son périple dans les bras de la mer. À travers les rencontres douloureuses qu’il fait à cette occasion, Wilfrid entreprend de retrouver le fondement même de son existence et de son identité.

Mon appréciation :

J’ai beau avoir lu le deuxième tome de cette quadrilogie en premier, cela n’a rien changé au plaisir de ma lecture. Tout particulièrement parce que les tomes ne se suivent pas. C’est d’ailleurs grâce à Incendies que j’ai eu envie de me procurer les autres volumes et de les lire. En une seule sortie de mon portefeuille, je les ai tous pris (c’est le cadeau que je me suis fait après les fêtes).
Littoral, comme Incendies, est assez dur. Wajdi Mouawad ne mâche pas ses mots et donne directement au lecteur l’accès à un récit puissant. On y parle de guerre, de mort, de repos, de douleur, d’amour, d’amitié, de famille, d’exil, de fuite, de sexe, de conflits,… Le texte est relativement court, mais il communique beaucoup.
Ce qui est intéressant dans Littoral, c’est l’inspiration qu’a eue Mouawad. Il est entre autres question de Hamlet, d’Œdipe et de l’Iliade. On retrouve ces écrits dans les différents personnages de l’histoire. Cela ajoute une touche intéressante lorsque le texte est analysé, puisque l’on tente de décortiquer les personnages pour découvrir quel écrit les a inspirés.
La force de ce tome réside aussi dans le fait qu’il est marqué par l’absence. L’absence du père de Wilfrid, puisqu’il est décédé, mais aussi l’absence des pères des compagnons que se fait le personnage principal durant son voyage. Ce qui est par contre étrange, c’est que malgré cette absence, il y a aussi présence. En effet, il se trouve que le père, bien que mort, parle. L’imagination de l’orphelin lui permet de discuter avec son père à quelques reprises. C’est d’ailleurs ainsi qu’il a accès à des informations sur le passé de son paternel et sur sa mère, qu’il n’a jamais connue.
L’aspect imaginatif de la pièce est très bien amené. Cela peut être un peu mêlant parfois, mais cela ajoute quelque chose de vraiment intéressant au récit. En même temps, il y a un certain parallèle, puisque non seulement il y a la réalité et le père mort qui parle, mais il y a aussi le fait que Wilfrid se retrouve en plein tournage d’un film où il doit enterrer son père.
En bref, Littoral, c’est rempli de sujets percutants tout en étant également complexe de par sa construction qui mêle imaginaire, réel et fiction. J’ai préféré Incendies, mais j’ai adoré Littoral.

Catégories : Livres adultes, Théâtre, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Un dilemme tragique!

Le Cid

Par Pierre Corneille

Résumé en quatrième de couverture :

Il faut lire Le Cid dans sa première version, celle de 1637, qui explose comme un coup de tonnerre, avec la fougue de la jeunesse, le flamboiement du sang, les trompettes de la victoire. On s’aime, on se déchire, on libère sa patrie en quelques heures parmi les plus intenses de notre théâtre.
Drame du conflit entre les sentiments passionnés et les dures contraintes du devoir moral et politique, la pièce offre une liberté de ton et une audace formelle que Corneille, pour se conformer aux codes d’une dramaturgie classique en train de se mettre en place, s’attachera par la suite à atténuer, mais dont le texte original, que cette édition restitue, conserve l’éclat.

Mon appréciation :

C’est la lecture d’un autre classique du théâtre que j’ajoute à ma culture. Encore une fois, comme pour la pièce Dom Juan, je me suis bien divertie.
Lorsque l’on commence la lecture du Cid, il y a plusieurs personnages qui nous sont présentés. Il peut être difficile de les différencier et de comprendre, à chaque fois, à qui nous avons à faire. Heureusement, nous apprenons tout de même vite à les connaître et nous comprenons mieux alors ce qui est en jeu dans les multiples dialogues.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire, en voici un petit résumé : Pour sauver l’honneur de son père, Rodrigue doit effectuer un duel avec le Comte et l’achever. Par contre, il se trouve que le Comte est le père de Chimène, la fille que convoite Rodrigue. Malgré son grand amour pour Rodrigue, Chimène réclame vengeance. Selon les conseils de son père, Rodrigue s’engage dans différents combats au nom du roi, ce qui lui accorde un certain mérite. Étant donné ses succès, le roi évite l’exécution directe du jeune homme en consentant à un duel de vengeance entre Rodrigue et l’homme que choisirait Chimène pour la représenter. L’issue du combat mène au mariage du vainqueur avec la femme.
C’est vraiment lorsque Rodrigue tue le père de Chimène que l’action de la pièce commence réellement, ce qui accentue l’intérêt. Non seulement le combat est divertissant, mais les questionnements intérieurs du personnage de Rodrigue sont bien intéressants. Celui-ci se retrouve dans une situation où l’équilibre entre le devoir et l’amour n’est plus du tout évident. À ce sujet, je trouvais fort captivant de me plonger dans l’ambiance de l’époque où, visiblement, l’honneur et le devoir priment sur les sentiments amoureux. Cette époque ne devait pas toujours être plaisante! 😛
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la conclusion de la pièce. Je la trouvais bien satisfaisante étant donné les épreuves traversées par le couple de Rodrigue et de Chimène.
C’est à votre tour, maintenant, de découvrir ou de redécouvrir ce classique!

Catégories : Livres adultes, Théâtre, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Un petit classique plaisant!

Dom Juan

Par Molière

Résumé en quatrième de couverture :

Dom Juan vient de quitter sa femme pour tenter d’enlever une fiancée à son futur époux. Puis il jette son dévolu sur de jeunes paysannes qu’il promet d’épouser. Sganarelle a beau tenter de ramener son maître dans le chemin de la vertu, Dom Juan préfère les plaisirs de ce monde, si dangereux pour son salut, à l’espérance d’une béatitude infinie. D’autres pourtant l’avertiront qu’ « une méchante vie amène une méchante mort »…
Ce sujet dont Molière s’empare en 1665 a déjà donné lieu à d’assez nombreuses pièces. Pourtant, rien de plus personnel que ces cinq actes en prose conduits avec une éclatante maîtrise qui donne aux personnages la profondeur de l’humanité vraie. De la farce à l’ironie la plus fine, la pièce propose tous les registres du comique. Mais c’est aussi la plus tragique des comédies, qui prend la dimension d’un drame métaphysique.

Mon appréciation :

Nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Dom Juan. Pour ma part, je connaissais bien ce nom et ce qu’il impliquait, mais je n’avais encore jamais lu la pièce du célèbre Molière. Désormais, c’est chose faite! Et je dois avouer que j’ai bien apprécié ma lecture.
Malgré que le visuel soit inexistant lorsque nous lisons une pièce de théâtre, je n’ai pas eu de difficulté à me représenter les personnages et les lieux. Même qu’il est possible et aisé de s’attacher aux personnages seulement avec le dialogue.
Le personnage de Sganarelle, entre autres, est bien divertissant. Sganarelle est le valet de Dom Juan. Il n’est pas d’accord avec les mauvaises habitudes de Dom Juan, qui consistent à conquérir une femme et la marier, puis lorsqu’elle lui « appartient », à la quitter pour en épouser une autre… et cela est encore un meilleur défi lorsque la femme désirée est promise à un autre homme. Et donc, si Sganarelle n’aime pas cette particularité chez son maître, il a énormément de mal à le lui dire. Dès lors qu’il va pour critiquer Dom Juan, il se reprend et formule ses propos de sorte qu’ils soutiennent le personnage principal. Tout de même, Sganarelle ressent éventuellement le besoin de se vider le cœur envers Dom Juan. Ce moment, dans la pièce, est plutôt cocasse. Pour faire court, Sganarelle a de la difficulté à enligner des propos cohérents pour s’exprimer. C’est assez amusant!
Mis à part cela, l’histoire en soi est divertissante. Dom Juan courtise non pas une, mais deux paysannes en même temps et, en plus, il doit échapper aux frères de Done Elvire, sa femme, puisqu’ils veulent venger cette dernière pour s’être faite berner par Dom Juan.
De plus, les classes sociales des personnages sont bien représentées par l’écriture des dialogues. Entre les paysans et Dom Juan, il y a une nette différence. Cela met très bien dans l’ambiance de l’époque. Bien que la plupart des mots étaient compréhensibles par la prononciation ou le sens de la phrase, j’ai quelques fois eu besoin du glossaire à la fin du livre. J’ai bien aimé cette ambiance.
Si vous n’avez pas encore lu ce classique, je vous le suggère avec plaisir. Cela se lit très bien et très rapidement! J’ai même envie de voir la pièce au théâtre, si j’en ai un jour l’occasion!

Catégories : Livres adultes, Théâtre, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , | Un commentaire

Un récit percutant.

Le sang des promesses, tome 2, Incendies

Par Wajdi Mouawad

Résumé en quatrième de couverture :

Lorsque le notaire Lebel fait aux jumeaux Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, il réveille en eux l’incertaine histoire de leur naissance : qui donc fut leur père, et par quelle odyssée ont-ils vu le jour loin du pays d’origine de leur mère? En remettant à chacun une enveloppe, destinées l’une à ce père qu’ils croyaient mort et l’autre à leur frère dont ils ignoraient l’existence, il fait bouger les continents de leur douleur : dans le livre des heures de cette famille, des drames insoupçonnés les attendent, qui portent les couleurs de l’irréparable. Mais le prix à payer pour que s’apaise l’âme tourmentée de Nawal risque de dévorer les destins de Jeanne et de Simon.

Mon appréciation :

Je dois dire que lorsque j’ai lu cette pièce de théâtre, j’avais déjà visionné l’adaptation cinématographique depuis un bon moment. Je me souvenais tout de même des points culminants de l’histoire, et je n’ai donc pas eu de surprises durant ma lecture. Il n’empêche que je l’ai bien appréciée.
Oui, les noms des personnages sont un peu particuliers à prononcer, mais c’est qu’ils sont arabes (ou quelque chose de semblable). Mais si l’on exclut cet élément (qui n’était pas si dérangeant que cela, à mon avis), la pièce se lit avec une réelle facilité. Quelques passages peuvent paraître confus à certains moments, puisque le passé et le présent se chevauchent, mais une fois que cela est compris, j’ai trouvé que la lecture coulait très bien.
Tant qu’à parler de l’écriture, je vais continuer un peu sur cette lancée. Les tableaux de la pièce sont très courts. Ainsi, l’on passe rapidement de l’un à l’autre, ce qui donne l’impression d’avancer très rapidement dans l’histoire. Cela affecte donc le rythme, ce qui était bien intéressant et pertinent pour ce texte.
Mis à part cela, bien que je connaissais déjà les punchs de l’aventure de Jeanne et de Simon, j’ai pris bien du plaisir à les lire. Je voyais les événements approcher, mais je n’étais pas déçue de cela. L’ensemble restait tout aussi captivant, et les révélations, percutantes. J’ai adoré redécouvrir tous les liens qui unissaient les personnages, de même que de retrouver Nawal sur le chemin de son histoire, et donc du passé des deux jumeaux et de leur frère inconnu et de leur père mystérieux.
De plus, les images présentes dans le livre sont réellement profondes. Elles sont fortes et vivantes. En voici donc un exemple qui m’a beaucoup touchée : « L’enfance est un couteau planté dans la gorge. On ne le retire pas facilement. » (p.18)
Je crois bien que je prends de plus en plus de plaisir à lire du théâtre et même si j’étais un peu réticente avant de plonger dans cette pièce-ci, j’y ai vraiment pris plaisir. Si le film (n’étant pas mon genre de film) ne m’avait pas attirée, la pièce écrite l’a fait à coup sûr.

Voici la bande-annonce du film :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Théâtre, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , , , | 2 Commentaires

Un livre décidément bien rempli.

Iliade

Par Homère

Résumé en quatrième de couverture :

« Il m’est difficile de montrer tout cela comme si j’étais un dieu », écrit Homère. Et pourtant. Voici le texte fondateur de toute la poésie épique occidentale et, plus encore, de toute littérature qui se veut poésie. Le récit transcende son sujet même : l’affrontement des Troyens et des Achéens, menés par les héros Hector et Achille, sous la tutelle des dieux. C’est qu’il exprime l’essence des passions humaines (la colère, la jalousie, l’envie), des conflits, de l’amitié, de l’héroïsme. C’est qu’il dit, de manière universelle, la peur et le courage face à la mort.

Mon appréciation :

Bien que ce livre soit un classique de la littérature, je me dois d’être honnête. J’ai trouvé la lecture un peu aride. Mais c’est assez compréhensif, je crois. Je m’explique.
Tout d’abord, il y a énormément de personnages, dieux comme simples mortels. Les noms sont anciens et ne sont pas très évidents à prononcer, de sorte qu’ils restaient plus difficilement en mémoire, à moins de revenir régulièrement dans le récit. Ainsi, je me mélangeais beaucoup dans les noms au début de ma lecture. Peut-être aurais-je dû me faire un tableau et indiquer les noms des personnages et leur côté (Troyens ou Achéens) afin de me retrouver dans les discours que les personnages échangeaient. Mais je ne l’ai pas fait et cela aurait été un travail relativement long, puisqu’il y a vraiment beaucoup de personnages. Surtout, certains n’apparaissent que le temps de mourir. Heureusement, j’ai fini par repérer les personnages importants et à identifier leur camp. Surtout au niveau d’Hector et d’Achille, puisque ce sont les plus importants. 😛
Mis à part cela, j’avais aussi un peu de mal à bien me repérer au sujet des divinités. Bien sûr, j’en connais quelques unes et connais à peu près leurs rôles, mais ce n’était pas toujours le cas. Je savais les repérer, mais j’avais particulièrement du mal à suivre les liens familiaux (inceste et tout le tralala). N’empêche, j’ai bien aimé le passage où les dieux s’impliquaient activement dans la bataille. C’était très divertissant et je pouvais prendre conscience de leur puissance par rapport aux hommes.
Autrement, je vous avoue que j’ai particulièrement apprécié les moments de combats. Bien que la majorité des noms qui étaient dits concernaient des personnages que l’on découvrait à l’instant de leur mort et que je ne me forçais pas toujours à tenter de bien les lire, j’ai apprécié la description des actions. Ainsi, je repérais quel personnage important était le tueur et prenait ensuite plaisir à lire ses coups et les résultats des attaques. Surtout lorsque cela concernait Achille ou Hector, puisque ces hommes étaient vraiment puissants et qu’ils étaient des machines de guerre. Les corps pleuvaient à leurs pieds. C’était par contre très sanglant, il faut le dire. Mais on lit la vérité des résultats de tels combats. Les têtes étaient coupées ou transpercées d’un poignard d’une tempe à l’autre, des membres étaient sectionnées et d’autres ne tenaient que par un bout de peau, tandis que les coups portés au ventre faisaient ressortir le contenu. J’ai trouvé cette violence très bien décrite, de sorte que l’on pouvait pleinement prendre conscience de l’horreur de cette guerre.
Tout de même, je crois que j’aurais encore plus apprécié ma lecture si j’avais eu une plus forte connaissances des événements entourant la guerre de Troie et des divinités concernées.

Catégories : Historique, Livres adultes, Poésie, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , | 3 Commentaires

Une pièce complètement farfelue!

Les voisins

Par Claude Meunier et Louis Saia

Résumé en quatrième de couverture :

Trois couples de banlieue se réunissent à l’improviste autour d’une projection de diapositives de voyage. À la fin d’une soirée qui tourne en rond et dont les sujets de conversation atteignent souvent le vide de l’absurde, les voisins s’adonnent à une charade qui tourne cette fois au tragique : un des maris mime une défaillance cardiaque qui s’avère réelle.

Mon appréciation :

C’est dans un cours de français collégial que j’ai découvert cette pièce de théâtre. Et je dois admettre que j’ai vraiment aimé lire ces quelques pages.
En effet, le livre ne contient pas beaucoup de pages et se lit très rapidement. Sans compter que la majorité des répliques des personnages sont drôles!
L’histoire se déroule sur une période d’une journée dans la vie de trois couples, dont deux ont un enfant à l’adolescence. Avec les conversations qu’ils ont, on pourrait croire les personnages dénués de toute intelligence, ce qui est très amusant. Les conversations tournent généralement en rond ou se terminent par un silence provoquant un genre de malaise. Voici d’ailleurs un extrait d’une conversation typique de chaque individu :
« BERNARD : […] Me semble que t’as maigri, toi.
GEORGES : Es-tu fou? J’ai engraissé de trois livres.
BERNARD : Me semblait aussi. » (p.8)
Un autre moment de la pièce m’a fait bien rigoler. En fait, un parmi tant d’autres. Laurette demande à son mari d’appeler chez Jeanine pour savoir quoi porter pour la soirée. Le mari de Laurette répond et les deux hommes se parlent. Finalement, ils donnent le téléphone aux femmes et Laurette pose sa question à Jeanine, qui lui dit qu’elle n’a pas besoin de s’habiller, dans le sens où elle peut mettre à peu près n’importe quoi. Les femmes raccrochent et Jeanine s’interroge. Elle se demande à voix haute ce qu’elle pourra bien porter. Son mari, tout à fait logique, lui conseille d’appeler Laurette pour savoir comment se vêtir. J’ai trouvé cette réplique drôle, étant donné tout le ridicule de la situation. Et ce genre de conversation continue jusqu’à la fin! Cela garantit un bon divertissement rempli de sourires.
Qui plus est, lorsque je le lisais, un de mes amis était non loin de moi à lire un autre livre. Lorsque je trouvais des répliques amusantes, je les lui disais. Finalement, il s’est levé et est venu s’asseoir à mes côtés pour lire le reste de la pièce avec moi, tout en rigolant.

Voici le film dans son intégralité :

Catégories : Adaptations, Humour, Livres adultes, Théâtre, Théâtre/Poésie | Étiquettes : , , , | Un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :