Théâtre/Poésie

Vous êtes à la recherche de pièces de théâtre ou de poésie à lire? Vous êtes à la bonne place dans cette section. En espérant que vous découvrirez des pépites intéressantes!

Un livre décidément bien rempli.

Iliade

Par Homère

Résumé en quatrième de couverture :

« Il m’est difficile de montrer tout cela comme si j’étais un dieu », écrit Homère. Et pourtant. Voici le texte fondateur de toute la poésie épique occidentale et, plus encore, de toute littérature qui se veut poésie. Le récit transcende son sujet même : l’affrontement des Troyens et des Achéens, menés par les héros Hector et Achille, sous la tutelle des dieux. C’est qu’il exprime l’essence des passions humaines (la colère, la jalousie, l’envie), des conflits, de l’amitié, de l’héroïsme. C’est qu’il dit, de manière universelle, la peur et le courage face à la mort.

Mon appréciation :

Bien que ce livre soit un classique de la littérature, je me dois d’être honnête. J’ai trouvé la lecture un peu aride. Mais c’est assez compréhensif, je crois. Je m’explique.
Tout d’abord, il y a énormément de personnages, dieux comme simples mortels. Les noms sont anciens et ne sont pas très évidents à prononcer, de sorte qu’ils restaient plus difficilement en mémoire, à moins de revenir régulièrement dans le récit. Ainsi, je me mélangeais beaucoup dans les noms au début de ma lecture. Peut-être aurais-je dû me faire un tableau et indiquer les noms des personnages et leur côté (Troyens ou Achéens) afin de me retrouver dans les discours que les personnages échangeaient. Mais je ne l’ai pas fait et cela aurait été un travail relativement long, puisqu’il y a vraiment beaucoup de personnages. Surtout, certains n’apparaissent que le temps de mourir. Heureusement, j’ai fini par repérer les personnages importants et à identifier leur camp. Surtout au niveau d’Hector et d’Achille, puisque ce sont les plus importants. 😛
Mis à part cela, j’avais aussi un peu de mal à bien me repérer au sujet des divinités. Bien sûr, j’en connais quelques unes et connais à peu près leurs rôles, mais ce n’était pas toujours le cas. Je savais les repérer, mais j’avais particulièrement du mal à suivre les liens familiaux (inceste et tout le tralala). N’empêche, j’ai bien aimé le passage où les dieux s’impliquaient activement dans la bataille. C’était très divertissant et je pouvais prendre conscience de leur puissance par rapport aux hommes.
Autrement, je vous avoue que j’ai particulièrement apprécié les moments de combats. Bien que la majorité des noms qui étaient dits concernaient des personnages que l’on découvrait à l’instant de leur mort et que je ne me forçais pas toujours à tenter de bien les lire, j’ai apprécié la description des actions. Ainsi, je repérais quel personnage important était le tueur et prenait ensuite plaisir à lire ses coups et les résultats des attaques. Surtout lorsque cela concernait Achille ou Hector, puisque ces hommes étaient vraiment puissants et qu’ils étaient des machines de guerre. Les corps pleuvaient à leurs pieds. C’était par contre très sanglant, il faut le dire. Mais on lit la vérité des résultats de tels combats. Les têtes étaient coupées ou transpercées d’un poignard d’une tempe à l’autre, des membres étaient sectionnées et d’autres ne tenaient que par un bout de peau, tandis que les coups portés au ventre faisaient ressortir le contenu. J’ai trouvé cette violence très bien décrite, de sorte que l’on pouvait pleinement prendre conscience de l’horreur de cette guerre.
Tout de même, je crois que j’aurais encore plus apprécié ma lecture si j’avais eu une plus forte connaissances des événements entourant la guerre de Troie et des divinités concernées.

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Une pièce complètement farfelue!

Les voisins

Par Claude Meunier et Louis Saia

Résumé en quatrième de couverture :

Trois couples de banlieue se réunissent à l’improviste autour d’une projection de diapositives de voyage. À la fin d’une soirée qui tourne en rond et dont les sujets de conversation atteignent souvent le vide de l’absurde, les voisins s’adonnent à une charade qui tourne cette fois au tragique : un des maris mime une défaillance cardiaque qui s’avère réelle.

Mon appréciation :

C’est dans un cours de français collégial que j’ai découvert cette pièce de théâtre. Et je dois admettre que j’ai vraiment aimé lire ces quelques pages.
En effet, le livre ne contient pas beaucoup de pages et se lit très rapidement. Sans compter que la majorité des répliques des personnages sont drôles!
L’histoire se déroule sur une période d’une journée dans la vie de trois couples, dont deux ont un enfant à l’adolescence. Avec les conversations qu’ils ont, on pourrait croire les personnages dénués de toute intelligence, ce qui est très amusant. Les conversations tournent généralement en rond ou se terminent par un silence provoquant un genre de malaise. Voici d’ailleurs un extrait d’une conversation typique de chaque individu :
« BERNARD : […] Me semble que t’as maigri, toi.
GEORGES : Es-tu fou? J’ai engraissé de trois livres.
BERNARD : Me semblait aussi. » (p.8)
Un autre moment de la pièce m’a fait bien rigoler. En fait, un parmi tant d’autres. Laurette demande à son mari d’appeler chez Jeanine pour savoir quoi porter pour la soirée. Le mari de Laurette répond et les deux hommes se parlent. Finalement, ils donnent le téléphone aux femmes et Laurette pose sa question à Jeanine, qui lui dit qu’elle n’a pas besoin de s’habiller, dans le sens où elle peut mettre à peu près n’importe quoi. Les femmes raccrochent et Jeanine s’interroge. Elle se demande à voix haute ce qu’elle pourra bien porter. Son mari, tout à fait logique, lui conseille d’appeler Laurette pour savoir comment se vêtir. J’ai trouvé cette réplique drôle, étant donné tout le ridicule de la situation. Et ce genre de conversation continue jusqu’à la fin! Cela garantit un bon divertissement rempli de sourires.
Qui plus est, lorsque je le lisais, un de mes amis était non loin de moi à lire un autre livre. Lorsque je trouvais des répliques amusantes, je les lui disais. Finalement, il s’est levé et est venu s’asseoir à mes côtés pour lire le reste de la pièce avec moi, tout en rigolant.

Voici le film dans son intégralité :

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Un classique!

Hamlet
Par Shakespeare

Résumé en quatrième de couverture :

Je ne suis fou que par le vent du nord-nord-ouest : quand le vent est au sud, je peux distinguer un faucon d’un héron.
Acte II, scène 2.

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours de mon programme d’études collégiales que j’ai eu à lire ce livre. Je dois avouer que j’étais craintive. Lire du théâtre n’est pas ce que je préfère habituellement et je pensais que je n’aimerais pas lire un classique. Je m’imaginais perdue au fil des pages. Cependant, ce n’est pas ce qui est arrivé! J’ai aimé ma lecture!
J’ai trouvé que la pièce se lisait plutôt bien et le tout était plutôt divertissant. Hamlet se fait passer pour fou, et semble parfois tout simplement l’être, ce qui est assez amusant, malgré que cette pièce soit une tragédie. Voici un extrait de cette folie feinte :
« Hamlet : Voyez-vous ce nuage là-bas qui a presque la forme d’un chameau?
Polonius : Par la messe! on dirait que c’est un chameau, vraiment.
Hamlet : Je le prendrais pour une belette.
Polonius : Oui, il a le dos d’une belette.
Hamlet : Ou une baleine.
Polonius : Oui, tout à fait la baleine. » (p.95)
J’avais déjà vu l’adaptation cinématographique de ce texte lorsque j’étais au secondaire, ce qui m’a enlevé la surprise du dénouement final. Il n’empêche que j’ai bien apprécié lire cette scène et m’imaginer les personnages se promener sur la scène d’un théâtre. Car malgré les maigres didascalies qui indiquent quand les personnages entrent et sortent, il n’y a que très peu d’indications sur les mouvements. Les seuls moments où on sait qu’il y en a eu en particulier, ce sont ceux où un personnage les dit très clairement. Le reste du temps, il faut se les imaginer selon ce que peuvent exprimer comme émotions les comédiens tandis qu’ils récitent leur texte. J’ai trouvé cela plaisant comme « exercice ». Contrairement aux romans où tout est narré, je devais ici tout m’imaginer. Et j’ai trouvé cela assez vivant. Il était facile pour moi de m’imaginer que les personnages n’étaient pas des piquets.
Ainsi, si vous hésitez à vous plonger dans ce classique du théâtre, je vous conseille d’arrêter cela. N’ayez crainte et foncez, car c’est une bonne histoire, bien que la fin ne soit pas des plus heureuses!

Voici la bande-annonce de l’une des adaptations du livre :

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Un merveilleux petit voyage sur l’Océan!

Novecento : pianiste
Par Alessandro Baricco

Résumé en quatrième de couverture :

Né lors d’une traversée, Novecento, à trente ans, n’a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l’Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d’un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n’appartient qu’à lui : la musique de l’Océan dont l’écho se répand dans tous les ports.
Sous la forme d’un monologue poétique, Baricco allie l’enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.

Mon appréciation :

Ce fut une autre belle découverte littéraire dans le cadre de mon programme collégial. Je crois sincèrement que je n’aurais pas eu l’occasion de le lire autrement de si tôt. Il n’empêche que je suis bien contente d’en avoir fait la lecture, puisque j’ai grandement apprécié! Cela n’a pas été bien long que j’étais scotchée au récit!
J’aimais bien que l’histoire de Novecento soit racontée par un autre personnage. En fait, je crois que cela est essentiel au monologue. Cela donne un excellent cachet au pianiste, puisque cela accentue le petit côté spécial chez lui. Il n’est pas comme les autres et cet aspect n’aurait pu être aussi bien rendu autrement, selon moi.
Il y a deux scènes que j’ai tout particulièrement aimées, si l’on exclut la finale. Il y a d’abord le début de l’amitié entre le narrateur et Novecento, qui commence sur le piano, en pleine tempête. Le navire tangue et tangue, l’équilibre est très difficile à garder. Novecento et son nouvel ami prennent place au piano, dont les freins qui le clouaient au plancher sont retirés, puis se laissent bercer par le rythme de l’Océan et de la musique du pianiste. En effet, le piano glisse sur le plancher! J’ai vraiment adoré l’image que j’avais en tête, à ce moment! Qui plus est, la manière dont se conclut ce début d’amitié est tout de même amusante. Je ne vous en dévoile pas plus!
Ensuite, l’autre scène est celle d’un duel : Novecento, pianiste de mer, contre un certain Jelly, un maître du jazz. Chacun va trois fois au piano, à tour de rôle. Les deux morceaux finaux sont, ma foi, quelque chose. J’aurais bien apprécié me retrouver sur un siège, à voir cette pièce de théâtre, afin d’en écouler la mélodie!
Finalement, comme je l’ai un peu mentionné plus haut, j’ai aimé la fin. Même si c’est la fin d’une petite histoire, j’ai bien apprécié cette conclusion. Je ne vous la dévoile pas, mais je vous avoue que malgré ce qu’elle implique, je ne vois pas comment Novecento : pianiste aurait pu se conclure autrement. À mon avis, cette finale était idéale.

Voici la bande-annonce du film :

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Une pièce intéressante!

En attendant Godot
Par Samuel Beckett

Résumé en quatrième de couverture :

Vous me demandez mes idées sur « En attendant Godot », dont vous me faites l’honneur de donner des extraits au Club d’essai, et en même temps mes idées sur le théâtre.
Je n’ai pas d’idées sur le théâtre. Je n’y connais rien. Je n’y vais pas. C’est admissible.
Ce qui l’est sans doute moins, c’est d’abord, dans ces conditions, d’écrire une pièce, et ensuite, l’ayant faite, de ne pas avoir d’idées sur elle non plus.
C’est malheureusement mon cas.
Il n’est pas donné à tous de pouvoir passer du monde qui s’ouvre sous la page à celui des profits et pertes, et retour, imperturbable, comme entre le turbin et le Café du Commerce.
Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention.
Je ne sais pas dans quel esprit je l’ai écrite.
Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu’ils disent, ce qu’ils font et ce qui leur arrive. De leur aspect j’ai dû indiquer le peu que j’ai pu entrevoir. Les chapeaux melon par exemple.
Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s’il existe. Et je ne sais pas s’ils y croient ou non, les deux qui l’attendent.
Les deux autres qui passent vers la fin de chacun des deux actes, ça doit être pour rompre la monotonie.
Tout ce que j’ai pu savoir, je l’ai montré. Ce n’est pas beaucoup. Mais ça me suffit, et largement. Je dirai même que je me serais contenté de moins.
Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d’en voir l’intérêt. Mais ce doit être possible.
Je n’y suis plus et je n’y serai plus jamais. Estragon, Vladimir, Pozzo, Lucky, leur temps et leur espace, je n’ai pu les connaître un peu que très loin du besoin de comprendre. Ils vous doivent des comptes peut-être. Qu’ils se débrouillent. Sans moi. Eux et moi nous sommes quittes.
Samuel Beckett, Lettre à Michel Polac, janvier 1952

Mon appréciation :

J’ai eu à lire cette pièce dans le cadre d’un cours au cégep. Je dois avouer que je suis bien contente d’avoir ainsi pu la connaître, puisque j’ai bien apprécié ma lecture.
Même si Didi (Vladimir) et Gogo (Estragon) sont peu présentés, on arrive à s’attacher à eux. Leur univers est bien particulier, mais j’ai apprécié les rencontrer durant deux soirées (soit les deux actes, qui équivalent chacun à une soirée). Le décor minimaliste avait quelque chose d’intéressant en soi. En fait, j’ai trouvé qu’il accentuait l’effet qu’a la ridicule attente interminable des deux vieux amis. Ils attendent Godot soir après soir, sans savoir quand il arrivera, quel jour il est, à quoi ressemble Godot et comment meubler le temps de cette attente. Il n’y a qu’un arbre comme décor, un arbre totalement inutile, sinon que les deux amis ont l’idée de se pendre pour passer un peu le temps. Seulement, ils oublient la corde. Mis à part cela, le décor est si simple qu’un des personnages s’empêtre même dedans en voulant fuir! Ce qui était plutôt comique.
S’il y a quelques situations cocasses, on n’en oublie pas l’aspect « sans but, sans avenir » qui mène Didi et Gogo. Si l’on exclu le fait qu’ils attendent un certain Godot, ils ne semblent rien faire d’autre de pertinent de leur existence.
Viennent éventuellement Pozzo et Lucky (ce dernier étant l’esclave du premier). Ces deux protagonistes sont une source de curiosité pour les deux amis, ce qui meuble leur temps d’attente. Ils seront la cause de passages plus farfelus et divertiront aussi le lecteur.
Finalement, ce qu’il y a d’intrigant quant à Didi et Gogo, c’est qu’ils ont du mal à se rappeler les choses! Ils doutent même d’être venus attendre ensemble la veille! Et ce fameux dialogue qui revient souvent entre les deux est relativement comique :
« Estragon : […] Allons-nous-en.
Vladimir : On ne peut pas.
Estragon : Pourquoi?
Vladimir : On attend Godot.
Estragon : C’est vrai. » (p.16)
Je le trouve bien représentatif de la pièce, qui ne rime pas à grand chose, au final. C’est ironique et amusant. Divertissant.

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