Livres jeunesses

La section où il est question de livres pour les 8-16 ans (environ).

Une conclusion assez complète

Sorcière, tome 15, L’enfant de la nuit

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Faites la connaissance de Moira Byrne, la fille d’un prodige… Au moment même où sa vie éclate en morceaux.
Il y a vingt ans, Morgan Rowlands était la jeune sorcière de sang la plus puissante à avoir vu le jour depuis des générations. Elle a fait des découvertes magyques, a affronté et vaincu un mal inimaginable et a survécu à une trahison foudroyante. Âgée de quinze ans, sa fille Moira sait que le passé de sa mère cache bien des choses qu’elle ignore. Et les secrets terrés dans le coeur de Morgan pourraient détruire le monde de Moira en entier. Lorsque Moira apprend deux vérités au sujet de sa famille, elle commence à réunir les pièces du casse-tête… pour comprendre qu’une personne qui lui est chère est en grave danger.
Une famille singulière. Une bataille infinie. Un nouveau commencement.

Mon appréciation :

Lorsque nous commençons ce quinzième et dernier tome de la série Sorcière, cela fait un peu étrange. Comme l’indique le résumé du roman, l’histoire de cette conclusion se déroule une vingtaine d’années après les événements du quatorzième tome. Ainsi, nous nous retrouvons avec une Morgan adulte et mère d’une enfant. La narration, quant à elle, se fait encore une fois en alternance (la mère et la fille), mais reste tout au long à la troisième personne.
C’est très plaisant de retrouver le personnage de Morgan, même si elle est plus âgée. Nous ressentons toujours la même maturité, même un peu davantage, chez elle. Ses décisions reflètent bien l’adolescente qu’elle était, tout en contenant une part d’expérience. C’est donc très intéressant d’observer son évolution adulte (ce que ne montre pas souvent les livres jeunesses actuels).
Du côté de sa fille, Moira, on retrouve une parcelle de sa mère adolescente, à quelques exceptions. Moira grandit avec la Wicca dans sa vie. Par contre, comme ce fut le cas de sa mère, la jeune fille a beaucoup à apprendre de sa famille et de son passé.
L’enfant de la nuit est plutôt le prétexte à une conclusion englobante. Le roman commence avec des épreuves très difficiles pour Morgan (ce qui arrive entre Hunter et elle, nous avons envie de supplier l’auteure de ne pas avoir fait cela) et se développe sur la résolution de tous les problèmes familiaux. Si nous devinons plus facilement la réelle origine de Moira (vous êtes curieux?), nous ne nous attendons pas à tout ce qui arrive au personnage qui lui est cher.
En somme, j’ai bien apprécié ma lecture, que j’ai dévorée rapidement. Je trouve que ce volume présente une belle conclusion à la série, bouclant la boucle des événements difficiles qu’a eu à traverser Morgan. Maintenant que la série est terminée, je pense que je vais m’ennuyer de ces héros qui ont bercés une partie de mon adolescence et mes premières années d’adulte. 😉

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Un policier jeunesse qui exploite une thématique forte

15 ans ferme

Par Laurent Chabin

Résumé en quatrième de couverture :

Un violent incendie, avenue Victoria à Westmount. Une folle poursuite à travers Montréal. Un riche avocat et sa femme retrouvés morts dans leur résidence. Un être fragile caché dans un bosquet du quartier Saint-Henri, la peur au ventre. En voilà assez pour que Sara, l’héroïne du roman Les Trois Lames, se sente interpellée et décide d’aider la victime. Mais qu’est-ce qui peut bien unir un riche homme d’affaires, son épouse et des immigrants clandestins?
Un jeu de pistes qui tient en haleine du début à la fin. Une intrigue habilement ficelée et des personnages qui se cachent derrière des apparences trompeuses. Un récit qui laissera constamment le lecteur dans le doute et que dévoreront les amateurs de romans policiers.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu le roman précédant celui-ci. Je n’avais jamais lu de romans de Laurent Chabin auparavant, non plus. Pourtant, cet homme a écrit une multitude d’œuvres policières, autant jeunesses que pour adultes. On m’a mis ce tome entre les mains dans l’objectif de l’analyser. Néanmoins, comme c’est un roman jeunesse, je me suis tout de même amusée à le lire avec les yeux que j’aurais eus adolescente.
L’une des particularités de ce livre est que la narration est plurielle. Le lecteur a le point de vue de chaque personnage selon les moments du récit. Chacun raconte ses parties au je, de sorte que le lecteur peut avoir accès à une certaine intimité de la part des protagonistes. Question de connaître davantage nos héros, j’aurais aimé avoir lu le premier tome… mais cela ne change pas grand chose à la lecture que j’ai pu en faire, tout de même. Je ne sentais pas que j’avais un gros manque à combler à ce sujet.
J’ai beaucoup aimé l’intégration d’extraits de journaux dans le fil de la lecture, bien qu’il n’apportaient pas nécessairement beaucoup. Je les trouvais essentiellement amusants et j’aimais avoir un point de vue extérieur aux événements.
Le roman reste aussi intéressant dans la mesure où il aborde le sujet des réseaux clandestins où l’on profite de personnes dépourvues de moyens provenant de d’autres pays. J’aimais bien cette thématique, qui n’est pas toujours abordée, d’autant plus dans la littérature jeunesse. Se plonger dans les expériences atroces que vivent ces gens était assez particulier. C’était complexe à déchiffrer, mais cela était un bon prétexte pour s’interroger sur l’humain.
Par contre, la fin était un peu étrange. Nous nous sommes d’ailleurs tous interrogés à ce sujet dans mon cours. La victime du livre pend une décision rapide par rapport à une situation qui la dépasse et qui est très complexe. Cela rend son choix superficiel, sans teneur réelle des conséquences qu’il peut entraîner.
Au final, j’ai eu une agréable lecture. Le roman se lit très bien, malgré la grande alternance de personnages. Peut-être que je vais m’attaquer aux romans pour adultes de Laurent Chabin, histoire d’en voir la différence.

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Un roman typiquement fantastique

Matshi, l’esprit du lac

Par François Lévesque

Résumé en quatrième de couverture :

Quand ma mère m’a annoncé, l’air de rien, que nous quittions notre appartement de Montréal pour les forêts abitibiennes, j’étais loin d’être enchanté. Surtout que tout avait été planifié dans mon dos. Une fois sur place, j’ai bien dû admettre que ce n’était pas la fin du monde. Il y avait ce grand lac, où je pouvais pêcher. Mais j’ai vite compris que ce plan d’eau était particulier. De légendes mystérieuses en découvertes inusitées, j’ai passé, au lac Matshi-Manitou, l’été le plus exaltant de ma vie.

Mon appréciation :

Matshi, l’esprit du lac est un très bon roman fantastique pour les jeunes d’environ dix ans. On y retrouve adéquatement les caractéristiques principales du genre, ce qui fait que le livre peut permettre de les mettre en lumière pour étudier les particularités du fantastique. Avec cette œuvre de François Lévesque, l’enfant découvre un environnement réaliste qui est habité par une créature surnaturelle qu’il ne peut que s’imaginer, puisque, comme le genre le demande, le mystère reste entier.
Je n’aurais jamais été portée à lire ce roman si l’on ne m’avait pas demandé de le faire dans un cours universitaire sur le romans pour adolescents contemporain. Il n’empêche que j’ai pris plaisir à lire cette histoire.
L’ambiance qui règne dans le livre est typiquement fantastique et rend la lecture très agréable. Nous sommes intrigués par la créature qui se tapit dans le lac. Son caractère dangereux, souligné par la disparition d’hommes, épice un peu les choses et donne envie de tout savoir à son sujet. Si le lecteur doit plutôt construire par lui-même les blancs concernant la bête, il n’en est pas moins trop déçu. En effet, de tout savoir serait probablement plus ennuyant que l’inconnu.
Le personnage principal est plutôt intéressant dans la mesure où son passé familial est très relié à l’Abitibi. Bien qu’il ne s’affirme pas beaucoup et que nous devinons facilement son origine paternelle, son histoire reste bien divertissante.
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ma lecture. C’est une lecture facile et agréable. Que ce soit pour un jeune ou pour un adulte, je crois que Matshi, l’esprit du lac est un petit roman qui peut amuser l’espace de quelques minutes.

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Un roman qui ne m’a pas touchée…

21 jours en octobre

Par Magali Favre

Résumé en quatrième de couverture :

« Vers 4 heures, cette nuit, le gouvernement a pris des dispositions exceptionnelles. Il a proclamé la Loi sur les mesures de guerre… »
Nous sommes à Montréal, en octobre 1970. Dans cette période troublée de l’histoire du Québec, Gaétan va affronter l’usine, le chômage et l’arbitraire policier. Il découvrira la révolte des petites gens, et vivra aussi une première rencontre amoureuse…
Une tranche de vie passionnante, dans l’atmosphère des événements dramatiques qui se sont déroulés cet automne-là.

Mon appréciation :

Je n’aurais probablement jamais lu ce livre si je n’avais pas eu à l’étudier dans le cadre d’un cours sur la littérature québécoise pour adolescents. Les romans réalistes et historiques ne m’intéressaient pas vraiment lorsque j’étais moi-même une jeune adolescente. Je me suis tout de même prêtée au jeu et j’ai plongé dans ce petit roman avec tantôt les yeux d’une adolescente d’environ 12 ans, tantôt ceux d’une jeune adulte.
Tout d’abord, je ne me suis pas identifiée au personnage principal. Non pas parce qu’il est un jeune garçon, mais plutôt parce que son mode de vie ne rejoint aucunement le mien. Bien entendu, il y a l’aspect historique du roman qui entre en jeu. L’adolescence à cette époque n’était pas la même que celle que j’ai pu vivre. J’avais pourtant du mal à me cadrer avec un mode de vie où l’on quitte l’école tôt pour travailler à l’usine, et ce, dans le but de contribuer à faire vivre sa famille. Parce que c’est ce que Gaétan choisit de faire : il quitte l’école pour entrer dans le monde des adultes où l’on travaille et où l’on peut se récompenser d’une petite bière entre amis après la job.
Concernant la trame historique comme telle, je dois dire qu’elle était intéressante, mais je l’ai plus ou moins bien sentie. Gaétan a beau faire l’expérience de la loi sur les mesures de guerre, son rôle reste plutôt passif et sa perception des événements peu approfondie. Cela est probablement directement lié au fait que le héros a beau avoir tout juste commencé un travail, il reste enfant encore dans la mesure où il est très lié aux amitiés et que son avenir peut continuellement changer, tel que le montre la fin du récit.
En somme, la lecture de ce roman se faisait très bien : elle était facile. Par contre, étant donné que je ne me suis pas sentie happée par le personnage ni par les actions du récit, ma lecture m’a laissée relativement indifférente. Outre de montrer comment un adolescent peut être mis en scène dans un tel genre de roman, je n’ai malheureusement pas senti un réel intérêt pour ce livre.

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Une relecture d’un roman de mon enfance!

Amos Daragon, tome 1, Porteur de masques

Par Bryan Perro

Résumé en quatrième couverture :

Amos Daragon, un brillant garçon de douze ans, devient malgré lui le premier élu de la nouvelle génération des porteurs de masques. Grâce à ses pouvoirs sur les éléments et aidé de Béorf Bromanson, un jeune garçon de la race des béorites capable de se transformer en ours, Amos parcourt les contrées étranges peuplées de créatures légendaires, à la recherche des masques de pouvoir.

Mon appréciation :

J’ai lu la série Amos Daragon pour la première fois alors que j’étais en secondaire un. La série était complètement publiée, ce qui a fait en sorte que j’ai dévoré chaque volume à la suite du précédent. Après quelques années, l’auteur a racheté les droits sur ses romans et a décidé de les rééditer lui-même. Aujourd’hui, la série est presque complète à nouveau.
En relisant ce premier tome, je me suis rappelé les souvenirs que ma première lecture m’avait donnés. Bien que j’aie acquis de la maturité avec le temps, j’ai tout de même su apprécier ce roman (mais peut-être un peu moins qu’à l’époque).
Le personnage d’Amos est doté de tous les talents, ce qui peut l’éloigner d’un adolescent réaliste. Cependant, nous ne pouvons lui en vouloir trop pour cette perfection, puisque nous restons curieux de savoir jusqu’où ces talents vont le mener dans ses aventures (et comme je les ai déjà lues, le héros a énormément de péripéties à surmonter). Le protagoniste de Béorf, quant à lui, est intéressant d’une autre manière, voire davantage. Son passé est complexe, ce qui en fait un être doté de plein de bonté et de défauts. En comparaison d’avec Amos, Béorf est plus humain.
Ce premier tome, qui est le tout début de la grande quête que doit entamer Amos Daragon pour acquérir un grand pouvoir, est suffisament intriguant pour mener à la lecture des suivants. C’est une bonne aventure qui m’a, à tout le moins, donné envie de relire la série afin de me rappeler le bonheur que j’ai déjà eu à le faire il y a quelques années.

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Une aventure dans un carnet

Ophélie

Par Charlotte Gingras

Résumé en quatrième de couverture :

À mon tour, j’ai le rouge aux joues. Je grince des dents. Je sors ma craie blanche de ma poche. J’examine les lieux. Puis je me décide, traverse l’atelier jusqu’au milieu, me penche. Je trace une marque sur le sol, en me déplaçant rapidement. Une bande qui divise l’espace en deux. « Ici, c’est chez moi. De l’autre bord, tu fais ce que tu veux. »
Depuis longtemps, Ophélie rêve d’avoir un endroit à elle, loin du regard et du bruit des autres. Elle croit avoir enfin trouvé, lorsqu’elle s’aperçoit que quelqu’un occupe déjà les lieux. Bien décidée à rester, Ophélie est obligée de partager l’espace avec cet Ulysse qui est tout à fait son contraire. Commence alors une guerre de tranchées où chacun défend son territoire. Mais, peu à peu, des liens se tissent…

Mon appréciation :

J’ai bien aimé lire cette histoire, en particulier parce qu’elle recèle une foule d’éléments intéressants. Si cela reste un roman pour adolescents, un adulte peut tout autant se prendre au jeu et en apprécier la lecture.
Dans le roman sont disséminés plusieurs gribouillis variés, dessins qui seraient réalisés par la narratrice, Ophélie. Je les trouvais bien intéressants dans la mesure où ils ajoutaient parfois du sens à ce qui était raconté. De plus, cela donnait vraiment l’impression que l’histoire provenait d’un carnet (Ophélie écrit ce qui lui passe par la tête dans ce livret et y raconte une partie de sa vie). L’art est d’ailleurs très présent dans le roman, puisque la jeune fille passe beaucoup de temps à créer. Ses créations sont aussi représentatives de son intériorité ou de celle qu’elle aimerait être. Cela me donnait envie de voir les grosses peintures qu’elle réalisait sur les murs de sa cachette. Je n’ai pu que me les imaginer.
Les personnages d’Ophélie et d’Ulysse sont très intéressants sur plusieurs points. D’abord, tous deux portent des pseudos qui rejoignent leur personnalité. Leur véritable nom, nous ne le savons pas. S’ajoutent à cela les existences difficiles des deux héros, ce qui crée une sympathie de la part du lecteur.
Si la fin est évidente concernant l’amitié qui ne peut que se former entre les deux personnages, leurs sentiments et leurs expériences communes ne sont pas anodines. Le récit met en évidence une forme d’amour qui se crée dans le regard plutôt que dans le physique, qui rebute mutuellement les deux protagonistes dès le début du récit. Les premiers jugements se voient craquelés et surpassés par la personnalité intérieure de chacun.
Finalement, j’ai apprécié que la fin du roman soit ouverte. Elle questionne l’art et l’authenticité du récit. J’ai beaucoup aimé pouvoir être libre de m’en créer une interprétation selon les images et le peu de texte qui guident le lecteur à la dernière page.
En bref, Ophélie est un très bon roman pour les adolescents. S’il n’est pas nécessairement très joyeux tout au long, le message qu’il passe sur l’amour et l’amitié, les différences et les ressemblances, est très pertinent.

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Une aventure avec un potentiel inexploité

Alexis, fils de Raphaël

Par Marie-Célie Agnant

Résumé en quatrième de couverture :

Après s’être enfuis de leur pays, Alexis et sa mère se réfugient aux États-Unis avant de s’installer au Canada. Une nouvelle vie commence alors pour eux.
En compagnie des amis de son école, Alexis tente de retrouver son père, Raphaël, victime d’un enlèvement en Haïti.

Mon appréciation :

Mon avis reste très mitigé sur ce roman, peut-être en partie parce qu’il est le deuxième tome d’une série et que je n’ai pas lu son précédent. Mais mon hésitation va bien plus loin que cela, puisque je n’ai pas trop été désorientée durant ma lecture malgré mon manque.
J’ai trouvé l’histoire assez intéressante, d’autant plus que la question des réfugiés est très d’actualité. Cela m’a permis de m’imaginer, en partie, le quotidien de ces gens et les épreuves qu’ils vivent pour enfin s’installer dans un ailleurs dans lequel ils doivent s’adapter pour redécouvrir le bonheur de vivre. Le sujet m’a donc semblé très pertinent.
Cependant, comme l’histoire du jeune Alexis ne s’approche pas de la mienne, je n’ai pas pu créer de lien avec ce héros pour m’y identifier. Je lui étais donc moins attaché. Néanmoins, j’ai aimé l’évolution de sa relation avec sa mère, considérant les difficultés que les personnages vivent. Leur relation n’était pas toujours aisée, mais montrait bien l’unicité dans l’adversité.
La lecture du roman est très aisée, peu complexe. Il est aussi amusant de lire la classique scène où les immigrants découvrent la neige à leur arrivée au Québec.
Enfin, la finale m’a un peu déçue. Alexis a eu beaucoup de facilité à rassembler d’autres jeunes afin de tirer son père du pétrin. D’ailleurs, la réussite de cette tâche se fait aussi trop aisément, et les retrouvailles, quant à elles, manquent cruellement d’élaboration. C’est donc surtout l’histoire du père que l’on voudrait découvrir, et la perception que le jeune a de lui… mais nous n’avons pas accès à ces détails.

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Un petit répit avant la fin

Sorcière, tome 14, Aboutissements

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Je croyais que le pire était derrière moi.
C’en est terminé de mon rôle d’investigateur.
Mais à présent, une part de mon passé revient me hanter.
La route devant moi est incertaine.
Déesse merci, Hunter est là.
Même si Morgan sera toujours là pour moi…
Je sais qu’ensemble, nous pouvons affronter n’importe quel adversaire.
Je sais que je dois affronter mon avenir seul.

Mon appréciation :

Cet avant-dernier tome de la série présente une narration alternée entre Morgan et Hunter. Il est plaisant de retrouver ce jeune couple qui a affronté de nombreuses épreuves et a acquis beaucoup de maturité. Cette évolution est d’ailleurs bien intéressante chez la jeune femme.
Ce volume est l’occasion pour les protagonistes de trouver la bonne direction pour commencer leur avenir. Chacun doit régler certaines choses de son côté, avec de l’aide, afin de pouvoir repartir pour le mieux vers ce que leur réserve le futur.
Aboutissements est moins mouvementé comparativement à d’autres tomes de la série. Cependant, il reste agréable à lire, d’autant plus que l’on se questionne sur la manière dont va se terminer la série (dans le prochain tome). Et puis comme le titre le souligne, ce livre présente différents aboutissements concernant les personnages. Le tout est davantage psychologique que physique, excepté vers la fin.
Le livre se lit donc très bien, mais ne soulève pas par un empressement de lire les pages suivantes. J’étais curieuse, mais j’ai aussi été capable de poser le roman de côté quelques jours.
Enfin, j’ai surtout beaucoup d’attentes quant au dernier tome. J’espère une conclusion intéressante et pertinente à la série. Toutefois, la quatrième de couverture semble annoncer une nouvelle histoire bien différente…

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Une histoire et des thématiques intéressantes

Gamer, tome 2, Dans l’arène

Par Pierre-Yves Villeneuve

Résumé en quatrième de couverture :

Les derniers jours n’ont pas été de tout repos pour Laurianne et ses amis, et les choses ne semblent pas près de s’améliorer.
Malgré les heures passées à tenter de découvrir qui sont les auteurs derrière la page Facebook qui rend la vie de Margot si misérable, Laurianne fait face à un mur. Elle devra peut-être chercher de l’aide dans les recoins les plus obscurs d’internet, avec tous les dangers que cela comporte.
À l’école, la peste de Sarah-Jade continue de régner en tyran, mais Laurianne a un plan pour la remettre à sa place. Seulement, elle ne peut pas impliquer ses amis, car ils pourraient tous avoir de sérieux problèmes.
Comme si ce n’était pas assez, on rapporte des événements inquiétants sur les serveurs de La Ligue des mercenaires… Des gamers racontent avoir été la proie d’attaques bizarres, aussi foudroyantes que dévastatrices. Si certaines théories sont farfelues, les plus sérieuses font froid dans le dos. Ce qui n’empêche pas les quatre amis de parfaire leur entraînement en vue du tournoi de la Ligue qui doit avoir lieu dans quelques jours. Si seulement ils savaient ce qui les attend…

Mon appréciation :

Encore une fois, je me suis bien divertie durant ma lecture de cette série. L’histoire, bien que pour un public plus jeune que moi, m’a plu du début à la fin.
Le roman commence avec une séquence de jeu vidéo où les personnages de Gamer vivent une situation de plus en plus complexe. Le passage s’arrête au point culminant, alors que tout semble voué à l’échec. C’est donc intrigant pour le lecteur, qui ne retrouve cette scène que bien plus loin dans sa lecture. Entre-temps, les rebondissements ne manqueront pas.
En effet, entre sa vengeance pour Sarah-Jade et ses sentiments complexes pour son meilleur ami, Laurianne a beaucoup à faire. Chaque péripéties est intéressante et donne envie d’avoir l’adolescente pour amie.
Différentes thématiques pertinentes sont abordées dans ce deuxième volume. Nous y trouvons des sujets qui touchent les jeunes. Ces sujets ne sont pas abordés en profondeur, mais leur mention permet tout de même une courte réflexion. L’un de ces thèmes concerne la possibilité qu’un parent se remette à fréquenter une personne à la suite du décès de sa moitié. Dans l’arène dépeint les émotions qui assaillent le parent et l’enfant lorsqu’ils rencontrent cette possibilité. Au final, nous en retenons le besoin de se confier l’un à l’autre pour se rassurer et mieux aller de l’avant. Un autre sujet concerne le fil mince entre l’amour et l’amitié entre deux jeunes qui se connaissent depuis longtemps. La conclusion de cette affaire dévoile qu’il faut toujours écouter sa tête et son cœur pour prendre les meilleures décisions qui causeront le moins de torts à chacun. (Ai-je piqué votre curiosité? Lisez le roman et vous saurez ce qu’il se passe réellement.)
En somme, j’ai bien aimé ma lecture. Le roman se lit vraiment très bien, son écriture est fluide, et le récit donne envie de poursuivre les aventures de l’héroïne. Il va donc falloir que je me procure les prochains tomes!

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Une autre histoire bien intéressante

Sorcière, tome 13, Braver la tempête

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Il existe un endroit pour moi, quelque part. Des gens qui me comprennent et qui peuvent m’expliquer les mystères de mon passé.
J’ai parcouru un long chemin à la recherche de ce lieu.
Mais plutôt que d’y trouver le savoir ou la compréhension, je me suis butée au danger, à l’hostilité et à la peur…

Mon appréciation :

Surprise! Le tome tourne entièrement autour du personnage d’Alisa, qui a pris les rênes de la narration. Le volume précédent était donc une sorte de préparation à cette transition.
Fuyant sa belle-mère et le futur enfant qu’elle aura, Alisa décide d’en apprendre davantage sur sa famille maternelle. Son voyage, qui s’étend sur la longueur du livre, lui permet de faire des découvertes, des rencontres et des apprentissages à la fois intéressants et divertissants.
Nous sommes toujours en contact avec Morgan, mais cela est très secondaire. Morgan représente plutôt une figure modèle qui rappelle à Alisa, malgré sa fugue, d’être prudente et de rassurer son père. La thématique familiale est très présente dans le roman. Que ce soient les conflits familiaux ou l’acceptation de nouveaux membres à la famille, beaucoup d’éléments sont abordés par l’entremise des épreuves que rencontre Alisa.
J’ai bien aimé ce tome, qui faisait très différent. Bien que ce soit toujours un peu dommage de s’éloigner du personnage principal, les volumes qui s’écartent de cette ligne du récit amènent de nouvelles perspectives intéressantes à l’histoire. La série Sorcière n’est pas l’histoire d’une seule sorcière, mais bien celle de ce que c’est que d’avoir une identité de sorcière, quel que soit le personnage (Hunter, Morgan ou Alisa, jusqu’à maintenant). La vision d’Alisa sur son statut est bien différente de celle des autres personnages. Ses pouvoirs l’effraient.
Au terme de sa fugue, Alisa en ressort grandie. C’est ce que j’ai préféré. J’aimais voir comment ses pensées évoluaient selon les obstacles et comment la jeune fille prenait de la maturité.
Au final, j’ai sincèrement apprécié ce plongeon dans la famille maternelle d’Alisa. Plusieurs jeunes peuvent s’identifier au personnage, ce qui la rend encore plus intéressante.

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