Manga

Ici se retrouvent les appréciations de mangas, ces bande-dessinées japonaises.

Une conclusion qui convient bien

Arcanum, tome 3

Par Erubo Hijihara

 

Résumé en quatrième de couverture :

Un Idra de forme humaine atterrit sur le toit du quartier général, plongeant le C.I.O. dans le chaos le plus total.
Seul Jeff, l’un des scientifiques, semble garder son sang-froid. Sait-il quelque chose qu’Ilya et ses amis ignorent? Anna, quant à elle, perd totalement le contrôle, les cellules Idra prenant le dessus sur son cerveau. Considérée comme une menace pour l’humanité, le commandant Sullivan décide de la placer en quarantaine.
Après la découverte du plus sombre secret concernant les Idra, nos deux héros parviendront-ils à reprendre en main leur destin?

Mon avis :

Lorsque j’ai ouvert ce troisième et dernier tome d’Arcanum, j’étais très intriguée de découvrir comment les choses allaient se terminer pour nos héros, alors que, quelques pages (ou tomes) plus tôt, nous apprenions à peine à les connaître. Je me demandais comment un univers si complexe et dangereux (en raison de la présence des Idra) pouvait avoir une conclusion aussi rapide.
Je dois avouer que je suis satisfaite de cette fin, mais qu’elle me laisse tout de même une petite impression de manque. Je vais tenter de vous expliquer ce sentiment, et ce sans trop vous dévoiler les moments importants du récit.
D’abord, ce troisième volume vient répondre à plusieurs questions que les deux précédents volets avaient apportées. Nous découvrons, entre autres, comment en est venue l’idée de jumeler des cellules extraterrestres à celles d’humains pour en faire des armes. Nous sommes ainsi mis au courant des projets exacts de celui qui dirige l’équipe des Arcanas, ce qui éclaire par la même occasion tous ses comportements précédents. J’ai beaucoup apprécié trouver réponse à ces interrogations.
Ensuite, comme le personnage d’Anna éprouve des problèmes à se contrôler, elle et son petit frère Ilya prennent une grande décision. Car leur désir premier ne s’est pas évaporé malgré toutes les épreuves récentes qu’ils ont rencontrées. Seuls et ensemble, ils veulent découvrir le monde et tentent d’y parvenir à leur façon. Cette partie, je l’ai trouvée intéressante et douce. J’ai aimé comment les choses sont expliquées et comment les protagonistes en arrivent là où ils sont durant les toutes dernières pages. Sur le coup, j’ai trouvé les changements un peu brusques, trop rapides. Puis des analepses ont éclairci quelque peu les choses. J’ai un peu de mal à croire à ce nouvel état des deux personnages (certains petits détails me font tiquer), mais, dans l’ensemble, cela me convient.
Enfin, comme il n’y a que trois tomes, il faut bien entendu se douter que les Idra, ces extraterrestres ennemis, ne sont pas exterminés pour de bon. Ils sont toujours repoussés tant bien que mal. Cependant, le combat est loin d’être terminé. Et tant de choses pourraient encore se produire.
Selon moi, cette fin ouverte était indispensable. Il aurait été impossible et invraisemblable qu’Ilya et sa soeur mettent fin à cette espèce de guerre en quelques centaines de pages seulement. C’est donc une conclusion parfaite pour une trilogie. Néanmoins, j’aurais sincèrement aimé qu’il se passe plus de chose dans ce récit. L’univers était très prometteur, et j’aurais bien apprécié y poursuivre mon exploration. J’y ai trouvé mon passage plutôt court… trois petits tomes qui se dévorent en claquant des doigts. J’en aurais pris plus.
Ainsi, je crois que nos héros auraient encore bien des choses à nous dire et à nous faire vivre. Toutefois, je vais devoir me contenter de les imaginer. N’empêche, j’ai bien aimé mon aventure et je souhaite que l’auteure ait un prochain projet plus consistant et rassasiant! 😛

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Un intérêt croissant!

Arcanum, tome 2

Par Erubo Hijihara

Résumé en quatrième de couverture :

Maintenant qu’il a perdu l’un de ses compagnons d’armes, Ilya réalise à quel point la mort les menaces chaque jour.
Après avoir perdu son frère et coéquipier, mortellement blessé en affrontant un Idra, Mendel sombre dans le désespoir. Choqué par les terribles conséquences de ce drame, Ilya va devoir se battre à son tour et empêcher coûte que coûte ce monstre d’atteindre la ville. Parviendra-t-il a surmonter cette épreuve et à tirer un enseignement de la mort de son compagnon…?

Mon avis :

Ce tome commence dès l’instant où le premier s’est terminé, ce qui, je l’admets, est parfait lorsque nous décidons de lire la série d’un seul coup. En tant que lecteur, nous nous retrouvons donc immédiatement plongés dans l’action (à notre plus grand plaisir!). Et même si les événements paraissent risqués et terriblement dangereux, ils se lisent avec un certain empressement.
Cette suite « en jette » pour plusieurs raisons. D’abord, bien entendu, l’action. Il y a des créatures horrifiques et très puissantes, il y a du sang et il y a de la pression et de la crainte chez nos personnages. Nous ne nous ennuyons pas en matière d’ambiance. Si la même situation se produisait aujourd’hui (une attaque d’une telle envergure), ce n’est certainement pas moi qui irais au front de la sorte!
Ensuite, il y a une intéressante part de mystère. Les gens qui dirigent l’équipe de pilotes et d’unités d’Arcanum ne disent visiblement pas tout. Nous nous interrogeons alors sur les objectifs de ces dirigeants, sur ce que ces derniers cachent, sur les dangers d’être l’unité d’un Arcanum, mais aussi sur ce que sont réellement les Idra et pourquoi ils sont là. Décidément, il y a beaucoup beaucoup beaucoup de questions qui devront trouver une réponse dans le troisième et dernier tome de la série!
Enfin, il y a une grande part d’humanité dans ce petit livre. Ilya et sa sœur sont de merveilleux personnages, remplis de bonne volonté, de courage, d’amour, de passion et d’empathie. Il est très facile de s’attacher à ce duo de protagonistes, au point où nous aimerions faire partie de leur cercle d’amis! Du moins, c’est le cas pour moi! 😛
Ainsi, j’ai bien apprécié ma lecture. J’ai même très hâte de plonger dans la conclusion de cette histoire!

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Un délicieux mélange d’action et de psychologie

Arcanum, tome 1

Par Erubo Hijihara

Résumé en quatrième de couverture :

Il y a dix ans, des Idra, créatures dont l’origine reste encore inconnue, ont dévasté Washington D.C.
Paralysé depuis ses 5 ans, Ilya Kravitz ne vit que pour devenir un jour pilote d’un Arcanum, la seule arme capable de détruire les Idra. Grâce au soutien de sa sœur, Anna, il est aujourd’hui sur le point de réaliser son rêve.
Mais ce qui se cache vraiment derrière ces armes est impitoyable et la guerre ne fait que commencer…

Mon avis :

Cette trilogie m’a vite attirée lorsqu’elle est arrivée en librairie. Et même si j’ai tardé plusieurs mois avant de m’y plonger, mon intérêt ne s’est pas tari.
Des le début de ma lecture, le récit m’a fait penser à la série animée Neon Genesis Evangelion, que j’ai visionnée en intégralité il y a environ trois ans. J’avais alors adoré le concept qui mélangeait l’action et la psychologie. Je suis donc bien contente d’avoir retrouvé ces éléments dans cette série de manga!
Le personnage principal, Ilya, vit une aventure pour le moins particulière. En fauteuil roulant, le garçon rêve de devenir pilote d’un Arcanum pour aider son pays à combattre ces créatures qu’aucune arme totalement humaine ne peut vaincre. Bien entendu, il parvient à réussir le test d’aptitude qui le sépare de cette fantastique mission… Néanmoins, à ce moment, Ilya est loin de se douter de la tournure que les événements prendront.
Dans ce grand projet, le héros obtient l’aide incroyable de sa sœur, Anna. Ensemble, ils tentent d’accomplir une mission périlleuse afin de pouvoir, ensuite, découvrir le monde sans la menace des créatures qui les attaquent. J’ai trouvé cet objectif à la fois beau, fort et émouvant. En trois tomes, les choses promettent de bouger à fréquence rapide!
Le tome dresse le portrait de l’univers dans lequel évoluent le garçon et sa sœur, mais aussi celui qu’ils découvrent au sein de l’établissement des pilotes des unités d’Arcanum. Leur mission est bien loin d’être sans danger, et le héros le découvre brusquement et horriblement. Même si, en tant que lecteur, nous devinons que cet événement va se produire (quelqu’un va inévitablement souffrir ou mourir), la scène n’en reste pas moins difficile, et ce autant dans la manière dont elle est illustrée que dans le texte qui la concerne.
Je dois l’avouer, j’ai très hâte de lire la suite et de voir comment les personnages vont se tirer (ou non) de ce « pétrin ».

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Prolongement estival

Our summer love

Par Takeru Furumoto

Résumé en quatrième de couverture :

7 ans après la mort de son amour de jeunesse, Naoto revient enfin sur son île natale. Il va retrouver par hasard la petite sœur de cette dernière, qui a bien grandi depuis son départ. À ses côtés, il va se remémorer ce tragique été qui a changé sa vie…

Mon avis :

Je vais être tout à fait honnête avec vous. J’ai été attirée par ce livre uniquement par sa couverture avec son effet métallique. Le livre était scellé en librairie, donc je n’ai pu le feuilleter (en fait, j’aurais pu ouvrir l’emballage, mais j’étais trop charmée ou trop paresseuse). Je trouvais la quatrième de couverture intrigante. Enfin, quand j’ai appris qu’il n’y avait pas de suite, c’était parfait pour moi. Je me cherchais un manga à lire sans être obligée d’acheter 87 tomes par la suite (One Piece, vous connaissez?). Our summer love s’est donc ramassé sur mes tablettes un très court moment avant que je ne me mette à le lire.
Ma lecture s’est faite toute en douceur sur quelques courtes soirées, un peu comme on étire l’été. C’est rare que je « mange » un livre aussi lentement, mais je crois que c’était un rythme bienvenu pour ce récit. L’histoire est toute délicate et est construite sous forme alternée entre le temps présent, qui met en scène le retour de Naoto sur l’île, et le temps passé, qui recrée tous les moments que le jeune homme a passé avec Mizuki, la fille dont il s’était épris.
J’ai apprécié ma lecture, mais j’avoue ne pas m’être attachée vraiment aux personnages. Je les ai aimé, je ne les ai pas détesté, mais ils ne m’ont pas véritablement rejointe. C’est peut-être parce qu’un manga se lit très rapidement et que, comme c’était ma première expérience d’un tome unique en manga, je n’ai pas su vite créer de lien avec les protagonistes. En fait, je crois que j’aurais bien aimé lire ce récit en roman, avec plus de descriptions et de développements. Parce que l’histoire, je ne peux le nier, est très belle.
Et vous, avez-vous lu Our summer love? Qu’en avez-vous pensé? Avez-vous eu le temps de vous attacher aux personnages? Je suis curieuse de comparer mon expérience à la vôtre!

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Une fraction de douceur

Whispering — Les voix du silence, tome 2

Par Yoko Fujitani

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis sa rencontre avec Daichi, Kôji envisage son quotidien d’un œil nouveau. Assumant désormais son pouvoir pour ce qu’il est, le lycéen veille avec bienveillance sur le petit garçon. Mais sa confrontation avec le père de ce dernier pourrait bien le surprendre… Pendant ce temps, dans l’ombre, un mystérieux individu semble s’intéresser aux capacités surnaturelles dont Daichi et lui font preuve. L’adolescent sera-t-il capable d’affronter les chamboulements que lui réserve encore le quotidien?

Mon avis :

J’étais plutôt intriguée lorsqu’est venu le temps de plonger dans ce deuxième tome de Whispering. Le premier m’avait plu et je me demandais si j’allais autant (et peut-être plus) aimer celui-ci.
Il s’avère, je crois, qu’il y a tellement de douceur et peu d’action au fil des pages que je ne peux être totalement captivée par le récit. Je me suis beaucoup plu à le lire, c’est vrai. Et puis, il faut dire que c’est un manga qui se dévore très rapidement. Toutefois, il manquait quelque chose pour que je sois pleinement scotchée au livre. L’ambiance est tellement douce qu’il n’y a aucune adrénaline à avoir, aucun stress quant à ce qui peut arriver aux personnages, très peu d’angoisse et d’inquiétude.
Le récit est très doux, et c’est agréable à lire. Les relations entre les personnages sont vraiment intéressantes et donnent envie qu’elles soient approfondies. Nous avons donc envie de savoir la suite afin de voir comment chaque relation évolue. Sincèrement, chaque personnage donne envie d’apprendre à le connaître. Même le chien Gonta! D’autant plus qu’il est possible de savoir exactement ce qu’il pense grâce aux deux « camarades de pouvoir ». J’aimerais posséder ce pouvoir pour communiquer avec mon chien. 😉
Ce que j’ai moins aimé n’est pas nouveau. En fait, ce sont des éléments qui étaient déjà présents dans le premier tome. D’abord, l’attitude de Kôji envers les filles. C’est un peu comique, je l’admets. Sauf que je trouve que ça contraste beaucoup avec l’ambiance générale du manga. Il devient gaga dès qu’il y a une joli fille. Et il se retient lorsqu’il est question de la mère du petit Daichi même si le père de celui-ci lui lance des piques pour tenter de lui faire dire les mauvaises choses. Sinon, ce qui m’a déplu concerne les dialogues, encore une fois. En général, j’arrivais très bien à savoir qui parlait. Mais j’avoue que je me suis perdue un peu pour quelques cases. Démêler les paroles n’était pas nécessairement très important, mais je trouve ça plus intéressant et plus agréable de savoir qui dit quoi.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un agréable moment de détente, même si je l’ai trouvé un peu court et imparfait. Je crois qu’il va falloir que je tente de ralentir ma vitesse de lecture lorsque je lis des mangas afin de pouvoir mieux les savourer. 😛

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Du mélange de voix à la douceur de l’amitié

Whispering — Les voix du silence, tome 1

Par Yoko Fujitani

Résumé en quatrième de couverture :

Kôji est aujourd’hui un lycéen ordinaire. Mais lorsqu’il était enfant, il avait une capacité unique : celle d’entendre les pensées de tout ce qui l’entoure. Les objets, les plantes, les animaux… Mais aussi et surtout celles de ses proches. Très vite, ce don s’est en réalité révélé être une malédiction ostracisante. Ses parents eux-mêmes commençaient à craindre leur enfant, qui pouvait sans le vouloir connaître leurs pensées les plus intimes.
À l’adolescence, Kôji a perdu ce pouvoir, et il réussit désormais tant bien que mal à s’intégrer au lycée. Mais un jour, il croise la route d’un petit garçon qui, comme lui autrefois, possède ce « don ». D’abord réticent et indifférent, voire effrayé, il va finalement se prendre de sympathie pour lui et décider de l’aider. Au même moment, ses pouvoirs se réveillent à nouveau en lui…

Mon avis :

En librairie, c’est d’abord la couverture de ce manga qui a capté mon œil. Les couleurs pastels comme des promesses de douceur, le titre comme un murmure agréable. Simplement en regardant la couverture, on discerne l’une des tonalités principales du manga. Inévitablement, des moments agréables et doux ne pouvaient que se produire durant la lecture.
Au départ, lorsque l’on fait la connaissance du personnage de Kôji, j’admets que c’est un peu déstabilisant. Outre sa rencontre plus ou moins concluante avec le petit garçon, le jeune homme est présenté comme une personne qui ne pense, à peu de choses près, qu’aux filles. C’est un premier portrait que je n’ai pas particulièrement apprécié. Heureusement, les choses changent plutôt rapidement.
Kôji décide de discuter avec le jeune garçon qu’il croise et qui se trouve avoir le don qu’il avait lorsqu’il était lui-même enfant. La relation entre les deux garçons est, sincèrement, très mignonne. Ils apprennent à se connaître, et Kôji découvre que l’enfance du jeune garçon ne se déroule pas tout à fait de la même manière que lui, même s’il y a des similitudes.
L’histoire en tant que telle n’est pas si mal. J’ai bien apprécié, mais je n’en ai pas raffolé non plus. En même temps, un premier tome est si vite terminé que cela en prend réellement un deuxième pour se faire une meilleure idée.
Enfin, le seul réel bémol que je donnerais à ce livre concerne les dialogues. Parfois, il n’était pas aisé de suivre les bulles et de savoir qui parlait exactement. On finit en général par se replacer, se retrouver, mais cela reste quand même déstabilisant. J’espère que ce sera moins présent dans la suite, parce que je crois bien que je vais l’acheter bientôt. 😛

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Fin ouverte sur l’avenir

A silent voice, tome 7

Par Yoshitoki Oima

Résumé en quatrième de couverture :

En se ruant au secours de Shoko, Shoya parvient à sauver la vie de la jeune fille. Hélas, il fait une chute de plusieurs mètres et se retrouve dans le coma, gravement blessé au bassin et à l’épaule. Commence alors pour ses proches une attente insupportable…
Sous le choc, chacun réagit à sa manière au drame qui se joue : tristesse, colère, violence ou résignation déchirent le petit groupe. Déterminée à renouer les liens brisés, Shoko décide alors de tout faire pour convaincre les autres de reprendre le tournage du film…

Mon avis :

Et voilà! J’ai terminé le dernier tome de la série! J’ai pris beaucoup de plaisir à enchaîner les sept tomes de A silent voice. Je crois bien que j’aurais aimé que ma lecture se poursuive, puisque, si j’ai aimé ce dernier tome, ce ne fut pas mon favori.
J’ai trouvé très intéressant de « voir » le résultat du film que tournaient les compagnons de Shoya. Cela faisait quelques tomes que nous en entendions parler. J’ai trouvé agréable de connaître le produit fini, ce qui n’est pas toujours le cas (j’ai lu quelques livres où des jeunes créaient, mais où nous n’avions pas accès au résultat). Par contre, j’étais attristée en découvrant les commentaires que le film a récolté auprès du jury. Les étudiants avaient beau avoir mentionné que les membres du comité étaient des grands noms plutôt sévères, je n’étais pas prête à une telle critique. Je vous laisse lire la scène. Pour ma part, j’espère ne pas me retrouver dans une situation pareille où l’on me critiquerait durement sans connaître et reconnaître mes motivations et mes efforts.
Le manga fait ensuite un saut dans le temps pour amener les étudiants à une cérémonie. Les jeunes se retrouvent après avoir commencé leurs études supérieures. C’était intéressant de savoir quels champs d’études les personnages avaient suivi. Sauf que le récit, depuis le premier tome, ne se concentrait pas beaucoup sur cet élément. Ainsi, j’ai apprécié ce moment, mais sans plus. Parce que ce qui retenait mon intérêt durant la série, c’était les relations entre les protagonistes.
Enfin, le tome se termine sur une fin ouverte. J’aime l’idée de pouvoir imaginer la suite par moi-même, mais j’avoue que j’aurais apprécié rester avec Shoya et Shoko les prochaines minutes, puisque le tome se termine alors qu’ils sont face à une porte… et une prochaine étape sans doute un peu éprouvante. Disons que j’aurais apprécié continuer le récit encore un instant à leurs côtés. Ce moment donne l’impression que les jeunes vont faire face à leur passé pour la dernière fois, ce qui reste donc encourageant pour la suite (suite que nous ne pouvons qu’imaginer).
Dans l’ensemble, j’ai passé un agréable moment. J’ai trouvé la conclusion de la série intéressante, mais j’aurais aimé avoir un peu plus de contenu. Je n’étais pas tout à fait satisfaite, surtout parce que j’avais particulièrement aimé le sixième tome. Il n’empêche que c’était une belle expérience de lecture avec des thématiques plutôt fortes.

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Des émotions qui propulsent vers la conclusion

A silent voice, tome 6

Par Yoshitoki Oima

Résumé en quatrième de couverture :

Rattrapé par son passé après une conversation avec Satoshi, Shoya voit son pire cauchemar se réaliser : ses nouveaux amis sont maintenant au courant de ce qu’il a fait en primaire, et la situation dégénère…
Même si son monde s’est écroulé, l’adolescent essaie de faire comme si tout allait bien, mais Shoko n’est pas dupe. Persuadée que tout est de sa faute, la jeune fille tente de mettre fin à ses jours en se jetant dans le vide sous les yeux de Shoya!

Mon avis :

Cet avant-dernier tome de la série commence avec un rappel des derniers événements du tome précédent, le saut de Shoko et le moment où Shoya l’a rattrapée. Sauf que ce qui arrive, finalement, c’est que Shoya fait une chute et se retrouve dans le coma. Ainsi, tout au long du livre, le garçon est absent. Pendant ce temps, en tant que lecteur, nous assistons aux réactions émotionnelles de chacun des personnages.
J’ai pris beaucoup d’intérêt à découvrir ces réactions. Certaines me déplaisaient, dans le sens où elles faisaient du mal et que ce n’était pas nécessairement agréable d’être spectatrice de ces moments. En même temps, je n’aurais pas enlevé ces scènes, puisqu’elles collent aux personnages et que cela fait ressortir leur personnalité.
Mais c’est surtout Shoko qui m’intéressait. Après tout, sa tentative de suicide a mené un garçon cher à elle dans une situation à la fois triste et fâcheuse. Comment réagit-on à ce genre de suite d’événements? Shoko apparaît plutôt changée, mais aussi dévastée. Afin de tenter de faire bouger les choses, elle encourage tout le monde à continuer le film. Sauf que lorsqu’elle est seule et que nous avons accès à son visage et à ses souvenirs, il apparaît que la malentendante souffre beaucoup. Et les choses ne sont pas plus aisées pour ses proches.
Ainsi, encore une fois, Yoshitoki Oima présente un tome très fort en émotions. À un cheveu de la conclusion de la série, l’attachement aux personnages de Shoko et de Shoya est très grand. Je me demande comment cette aventure va se terminer.
Je m’y mets à l’instant!

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De mieux en mieux!

A silent voice, tome 5

Par Yoshitoki Oima

Résumé en quatrième de couverture :

Shoya se retrouve embarqué dans une sortie au parc d’attractions, qu’il commence à apprécier malgré la présence de Miki et de Naoka. Mais les choses dérapent lorsqu’il reconnaît Kazuki, son ancien ami s’enfance, à l’un des stands…
Quelques jours plus tard, un triste événement vient frapper les Nishimiya : le décès de la grand-mère de Shoko, véritable pilier de la famille. Alors que tout le monde tente de remonter le moral à Yuzuru, celle-ci décide d’aider sa sœur à faire sa déclaration. De son côté, Shoya accepter de participer au tournage du film de Tomohiro… à condition que la jeune malentendante fasse partie de l’aventure!

Mon avis :

Pour le moment, je dois dire que ce cinquième tome de la série est mon préféré. Je me suis complètement plongée dans le récit et je n’ai pu décroché avant d’avoir terminé le livre… un peu émotive. Parce que ce tome est clairement venu me chercher.
La première partie du manga est centrée sur le film de Tomohiro et sur les membres de l’équipe qui y participent. On assiste là à un travail d’équipe classique où tout le monde veut donner son idée pour faire ce à quoi ils aspirent individuellement. Ça dérape un peu, c’est certain. Personnellement, je n’ai pas toujours apprécié faire des travaux scolaires en équipe, entre autres pour cette raison. 😛
Tomohiro désire tourner une scène dans une école. Et c’est là que ça commence réellement à barder. Parce que le passé de Shoya ne peut rester caché éternellement. Et le fait de devoir retourner dans son ancienne école ramène les émotions et les vérités sur la table. Depuis le début de la série, le lecteur apprend à connaître Shoya. Alors que ses amis découvrent son passé, on se prend de sympathie pour le garçon. Même s’il a été méchant, le lecteur, lui, sait qu’il travaille fort pour changer.
Je ne veux pas trop en dévoiler, même si mon enthousiasme me donnerait envie de tout dire… alors disons simplement qu’à partir de ce moment où les vérités sont sorties du passé, les émotions vont de façon exponentielle nous guider vers les dernières pages du livre. Et là, il faut retenir son souffle. Jusqu’à ce que l’on lise la suite.
J’ai sincèrement apprécié ma lecture de ce cinquième tome de A silent voice. Il ne m’en reste plus que deux à lire, et je sens que je vais bien apprécier. Si le reste de la série est à la hauteur de ce volume, ce sera excellent.

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Un quatrième tome émotif!

A silent voice, tome 4

Par Yoshitoki Oima

Résumé en quatrième de couverture :

Si les retrouvailles de Shoko et de Miyoko se passent à merveille, au grand soulagement de Shoya, les choses sont loin d’être aussi simples quand il tombe sur Naoka en pleine rue… Alors qu’il la ramène chez elle, l’adolescente repère la jeune malentendante dans une boutique, et le premier contact se révèle plutôt explosif!
Mais pour le lycéen aussi, les choses évoluent : sans s’en rendre compte, il se constitue peu à peu un petit cercle d’amis. Hélas, lorsque la timide Shoko tente de lui déclarer sa flamme à haute voix, c’est l’échec total…

Mon avis :

J’ai particulièrement apprécié ce quatrième tome du manga A silent voice. Dans celui-ci, il est question d’amour, de peine et d’amitié. Trois thématiques qui peuvent être développées à l’infini. Ici, le tout est fait dans une extrême douceur, un peu comme si l’on découvrait pour la première fois tous les sentiments qui peuvent être liés de près ou de loin à ces thèmes.
D’abord, il y a la tentative ratée de Shoko d’exprimer ses sentiments pour Shoya. Le malentendu relève d’une erreur de compréhension. Dans le cas du manga, cette erreur existe parce que Shoko est sourde et a du mal à parler avec les bonnes prononciations. Mais l’erreur peut aussi se transposer dans le quotidien de toute personne. Comment s’exprimer devant quelqu’un qui nous plaît? Comment le lui faire comprendre sans bafouiller? Cela prend un certain courage. Ce courage, la jeune Shoko l’a eu une fois. Étant donné l’échec de cette première tentative, l’adolescente devra retrouver ce courage et retenter le coup. Avec de l’aide, bien entendu. 😉
Ensuite vient la peine. Parce qu’il est impossible d’aimer des gens, amis ou proches, sans goûter à des sentiments moins heureux. On entre à ce moment dans le cocon familial de Shoko et de sa petite sœur, avec leur mère et leur grand-mère. On découvre pourquoi la mère des deux filles s’est retrouvée à les élever sans figure masculine. Le récit raconte et explique l’attitude de chacun des personnages féminins en lien avec ce parcours de vie qui n’a pas été désiré au premier abord. C’est touchant.
Enfin, vient la thématique de l’amitié, celle qui prend place dans la majeure partie de ce quatrième tome. Et j’ai adoré cela. Shoya se découvre peu à peu des amis. S’il n’ose les accepter dès le départ, il ne peut que découvrir combien avoir des amis avec lesquels s’amuser fait du bien. Même si ça n’est pas toujours facile d’entretenir des amitiés! La sortie des jeunes dans un parc d’attraction m’a donnée envie de faire pareil, d’inviter un petit groupe et de sortir nous amuser. Je peux donc dire que c’était presque autant agréable pour moi que pour le héros de la série.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un excellent moment de lecture. L’air de rien, c’est une série qui amène à réfléchir sur la manière dont on perçoit chacun notre vie et nos choix. J’ai bien hâte de poursuivre ma lecture.

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