Science-Fiction

Des romans prenant place dans un futur, ou un présent, modifié et inventé souvent par rapport aux technologies, à la science et à l’ethnologie. De quoi passer un bon moment chez l’imaginaire et la pensée progetée!

La fin d’un diptyque en deux temps

The book of Ivy, tome 2, The revolution of Ivy
Par Amy Engel

Résumé en quatrième de couverture :

Au-delà de la barrière, l’hiver approche. Il va me falloir trouver des vivres, un abri. Et des alliés. Mais je dois aussi faire un choix : oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener la révolution?
Je ne suis plus une Westfall ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Mon avis :

J’ai commencé ma lecture avec beaucoup d’appréhension. À la fin du premier tome, l’avenir d’Ivy est incertain. C’est sûr que, comme c’est l’héroïne, elle va s’en tirer et survivre. Toutefois, ce deuxième tome a bien réussi à me surprendre.
Ivy ne rencontre aucunement la facilité dans les premiers chapitres de cette finale. Là où elle se retrouve, de l’autre côté de la barrière, rien n’est tout rose. Ivy rencontre le danger sous de nombreuses formes et elle doit se battre pour assurer sa survie. J’ai bien aimé que le personnage ne soit pas du tout dans la facilité. Aucune épreuve n’est négligée et Ivy doit affronter chacune d’entre elles avec un courage tout nouveau. Un courage qui m’a même fait m’étonner et me questionner à mon propre sujet. Que ferais-je si je devais lutter seule pour ma survie? Étonnement, je crois que je vaincrais une majeure partie de mes peurs et que, même, j’y arriverais plutôt bien (et sachez que j’ai peur d’un tas de trucs! 😛 ).
Par la suite, le récit s’est un peu gâté à mon avis. Les événements sont devenus plus tranquilles, et les péripéties étaient moins dans l’action et davantage dans la réflexion. Ce n’était pas mauvais, non, mais je trouvais que le récit gagnait en longueur. J’avais hâte de retourner dans l’action!
Et j’ai été servie vers la fin du livre. C’était rapide, précipité, mais il était bien temps que les événements craints par Ivy se chamboulent et mènent à des conclusions difficiles (voyez tous les détours que je prends pour ne pas trop vous en dévoiler!). J’ai aimé cette action qui montrait Ivy en femme forte, courageuse et déterminée par ses convictions. Ivy donne, j’en suis surprise, une excellente leçon d’amour.
Je n’ai donc pas pleinement apprécié ma lecture, car la partie centrale du récit me semblait un peu longue. Néanmoins, j’ai eu de belles surprises, et le début et la fin du roman ont su brillamment capter mon intérêt, et ce, pour plusieurs raisons. Ce fut donc une agréable lecture et une belle découverte!

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Une dystopie agréable!

The book of Ivy, tome 1

Par Amy Engel

Résumé en quatrième de couverture :

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule mission : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Mon avis :

J’ai régulièrement vu des avis de ce roman sur internet. Ces avis étaient très bons, ce qui a bien piqué ma curiosité. J’étais donc très tentée de découvrir l’histoire d’Ivy.  Lorsque j’ai vu que les deux tomes étaient parus en format de poche, je n’ai pas hésité et me les suis procurés d’un seul coup.
Ce premier tome était une lecture plutôt intéressante. Je dois avouer, par contre, que les premiers chapitres ne m’ont pas totalement captivée. Il était bien trop facile de deviner le déroulement des événements. Ivy marie un homme qu’elle ne connaît que de nom et a pour objectif prochain de le tuer. Facile de se douter de ce qu’il va se passer entre eux au fil des jours qu’ils auront à passer dans la même demeure.
Si j’ai trouvé la trame narrative trop prévisible, j’ai toutefois eu quelques belles surprises. Bishop n’est pas un jeune homme stupide. Bien entendu, je ne pensais pas que ce serait le contraire! 😛 Néanmoins, je ne croyais pas non plus que ce personnage questionnerait des sujets aussi profonds avec sa nouvelle épouse, dont celui du mariage lui-même. Le roman ayant été écrit il y a quelques années à peine, il traite de la vision actuelle des mariages, mais aussi des mariages forcés qui sont la norme de l’univers de Engel. Une norme qui, par le passé, fût également vraie… bien bien avant que je ne sois née. Ce jeu entre les générations, les traditions et le temps, je l’ai bien aimé. Ainsi que les autres questions importantes soulevées par le couple principal, comme la gestion des prisonniers, des violeurs, des assassins, etc. Cette question sera toujours d’actualité, peu importe l’époque à laquelle nous vivons. Et elle soulèvera toujours autant de débats.
Enfin, les derniers chapitres du roman m’ont particulièrement plu. C’est à ce moment que j’ai pu avoir quelques surprises, notamment sur le passé de la mère d’Ivy, mais aussi sur son choix pour « se sortir » de la situation dans laquelle elle se trouve. Ça m’a vraiment donné envie de lire la suite. Et je vais m’y mettre vraiment bientôt!
On se retrouve après! 😉

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Heureuse de ne pas en avoir fini avec cet univers

La Sélection, tome 3, L’élue

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture :

La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux.
America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…

Mon avis :

Dès l’instant où j’ai ouvert le livre, je me suis retrouvée plongée dans l’univers de la Sélection. C’était très agréable de replonger si facilement dans l’histoire.
Le récit était intéressant, mais ne m’a pas énormément scotchée au livre. En fait, c’est la fluidité du texte qui m’a fait le dévorer rapidement (et j’ai réussi à ne pas négliger trop mon sommeil cette fois 😛 ).
J’ai trouvé un peu dommage de deviner quelques éléments du récit assez facilement. Tout particulièrement concernant les relations entre America, Maxon et Aspen. Je me gâchais quelques surprises. Si je me suis tout de même amusée à lire le tout, cela me faisait moins apprécier certains passages. Disons que j’avais parfois un peu de mal à croire aux sentiments des protagonistes.
Néanmoins, j’ai eu droit à quelques surprises. Si celle qui concerne la famille d’America s’est terminée sur une note un peu quétaine (ça n’est pas nécessairement négatif), j’ai apprécié (ne me tapez pas sur les doigts!) lire les « péripéties » lors de la cérémonie où Maxon a le devoir de choisir sa future épouse. J’ai moins aimé la mise à l’écart d’America, mais j’ai apprécié tout ce mouvement, que j’ai même trouvé un peu court.
J’ai du mal à faire mon avis sur la finale de la trilogie, puisque j’ai trouvé ça un peu simple, et ce malgré la promesse d’un avenir qui ne soit pas nécessairement toujours facile pour le couple final. Je me console en songeant que l’histoire de la Sélection ne se termine pas ici et que ma lecture peut se poursuivre encore pour deux tomes et quelques textes supplémentaires.

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Des personnages attachants qui agissent comme un aimant

La Sélection, tome 2, L’Élite

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture :

La Sélection de trente-cinq candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.
Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales…
Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie…

Mon avis :

Après avoir lu le premier tome, je n’ai pas pu m’empêcher de plonger dans le suivant. Tout comme le précédent, ce roman se lit très facilement et se dévore en l’espace de peu de temps. Malheur à moi, je n’ai pas su résister et j’ai encore réduit une nuit de sommeil pour terminer ce livre. J’espère que ça ne paraît pas trop quand je suis au travail! 😛
Comme d’autres critiques de blogues l’ont mentionné, l’ambiance du livre est très près de celle de Royales. Cela ne me dérange pas du tout, puisque ce que je veux en ouvrant La Sélection, c’est trouver un peu d’amour et d’amitié.
Dans ce deuxième volume, il y a enfin moins de personnages inconnus. Comme les candidates sont moins nombreuses, nous apprenons à mieux connaître chaque protagoniste. J’ai trouvé ça plus agréable et cela m’a permis de mieux me familiariser avec chacun des personnages.
Parlant de personnages, je dirais que c’est ce qu’il y a de mieux dans le roman. Ce sont eux qui importent, que ce soient le Roi, le Prince, America ou les autres. Très vite, nous nous lions de sympathie avec la Reine, qui a vécu une histoire semblable à celle d’America et qui est à même de pouvoir comprendre son parcours. (Je dis nous, mais je parle surtout de moi, vous l’aurez compris.) Le Roi, lui, nous nous mettons rapidement à ne pas l’aimer. Il est sévère et cache de nombreuses choses. J’ai hâte de voir comment il agira avec America dans le troisième tome.
Concernant le Prince Maxon, mon avis ne cesse de diverger. Tantôt, son romantisme me fait fondre; tantôt, ses écarts de conduite me rendent jalouse pour America. Aspen, l’amant d’America, me rend encore plus mêlée. S’il est attentionné, ses décisions hâtives me font douter de ses réels sentiments. Enfin, je m’attache beaucoup à America, entre autres parce qu’elle est la narratrice, mais aussi parce que sa personnalité me rejoint par moments.
Je vous laisse ici, car je vais désormais plonger dans le troisième tome afin de découvrir tout ce qui va arriver à ces personnages que j’aime et que je déteste en alternance. 😉

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De beaux rêves d’amour

La Sélection, tome 1

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture 

Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras…
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis :

Je vous avoue, cela doit faire bientôt deux ans que les livres de la série complète (oui oui!) reposent sur mes tablettes. J’ai enfin fait le saut et j’ai plongé dans le premier tome, qui a très bien su me captiver jusqu’aux petites heures!
Au départ de ma lecture, j’étais incertaine. Le début à la Hunger Games ne me plaisait pas beaucoup. Les castes, le concept de sélection, etc. Mais comme le texte se lit très bien, je n’ai pas pu résister et j’ai poursuivi ma lecture.
Et je me suis sacrément bien divertie!
L’histoire n’est ni extraordinaire ni époustouflante, mais elle est intéressante. Je n’aimais pas toujours ce que faisaient les personnages d’America et de Maxon, mais cela ne m’a pas empêché de m’amuser. C’est quasi toujours du bonbon de lire des histoires d’amour et d’amitié. Et c’est pour ça que je n’ai pas reposé le livre. J’aurais très bien pu le poser, puisque je n’étais pas magnétisée avec le roman. Toutefois, je me plaisais tant dans ma lecture que j’ai préféré me coucher passé une heure du matin. Même si je travaillais le lendemain! 😛
Il y a plusieurs personnages au départ, puisqu’il y a trente-cinq candidates. C’est un peu déstabilisant. Par contre, on sent bien vite que plusieurs des filles ne sont pas pertinentes, car elles sont complètement effacées et plutôt vite éliminées.
Certains moment de la lecture sont prévisibles, autant sur les rivalités que sur le développement de la relation entre America et Maxon. Sauf que cela fait partie du plaisir de lire un tel roman. Enfin, je pense. C’est comme les films de comédies romantiques, nous savons d’avance comment les plus grandes péripéties vont se produire, et nous les écoutons quand même.
Je vais rapidement plonger dans la suite, mais peut-être moins raccourcir ma prochaine nuit de sommeil. 😛

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Entre découvertes et envies

Solaris, n° 207

L’anthologie permanente des littératures de l’imaginaire

Prix Solaris 2018 : Luc Dagenais, « La déferlante des Mères »
Avec des fictions de : Mariane Cayer, Derek Künsken, Michèle Laframboise, Patrick Loranger, Clémence Meunier et Hugues Morin

Petite présentation de la revue :

Solaris est une revue québécoise qui publie des fictions de science-fiction et de fantastique en français. Disponible dans toute la francophonie, elle présente des textes d’auteurs connus comme de débutants. S’ajoutent à ces fictions des essais et de nombreuses critiques de romans.

Mon avis sur ce 207ième numéro :

Je dois avouer que le numéro commence véritablement en force avec le texte de Luc Dagenais, gagnant du prix Solaris de cette année. Par la suite suivent trois fictions qui ont également remporté des prix. L’expérience de ces trois lectures est vraiment intéressante, dans la mesure où elles ont toutes un point commun qui était leur sujet imposé. J’ai trouvé très intéressant de voir comment ces trois auteurs avaient imaginé des univers complètement différents à partir d’un même élément. Enfin, si les autres textes m’ont un peu moins captivée, j’ai pris plaisir à terminer la revue avec ma section chouchou (vous comprendrez éventuellement pourquoi 😉 ).
« La déferlante des Mères » est un texte de science-fiction vraiment fort qui met de l’avant des mères combattantes. Elles prennent d’assaut les villes qui ne veulent pas entrer dans leurs rangs bien particuliers. Elles sont fortes, elles sont des guerrières et elles sont toutes des « monstres de Frankenstein » aux ventres gonflés et bien ronds. Le fait d’être enceintes est considéré comme une source de leur puissance. Le récit suit essentiellement un seul personnage féminin et m’a sérieusement donné envie d’en lire davantage.
Viennent ensuite les textes de Mariane Cayer et de Clémence Meunier, tous deux lauréats du Prix d’écriture sur place dans la catégorie auteurs montants. J’ai préféré le premier, qui me mettait dans la peau d’une créature dont je ne connaissais pas tout à fait la nature avant d’arriver aux dernières lignes du texte. Ces deux récits de deux pages sont fort agréables à lire. Toutefois, celui qui ne peut que capter l’attention est celui de Hugues Morin, lauréat du même prix dans la catégorie auteurs pros. Le personnage de la nouvelle discute avec le Google Home, dont nous avons tant vu les publicités à la télévision dans les derniers mois. Le texte, « Frill, l’avatar au long museau », est très divertissant.
Je vais maintenant passer par-dessus les fictions qui ont moins retenu mon attention pour aller directement aux critiques à la fin de la revue (ma section chouchou). Si certains avis m’ont dissuadé de lire quelques livres, d’autres m’ont donné envie de faire des découvertes. Les titres qui me semblent les plus intéressants sont les suivants : Brins d’éternité 50, collectif; Les dossiers Thémis tomes 1 et 2, Sylvain Neuvel; Celui qui dénombrait les hommes, China Miéville; Dictionnaire Frankenstein, Claude Aziza; Boréal, Sonja Delzongle. Avez-vous lu ou entendu parler de ces titres?
Enfin, si vous ne connaissez pas la revue Solaris, je vous invite à essayer un numéro et, si ça se trouve, à l’adopter! 😀

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À la découverte des années 80!

Player one

Par Ernest Cline

Résumé en quatrième de couverture :

2044. La Terre est à l’agonie.
Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS — un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante.
Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars!
Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…

Mon avis :

Il y a quelques années, avant même que la réalisation de l’adaptation cinématographique soit annoncée, ce livre me faisait déjà envie en librairie. Avec le film de sorti, maintenant, je ne pouvais que me dépêcher à lire le roman avant de visionner son adaptation. Aujourd’hui, c’est fait. Il ne me reste plus qu’à trouver l’occasion pour regarder le long métrage. 😉
J’ai bien apprécié ma lecture. En fait, cela n’a pas pris de temps que j’étais plongée dans l’univers. La narration nous met en complicité avec Wade, qui narre l’histoire, et nous nous sentons aussitôt en confiance. Je n’avais aucun mal à me replonger dans ma lecture lorsque je devais l’interrompre.
J’ai beaucoup aimé les références aux années 80 qu’il était possible de relever à tout moment du livre. Je ne les reconnaissais pas toutes, mais lorsque c’était le cas, c’était agréable. Il n’empêche que le roman s’adresse idéalement à un lecteur qui a grandi dans ces années. Pour ce genre de lecteur, lire Player one, ce serait de replonger dans son enfance.
Côté trame narrative, disons que c’était plutôt bien. Je prenais un grand plaisir à suivre la compétition du créateur de l’OASIS. Lorsque Wade explorait la réalité virtuelle, je pouvais très bien visualiser tous les éléments, un peu comme si j’avais accès, sur un écran, à ce qu’il voyait et faisait.
Toutefois, il y a quelques longueurs. J’étais captivée par la Chasse. Mais lorsque Wade stagnait dans sa compréhension des énigmes, je perdais un peu l’intérêt de la lecture. Mais pas trop, n’empêche. Et c’était dans ces moments que l’on retrouvait le plus de références aux années 80. Donc c’était loin d’être inintéressant pour autant. Il y avait simplement moins d’action, moins de rythme.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un excellent moment de lecture. Le livre se lit facilement et donne très envie de lire, de visionner des films, d’écouter de la musique et de jouer à des jeux vidéos. Au fond, j’aurais presque pris une liste des références à la fin du livre pour pouvoir découvrir celles qui ont capté mon intérêt! 😀

 

Voici la bande-annonce du film :

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Prévisible, mais agréable malgré tout

Royales

Par Camille Versi

Résumé en quatrième de couverture :

Margaret est la princesse parfaite, adorée de tous les Anglais. Généreuse, intelligente, polyglotte, cavalière émérite, menant de front des études de littérature, de politique et d’histoire…
Son secret?
Margaret n’existe pas vraiment. Elles sont seize. Seize soeurs. Seize clones, éduquées à la perfection, créées pour faire rêver un royaume.
Mais les temps ont changé… Sur seize clones, il ne devra rester qu’une seule princesse.

Mon avis :

La couverture de ce livre m’a vite fait de l’œil en librairie. Je n’ai pas résisté bien longtemps : sitôt le résumé lu, il me fallait le livre. Dès que je l’ai eu entre mes mains, je n’ai pu que m’y mettre.
J’ai apprécié ma lecture, que j’ai trouvée plutôt agréable. Toutefois, et je ne peux le nier, la trame narrative était prévisible en grande majorité. La narration se fait à la première personne, ce qui fait converger les péripéties vers le personnage de May (l’une des Margaret). Ne serait-ce qu’à cause de cette focalisation, le lecteur peut deviner les grandes lignes du roman. De qui tombera amoureuse la jeune adulte? Qui aura le béguin pour elle? Qui est la véritable Margaret qui a servi au clonage? Qui osera se rebeller? Qui aura le cœur brisé? D’un chapitre à un autre, il est facile de répondre à ces questions. Il n’empêche que j’étais toujours tentée de lire le chapitre suivant dès que j’en avais terminé un. Peut-être était-ce pour ma petite fierté personnelle d’avoir deviné la suite? 😛 D’autres fois, c’était simplement pour découvrir les réactions de certains personnages à des actions précises. Je ne m’attachais pas tant que cela aux protagonistes, mais j’étais curieuse.
Toutefois, malgré cela, j’ai eu droit à quelques petites surprises. Outre la finale, qui m’a étonnée avec son ouverture, j’ai bien apprécié les émotions et les interrogations qui accaparaient May lorsqu’elle a eu le cœur brisé. Ça fait drôle à dire, je m’en doute. Sauf que c’est le moment où j’ai trouvé que l’héroïne était la plus crédible, la plus vraie. Autant qu’elle, je détestais la décision de celui qui lui avait fait du mal, quelles qu’aient pu être les justifications du jeune homme. Et j’ai tout autant apprécié qu’elle ne lui retombe pas immédiatement dans les bras par la suite.
Dans l’ensemble, donc, ma lecture a surtout été divertissante. Les surprises étaient très peu présentes, mais le récit n’était pas mauvais pour autant. Je n’empêche donc personne de l’essayer! 🙂

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Fantastique voyage à travers l’espace!

L’orphelin de Perdide

Par Stefan Wul

Résumé en quatrième de couverture :

— Ne touche à rien, j’arrive! dit la voix.
Facile à dire! Claudi, du haut de ses quatre ans, est tout seul sur une planète hostile! Cette voix, qui sort d’un émetteur radio, est son unique amie, son rempart contre les frelons géants et les multiples dangers de Perdide. Elle le conseille, le protège et lui raconte mille et une histoires fantastiques le soir avant qu’il s’endorme…
Elle appartient au Grand Max, un pirate de l’espace, qui va traverser la galaxie pour venir le sauver.
Vite, Grand Max! Qui sait ce qui arrivera si le vaisseau tarde trop…

Mon avis :

J’ai découvert Stefan Wul avec ce court roman et je suis bien contente de l’avoir lu. J’ai même envie de lire ses autres oeuvres. D’ailleurs, je m’en suis déjà acheté une : Niourk.
J’ai lu ce petit livre avec beaucoup d’intérêt. Dès le départ, j’avais envie de découvrir la suite : j’étais happée.
Je me suis tout de suite vue à aimer le personnage de Max, grand voyageur de l’espace. Ses connaissances, sa puissance et son bagage d’aventures le rendaient très amical. Alors que je lisais, j’avais envie de lire ses aventures passées, qui me semblaient toutes bien divertissantes (sauf que ces aventures n’existent pas). Max n’est pas le seul protagoniste que j’ai apprécié, puisque je les ai tous appréciés, même ceux qui étaient mauvais. En fait, c’est tout simple, j’aurais aimé connaître toute l’histoire de chacun d’eux.
J’ai bien apprécié les péripéties, qui s’enchaînaient les unes derrière les autres, bien qu’elles me faisaient craindre pour la vie du petit orphelin Claudi, puisque le temps était compté pour le retrouver. Chaque péripétie sert le récit, de sorte que le lecteur peut en apprendre davantage sur l’univers science-fictif de Wul. Nous découvrons alors les différents lieux, créatures et planètes qui l’habitent. L’univers se dessine au fil de ses épreuves et donne envie de le découvrir plus encore.
J’ai aimé la simplicité du style de la narration, qui faisait en sorte que le roman soit très clair et lisible. L’histoire se lit tout à fait aisément. Les technologies m’ont aussi plu, bien qu’elles aient laissé, à la fin de ma lecture, son lot de questions. Sur le moment, lorsque ces technologies entrent en scène, nous y croyons. Elles ne sont pas toutes justifiées scientifiquement, mais cela n’empêche pas le lecteur de les accepter comme telles… jusqu’à ce que leurs non-sens se fassent sentir et provoquent la naissance d’interrogations multiples.
Pourquoi? Parce que la fin du récit est bien construite sur le plan des théories de la science-fiction. Je ne veux pas vous dévoiler la fin du roman, mais disons que cette conclusion, qui s’explique scientifiquement et mathématiquement, met en lumière la totale invention des technologies de l’auteur. Stefan Wul ne résout pas ces interrogations suscitées chez son lecteur, et c’est ce qui ajoute au récit dans la mesure où ses lecteurs peuvent s’amuser à délibérer sur ce qui est possible ou non scientifiquement.
J’ai été flouée par cette conclusion du récit, justement. Et c’est l’une des raisons pourquoi j’ai tant aimé ma lecture. Je me suis fait avoir et, sur le coup, je tentais de comprendre, de trouver ce que j’avais pu manquer durant ma lecture. Par la suite, dans mon cours universitaire de science-fiction, je me suis fait expliquer les théories mises en scène dans L’orphelin de Perdide. Et j’ai eu envie de me faire flouer encore… alors je compte lire les autres livres de Wul.

Voici la bande-annonce du film :

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Un excellent roman pour ados!

Le suivant sur la liste (Intégrale qui comprend Le suivant sur la liste et La nuit des fugitifs)

Par Manon Fargetton

Résumé en quatrième de couverture :

Izia, Morgane, Timothée, Samuel, Nathan.
Cinq adolescents aux dons exceptionnels.
Cinq adolescents épiés, menacés, traqués.
Cinq adolescents qui doivent découvrir le secret de leurs origines s’ils veulent survivre.

Mon appréciation :

J’ai été agréablement surprise de ma lecture, que j’ai très bien appréciée. J’ai dévoré cette intégrale de deux livres de Manon Fargetton assez rapidement.
Le récit, très bien composé, est très vite accrocheur. Dès le départ, l’action s’enclenche. Nous avons tout juste le temps de découvrir quelques uns des personnages principaux que les épreuves happent les jeunes mentionnés dans le résumé du roman. J’ai beaucoup aimé ce rythme. Chacun des tomes se déroule en peu de temps et donne véritablement l’impression de suivre le déroulement des événements en temps réel, comme si l’on assistait au visionnement d’un film.
Le suivant sur la liste est également très intéressant sur le plan psychologique de ses personnages. Les romans sont narrés des points de vue des multiples actants. En tant que lecteur, nous pouvons découvrir davantage la personnalité des héros, comme des autres protagonistes qui les côtoient et qui jouent un rôle majeur dans l’histoire. La narration, bien que toujours omnisciente, permet alors l’identification aux héros parce que nous connaissons d’autant plus leurs sentiments et leurs pensées. Aucun des cinq jeunes n’est mis de côté au détriment des autres.
J’ai très apprécié l’entraide dont faisaient preuve les jeunes, qui ne s’étaient pourtant jamais vraiment parlé auparavant. En quelques instants, le besoin de s’allier était plus important que leurs différences. Un seul élément propre à leur identité les reliait et cela était suffisant pour faire du petit groupe une excellente équipe prête à affronter le monde entier (ou presque). De plus, cette entraide ne négligeait pas non plus les adultes. Souvent, les jeunes de romans se dissocient des personnages adultes pour affronter eux-mêmes les épreuves de la vie. Dans Le suivant sur la liste, la figure d’adulte est aussi montrée sous un aspect valorisant. Le lecteur peut prendre conscience que ces personnes peuvent apporter beaucoup, même si les relations avec ceux-ci ne sont pas nécessairement toujours évidentes.
Enfin, j’ai particulièrement aimé l’élément qui reliait les jeunes et tout le mystère qui y était associé. J’adorais en découvrir peu à peu davantage tout au long du récit… d’autant plus que les découvertes se font jusqu’à la toute fin. Et puis, l’idée que ce que vivent les héros de cette intégrale pourrait se produire dans un avenir plus ou moins rapproché m’a semblé assez pertinente. Les avancées technologiques et scientifiques sont souvent surprenantes, et leurs limites, comme le montre le roman, semblent indéfinissables.

 

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