Une relecture d’un roman de mon enfance!

Amos Daragon, tome 1, Porteur de masques

Par Bryan Perro

Résumé en quatrième couverture :

Amos Daragon, un brillant garçon de douze ans, devient malgré lui le premier élu de la nouvelle génération des porteurs de masques. Grâce à ses pouvoirs sur les éléments et aidé de Béorf Bromanson, un jeune garçon de la race des béorites capable de se transformer en ours, Amos parcourt les contrées étranges peuplées de créatures légendaires, à la recherche des masques de pouvoir.

Mon appréciation :

J’ai lu la série Amos Daragon pour la première fois alors que j’étais en secondaire un. La série était complètement publiée, ce qui a fait en sorte que j’ai dévoré chaque volume à la suite du précédent. Après quelques années, l’auteur a racheté les droits sur ses romans et a décidé de les rééditer lui-même. Aujourd’hui, la série est presque complète à nouveau.
En relisant ce premier tome, je me suis rappelé les souvenirs que ma première lecture m’avait donnés. Bien que j’aie acquis de la maturité avec le temps, j’ai tout de même su apprécier ce roman (mais peut-être un peu moins qu’à l’époque).
Le personnage d’Amos est doté de tous les talents, ce qui peut l’éloigner d’un adolescent réaliste. Cependant, nous ne pouvons lui en vouloir trop pour cette perfection, puisque nous restons curieux de savoir jusqu’où ces talents vont le mener dans ses aventures (et comme je les ai déjà lues, le héros a énormément de péripéties à surmonter). Le protagoniste de Béorf, quant à lui, est intéressant d’une autre manière, voire davantage. Son passé est complexe, ce qui en fait un être doté de plein de bonté et de défauts. En comparaison d’avec Amos, Béorf est plus humain.
Ce premier tome, qui est le tout début de la grande quête que doit entamer Amos Daragon pour acquérir un grand pouvoir, est suffisament intriguant pour mener à la lecture des suivants. C’est une bonne aventure qui m’a, à tout le moins, donné envie de relire la série afin de me rappeler le bonheur que j’ai déjà eu à le faire il y a quelques années.

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Une première lecture tout de même intéressante

Nikolski

Par Nicolas Dickner

Résumé en quatrième de couverture :

Printemps 1989. À l’aube de la vingtaine, Noah, Joyce et un narrateur non identifié quittent leur lieu de naissance pour entamer une longue migration. Fraîchement débarqués à Montréal, ils tentent de prendre leur vie en main, malgré les erreurs de parcours, les amours défectueuses et leurs arbres généalogiques tordus. Ils se croient seuls; pourtant, leurs trajectoires ne cessent de se croiser, laissant entrevoir une incontrôlable symétrie au sein de leurs existences.
Avec une minutie qui frôle parfois celle d’un zoologue fêlé, Nicolas Dickner prend un malin plaisir à rassembler des archéologues vidangeurs, des flibustiers de tous poils, des serpents de mer, plusieurs grands thons rouges, des victimes du mal de terre, un scaphandrier analphabète, un Commodore 64, d’innombrables bureaux de poste et un mystérieux livre sans couverture.

Mon appréciation :

Avant de lire ce roman, j’avais déjà entendu parler de l’auteur par d’autres titres. Ses écrits m’intéressaient, m’intriguaient. Enfin, c’est dans le cadre d’un cours sur le roman québécois que j’ai eu l’occasion de me plonger dans l’écriture de Nicolas Dickner.
J’ai bien aimé découvrir chacun des personnages du livre, bien que je ne pouvais m’identifier à aucun d’eux. Leurs existences étaient trop différentes de la mienne. Toutefois, cela suscitait de l’intérêt chez moi, puisque je découvrais trois vies complètement nouvelles. Cependant, mon intérêt pour chacun des protagonistes était instable. Je n’avais pas toujours autant de plaisir à lire les aventures d’un tel personnage. En somme, il m’arrivait d’en préférer un à un autre, par moments, et cette préférence changeait à l’occasion.
Toujours sur le plan des personnages, le résumé du livre me donnait envie que le trio en vienne à se rejoindre. Cela n’a pas été le cas. Les personnages, avec leurs existences qui les opposent et les rapprochent à la fois, ne cessent de se frôler. Par contre, ils n’entretiennent jamais aucun liens entre eux, ne prennent pas la peine de se connaître. C’était intéressant, mais décevant en même temps.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé l’apprentissage que je pouvais tirer des quelques connaissances disséminées tout au long du récit. De plus, le mystérieux livre sans couverture m’intriguait beaucoup, et je me demandais bien ce qu’il adviendrait de lui (et j’aime quand même le résultat). Le style d’écriture était fluide et agréable. Enfin, si ce roman ne m’a pas soulevée du début à la fin, il ne m’a pas empêchée de vouloir essayer d’autres textes de l’auteur.

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Une lecture théorique à mettre en pratique

L’art invisible

Par Scott McCloud

Résumé en quatrième de couverture :

Reconnu par les plus grands noms de la profession comme le spécialiste ès bandes dessinées, Scott McCloud analyse et développe l’ensemble des techniques propres au 9e Art.
Scott McCloud établit avec L’Art invisible une définition exhaustive du concept de bande dessinée. De ses origines à ses formes les plus contemporaines, il commente l’évolution de ce mode d’expression unique élevé au rang d’art populaire. Le développement d’un langage propre, l’ellipse, les interactions entre le texte, les images et la narration, le processus créatif… L’exposé ludique de chacun de ces éléments permet à l’amateur comme au spécialiste de porter un nouveau regard sur la bande dessinée.

Mon appréciation :

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée sur la bande dessinée de Scott McCloud. Ayant lu Le sculpteur auparavant, je visualisais les concepts abordés par l’auteur en superposition avec mon souvenir de ma première lecture.
Dans cet ouvrage, le bédéiste explore et décortique le monde de la bande dessinée pour tenter de la définir au mieux de ses connaissances. Le lecteur peut alors remonter aussi loin que les dessins rupestres pour comprendre ce qui se cache derrière ce médium si souvent rabaissé au rang de littérature jeunesse. Pourtant, à la lecture de L’Art invisible, il ne peut que s’étonner devant les possibilités infinies et recherchées de la bande dessinée.
L’auteur aborde différents concepts et théories durant l’ouvrage. Cependant, cela n’est en aucun cas lourd à lire. Cela peut s’expliquer par la présence des images comme par l’accessibilité du texte. Cette bande dessinée peut donc être lue par à peu près tout le monde.
À la fin de la lecture, j’ai eu très envie de lire davantage de bandes dessinées et j’ai aussi eu envie de me mettre à en créer moi-même. Bon, cela reste un petit désir, et je ne le comblerai probablement pas. Néanmoins, ce sont toutes les possibilités du médium qui m’ont intéressée. Avec la bande dessinée, la combinaison du texte et de l’image permet la création d’une multitude de nouveaux sens. Lire L’art invisible m’a donné conscience que c’était ce qui m’intéressait, entre autres, dans la bande dessinée.
Enfin, j’ai aimé ma lecture, bien qu’elle était théorique. Cela m’a donné envie de me mettre à décortiquer plusieurs ouvrages afin de davantage comprendre les dessous de ce médium qui n’a pas encore tout dit.

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Une aventure dans un carnet

Ophélie

Par Charlotte Gingras

Résumé en quatrième de couverture :

À mon tour, j’ai le rouge aux joues. Je grince des dents. Je sors ma craie blanche de ma poche. J’examine les lieux. Puis je me décide, traverse l’atelier jusqu’au milieu, me penche. Je trace une marque sur le sol, en me déplaçant rapidement. Une bande qui divise l’espace en deux. « Ici, c’est chez moi. De l’autre bord, tu fais ce que tu veux. »
Depuis longtemps, Ophélie rêve d’avoir un endroit à elle, loin du regard et du bruit des autres. Elle croit avoir enfin trouvé, lorsqu’elle s’aperçoit que quelqu’un occupe déjà les lieux. Bien décidée à rester, Ophélie est obligée de partager l’espace avec cet Ulysse qui est tout à fait son contraire. Commence alors une guerre de tranchées où chacun défend son territoire. Mais, peu à peu, des liens se tissent…

Mon appréciation :

J’ai bien aimé lire cette histoire, en particulier parce qu’elle recèle une foule d’éléments intéressants. Si cela reste un roman pour adolescents, un adulte peut tout autant se prendre au jeu et en apprécier la lecture.
Dans le roman sont disséminés plusieurs gribouillis variés, dessins qui seraient réalisés par la narratrice, Ophélie. Je les trouvais bien intéressants dans la mesure où ils ajoutaient parfois du sens à ce qui était raconté. De plus, cela donnait vraiment l’impression que l’histoire provenait d’un carnet (Ophélie écrit ce qui lui passe par la tête dans ce livret et y raconte une partie de sa vie). L’art est d’ailleurs très présent dans le roman, puisque la jeune fille passe beaucoup de temps à créer. Ses créations sont aussi représentatives de son intériorité ou de celle qu’elle aimerait être. Cela me donnait envie de voir les grosses peintures qu’elle réalisait sur les murs de sa cachette. Je n’ai pu que me les imaginer.
Les personnages d’Ophélie et d’Ulysse sont très intéressants sur plusieurs points. D’abord, tous deux portent des pseudos qui rejoignent leur personnalité. Leur véritable nom, nous ne le savons pas. S’ajoutent à cela les existences difficiles des deux héros, ce qui crée une sympathie de la part du lecteur.
Si la fin est évidente concernant l’amitié qui ne peut que se former entre les deux personnages, leurs sentiments et leurs expériences communes ne sont pas anodines. Le récit met en évidence une forme d’amour qui se crée dans le regard plutôt que dans le physique, qui rebute mutuellement les deux protagonistes dès le début du récit. Les premiers jugements se voient craquelés et surpassés par la personnalité intérieure de chacun.
Finalement, j’ai apprécié que la fin du roman soit ouverte. Elle questionne l’art et l’authenticité du récit. J’ai beaucoup aimé pouvoir être libre de m’en créer une interprétation selon les images et le peu de texte qui guident le lecteur à la dernière page.
En bref, Ophélie est un très bon roman pour les adolescents. S’il n’est pas nécessairement très joyeux tout au long, le message qu’il passe sur l’amour et l’amitié, les différences et les ressemblances, est très pertinent.

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Un tome moins heureux, mais agréable à lire

Les Rougeon-Macquart, tome 12, La Joie de vivre

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Près d’Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d’abord un surcroît de bonheur dans le foyer. Puis, autour de l’enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l’oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l’héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.

Mon appréciation :

Je suis un peu dans le désordre, puisque j’ai lu ce tome-ci après avoir lu le suivant, Germinal, et ce sans avoir lu les autres Rougeon-Macquart. À la lumière de cette deuxième lecture, je compte lire les autres romans de la série, puisque j’aime bien le style de l’auteur.
La joie de vivre est un livre plutôt sombre, ce qui en fait un titre ironique. L’histoire subit de nombreuses montagnes russes émotives, mais avec des rails qui ont une tendance décroissante plus le récit progresse.
Au début du roman, comme Pauline, nous devons nous adapter à la nouvelle famille dans laquelle elle emménage. L’amitié qui se forme entre Pauline et son cousin Lazare est plaisante à lire. Ceux-ci jouent comme s’ils étaient deux frères  qui s’amusent ensemble et se taquinent volontiers. Cette amitié se transforme alors que Pauline devient une adolescente, puis une jeune adulte.
Si l’on prend plaisir à lire cette histoire, il va sans dire qu’elle n’est pas très joyeuse. Plus les pages défilent, plus les rêves de Pauline sombrent. Dans ce roman, Zola présente la destruction d’une famille entourant la jeune cousine qui, elle, est forcée de se contenter de ce qu’il lui reste par la suite. Les malheurs de Pauline, bien que dommages, se lisent agréablement.
Le livre présente aussi des rapports intéressants quant à la science. Dans une scène, nous voyons Pauline se fasciner pour des ouvrages de référence; dans une autre, c’est Lazare qui se passionne pour ses études et ses projets.
En somme, bien que l’histoire de ce tome ne soit pas joyeuse, nous prenons plaisir à la lire. Les descriptions et les idées de Zola nous gardent rivés au récit de Pauline.

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Une histoire d’amour légère

Le temps volé

Par Chloé Duval

Résumé en quatrième de couverture :

La lettre d’un inconnu peut-elle changer votre vie?
Flavie, auteure de romans d’amour et fleur bleue dans l’âme, ne peut qu’être conquise quand elle reçoit un jour une missive mystérieuse, accompagnée d’excuses de la Poste pour… les quarante-trois ans de retard.
Qui était donc cette Amélie et cet anonyme désespéré de la convaincre de tout quitter pour vivre avec lui?
Bouleversée, Flavie brûle de les réunir, si longtemps après, et part en quête d’une aventure surgie du passé qu’elle espère faire renaître de ses cendres, au cœur de la Bretagne et de ses légendes.
Malgré les embûches, elle est bien décidée à obtenir une fin heureuse.

Mon appréciation :

Cela faisait un moment que je voyais ce livre sur Internet sous ses trois couvertures différentes. Le résumé était intrigant et la promesse d’une histoire d’amour bien tentante. Ce n’est que maintenant que je peux affirmer que je l’ai lu et qu’il sied sur l’une de mes nombreuses tablettes.
Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage de Flavie. Tricoteuse dans la trentaine, cela ne me ressemble pas. Puis, quand l’héroïne a reçu la lettre mentionnée dans le résumé, j’ai pris plaisir à la lire à mon tour. Immédiatement après, j’avais envie que ces mots soient mis devant le couple inconnu au plus vite afin de voir leurs réactions et de découvrir comment ils allaient poursuivre leur vie. Mais le roman Le temps volé ne raconte pas cela. En fait, le livre raconte davantage la quête de Flavie pour retrouver ces autres personnages, mais aussi sa propre quête amoureuse.
L’histoire est plutôt bien écrite. C’est une lecture très légère qui permet de décrocher du quotidien. Quelques fois, la narratrice, Flavie, semble dialoguer avec le lecteur. Cela me faisait étrange, mais j’ai tout de même apprécié, puisque cela amenait généralement une dose d’humour au récit. J’ai donc aimé ma lecture dans la mesure où elle était agréable et où j’étais curieuse de découvrir comment le couple d’inconnus allait se retrouver.
Cependant, j’ai ouvert le livre avec l’irrésistible envie de tomber amoureuse des personnages et de m’y attacher. Je n’ai pas pu vivre ce coup de foudre littéraire, bien que la quatrième de couverture me semblait pleine de promesses. N’empêche, l’idée était assez bonne et les deux histoires d’amour n’étaient pas mauvaises non plus. Si vous cherchez une romance toute simple et légère, vous pouvez essayer Le temps volé.

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Une aventure étonnante!

Les trente-neuf marches

Par John Buchan

Résumé en quatrième de couverture :

Richard Hannay, ancien ingénieur des mines en Afrique du Sud, périt d’ennui dans sa garçonnière londonienne. Tard dans la nuit, un inconnu tambourine à sa porte, affolé, et le conjure de l’aider. Il se dit poursuivi par les agents de la Pierre-Noire, une organisation secrète ultra-puissante qui fomente un complot diabolique pour mettre l’Europe à feu et à sang. Avant que Hannay n’ait pu enregistrer toutes ces informations invraisemblables, le visiteur est poignardé, laissant derrière lui un message codé : « Les trente-neuf marches. Haute mer à 22h17 »…

Mon appréciation :

Au cégep, je suis allée voir la pièce de théâtre des 39 marches. Puis, j’ai appris qu’il y avait un film, et je ne l’ai toujours pas vu. Par contre, quand j’ai appris qu’il y avait un roman avant toutes ces adaptations, et que je pouvais le lire pour un travail scolaire, je me suis dit « pourquoi pas ». Pourquoi ne pas découvrir le avant du film, le avant de la pièce? J’ai sauté sur l’occasion.
J’ai bien aimé que l’histoire diffère de la pièce de théâtre sur de nombreux points. Je lisais quelque chose de nouveau et d’intrigant. J’étais la proie de plusieurs surprises tout au long de ma lecture. Je ne pouvais anticiper la suite.
J’ai beaucoup apprécié le personnage de Hannay. Il avait quelque chose de bien sympathique, et ses talents m’amusaient. Poursuivi par les hommes de la Pierre-Noire, Hannay a usé d’un grand nombre de stratagèmes pour berner ses ennemis, sans oublier ses compétences physiques (dont un très bon cardio). C’est surtout grâce à ce personnage que j’ai été surprise du déroulement des événements. L’homme arrivait à se sortir de situations très complexes de toutes sortes de manières. Rusé, mais aussi bon comédien, il se faisait toujours (ou presque) des amis pour l’aider.
L’histoire en soi était intéressante, bien que j’ai moins apprécié les parties où il était question de politique. Je préférais de loin les poursuites. 😛 Il n’empêche, j’aimais bien l’idée de complot, que seul Hannay semblait assez compétent pour déjouer.
Les chapitres étaient un peu longs, mais l’écriture était assez simple pour être bien comprise. Une grande importance était accordée aux descriptions, mais cela n’était pas trop lourd. Au contraire, pour bien sentir le sentiment d’aventure que vivait Hannay, les descriptions de paysages étaient pertinentes. Celles des vêtements et des esthétiques des protagonistes l’étaient tout autant afin de renforcer l’idée de tromperie et de comédie que se jouaient les personnages entre eux.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un très agréable moment. Peut-être écouterai-je le film, histoire d’avoir parcouru l’univers en entier. 😉

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Une aventure avec un potentiel inexploité

Alexis, fils de Raphaël

Par Marie-Célie Agnant

Résumé en quatrième de couverture :

Après s’être enfuis de leur pays, Alexis et sa mère se réfugient aux États-Unis avant de s’installer au Canada. Une nouvelle vie commence alors pour eux.
En compagnie des amis de son école, Alexis tente de retrouver son père, Raphaël, victime d’un enlèvement en Haïti.

Mon appréciation :

Mon avis reste très mitigé sur ce roman, peut-être en partie parce qu’il est le deuxième tome d’une série et que je n’ai pas lu son précédent. Mais mon hésitation va bien plus loin que cela, puisque je n’ai pas trop été désorientée durant ma lecture malgré mon manque.
J’ai trouvé l’histoire assez intéressante, d’autant plus que la question des réfugiés est très d’actualité. Cela m’a permis de m’imaginer, en partie, le quotidien de ces gens et les épreuves qu’ils vivent pour enfin s’installer dans un ailleurs dans lequel ils doivent s’adapter pour redécouvrir le bonheur de vivre. Le sujet m’a donc semblé très pertinent.
Cependant, comme l’histoire du jeune Alexis ne s’approche pas de la mienne, je n’ai pas pu créer de lien avec ce héros pour m’y identifier. Je lui étais donc moins attaché. Néanmoins, j’ai aimé l’évolution de sa relation avec sa mère, considérant les difficultés que les personnages vivent. Leur relation n’était pas toujours aisée, mais montrait bien l’unicité dans l’adversité.
La lecture du roman est très aisée, peu complexe. Il est aussi amusant de lire la classique scène où les immigrants découvrent la neige à leur arrivée au Québec.
Enfin, la finale m’a un peu déçue. Alexis a eu beaucoup de facilité à rassembler d’autres jeunes afin de tirer son père du pétrin. D’ailleurs, la réussite de cette tâche se fait aussi trop aisément, et les retrouvailles, quant à elles, manquent cruellement d’élaboration. C’est donc surtout l’histoire du père que l’on voudrait découvrir, et la perception que le jeune a de lui… mais nous n’avons pas accès à ces détails.

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Légèreté et amour

La fin de l’alphabet

Par CS Richardson

Résumé en quatrième de couverture :

Toute cette histoire est assez improbable.
Celle d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi aurait pu commencer un beau dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule. Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit.
Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible : il est atteint d’une maladie inconnue et incurable, on ne lui donne que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires, le condamné décide de prendre le large et de s’offrir un dernier périple autour du monde avec celle qu’il aime. A pour Amsterdam, B pour Berlin, C pour Chartres…
Qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet?

Mon appréciation :

Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture de ce petit roman, j’étais bien intriguée. Il m’a semblé y déceler la promesse d’une lecture légère, comique et romantique. C’était adéquat pour l’été.
J’ai aimé la manière dont le passé du couple était présenté. Cela se faisait sous forme d’analepses qui se mêlaient au temps principal du récit. C’est ainsi que nous découvrons les deux premières rencontres d’Ambroise et de Zappora (Zip). Le tout est raconté de manière très douce, mais pas non plus comme une romance à l’eau de rose. C’est simple, léger, et le narrateur ne s’embarrasse pas du superflu.
Dès le départ du roman, nous savons qu’Ambroise va mourir à la fin. Il ne lui reste que trente jours. Même si les personnages n’en parlent pas énormément, le lecteur sent que ce compte à rebours pèse sur les épaules de la femme. Avec si peu de mots et de phrases, CS Richardon nous fait sentir à quel point la perspective d’être bientôt seule, sans l’être tant aimé, affecte le personnage de Zip. Ce qui pourrait être dramatique n’est que très joli à lire.
L’auteur jongle adéquatement avec les mots pour permettre une lecture agréable de son histoire. Les mots sont tous judicieusement choisis et c’est du bonbon pour le lecteur. Le seul bémol quant à l’écriture, à mon avis, concerne les dialogues. Ils ne sont pas marqués de tirets ou de guillemets, ce qui peut parfois mêler. La plupart du temps, je m’y retrouvais très bien. Cependant, quelques fois, je ne savais plus qui parlait.
Enfin, j’ai bien apprécié ma lecture dans son ensemble. J’aurais aimé voyager davantage avec les personnages et j’ai deviné en partie la fin par rapport à Zip, mais cela n’a pas beaucoup nui au bonheur de ma lecture. La légèreté qui mène le roman est sans doute ce que j’ai préféré.

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Un sombre univers

Méridien de sang

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

Dans les années 1850, un gamin de quatorze ans part au Texas rejoindre une bande de chasseurs payés pour exterminer les Indiens. Au milieu du désert, la loi n’existe plus. À ce jeu de massacre, seuls survivent ceux qui parviennent à éveiller la plus profonde et la plus intime sauvagerie… Avec cet anti-western basé sur des faits réels, l’auteur nous livre un de ses plus grands romans : noir, lyrique et violent.

Mon appréciation :

C’est le troisième livre de Cormac McCathy que j’ai la chance de lire. J’avais bien aimé La route et Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (l’un au secondaire, l’autre au cégep, et maintenant à l’université). J’avais donc quelques attentes en commençant celui-ci, cela va de soi.
Au début de ma lecture, j’étais bien contente de renouer avec la plume de l’auteur. Il y a un rythme très intéressant qui ponctue la narration. J’aimais aussi beaucoup retrouver l’ambiance apocalyptique de ses univers. Les personnages évoluent dans un univers où la violence fait rage et où il n’est pas utile de justifier un meurtre perpétué sous l’impulsion. Dans Méridien de sang, les massacres sont choses courantes. C’est la norme, bien que cela détruise bon nombre de vies.
Côté ambiance, j’ai aussi beaucoup apprécié les lieux désertiques. Ayant déjà lu d’autres livres qui prennent place dans le désert, j’avais quelques connaissances qui approfondissaient les difficultés reliées à ce milieu. Outre les guerres qui meublent l’époque du roman, le désert est un autre combat qui s’ajoute à la liste pour les nombreux protagonistes.
Parlant de ces personnages, je dois dire que je m’y suis un peu perdue. Au commencement, nous suivons les aventures d’un gamin. Puis, plus le récit avance, plus ce jeune s’efface souvent (il ne parle que rarement) au détriment de ses compatriotes. Bien entendu, d’autres protagonistes étaient intéressants, comme celui du juge, qui semblait avoir un passé énormément complexe et mystérieux. Néanmoins, la multitude de personnages a fait que je m’égarais. Heureusement, presque, que certains mourraient et que cela diminuait l’étendue du groupe.
Enfin, j’ai trouvé intéressant la manière dont la thématique de l’aventure était amenée. Le gamin quitte tout pour s’embarquer dans une aventure dont il ne peut imaginer où elle va le mener. Toutefois, il ne s’interroge aucunement et ne fait que suivre sa lancée. Au final, c’est la vie même du personnage qui est devenue une aventure.

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