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Entre découvertes et envies

Solaris, n° 207

L’anthologie permanente des littératures de l’imaginaire

Prix Solaris 2018 : Luc Dagenais, « La déferlante des Mères »
Avec des fictions de : Mariane Cayer, Derek Künsken, Michèle Laframboise, Patrick Loranger, Clémence Meunier et Hugues Morin

Petite présentation de la revue :

Solaris est une revue québécoise qui publie des fictions de science-fiction et de fantastique en français. Disponible dans toute la francophonie, elle présente des textes d’auteurs connus comme de débutants. S’ajoutent à ces fictions des essais et de nombreuses critiques de romans.

Mon avis sur ce 207ième numéro :

Je dois avouer que le numéro commence véritablement en force avec le texte de Luc Dagenais, gagnant du prix Solaris de cette année. Par la suite suivent trois fictions qui ont également remporté des prix. L’expérience de ces trois lectures est vraiment intéressante, dans la mesure où elles ont toutes un point commun qui était leur sujet imposé. J’ai trouvé très intéressant de voir comment ces trois auteurs avaient imaginé des univers complètement différents à partir d’un même élément. Enfin, si les autres textes m’ont un peu moins captivée, j’ai pris plaisir à terminer la revue avec ma section chouchou (vous comprendrez éventuellement pourquoi 😉 ).
« La déferlante des Mères » est un texte de science-fiction vraiment fort qui met de l’avant des mères combattantes. Elles prennent d’assaut les villes qui ne veulent pas entrer dans leurs rangs bien particuliers. Elles sont fortes, elles sont des guerrières et elles sont toutes des « monstres de Frankenstein » aux ventres gonflés et bien ronds. Le fait d’être enceintes est considéré comme une source de leur puissance. Le récit suit essentiellement un seul personnage féminin et m’a sérieusement donné envie d’en lire davantage.
Viennent ensuite les textes de Mariane Cayer et de Clémence Meunier, tous deux lauréats du Prix d’écriture sur place dans la catégorie auteurs montants. J’ai préféré le premier, qui me mettait dans la peau d’une créature dont je ne connaissais pas tout à fait la nature avant d’arriver aux dernières lignes du texte. Ces deux récits de deux pages sont fort agréables à lire. Toutefois, celui qui ne peut que capter l’attention est celui de Hugues Morin, lauréat du même prix dans la catégorie auteurs pros. Le personnage de la nouvelle discute avec le Google Home, dont nous avons tant vu les publicités à la télévision dans les derniers mois. Le texte, « Frill, l’avatar au long museau », est très divertissant.
Je vais maintenant passer par-dessus les fictions qui ont moins retenu mon attention pour aller directement aux critiques à la fin de la revue (ma section chouchou). Si certains avis m’ont dissuadé de lire quelques livres, d’autres m’ont donné envie de faire des découvertes. Les titres qui me semblent les plus intéressants sont les suivants : Brins d’éternité 50, collectif; Les dossiers Thémis tomes 1 et 2, Sylvain Neuvel; Celui qui dénombrait les hommes, China Miéville; Dictionnaire Frankenstein, Claude Aziza; Boréal, Sonja Delzongle. Avez-vous lu ou entendu parler de ces titres?
Enfin, si vous ne connaissez pas la revue Solaris, je vous invite à essayer un numéro et, si ça se trouve, à l’adopter! 😀

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Catégories : Fantastique, Fantasy ou merveilleux, Livres adultes, Périodique, Science-Fiction | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , | 3 Commentaires

Le Congrès Boréal : une excellente première fois

Samedi le 5 mai dernier, je me suis rendue au Congrès Boréal pour la première fois.

Cela faisait déjà quelques temps que j’avais entendu parler de l’événement, mais je n’y étais jamais allée. Cette fois, j’ai remédié à la situation et me suis déplacée.

L’événement ne prend pas toujours place au même endroit. Cette année, il se déroulait au Temple maçonnique de Montréal. Ma foi, rien qu’en arrivant devant le bâtiment gigantesque et imposant, j’étais charmée. En entrant à l’intérieur, je ne pouvais m’empêcher de poser mes yeux partout. Alors que d’autres personnes et moi montions les quatre étages qui nous séparaient de l’accueil, j’avais très envie de m’arrêter à chaque étage pour les explorer. Mais je me suis retenue. Un peu. Le temps de m’inscrire, et puis je montais deux autres étages pour aller à la toilette (décidément moins jolie que le reste du bâtiment). À côté, il y avait une très grande salle. Et j’y suis entrée. On pouvait y découvrir une partie de l’univers des hommes qui ont côtoyé cet endroit. Il y aurait beaucoup à dire, puisqu’on y trouvait des meubles massifs, des photographies, des accessoires et des plaquettes métalliques identifiées de nombreux noms. Bien qu’il n’était pas l’objet de ma visite, l’immeuble, regorgeant d’histoire, me captivait.

Tout de même, chacune des salles dans lesquelles avaient lieu les conférences étaient remplies d’histoire, ce qui avait son charme. Je me suis rendue à deux des conférences. Oui, seulement deux, mais il faut dire qu’il y avait tant de personnes intéressantes à rencontrer sur place qu’il était difficile d’assister à plusieurs animations si nous désirions discuter un peu. J’ai donc assisté aux suivantes : « Le futur en livre vs le futur en film » et « Science et science-fiction : ennemies ou alliées? ». Dans les deux cas, j’ai appris de nombreuses choses. Dans la première, les invités discutaient des épreuves que doivent affronter les réalisateurs d’ici afin de raconter une histoire de genre, qu’elle soit tirée d’un livre ou non. Dans la seconde, un scientifique questionne la science et la fiction afin de déterminer l’impact que peut avoir la science sur les écrits fictionnels, à savoir si elle peut les améliorer ou non.

Mis à part ces heures de discussions, j’ai aussi mentionné avoir rencontré plusieurs personnes. Sur place, il y avait de nombreux auteurs (de romans, de nouvelles, de critiques). Il y avait aussi les membres de la direction de la revue Brins d’éternité et les membres des éditions Les six brumes. Là, durant cet événement, se mêlent donc écrivains, éditeurs, directeurs littéraires, lecteurs,… Tous des passionnés de science-fiction, de fantasy et de fantastique québécois. Les langues se délient rapidement et tous discutent avec entrain. L’ambiance était très agréable.

Dans l’ensemble, l’événement a été un succès pour moi. C’était ma première visite, mais nombreux sont ceux qui m’ont encouragée à revenir. Si cela est possible, donc, je serai là l’an prochain pour la prochaine édition, à Sherbrooke.

Pour plus d’informations sur le congrès, je vous invite à visiter le site web.

Congrès Boréal 2018.jpg

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