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Lire dans le noir : 13 raisons, un livre sur la banalisation de la violence

13 raisons

Par Jay Asher

Résumé en quatrième de couverture :

« J’espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l’histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s’est arrêtée. Et si vous êtes en train d’écouter ces cassettes, c’est que vous êtes l’une de ces raisons. »
En entendant ces mots, Clay Jensen croit à une erreur, il n’a rien à voir dans la mort d’Hannah Baker. D’abord choqué, il erre dans la ville endormie, suspendu à la voix de son amie. Et ce qu’il va découvrir va changer sa vie à jamais.

Mon avis :

J’ai énormément entendu parler de 13 raisons avant de l’acheter. La première saison de la série télé était à peine commencée que beaucoup de gens discutaient de cette histoire autour de moi. Puis, je suis tombée récemment sur le livre à un prix réduit. Je me suis dit que je pourrais plonger dans ce récit dont tout le monde en disait tant de bien. C’est ce que j’ai fait. Et c’est probablement à cause de tout ce qui a été dit sur le livre et la série télé que mes attentes étaient élevées et n’ont pas toutes été comblées.
J’ai apprécié ma lecture, ça, je ne peux le nier. Mais je m’attendais à être véritablement scotchée au livre, ce qui n’a pas été le cas. Oui, j’étais curieuse de découvrir la suite, mais je n’en avais pas soif.
Ce que je voulais, surtout, c’était comprendre pourquoi le narrateur, Clay, se retrouvait sur les cassettes d’Hannah. Il apparaît comme un garçon extrêmement bien. Qu’a-t-il à voir avec un suicide? Et c’est surtout ce qui m’a déçue. J’aurais aimé sentir une importance plus grande de ce personnage chez Hannah. Leur relation est plutôt basée sur des manques, des non-dits et des non-actions. C’est intéressant, jusqu’à un certain point. Mais comme nous savons d’emblée qu’Hannah est morte au début du livre, cela devenait, pour ma part, un peu décevant.
Autrement, j’ai apprécié l’idée de raconter et de présenter toutes sortes d’actions et de paroles qui ont mené une adolescente à perdre la vie. Cela rapproche la lecture de la réalité et met en lumière tous les petits riens qui grossissent et, par un effet boule de neige, poussent une personne à commettre l’irréparable. La sensibilisation est réussie.
Enfin, je crois que j’apprécierais davantage la série que le roman. Peut-être vais-je faire le pas lorsque j’en aurai l’occasion. 🙂

Voici la bande-annonce de la série :

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Visite d’une île

Robinson Crusoé

Robinson Crusoé
Acheter le livre.

Par Daniel Defoe

Résumé en quatrième de couverture :

Robinson Crusoé est avec Don Quichotte l’un des deux archétypes du roman occidental. C’est l’oeuvre de la vieillesse de Defoe (1719). Elle conte l’histoire d’un homme modeste, seul par nécessité, grand lecteur de la Bible, et qui serait ennuyeux s’il ne vivait des aventures « étranges et surprenantes », seul dans son île pendant vingt-huit ans. Le livre exprime aussi les aspirations et les craintes des lecteurs : ceux-ci s’offrent une aventure sans risque, grâce au malheur d’autrui. Reste le mythe, fait de grands thèmes qui hantent l’homme aujourd’hui : le naufragé dans l’île, l’idylle « verte », l’aspiration, loin de toute technique, à un degré zéro de civilisation, la nostalgie de la pureté originelle. Son île est le microcosme où toute civilisation vit en pensée grâce à lui.

Mon appréciation :

Cela faisait bien longtemps que j’avais envie de lire la véritable version de Robinson Crusoé (il y a eu plusieurs adaptations pour la littérature jeunesse qui rendent le texte accessible à ce public). L’occasion s’est enfin présentée, et j’étais bien contente de plonger dans cette oeuvre très connue.
Parce que j’avais hâte de lire ce livre et de découvrir l’histoire du personnage, bien que j’en connaissais déjà une partie, je crois que cela m’a laissée dans un continuel sentiment d’attentes, d’appréhensions, de désirs. J’avais hâte que Robinson soit prisonnier sur son île, qu’il rencontre Vendredi et qu’il quitte l’île. Le récit me faisait languir.
C’est long avant que Robinson ne se retrouve seul sur son île. Cependant, cela permet au texte d’amener clairement la personnalité du héros et de justifier les choix qu’il fait lorsqu’il est enfin de retour parmi la société. Cependant, c’est tout aussi long quand il est de retour sur la terre ferme, puisque le personnage a plusieurs questions de logistique à régler et que la narration les traite toutes.
Lorsqu’il est sur son île, cela prend également du temps avant qu’il ne rencontre le protagoniste de Vendredi. Néanmoins, la manière dont le héros doit apprivoiser les lieux pour survivre reste intéressante. Comme Moby Dick, la narration présente par moments des explications très détaillées sur les travaux exécutés par le personnage. Cela peut paraître long pour certains. À mon avis, je trouve ces descriptions pertinentes dans la mesure où le lecteur est entièrement plongé dans ce que vit le personnage et dans ses difficultés. Cela ajoute du réalisme au récit, qui reste tout de même fictif.
Il y en aurait encore beaucoup à dire sur ce premier roman. Cependant, je vais me restreindre et simplement ajouter que je me suis très bien divertie durant ma lecture. Cela m’a donné envie de lire les deux autres suites de cette aventure et de redécouvrir quelques adaptations cinématographiques et télévisées que j’ai déjà eu l’occasion de visionner. Je suis bien contente, maintenant, de pouvoir dire que j’ai lu Robinson Crusoé. 🙂

Voici la bande-annonce d’une des nombreuses adaptations du livre :

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Une intéressante lecture qui porte à la réflexion

La servante écarlate

Par Margaret Atwood

Résumé en quatrième de couverture :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon appréciation :

Je n’ai vu aucun des films, ni la série télé dont il est question sur le bandeau du livre. Ceci est mon premier Margaret Atwood. Ce ne sera pas le dernier (je l’espère!).
C’est dans une perspective féministe que je l’ai lu, puisque c’est dans le cadre d’un cours sur le sujet que j’ai eu à découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que l’on peut questionner ce livre de toutes sortes de manières.
Au premier abord, la lecture est très mystérieuse. Nous sommes dans un univers dystopique où les femmes fécondes sont devenues des esclaves qui ne servent qu’à recevoir les spermatozoïdes. Comment les choses se sont produites pour en venir à une situation si terrible? et en si peu de temps? Qu’est-il arrivé à notre héroïne? à ses proches? Nous commençons la lecture, la poursuivons et nous demandons toujours ces questions. Jusqu’à ce qu’elles trouvent une part de réponses, mais jamais dans l’entièreté.
Je lisais ce roman avec l’avide envie de savoir le comment du pourquoi et le pourquoi du comment. J’ai cherché des réponses jusqu’à la toute fin… et je n’ai pas tout trouvé. Et j’ai aimé ça.
La lecture du roman se fait bien, malgré que les nombreuses analepses peuvent désorienter. Ce que nous lisons me semble être un grand casse-tête dont quelques pièces sont disparue, et cela en fait une lecture particulière.
En somme, j’ai bien apprécié La servante écarlate. Comme je l’ai dit plus haut, je compte bien lire d’autres œuvres de Margaret Atwood. Celle-ci était une découverte intéressante, qui m’a menée à beaucoup de réflexions diverses. J’ai hâte de voir ce que me réserveront les autres ouvrages.

Voici la bande-annonce de la récente adaptation en série :

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Une longue et complexe enquête de Poirot!

Les Quatre

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Hercule Poirot semble enfin avoir trouvé des adversaires à sa mesure : un quatuor criminel, dont le but n’est rien moins que de s’assurer la domination du monde. Rude bataille en perspective!

Mon appréciation :

J’ai l’impression d’avoir enfilé des pantoufles confortables et de m’être enfoncée dans un fauteuil moelleux à souhait en plongeant dans cette autre enquête d’Hercule Poirot, ce petit homme rond à moustache. En lisant un roman d’Agatha Christie, c’est un peu comme si l’on dévore les délicieux biscuits de notre enfance. C’est appétissant et on connaît la recette! Qui plus est, on ne s’en lasse qu’après une grosse grosse… grosse indigestion (difficile de se lasser des recettes de ma mère, je l’admets 😛 ). Voilà comment je me suis sentie en lisant Les Quatre. Non pas que j’aie eu une indigestion, mais que je me suis régalée d’une lecture chaleureuse et agréable.
C’est toujours un plaisir de renouer avec Hercule Poirot, de retrouver ses manies et ses manigances. Nous le voyons, Poirot se sert bien souvent un peu de son collègue, Hastings. Parlant de ce dernier, je l’apprécie toujours autant.
Mais revenons à ce détective belge…
Dans cette aventure, Hercule Poirot ne dévoilera pas entièrement tout à la fin de l’histoire. Contrairement à d’autres livres, tel que Le meurtre de Roger Ackroyd, le personnage fera diverses révélations à mesure que des éléments de l’enquête seront résolus. Après tout, c’est contre quatre protagonistes qu’il se « bat ». Ainsi, dès lors que l’un d’eux est identifié hors de tout doute, le lecteur en est averti. Cela crée une sorte de progression dans la résolution de l’énigme, progression qui permet davantage au lecteur d’être participant à l’enquête. Il n’empêche, bien entendu, que Poirot se garde toujours une révélation finale. 😉
Quant à cette fameuse fin, parlons-en! Elle n’est pas très surprenante, il faut dire. Cependant, sans trop vous en dévoiler, je dirais qu’il reste une sorte de mystère concernant l’un des coupables… on ne sait pas exactement qui il est! Nos méninges continuent donc de tourner même lorsque le livre est terminé. À moins que ce soit moi qui suis passée à côté d’un détail durant ma lecture… haha!
Finalement, ce fut un petit plaisir de lire ce livre d’Agatha Christie. Comme toujours, la lecture est simple et agréable! Comme une bonne recette classique de notre enfance, histoire de continuer ma métaphore.

Voici la bande-annonce d’une des adaptations du livre :

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Une pièce complètement farfelue!

Les voisins

Par Claude Meunier et Louis Saia

Résumé en quatrième de couverture :

Trois couples de banlieue se réunissent à l’improviste autour d’une projection de diapositives de voyage. À la fin d’une soirée qui tourne en rond et dont les sujets de conversation atteignent souvent le vide de l’absurde, les voisins s’adonnent à une charade qui tourne cette fois au tragique : un des maris mime une défaillance cardiaque qui s’avère réelle.

Mon appréciation :

C’est dans un cours de français collégial que j’ai découvert cette pièce de théâtre. Et je dois admettre que j’ai vraiment aimé lire ces quelques pages.
En effet, le livre ne contient pas beaucoup de pages et se lit très rapidement. Sans compter que la majorité des répliques des personnages sont drôles!
L’histoire se déroule sur une période d’une journée dans la vie de trois couples, dont deux ont un enfant à l’adolescence. Avec les conversations qu’ils ont, on pourrait croire les personnages dénués de toute intelligence, ce qui est très amusant. Les conversations tournent généralement en rond ou se terminent par un silence provoquant un genre de malaise. Voici d’ailleurs un extrait d’une conversation typique de chaque individu :
« BERNARD : […] Me semble que t’as maigri, toi.
GEORGES : Es-tu fou? J’ai engraissé de trois livres.
BERNARD : Me semblait aussi. » (p.8)
Un autre moment de la pièce m’a fait bien rigoler. En fait, un parmi tant d’autres. Laurette demande à son mari d’appeler chez Jeanine pour savoir quoi porter pour la soirée. Le mari de Laurette répond et les deux hommes se parlent. Finalement, ils donnent le téléphone aux femmes et Laurette pose sa question à Jeanine, qui lui dit qu’elle n’a pas besoin de s’habiller, dans le sens où elle peut mettre à peu près n’importe quoi. Les femmes raccrochent et Jeanine s’interroge. Elle se demande à voix haute ce qu’elle pourra bien porter. Son mari, tout à fait logique, lui conseille d’appeler Laurette pour savoir comment se vêtir. J’ai trouvé cette réplique drôle, étant donné tout le ridicule de la situation. Et ce genre de conversation continue jusqu’à la fin! Cela garantit un bon divertissement rempli de sourires.
Qui plus est, lorsque je le lisais, un de mes amis était non loin de moi à lire un autre livre. Lorsque je trouvais des répliques amusantes, je les lui disais. Finalement, il s’est levé et est venu s’asseoir à mes côtés pour lire le reste de la pièce avec moi, tout en rigolant.

Voici le film dans son intégralité :

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Une aventure bien amusante.

L’homme au complet marron
Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Londres. Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il trébuche et tombe sur les rails.
Accident? Suicide? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres. Le corps d’une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin. Coïncidence? Difficile à admettre. D’autant qu’en ces deux occasions, un même suspect semble s’être trouvé sur les lieux. Signalement : grand, bien bâti, bronzé, yeux gris. Autre détail : l’homme porte un complet marron…

Mon appréciation :

Cette fois-ci, il n’est pas question d’une enquête à la Hercule Poirot ni à la Miss Marple. C’est plutôt une certaine Anne Beddingfeld, jeune femme aventureuse.
Dans ce livre-ci de la célèbre Agatha Christie, il y a non seulement une enquête, mais aussi de l’humour et de l’amour! Il y en a aussi dans ses autres romans, mais j’ai bien aimé ces éléments dans L’homme au complet marron. L’humour est disséminé et prend place souvent par des répliques bien choisies ou par des actions coquasses. L’amour, lui, est plus marqué vers les cinquante dernières pages (je ne vous dis pas qui et qui), et il se ressent très bien. Je me suis plu à lire ces passages rapides (à cause de la situation, il faut dire que les personnages n’avaient pas vraiment le temps pour s’échanger des tendresses) et enflammés.
J’ai pris bien du plaisir à lire ce livre. Je dois admettre que je l’ai complètement dévoré (pas littéralement, du moins). Même en préparant le souper, tandis que les spaghettis étaient en train de cuire, je lisais quelques pages. Ainsi, j’ai bien apprécié ma lecture, c’est indéniable.
Par contre, il y a eu un seul petit bémol, rien de grave. Les policiers, peu mentionnés, ne semblaient aucunement se soucier de trouver la source de ces deux meurtres. Un peu comme s’ils s’en foutaient complètement. C’était ma seule déception. J’aurais aimé que l’affaire semble plus importante que cela.
Sinon, tout m’a semblé bien. Comme Anne Beddingfeld, je doutais, moi aussi, de tous les personnages. Qui étaient des vilains? Qui étaient des bons? Pour la majorité des personnages, j’avais tout faux! Encore une fois, Agatha Christie m’a surprise par sa finale!
Je dois dire que j’apprécie de plus en plus ces policiers et que je suis bien contente de m’être mise à les lire. Après tout, ils sont classiques et je crois qu’il est bien d’en lire au moins un dans sa vie (je les lirai tous).

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Un crime passionnel ou motivé par l’argent?

Le crime du golf
Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Une fois n’est pas coutume, nous suivons Hercule Poirot en France d’où M. Renauld — un homme qui semble avoir des moyens — a lancé un SOS impérieux au détective. Une limousine attendra Poirot et son ami Hastings à Calais…
Sur place, pas de limousine : M. Renauld a été assassiné dans la nuit. On l’a trouvé lardé de coups de couteau, au fond d’une tombe creusée sur un terrain de golf…
L’enquête ne sera pas facile : M. Renauld était discret sur son passé en Amérique du Sud ; et les deux femmes qui, aux dires des domestiques, le rencontraient souvent le soir sont de bien mystérieuses créatures… Poirot, comme à son habitude, fera son profit du moindre indice…

Mon appréciation :

Ma foi, quel plaisir ce fut de dévorer cette enquête! Retrouver Hastings et Poirot s’est fait tout naturellement!
Dans cette enquête, il y a aussi le détective « moderne » Giraud, qui a des méthodes complètement différentes du petit Poirot, personnage qui amènera un caractère un peu humoristique, étant donné que les vieilles manières de mener une enquête de Poirot rivaliseront avec celles modernes de Giraud. C’était bien amusant de voir Giraud se sentir supérieur parce qu’il avait repéré un élément avant Hercule, mais ce dernier affirmait que ce-dit élément était inutile. Jusqu’à un pari à savoir lequel des deux réussirait à démasquer l’assassin de M. Renauld (on devine déjà lequel des deux, mais bon)!
Mis à part ce personnage intéressant qu’est Giraud, j’ai aussi aimé suivre Poirot dans ses découvertes. Le détective a l’œil pour remarquer certains détails qu’il ne mentionne parfois qu’à une seule reprise. Après avoir lu deux livres le mettant en scène, j’ai compris qu’il était inévitable que ces trouvailles reparaissent à un moment où à un autre. De ce fait, lorsque cela arrivait, je retenais ce qui s’y rapportait et attendait avec impatience le temps où cette information reparaîtrait, dévoilant un nouveau mystère de l’enquête. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les mots défilaient à une vitesse fulgurante sous mes yeux affamés.
Cette enquête était intéressante, puisque plusieurs imprévus avaient frappés les personnages concernés par le meurtre de M. Renauld. Ce qui, à première vue, paraissait simple étant donné la ressemblance avec une autre affaire dont Poirot avait eu vent laissait présager que la chose ne serait pas trop complexe. Ensuite, les sentiments et les imprévus s’emmêlent. De nouveaux suspects s’ajoutent. Le crime, qui semblait alors manigancé pour en retirer profit de richissime façon, devient alors plus passionnel. Était-ce simplement, aussi, un simple hasard de circonstances? Ces deux possibilités du motif se mélangent, s’entrechoquent, pour ne terminer qu’avec une (que je ne vous dévoilerai pas). Mais bien sûr, c’est à la dernière minute que l’on comprend tout!
Je me suis trouvée une passion pour les romans de Agatha Christie, moi qui ne lisais pas énormément de policier avant! Heureusement que j’ai la collection sous la main pour me sustenter!

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Lorsque l’on soupçonne tout le monde…

La mystérieuse affaire de Styles
Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Tous ceux qui l’entouraient pouvaient tirer profit de la mort de Mrs Ingelthorp, riche maîtresse de la propriété de Styles : son second mari, Alfred Ingelthorp; ses beaux-enfants, maintenus dans sa dépendance financière; Cynthia, sa jeune protégée… Et tous auraient pu se procurer la strychnine qui l’a tuée. Mais pourquoi Hercule Poirot protère-t-il si obstinément Alfred Ingelthorp, alors que celui-ci se défend à peine contre les soupçons grandissants qui pèsent sur lui? Patience! Nous ne comprendrons qu’aux dernières pages le subtil jeu de stratégie qui s’est noué entre ces deux hommes, aussi redoutablement intelligents l’un que l’autre.

Mon appréciation :

Je dois vous avouer que j’ai grandement négligé de lire ces classiques du roman policier auparavant! Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais lu que Dix petits nègres de cette si grande auteure connue de tous. Eh oui, seulement un livre quand, depuis peut-être deux ans, je possède presque tous ses livres dans une édition de collection (couverture rigide, bleue et dorée, d’où l’image et le résumé du livre que je prends des éditions Livre de Poche). Pauvres bouquins qui n’étaient qu’une parure dans mes bibliothèques, jusqu’à maintenant!
Car en effet, ce fut une bien bonne lecture! J’ai eu un peu de mal au départ à me familiariser avec les personnages, étant donné qu’on apprend à les connaître d’un seul coup, mais au fil du récit, cela se replaçait et je pouvais pleinement profiter de ma lecture.
C’était la première fois que je lisais donc un roman incluant le fameux détective Hercule Poirot et c’était agréable de le découvrir, ce petit homme particulier. Sa façon de procéder me faisait suspecter les individus à tour de rôle. Tantôt l’un tantôt l’autre, je crois que je les ai presque tous passés. Le livre en soit n’était pas trop étonnant, mais il était juste correcte, justement dû au fait qu’on ne pouvait pas deviner le coupable avant la fin. Bien sûr, on soupçonne, mais les preuves ne nous permettent pas de trancher en cours de lecture et de trouver qui est l’assassin. De ce fait, on ne peut que s’interroger encore et encore et prendre plaisir à tenter de mettre en ordre le puzzle des évènements avant la mort de la riche dame.
Je me suis plu à lire la façon dont les personnages parlaient. C’était très distingué, professionnel et poli. J’ai adoré cela, étant donné que cela m’a fait plonger dans l’époque où le roman a été rédigé. L’ambiance est toute autre que tout ce qui est contemporain, et c’était merveilleux! Qui plus est, on ne peut que s’attacher au détective Poirot, avec ses manies et ses manières de mener les enquêtes. C’était très divertissant!

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