Articles tagués : Adapté au cinéma

Vivre au jour le jour, toujours différemment

A comme aujourd’hui

Par David Levithan

Résumé en quatrième de couverture :

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, dans une vie différente. Il s’y est habitué. Il a appris à ne pas s’attacher, à ne pas s’immiscer dans l’existence de l’autre. Jusqu’à ce qu’il emprunte l’identité de Justin, 16 ans, et rencontre sa petite amie, Rhiannon. Dès lors, il n’y a plus de règle qui tienne. Car A a enfin croisé une fille avec qui il veut rester, jour après jour…

Mon avis : 

Lorsque j’ai vu la bande-annonce de l’adaptation cinématographique de la seconde version du roman, Aujourd’hui est un autre jour, j’ai eu très envie de découvrir cette histoire bien spéciale. J’ai attendu un peu, puis, en librairie, je suis tombée sur le format poche de la version masculine du récit de A et de Rhiannon. J’ai craqué et j’ai acheté.
J’ai dévoré le roman en l’espace de quelques heures. La narration nous met très vite dans l’ambiance, et ce, malgré l’existence complexe de A. Nous voulons absolument savoir la suite, découvrir comment l’adolescent fera pour revoir au maximum celle qui l’a rendu amoureux. La narration est donc très accessible et invitante.
Le récit, quant à lui, est fort divertissant. À chaque début de journée, avant même de commencer le chapitre, nous ne pouvons que nous interroger et nous demander où A a-t-il bien pu atterrir et dans quel corps. Chaque journée présente des péripéties qui ne facilitent pas la tâche au jeune pour rejoindre celle qu’il aime. La dynamique de ces épreuves est à la fois amusante, divertissante et source de questionnements sur l’existence (parce que chaque personne dans laquelle se retrouve A a une vie particulière qui soulève des thématiques intéressantes).
Bien vite, cependant, nous nous demandons comment le couple de A et de Rhiannon peut perdurer. La réponse se retrouve à la fin du roman, mais je ne peux vous en dire véritablement plus sans vous dévoiler des informations. Disons alors que j’ai trouvé que c’était une manière intéressante de conclure l’histoire, mais que je n’étais pas non plus tout à fait satisfaite.
À la fin de ma lecture, j’ai bien envie de lire Aujourd’hui est un autre jour, écrit du point de vue de Rhiannon. Je suis curieuse de découvrir quelles informations supplémentaires cette autre lecture pourrait me donner. C’est donc une prochaine aventure qui m’attend!

Voici la bande-annonce du film :

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Du noir et blanc qui percutent

Persepolis (Intégrale)

Par Marjane Satrapi

Résumé de l’éditeur :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde.
Traversant avec elle révolutions, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu’à son départ définitif pour la France en 1994.

Mon appréciation :

J’ai beaucoup entendu parler de Persepolis, autant le film que la bande dessinée, depuis le cégep. J’étais donc heureuse d’avoir enfin eu l’occasion de lire cette histoire. Ne connaissant pas le contexte historique de Téhéran et craignant de ne pas aimer la sobriété du dessin de Satrapi, j’avais un peu peur de ne pas apprécier cette œuvre à sa juste valeur.
Il s’avère que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.
Je me suis retrouvée à tourner les pages, toujours avide de découvrir la suite des choses qui allaient arriver au personnage de Marjane. J’aimais tout particulièrement l’idée du passage du temps, puisque nous la suivons sur plusieurs années. Marjane passe de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, avec tout ce que cela implique comme découvertes et apprentissages de soi. Sauf que pour elle, un contexte très politique s’ajoute au tableau. L’histoire de l’héroïne était donc très intéressante, mais aussi la source de nombreux questionnements de ma part. Je m’interrogeais à la fois sur le côté historique du conflit vécu par Marjane Satrapi, mais aussi sur les répercussions sociales de tels événements sur les protagonistes. Parce que Marjane n’est pas la seule personne à être affectée. Ses proches sont tous touchés, à des degrés variés. Et c’était très intéressant visuellement.
Mais ce que j’ai le plus aimé, finalement, c’est le côté graphique de l’œuvre. Le noir et blanc sert très bien la bande dessinée. Les images heureuses le deviennent davantage avec les parts de blanc qui illuminent les cases. Celles qui sont plus difficiles, plus éprouvantes et horribles, quant à elles, s’assombrissent de noir. S’ajoutent à cela tous les contrastes utilisés afin de mettre en évidence les images les plus fortes : des dizaines de gens qui hurlent devant l’horreur, des gens qui chutent sous les balles des fusils qui servent à les faire taire, des corps qui s’empilent sous terre et sous les pas de Marjane,…
J’ai beaucoup aimé Persepolis. Maintenant, j’ai très envie de lire les autres travaux de son autrice, mais aussi de visionner l’adaptation cinématographique. Je n’ai fait que découvrir Marjane Satrapi, et j’espère approfondir ma découverte.

Voici la bande-annonce du film :

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Plus proche de l’enquête

Harry Potter, tome 6, Et le Prince de Sang-Mêlé

Par J. K. Rowling

Résumé en quatrième de couverture :

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley? Dans quels extraordinaires voyages au coeur de la mémoire va-t-il l’entraîner?

Mon appréciation :

Ouf… j’ai probablement fait une erreur en lisant tout de suite le sixième tome après le deuxième (j’ai tout de même visionné les films entre les deux), mais je n’avais pas le choix étant donné mon temps limité (cette lecture était pour un cours). Ainsi, j’étais confrontée à certains manquements dans mes connaissances de l’univers et des personnages. Cela m’a certainement nui un peu.
J’ai trouvé que le roman ne contenait pas énormément d’action, mais qu’il relevait plutôt de l’enquête. C’était intrigant d’amasser les morceaux du casse-tête de l’existence de Voldemort, mais cela manquait de piquant. Cela a changé à la fin du récit, mais j’ai trouvé que c’était tard.
C’est très drôle, car j’en ai certainement entendu parler à un moment où à un autre, mais je ne m’attendais pas du tout à la mort du personnage à la fin du livre. Il me semblait que tout devait réussir à Harry. Mais j’ai trouvé que c’était bien. Ainsi, ça ne peut qu’emmener le personnage et son aventure ailleurs. Plus précisément, cela peut le sortir du cadre trop scolaire des romans, où l’horaire des cours prend une place assez marquée.
Le début m’a un peu déçue à cause des enfantillages entre les personnages et leurs histoires de cœur. Je m’en lassais un peu, mais c’est peut-être à cause de mon âge au moment de ma lecture. Et aussi parce que je sais avec qui Harry et Ron vont finir la série. Ça ne m’intéressait donc pas beaucoup.
Ce que j’ai aimé, par contre, c’était le manuel scolaire que possédait Harry. J’aurais aimé ça, moi aussi, posséder un tel livre pour performer en classe. J’ai horreur d’abîmer, d’annoter ou de saccager un livre, mais je le trouvais plutôt intéressant et… pertinent. 😛
Ainsi, je n’ai sans doute pas apprécié ce roman à sa juste valeur. Tout de même, je vais probablement lire la suite, mais en passant par les tomes manquants cette fois-ci, lorsque l’occasion se présentera. 🙂

Voici la bande-annonce du film :

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Fantastique voyage à travers l’espace!

L’orphelin de Perdide

Par Stefan Wul

Résumé en quatrième de couverture :

— Ne touche à rien, j’arrive! dit la voix.
Facile à dire! Claudi, du haut de ses quatre ans, est tout seul sur une planète hostile! Cette voix, qui sort d’un émetteur radio, est son unique amie, son rempart contre les frelons géants et les multiples dangers de Perdide. Elle le conseille, le protège et lui raconte mille et une histoires fantastiques le soir avant qu’il s’endorme…
Elle appartient au Grand Max, un pirate de l’espace, qui va traverser la galaxie pour venir le sauver.
Vite, Grand Max! Qui sait ce qui arrivera si le vaisseau tarde trop…

Mon avis :

J’ai découvert Stefan Wul avec ce court roman et je suis bien contente de l’avoir lu. J’ai même envie de lire ses autres oeuvres. D’ailleurs, je m’en suis déjà acheté une : Niourk.
J’ai lu ce petit livre avec beaucoup d’intérêt. Dès le départ, j’avais envie de découvrir la suite : j’étais happée.
Je me suis tout de suite vue à aimer le personnage de Max, grand voyageur de l’espace. Ses connaissances, sa puissance et son bagage d’aventures le rendaient très amical. Alors que je lisais, j’avais envie de lire ses aventures passées, qui me semblaient toutes bien divertissantes (sauf que ces aventures n’existent pas). Max n’est pas le seul protagoniste que j’ai apprécié, puisque je les ai tous appréciés, même ceux qui étaient mauvais. En fait, c’est tout simple, j’aurais aimé connaître toute l’histoire de chacun d’eux.
J’ai bien apprécié les péripéties, qui s’enchaînaient les unes derrière les autres, bien qu’elles me faisaient craindre pour la vie du petit orphelin Claudi, puisque le temps était compté pour le retrouver. Chaque péripétie sert le récit, de sorte que le lecteur peut en apprendre davantage sur l’univers science-fictif de Wul. Nous découvrons alors les différents lieux, créatures et planètes qui l’habitent. L’univers se dessine au fil de ses épreuves et donne envie de le découvrir plus encore.
J’ai aimé la simplicité du style de la narration, qui faisait en sorte que le roman soit très clair et lisible. L’histoire se lit tout à fait aisément. Les technologies m’ont aussi plu, bien qu’elles aient laissé, à la fin de ma lecture, son lot de questions. Sur le moment, lorsque ces technologies entrent en scène, nous y croyons. Elles ne sont pas toutes justifiées scientifiquement, mais cela n’empêche pas le lecteur de les accepter comme telles… jusqu’à ce que leurs non-sens se fassent sentir et provoquent la naissance d’interrogations multiples.
Pourquoi? Parce que la fin du récit est bien construite sur le plan des théories de la science-fiction. Je ne veux pas vous dévoiler la fin du roman, mais disons que cette conclusion, qui s’explique scientifiquement et mathématiquement, met en lumière la totale invention des technologies de l’auteur. Stefan Wul ne résout pas ces interrogations suscitées chez son lecteur, et c’est ce qui ajoute au récit dans la mesure où ses lecteurs peuvent s’amuser à délibérer sur ce qui est possible ou non scientifiquement.
J’ai été flouée par cette conclusion du récit, justement. Et c’est l’une des raisons pourquoi j’ai tant aimé ma lecture. Je me suis fait avoir et, sur le coup, je tentais de comprendre, de trouver ce que j’avais pu manquer durant ma lecture. Par la suite, dans mon cours universitaire de science-fiction, je me suis fait expliquer les théories mises en scène dans L’orphelin de Perdide. Et j’ai eu envie de me faire flouer encore… alors je compte lire les autres livres de Wul.

Voici la bande-annonce du film :

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J’ai enfin commencé à lire Harry Potter…

Harry Potter, tome 1, À l’école des sorciers

Par J. K. Rowling

Résumé en quatrième de couverture :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom?

Mon avis :

Croyez-le ou non, je n’avais jamais lu un seul tome de cette série culte jusqu’à ce jour! Sa popularité, lorsque j’étais plus jeune, ne m’intéressait pas. Si je l’ai lu aujourd’hui, c’est parce que je devrai lire bientôt le sixième tome pour un cours sur les best-sellers.
J’ai eu du mal à embarquer dans l’histoire lors de ma lecture des premiers chapitres. Puis, à mesure que je lisais, je reconnaissais des choses que j’avais vues il y a longtemps dans l’adaptation cinématographique ou dans le jeu vidéo sous forme de Lego auquel j’ai déjà joué. J’ai donc surtout pris plaisir à découvrir l’origine de ces adaptations.
Ce premier tome, écrit pour des enfants de dix ans et plus, se lit très facilement. Certains événements se passent assez rapidement, probablement en raison du public cible. Une année scolaire complète s’écoule en quelques 360 pages, ce qui fait que les péripéties s’enchaînent les unes derrière les autres. Le lecteur ne peut donc pas s’ennuyer durant sa lecture. Ça n’est pas mauvais du tout comme idée, mais j’ai eu l’impression que le récit se déroulait en quelques semaines à peine et que cette suite d’actions donnait l’impression que tout arrivait à Harry, ce qui était plus ou moins crédible. L’épaisseur des tomes suivants me laisse présager qu’ils jouent sur la durée ou qu’ils accumulent les péripéties (à cela, j’imagine que nombreux sont ceux qui peuvent me répondre).
Sur le plan des personnages, il faut dire qu’ils sont plutôt attachants. Nous nous mettons rapidement à les apprécier. Harry et Ron d’abord, puis Hermione et Neville. Et même Rogue lorsque nous connaissons ses véritables motivations. Leurs personnalités et le cadre scolaire qui les entoure est sans doute ce qui contribue à fidéliser les lecteurs, qui peuvent se reconnaître ou reconnaître leurs proches en eux.
Je dois donc admettre que j’ai tout de même passé une agréable lecture malgré mes appréhensions. Avec tout ce qui s’est dit sur cette série et connaissant nombre de personnes qui en sont fans, j’avais certaines attentes. Je n’ai pas été trop déçue, mais je n’ai pas non plus été émerveillée.
J’imagine que je vais devoir lire et étudier les autres afin de forger mon opinion sur cette série phénomène qui ne cesse de trouver de nouveaux adeptes en librairie (la série complète se faisait offrir en cadeau durant les Fêtes, là où je travaille).

Voici la bande-annonce du film :

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Un saut dans mon enfance : le monde fascinant des dinosaures

Jurassic Park

Jurassic Park
Acheter le livre.

Par Michael Crichton

Résumé en quatrième de couverture :

Isla Nublar. L’armée doit venir « faire le ménage ». Le programme dont cette île est le théâtre avait pourtant tout du paradis scientifique : un immense complexe naturel où s’ébattent, aux yeux de tous, les plus féroces sauriens du Jurassique, génétiquement ramenés à la vie…
Quelques jours avant le chaos, le paléontologue Alan Grant et Ian Malcolm, mathématicien de renom, embarquent pour ce bout de terre perdu au large du Pacifique. Bientôt, le petit groupe invité par le créateur du parc doit se rendre à l’évidence : au coeur d’une jungle primitive et hostile, l’être humain n’est plus l’espèce dominante, mais la proie…

Mon appréciation :

J’avais très hâte de commencer ma lecture de Jurassic Park, ayant visionné les films durant mon enfance. Je désirais donc replonger dans mes souvenirs et j’en ai tiré beaucoup de plaisir. Cela m’a même donné très envie de revisionner les films.
Le roman commence avec un prologue qui amène un premier blessé au lecteur. Pour ceux qui connaissent l’univers de Jurassic Park, il n’y a pas de doute : les bêtes sévissent. Le lecteur sait, appuyé par le résumé du livre, que les choses vont déraper dangereusement. Pour ajouter à cette promesse d’un danger imminent, le personnage de Malcolm, mathématicien, affirme très tôt son opinion : selon la théorie du chaos, le projet de l’île ne peut virer qu’en catastrophe à la suite d’un incident. Les personnages, bien qu’ils le veulent, ne peuvent contrôler la nature. J’ai beaucoup aimé ce sentiment de danger. D’ailleurs, je n’attendais que cela, que les choses dérapent.
J’ai aussi aimé, bien qu’il n’y avait pas de surprise, retrouver le moment où les véhicules touristiques sont en panne. Je me rappelais très bien le film à ce moment et je prenais plaisir à revoir la scène en pensée. C’est le premier moment où nous sentons que le danger est bien réel, et j’ai adoré.
Ce que l’on ne retrouve pas dans le film et qui m’a aussi bien plu dans ma lecture, ce sont ce qu’apportent les personnages de Malcolm et de Grant. Le premier amène sa théorie du chaos, ainsi que quelques autres, qu’il prend le temps de vulgariser pour les autres protagonistes, mais surtout pour le lecteur. Le côté théorique et mathématique de ses discours me plaisait, tout particulièrement parce que c’est le genre de développement que nous retrouvons peu dans les adaptations cinématographiques. Le personnage de Grant, quant à lui, me rappelait l’ambiance de Relic dans les connaissances qu’il apportait. Parlant à plusieurs reprises de ses fouilles, cela me donnait envie d’aller voir des squelettes de dinosaures dans les musées.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un très agréable moment tout au long de ma lecture. Je retrouvais avec plaisir mes souvenirs d’enfance lors de mes premiers visionnements de ces films, mais je pouvais aussi satisfaire ma curiosité avec le côté scientifique très élaboré tout au long du livre.

Voici la bande-annonce du film :

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Visite d’une île

Robinson Crusoé

Robinson Crusoé
Acheter le livre.

Par Daniel Defoe

Résumé en quatrième de couverture :

Robinson Crusoé est avec Don Quichotte l’un des deux archétypes du roman occidental. C’est l’oeuvre de la vieillesse de Defoe (1719). Elle conte l’histoire d’un homme modeste, seul par nécessité, grand lecteur de la Bible, et qui serait ennuyeux s’il ne vivait des aventures « étranges et surprenantes », seul dans son île pendant vingt-huit ans. Le livre exprime aussi les aspirations et les craintes des lecteurs : ceux-ci s’offrent une aventure sans risque, grâce au malheur d’autrui. Reste le mythe, fait de grands thèmes qui hantent l’homme aujourd’hui : le naufragé dans l’île, l’idylle « verte », l’aspiration, loin de toute technique, à un degré zéro de civilisation, la nostalgie de la pureté originelle. Son île est le microcosme où toute civilisation vit en pensée grâce à lui.

Mon appréciation :

Cela faisait bien longtemps que j’avais envie de lire la véritable version de Robinson Crusoé (il y a eu plusieurs adaptations pour la littérature jeunesse qui rendent le texte accessible à ce public). L’occasion s’est enfin présentée, et j’étais bien contente de plonger dans cette oeuvre très connue.
Parce que j’avais hâte de lire ce livre et de découvrir l’histoire du personnage, bien que j’en connaissais déjà une partie, je crois que cela m’a laissée dans un continuel sentiment d’attentes, d’appréhensions, de désirs. J’avais hâte que Robinson soit prisonnier sur son île, qu’il rencontre Vendredi et qu’il quitte l’île. Le récit me faisait languir.
C’est long avant que Robinson ne se retrouve seul sur son île. Cependant, cela permet au texte d’amener clairement la personnalité du héros et de justifier les choix qu’il fait lorsqu’il est enfin de retour parmi la société. Cependant, c’est tout aussi long quand il est de retour sur la terre ferme, puisque le personnage a plusieurs questions de logistique à régler et que la narration les traite toutes.
Lorsqu’il est sur son île, cela prend également du temps avant qu’il ne rencontre le protagoniste de Vendredi. Néanmoins, la manière dont le héros doit apprivoiser les lieux pour survivre reste intéressante. Comme Moby Dick, la narration présente par moments des explications très détaillées sur les travaux exécutés par le personnage. Cela peut paraître long pour certains. À mon avis, je trouve ces descriptions pertinentes dans la mesure où le lecteur est entièrement plongé dans ce que vit le personnage et dans ses difficultés. Cela ajoute du réalisme au récit, qui reste tout de même fictif.
Il y en aurait encore beaucoup à dire sur ce premier roman. Cependant, je vais me restreindre et simplement ajouter que je me suis très bien divertie durant ma lecture. Cela m’a donné envie de lire les deux autres suites de cette aventure et de redécouvrir quelques adaptations cinématographiques et télévisées que j’ai déjà eu l’occasion de visionner. Je suis bien contente, maintenant, de pouvoir dire que j’ai lu Robinson Crusoé. 🙂

Voici la bande-annonce d’une des nombreuses adaptations du livre :

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Entre mensonges et vérités

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera
Acheter le livre.

Par Sophie Bienvenu

Résumé (plutôt un extrait) en quatrième de couverture :

Quand j’y repense, ça me fait penser à ces films où les amoureux se lancent de la crème fouettée dessus et finissent pas baiser dedans. Sauf que là, c’était de la viande crue qui pouvait potentiellement me tuer.

Mon appréciation :

Après avoir lu (k) et deux nouvelles bien différentes de Sophie Bienvenu, j’étais heureuse de plonger dans une nouvelle lecture. Le roman, désormais adapté au cinéma, m’a laissé une impression particulière, mais qui n’est pas mauvaise.
La narratrice, Aïcha, s’adresse à un tu que l’on apprend être une travailleuse sociale. Le lecteur a d’abord l’impression que l’adolescente lui parle, puis il entre finalement dans la peau de la travailleuse sociale, sans pourtant pouvoir s’exprimer, puisque le récit se présente comme un monologue entrecoupé d’ellipses que nous devinons être les répliques de l’autre femme. J’ai trouvé cette forme narrative très intéressante, puisque le lecteur est impliqué dans le texte, même s’il n’est pas libre de parler.
J’ai beaucoup aimé les jeux sur le mensonge et la vérité. C’est Aïcha qui raconte son histoire et, dès le début, elle se reprend et modifie son récit après avoir admis qu’elle l’avait enjolivé. Le lecteur est alors toujours pris dans une sorte de doute quant à la véracité des propos de l’adolescente. Du début à la fin, il se questionne. De ce fait, même la conclusion du récit pourrait présenter un mensonge au lecteur… et le récit ne répond pas à la question.
L’histoire m’a plu, bien qu’elle ne me rejoignait aucunement. Le récit prend place à Montréal et met en scène Aïcha, qui a eu une enfance particulière (je vous laisse découvrir de quoi il s’agît). Je crois d’ailleurs qu’il est même pertinent que je ne me sois pas identifiée au personnage, puisque je pouvais l’analyser d’un regard davantage objectif et mieux questionner ses choix et ses actions.
Dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié ma lecture. Le roman se lit très rapidement et donne bien envie de découvrir ce qu’en a tiré l’adaptation cinématographique, dont voici la bande-annonce :

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Juste la bonne dose!

La tête en l’air

Par Paco Roca

Résumé en quatrième de couverture :

Admis dans une résidence pour le troisième âge parce qu’il souffre de la maladie d’Alzheimer, Ernest ressent la vie en collectivité comme une épreuve. Mais il accepte bientôt son nouvel environnement et décide de se battre afin d’échapper à la déchéance à laquelle son mal le destine.
Pour l’auteur, la communauté des hommes est pareille à une bibliothèque dans laquelle les livres s’amoncellent en montagnes de papier jaunissant peuplées de rêves et de fantaisies. L’usure de toute une vie les couvre de rides, et certains voient les lettres de leurs pages s’effacer, feuille après feuille, jusqu’à redevenir entièrement blanches. Malgré cela, les émotions les plus intenses survivent, préservées comme un trésor caché sur une île lointaine.

Mon appréciation :

Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée de Paco Roca. Après avoir lu ce livre, j’en suis venu à une évidence : je ne lis pas assez de bandes dessinées à mon goût. Surtout en considérant qu’il se trouve, dans ce genre, des beaux bijoux comme celui-ci.
Les illustrations sont simples, peu chargées. Cela donne pour effet de se concentrer sur ce que le texte et les images signifient réellement. Elles transmettent un message qu’il est intéressant d’écouter. Au final, cette bande dessinée nous suggère de profiter de tous les petits moments que nous avons avec nos proches, de même qu’elle suggère de s’amuser, peu importe les difficultés.
J’ai aimé les personnages. J’aimais les petites manies de chacun, que l’auteur, à la fin du récit, admet s’être inspiré de réelles personnes âgées. J’ai aimé que le trio principal tente une escapade nocturne dans le seul but de se sentir libres et vivants l’espace de quelques minutes.
Enfin, j’ai surtout aimé la narration à travers les images, à travers les différents procédés visuels utilisés dans les cases. Comme le récit parle de l’Alzheimer, l’image est mise à profit afin de faire comprendre au lecteur les effets de la maladie sur l’individu atteint. C’est surtout cela qui m’a touchée. Par l’angle de vue ou par ce que représentaient les images, je me retrouvais dans la peau du personnage d’Ernest. Avec ses yeux, je voyais la détérioration de son état et les trous, les blancs, de plus en plus nombreux.
Je vous conseille vivement cette bande dessinée. J’ai tiré beaucoup de plaisir à la lire, et elle m’a procuré quelques questionnements pertinents sur la vieillesse. Pour un sujet qui peut être très difficile, La tête en l’air le traite avec la bonne dose de légèreté.
C’est à découvrir!

Voici la bande-annonce du film :

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Une intéressante lecture qui porte à la réflexion

La servante écarlate

Par Margaret Atwood

Résumé en quatrième de couverture :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon appréciation :

Je n’ai vu aucun des films, ni la série télé dont il est question sur le bandeau du livre. Ceci est mon premier Margaret Atwood. Ce ne sera pas le dernier (je l’espère!).
C’est dans une perspective féministe que je l’ai lu, puisque c’est dans le cadre d’un cours sur le sujet que j’ai eu à découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que l’on peut questionner ce livre de toutes sortes de manières.
Au premier abord, la lecture est très mystérieuse. Nous sommes dans un univers dystopique où les femmes fécondes sont devenues des esclaves qui ne servent qu’à recevoir les spermatozoïdes. Comment les choses se sont produites pour en venir à une situation si terrible? et en si peu de temps? Qu’est-il arrivé à notre héroïne? à ses proches? Nous commençons la lecture, la poursuivons et nous demandons toujours ces questions. Jusqu’à ce qu’elles trouvent une part de réponses, mais jamais dans l’entièreté.
Je lisais ce roman avec l’avide envie de savoir le comment du pourquoi et le pourquoi du comment. J’ai cherché des réponses jusqu’à la toute fin… et je n’ai pas tout trouvé. Et j’ai aimé ça.
La lecture du roman se fait bien, malgré que les nombreuses analepses peuvent désorienter. Ce que nous lisons me semble être un grand casse-tête dont quelques pièces sont disparue, et cela en fait une lecture particulière.
En somme, j’ai bien apprécié La servante écarlate. Comme je l’ai dit plus haut, je compte bien lire d’autres œuvres de Margaret Atwood. Celle-ci était une découverte intéressante, qui m’a menée à beaucoup de réflexions diverses. J’ai hâte de voir ce que me réserveront les autres ouvrages.

Voici la bande-annonce de la récente adaptation en série :

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