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Une bonne idée, mais une déception d’ensemble.

ADDICT

Par Jeanne Ryan

Résumé en quatrième de couverture :

ADDICT est un jeu qui diffuse sur Internet des défis filmés en direct. Vee, 17 ans, ne sait pas si elle aura le cran d’y participer. Mais les organisateurs connaissent ses désirs les plus secrets et finissent par la convaincre avec des cadeaux qu’elle ne peut refuser, et un partenaire irrésistible…
Dès qu’elle fait équipe avec le beau Ian, Vee ne peut qu’accepter le défi suivant, puis un autre, et encore un autre… D’autant que l’engouement des milliers d’Observateurs en ligne la pousse à dépasser ses limites et ses peurs.
Bientôt, le jeu prend un tournant plus que malsain : dangereux. Mais comment décrocher quand on est devenu complètement addict?

Mon appréciation :

La bande-annonce de l’adaptation cinématographique, sous le titre Nerve, est ce qui m’a poussée à me procurer ce roman. Cependant, bien qu’elle m’ait donné envie de découvrir l’histoire de Vee, cette bande-annonce m’a menée vers deux déceptions : le livre et le film.
Tout au long de ma lecture, il me semblait qu’il manquait toujours quelque chose au roman. Soit c’était l’écriture qui était plus ou moins plaisante, soit c’était la maturité fautive des personnages, ou enfin des attentes qui n’étaient pas comblées.
J’ai trouvé le concept du jeu ADDICT plutôt intéressant. Cela exploitait à merveille la société d’aujourd’hui qui est toujours rivée à son écran et qui y dévoile sa vie par l’entremise des réseaux sociaux. Alors que le personnage de Vee se rend compte que les concepteurs d’ADDICT puisent dans ses informations personnelles diffusées sur Internet et qu’ils prennent le contrôle de son téléphone cellulaire, le lecteur peut se mettre à réfléchir à l’impact de la technologie sur la vie privée. Au fil du roman, le jeu auquel prend part Vee transgresse les lois pour forcer les participants à commettre des actes dangereux. Le lecteur peut alors s’interroger sur ce qui est raisonnable ou non.
Outre l’intéressant concept du jeu, le roman ADDICT n’est guère extraordinaire. Les défis sont davantage psychologiques que physiques et ne donnent pas toujours l’impression d’être très demandant. Je n’en voyais pas toujours l’intérêt. Tout particulièrement pour le dernier, qui durait beaucoup trop longtemps à mon goût et qui ne donnait aucune matière pertinente pour la réflexion ou la suite des événements.
La conclusion du roman laisse également à désirer. Un lien se fait avec le prologue, mais laisse des zones d’ombres. Le prologue renvoie à la fin du livre, mais seulement en partie, puisqu’il présente un moment que l’on ne revoit aucunement et qui n’est pas expliqué. Cela me paraissait étrange de ne pas avoir la conclusion de cette introduction au roman, qui laissait d’ailleurs un léger suspense. Mis à part cela, la dernière épreuve ne me semble pas à la hauteur, tout comme la résolution, qui est mi-facile mi-difficile. Si Vee éprouve des difficultés à retrouver le monde réel, elle s’en tire pourtant sans aucun dommage (ce qui est un peu étonnant sachant qu’ADDICT possédait une mine d’information sur l’adolescente).
Le film, quant à lui, est plus demandant sur le plan des défis. Sa finale, quant à elle, est plus riche en émotions. Cependant, elle montre une résolution très facile contre le système de jeu.
Cela fait donc de mon avis quelque chose de très mitigé qui tend un peu plus vers le moins bon. J’ai lu le roman par curiosité, mais je n’ai pas pu en apprécier l’intégralité. Il n’empêche que j’ai aimé le fait que les événements pourraient se dérouler dans un avenir très rapproché. L’idée était très bien pensée.

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Une enquête bien élaborée.

Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville

Par Conan Doyle

Résumé en quatrième de couverture :

Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d’une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c’est la mort.
Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville, les hurlements lugubres qui s’échappent parfois du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende.
Dès son arrivée à Londres, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : « Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. » Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, en compagnie de Sherlock Holmes et du fidèle docteur Watson.
Captivant, angoissant, Le Chien des Baskerville est l’une des plus célèbres aventures de Sherlock Holmes et a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques.

Mon appréciation :

Enfin, je peux désormais dire que j’ai lu un roman qui met en scène le populaire personnage de Sherlock Holmes!
Bien entendu, comme Le chien des Baskerville est un roman d’enquête, la construction est semblable aux romans d’Agatha Christie, de la même époque. Par contre, Holmes semble un peu plus fonceur que Poirot. Sherlock Holmes semble se précipiter davantage sur les lieux pour attaquer la source. Watson, son coéquipier, donne aussi plus d’éléments analytiques au lecteur, qui devine donc plus facilement le coupable.
Le lecteur en apprend de plus en plus au fil de sa lecture concernant les faits précédents et suivants le meurtre qui a déclenché l’enquête. On sait également avant la fin qui est le coupable. Cependant, les manigances complètes de ce dernier sont, quant à elles, révélées dans le dernier chapitre. Néanmoins, le lecteur en sait déjà beaucoup avant la conclusion tant attendue, ce qui diminue de beaucoup la surprise.
Le chien des Baskerville est une lecture bien agréable qui est aussi intrigante et qui mêle une petite dose de fantastique.
Finalement, comme j’avais déjà visionné les récents films de Sherlock Holmes mettant en scène Robert Downey Jr, je prenais plaisir à lire l’aventure avec les apparences des acteurs et leurs manies. Cela ajoutait un visuel intéressant!

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Plongeon captivant dans le 19ième siècle!

Les Rougeon-Macquart, tome 13, Germinal

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre.
C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce: dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps — celui du renouveau.

Mon appréciation :

Germinal est le treizième volume de cette série de Zola. Par contre, il n’est pas nécessaire d’avoir lu les autres tomes pour entrer dans l’histoire de celui-ci et l’apprécier. Même que j’ai aimé ma lecture dès le tout début. Je n’ai pas eu de mal à m’y plonger, étant donné que les descriptions permettaient une bonne mise en place des différents éléments.
Le personnage d’Étienne se trouve rapidement un emploi dans une mine. J’ai trouvé fort intéressant que son premier jour de travail soit autant décrit qu’il l’est, puisque cela permettait de réellement se plonger dans l’ambiance de l’époque. La mine et les tâches à exécuter étaient suffisamment détaillées pour que je puisse moi-même me visualiser à cet endroit. C’était ainsi, aussi, plus aisé de comprendre les enjeux que rencontraient les protagonistes.
Mis à part cela, il y a un autre élément qui ressort quand même beaucoup lors de la lecture, soit le temps consacré à la vie sexuelle des personnages. Les ouvriers n’ayant rien d’autre que la pauvreté pour vivre, ils passent leur temps et se consolent par les plaisirs charnels. De ce fait, cela crée un certain jeu lors de la lecture. Dès le début, Étienne est confronté au personnage de Catherine. Une rivalité s’installe avec un autre homme et l’on se demande à quel moment Étienne va enfin pouvoir avoir une relation avec la jeune femme. Cela me semblait un peu alléger l’univers malheureux dans lequel les protagonistes évoluent.
Le roman permet également de plonger dans une ambiance de parfaite misère. Il y a une nette distinction entre la classe des ouvriers et celle des bourgeois. Ces derniers mangent à leur guise, gaspillent la nourriture,… alors que les ouvriers faiblissent de jours en jours par surmenage au travail, par manque de nourriture et par la multiplication des problèmes de santé. Cette misère s’observe dans la famille des Maheu, qui est celle qui héberge le personnage d’Étienne. Tous les enfants en âge de travailler sont à la mine et le grand-père crache du charbon à force d’avoir trop travaillé dans de mauvaises conditions. Le portrait n’est, en effet, pas très glorieux et reflète malheureusement très bien l’époque.
Je ne veux pas trop en dévoiler, mais j’admets avoir bien aimé la fin du livre. Une situation grave et dangereuse atteint les mineurs. À un moment, alors qu’un cheval est concerné, le récit est si bien écrit qu’il en émane une certaine force qui vient nous happer en tant que lecteur. La scène est puissante, terrible, poignante. J’ai adoré et j’en ai été secouée.
Puis, la toute toute fin de Germinal présente une sorte de retour au point de départ pour divers personnages. Si cela peut avoir donné l’impression de tourner en rond au premier coup d’œil, il suffit de réfléchir un peu pour y capter une profonde réflexion sur la société.
Je ne pensais pas autant aimer un classique!

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Plongeon dans l’enfance

Les aventures de Pinocchio

Par Carlo Collodi

Résumé en quatrième de couverture :

Il y avait une fois…   « Un roi! » diront tout de suite mes petits lecteurs.  « Non, mes enfants, vous vous êtes trompés. Il y avait une fois un morceau de bois. » Ce n’était pas du bois de luxe, mais un morceau pris dans un vulgaire tas de petit bois, de ceux que, l’hiver, on met dans les poêles et les cheminées pour allumer le feu et réchauffer les appartements. Je ne sais pas comment ça arriva, mais le fait est qu’un beau jour ce morceau de bois se retrouva dans la boutique d’un vieux menuisier…

Mon appréciation :

Comme bien des personnes, j’ai écouté le film Pinocchio de Disney durant mon enfance. Cette adaptation du roman de Carlo Collodi était bien loin dans ma mémoire lorsque je me suis enfin mise à lire le livre qui a inspiré de nombreuses autres histoires. Je n’avais jamais lu ce classique à ma connaissance! Et, ma foi, cette lecture fut bien amusante.
Je trouvais très intéressant de voir les illustrations, puisque cela me permettait de m’éloigner de l’esthétique de Disney et de véritablement me concentrer sur le texte original de ce conte. Les traits des personnages sont plus durs et plus pointus. L’ambiance est plus sombre. Cela rejoint l’idée d’un roman plus moralisateur pour les enfants.
Si je n’ai pas beaucoup aimé lire ces passages plus moralisateurs, je les trouvais toutefois intéressants sur le plan historique. En effet, en considérant le cadre dans lequel l’histoire a été écrite, cela fait sens d’y trouver ce genre d’éléments dans le texte. Pour l’immersion dans l’époque, c’est merveilleux.
En lisant Pinocchio, j’ai vraiment eu l’impression de rajeunir. Il faut dire que le style d’écriture encourage grandement cela, puisqu’il met l’accent sur son public cible : les enfants d’environ dix ans. De nombreuses répétitions parcourent le récit, et le vocabulaire est facile à comprendre. Je crois que j’aurais même préféré lire cette histoire à voix haute à un jeune pour me permettre de faire des variations sonores selon les passages. Je me serais bien amusée! D’autant plus que le récit est écrit de sorte que le lecteur ait la sensation d’être l’auditeur d’un conteur. En effet, le narrateur s’implique dans la manière dont l’histoire est racontée : il donne son avis, il fait différentes remarques et il se prend de sympathie pour les personnages.
Lire Pinocchio et redécouvrir cette populaire histoire pour enfants était une expérience tout à fait divertissante. Non seulement c’était léger et agréable à lire, mais le texte recèle de nombreux éléments pertinents lorsque l’on porte véritablement attention au fond et à la forme du texte. Les aventures du pantin de bois sont aussi bien pour les jeunes que pour les adultes!

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Fort, voire même émouvant!

Le liseur

Par Bernhard Schlink

Résumé en quatrième de couverture :

À quinze ans, Michaël fait la connaissance d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours et lui fait la lecture à haute voix. Cette Hanna, mystérieuse, disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée.
Il la revoit une fois, des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurais moins bien su camoufler que les autres? »

Mon appréciation :

Ce livre est un coup de cœur.
L’écriture coule très bien, de sorte que l’on entre facilement dans l’histoire que nous raconte Michaël. Rapidement, nous apprenons à connaître le personnage et à l’apprécier. Michaël est un garçon relativement simple. Puis vient le personnage de Hanna, plus mystérieux. Hanna est intrigante. Au départ, on ne sait pas réellement qui elle est, sinon l’endroit où elle travaille et son âge. Cependant, au fil de leur relation, Hanna semble cacher quelque chose… puis elle disparaît.
J’ai bien aimé la manière dont était racontée la disparition d’Hanna. Michaël la recherche, bien évidemment. Et il s’interroge aussi beaucoup, à ce moment, à savoir si c’est lui qui a fait fuir Hanna en faisant quelque chose de mal. D’ailleurs, Michaël a tendance à souvent s’accuser d’avoir déçu ou mis en colère Hanna. Cela pourrait paraître redondant, cette sorte de faiblesse de la part du jeune homme. Mais ce n’est pas le cas du tout. J’ai trouvé que le tout était très bien raconté, et que cela permettait une meilleure immersion dans le personnage.
Par la suite, Michaël revoit Hanna au procès, comme le mentionne le résumé du roman. C’est à partir de ce moment que le livre devient plus fort, plus émotif. Le procès concerne les camps de concentration nazis. On y raconte différentes actions qui s’y sont déroulées, on y dépeint l’horreur de la Seconde Guerre mondiale qui s’est achevée il y a à peine quelques années. C’est poignant. J’ai même dû m’arrêter à deux courtes reprises afin de laisser retomber toute cette énergie négative. Le tout est très bien narré sous une sorte d’engourdissement, le même qui semble habiter, selon Michaël, tous les gens qui ont assisté aux horreurs de la guerre sans faire quoi que ce soit.
Puis vient la dernière fois où le jeune homme revoit Hanna. Il y a un certain détachement entre les deux anciens amants. La narration est fort intéressante et bien choisie étant donné le vécu des protagonistes.
Finalement, le sort d’Hanna, à la toute fin du livre, m’a touchée. J’étais vraiment scotchée à l’histoire de sorte ma réaction était relativement forte. J’aurais eu envie de bousculer les personnages!
En somme, j’ai passé un agréable moment de lecture. Très court, cependant, puisque j’ai dévoré le livre assez vite. Je crois que c’est bon signe! 😉

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Une explosion d’aventures!

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Par Jonas Jonasson

Résumé en quatrième de couverture :

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale?
Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée — presque par inadvertance — à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja…

Mon appréciation :

Quelle belle découverte j’ai faite de cet auteur! Dès la toute première page, j’ai été happée par le style d’écriture, par la promesse de rigolades et d’aventures! Et je n’exagère pas, car Jonas Jonasson a piqué ma curiosité très rapidement.
J’ai bien aimé la construction du récit. Il y a la jeunesse (enfin, une jeunesse jusqu’à cent ans moins un jour) et la cavale (dès le centième jour d’existence) d’Allan Karlsson. Ces deux portions d’histoire sont enchâssés tout au long du roman, de sorte que nous en apprenons, en alternance, plus sur l’existence rocambolesque du centenaire. Après tout, en cent ans, il peut s’en passer des choses!
Le personnage d’Allan Karlsson est bien drôle et nous nous plaisons à apprendre à le connaître. Suivant sa philosophie de vie (« Les choses sont ce qu’elles sont et seront ce qu’elles seront. »), il rencontre largement d’aventures sur son chemin. Pour faire court et vous donner une idée du personnage, Allan Karlsson a été concepteur de bombes, a participé malgré lui dans différentes guerres, s’est échappé d’un goulag de manière explosive et a partagé la bouteille avec nombres de personnes influentes en parcourant une bonne partie du monde. Avec ce centenaire, nous voyageons donc à travers les pays, mais également à travers l’histoire. En effet, nous traversons les deux guerres mondiales, la Guerre Froide et d’autres événements marquants. Cependant, rien n’est lourd à lire, puisque dès qu’il est question de politique, notre Allan n’écoute plus… et nous passons à autre chose!
Non seulement la vie du personnage a été rocambolesque jusqu’à son centième anniversaire, mais elle continue également à l’être dans le moment présent. Comme le résumé du livre le mentionne, Allan s’échappe de sa maison de retraite. Sur son chemin, il prend possession d’une valise remplie d’argent. Bien évidemment, il sera poursuivi par le membre de gang. Il saura par contre s’en débarrasser! Et ce, de manière plutôt absurde! Par la suite, le vieillard fait la rencontre de différents autres protagonistes. À chaque fois, nous prenons plaisir à les découvrir. Chacune des histoires de ces personnages était bien amusante.
Vraiment, que ce soit dans le passé d’Allan Karlsson ou dans son présent, j’ai adoré chaque moment de ma lecture. Parfois, je me perdais un peu géographiquement puisque je ne connais pas très bien toutes les villes mentionnées dans le roman, mais cela n’a pas diminué mon plaisir. J’ai même ri à quelques reprises et je me faisais un plaisir de raconter les choses les plus loufoques à mes proches.

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Une étrange histoire.

L’écume des jours

Par Boris Vian

Résumé en quatrième de couverture :

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant.
Dans cette oeuvre d’une modernité insolente, livre-culte depuis plus de soixante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…

Mon appréciation :

Le côté plus surréaliste de cette histoire était bien amusant. Et c’est aussi ce qui m’a le plus enchantée au départ, puisque j’avais un peu de mal à plonger dans l’univers des personnages. Je ne suis pas arrivé à m’identifier à l’un d’eux, ce qui retardait mon attachement. Ainsi, ma lecture a commencé en douceur, le temps que je m’adapte au style d’écriture particulier de l’auteur et à ses personnages.
Puis je me suis finalement laissée aller à ma lecture sans problème. Les manies des personnages me sont devenues amusantes, et la présence de la science-fiction, comique. Car en effet, j’ai même un peu rigolé. Entre autres, lorsque Colin demande à un pharmacien d’exécuter une ordonnance, celui-ci l’exécute littéralement à l’aide d’une petite guillotine. Ce court passage est celui qui m’a le plus fait rire. Tout de même, quelques autres étaient plaisants, disséminés parmi les moments les plus malheureux pour les différents protagonistes.
Par contre, je dois dire que certains éléments de la lecture peuvent être plus ardus sans une certaine connaissance de la musique des Noirs américains. Certains titres et artistes sont nommés au passage, agrémentés, bien souvent, d’une note de bas de page pour signifier quand le morceau est paru. Nombre d’entre eux m’étaient inconnus. De ce fait, même les notes ne m’aidaient pas à savoir qui ils étaient. Idéalement, je crois que j’aurais dû me faire une liste de lecture avec les musiques mentionnées dans le roman pour me donner une meilleure idée de l’ambiance de celui-ci.
Tout de même, malgré que le langage utilisé puisse parfois être plus complexe à cause de différents mots-valises et néologismes, il résulte une certaine poésie, une certaine musique dans l’écriture de L’écume des jours. La complexité, mêlée de simplicité, à cette histoire d’amour avait quelque chose de tout à fait fascinant. Boris Vian sait maîtriser les mots.

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Une histoire réaliste.

Vivre!Vivre!
Par Yu Hua

Résumé en quatrième de couverture :

Fugui, enfant gâté et unique héritier de la famille Xu, est un fils prodigue qui dilapide son bien dans les jeux d’argent, au grand dam de son épouse Jiazhen. Ruiné, il est contraint de travailler la terre. Mais ce revers de fortune se révèle une chance au moment de l’avènement de la Chine communiste : autrefois fils de propriétaire foncier, désormais simple paysan, il échappe au triste sort réservé aux nantis. Les tourmentes successives qui secouent le pays tout au long du XXe siècle n’épargneront toutefois pas la famille.

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours de cinéma de niveau collégial que j’ai eu la chance de lire ce livre de Yu Hua (nous avions à analyser l’adaptation cinématographique par rapport au livre). À ma connaissance, je n’avais jamais lu de littérature chinoise auparavant. Et je dois avouer que malgré la complexité des prénoms des personnages, j’ai fort apprécié ma lecture.
Tout d’abord, le style d’écriture est assez simple. L’histoire coule facilement et l’on ne s’y perd aucunement, malgré qu’elle soit ancrée dans une époque importante de l’histoire de la Chine.Vraiment, les pages défilaient assez vite sous mes yeux. La lecture était agréable et divertissante, malgré toutes les difficultés qu’éprouvent les personnages.
J’ai également aimé la manière dont le récit était construit. L’histoire de Fugui et de ses proches est en fait raconté par cette homme à un autre personnage qu’il rencontre, et ce, bien des années après la perte de la fortune familiale. Fugui raconte ainsi à l’autre monsieur toutes les péripéties qu’il a traversées. Nous avons donc l’histoire narrée par Fugui pour la majeure partie du livre. Cependant, cela est entrecoupé des petites discussions entre les deux hommes, ce qui me semblait intéressant.
Je ne le vous cache pas : le récit de Fugui n’a rien de bien joyeux. Mais j’ai apprécié cet élément du roman. Les personnages ont la vie dure et l’ambiance est totalement réaliste par rapport à l’époque durant laquelle l’action se déroule. La faim et la pauvreté des personnages se ressentaient beaucoup lors de ma lecture. Sincèrement, lorsque la petite famille de Fugui était ravie d’avoir une poignée de riz à manger, j’avais l’impression de la goûter moi aussi.
Je dois cependant admettre que la fin du roman était prévisible à partir d’un certain moment dans l’histoire. La vie de Fugui est assez routinière, de sorte que les choses finissent toujours par se passer de semblable façon. Tout de même, malgré cet aspect, j’ai aimé ma lecture jusqu’au bout et je n’ai pas été déçue.
Je suis donc d’avis que Vivre! était un bon bouquin pour me faire découvrir la littérature asiatique. Lorsque j’en aurais l’occasion, je sais désormais que je n’hésiterai pas à essayer une autre traduction de cette intéressante culture colorée.

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Cru, mais intéressant.

Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

À la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d’autres déjà froids, des armes, de l’héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narcotrafiquants. Moss devient l’objet d’une impitoyable chasse à l’homme. À ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce…

Mon appréciation :

Comme je le mentionne dans le titre de cette appréciation, le livre est plutôt cru, et ce pour différentes raisons. Tout d’abord, c’est en lien avec la plume de Cormac McCarthy. Cet auteur ne joue pas sur les mots et dit simplement et directement les choses telles quelles sont. Si des corps étaient mutilés, le lecteur savait exactement où et à quel point. C’était pareil pour les répercussions d’une balle tirée en pleine tête, par exemple. J’aime beaucoup cet aspect que les choses ne soient pas laissées à la légère, puisque cela permet une immersion complète dans l’univers de l’histoire, de même que sur le plan des sentiments. En effet, la manière dont les actes sont décrits enlève toute pitié que le lecteur pourrait avoir. L’ambiance est dure, la tension est forte. Malgré cela, on passe directement à autre chose et l’on pressent qu’une nouvelle scène de crime viendra. Personnellement, cela me rendait curieuse.
De plus, il y a le personnage d’Anton Chigurh qui est assez direct. Il est logique, méthodique et sans pitié. Et c’est ce qui le rend intéressant, d’autant plus qu’il est un excellent tireur. Ce personnage ne lésine pas sur les mots et sur les actions. Sans compter qu’il ne se permet pas de laisser quelqu’un derrière ses pas qui pourrait, par la suite, le dénoncer ou l’identifier. Ainsi, Anton tue rapidement et adéquatement afin de toujours rester une menace invisible.
J’aime beaucoup le style d’écriture de l’auteur, parce qu’en le lisant, les images se forment très clairement dans ma tête. Certaines y restent parfois marquées (je ne fais que penser à La Route, que j’ai lu il y a trois ans et dont je me souviens parfaitement des sensations que j’éprouvais en le lisant). Tout au long de ma lecture, donc, je pouvais visualiser les moindres lieux et les moindres gouttes de sang éparpillées sur les tapis ou les murs. Aussi, même si cela n’était pas toujours mentionné, j’arrivais à discerner les couleurs des lieux. En refermant le livre, je voyais encore le sable brun ou rouge du désert, les murs gris ou beige des motels, le sang épais et rouge des meurtres et les yeux bleu vif d’Anton, sans oublier son habit chic noir.
J’ai bien aimé ma lecture. Après Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, j’ai envie de me plonger dans les autres romans de McCarthy.

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Un monde intrigant.

L’épreuve, tome 1, Le Labyrinthe

Par James Dashner

Résumé en quatrième de couverture :

Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier… Il se retrouve entouré d’adolescents dans un lieu étrange, à l’ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d’acier. Chaque nuit, le plan en est modifié.
Thomas comprend qu’une terrible épreuve les attend tous. Comment s’échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire…

Mon appréciation :

Tout d’abord, oui, j’ai apprécié ma lecture. Mais j’ai tout de même eu du mal à m’y captiver dès le départ. L’univers est intrigant, sauf que ce style de roman étant très populaire en ce moment, cela me semblait enlever de l’originalité. Au même titre que la trilogie Hunger Games, ce sont tous des jeunes qui se retrouvent enfermés dans un lieu vraiment particulier et contrôlé par d’autres individus de l’extérieur. Qui plus est, le départ m’a semblé un peu lent, car dès que Thomas est plongé dans cet étrange univers, tous les jeunes autour de lui veulent qu’il s’adapte à leur mode vie, à leur petite routine. Heureusement, Thomas va enfreindre une règle mise en place par les dirigeants du groupes d’adolescents, de sorte qu’il y aura enfin du mouvement.
Le tout devient encore plus intrigant lorsqu’une fille est amenée dans le Labyrinthe. La toute première fille… et la toute dernière personne (car un jeune y était envoyé à chaque mois depuis deux ans). Encore maintenant, je m’interroge à savoir pourquoi il n’y avait pas de fille avant. La solution sera peut-être dans le deuxième tome.
J’ai trouvé le début du livre un peu lent à démarrer, il est vrai. Cependant, passé le tiers du volume, j’avais du mal à m’arrêter. J’étais surtout curieuse de découvrir pourquoi les jeunes étaient dans ce labyrinthe, de même que je me demandais dans quelles circonstances certains retrouveraient la liberté… ou l’illusion d’être libre un moment.
J’ai apprécié le personnage de Chuck, seul véritable ami de Thomas, bien qu’il semblait un peu énervant au départ, étant donné qu’il ne répondait pas aux questions du personnage principal et qu’il jouait quelques tours. Par contre, plus les pages défilaient, plus le jeune Chuck apparaissait comme un garçon à protéger de tout danger et à ramener chez lui, dans un cocon familial normal. Je ne vous dévoile pas comment se termine le bouquin, mais malgré les événements durs de la fin (on ne se le cache pas, ce ne sont pas tous les jeunes qui s’en sortent), je suis d’accord avec James Dashner pour l’action qu’il a faite faire à Chuck. Je n’aurais pas vraiment imaginé ce moment autrement.
Pour terminer, l’épilogue fait mention d’une prochaine épreuve. Visiblement, les personnages n’en ont pas fini de se dresser contre des difficultés très risquées. Je me demande bien ce que sera cette prochaine épreuve et comment les choses se dérouleront.

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