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Et voilà le tour de Guy Bergeron!

Guy BergeronVoici la deuxième interview du blogue! Cette fois-ci, nous en apprendrons plus sur un individu très sympathique : l’auteur Guy Bergeron.
Guy est l’auteur de trois séries fantastiques, dont deux trilogies sont terminées. Il est la plume qui se cache sous La trilogie de l’Orbe, L’héritière de Ferrolia et Les légendes d’Arménis. Qui plus est, il a aussi contribué, à ce jour, à la série Les clowns vengeurs avec le premier tome intitulé Valse macabre. S’il sait si bien maîtriser le fantasy, c’est sans aucun doute parce que Guy s’y passionne et qu’il y transmet son amour pour ce genre littéraire. Il n’empêche que ce n’est en aucun cas la seule corde à son arc, puisque pour qui ne s’y attend pas, il se démarque aussi dans d’autres styles, telle la science-fiction! Comme un poisson dans l’eau, il s’adapte aisément lorsque vient le temps de changer l’eau et semble capable de surmonter grand nombre de défis!
Bonne lecture!

En quelques mots, comment décririez-vous votre dernière série Les légendes d’Arménis?
Il s’agit d’une série où chacun des tomes représente une histoire d’Arménis, monde que j’ai créé et dans lequel se déroulent toutes les histoires de mes romans fantastiques. La série a la particularité de se lire dans n’importe quel ordre, chaque histoire étant indépendante.

Comment les scénarios de vos romans fantastiques se sont-ils imposés à votre esprit?
En général, les idées me viennent de choses que j’observe dans le quotidien et que je « distortionne » pour en faire un sujet fantastique. Il m’arrive aussi de partir de traits d’un personnage, que ce soit physique ou de caractère, et d’extrapoler à partir de là. Parfois, l’idée arrive sans que je ne sache d’où elle vient.

En moyenne, combien de temps mettez-vous sur l’écriture et la révision d’un tome et combien de versions en faites-vous?
Un roman me prend environ neuf mois, incluant les corrections, et ce en y mettant un minimum de cinq heures par semaine. Ce ne sont que des moyennes; je mets un peu moins de temps en début de rédaction et plus la fin approche, plus j’accélère. Je travaille toujours dans une seule version que je modifie presque tous les jours (sans oublier de prendre des copies de sécurité).  Je révise mon texte de A à Z au moins quatre fois avant de le soumettre à l’éditeur.

Comment gérez-vous votre temps d’écriture?
Je suis assez discipliné et je n’ai habituellement pas de problème pour réserver quelques heures à l’écriture chaque semaine, et ce malgré mon emploi à temps plein et mes autres activités.

Comment décririez-vous votre relation avec vos personnages? Après tout, il doit y avoir une raison pour laquelle Les légendes d’Arménis ramènent certains personnages de vos deux premières séries.
Je ne suis pas du genre à tenir absolument à mes personnages. J’aime bien au contraire élaborer de nouveaux protagonistes. Je ne réutiliserai que certains de mes personnages seulement si je juge qu’ils peuvent ajouter un plus à l’histoire que je crée. D’ailleurs, quand un personnage revient, il n’a jamais le rôle principal de l’histoire. Je trouve aussi intéressant que les lecteurs qui me suivent retrouvent quelques clins d’œil à d’autres romans précédents.

Dans toutes vos séries confondues, y a-t-il un tome que vous préférez et pourquoi?
Ça c’est la question qui tue. Difficile à répondre. Dans chaque roman, il y a des parties que j’aime bien. Dans certains, c’est pour le personnage, dans d’autres, l’intrigue, etc. Pour être honnête, il faudrait que je les lise de nouveau l’un après l’autre. Il s’est passé quand même neuf ans depuis que j’ai commencé à écrire mon premier.

Dans le même ordre d’idée, avez-vous un personnage coup de cœur? Quel est-il et pourquoi celui-là en particulier?
Je crois en avoir deux. Feren, mon magicien nécromancien, qui brise un peu le moule de ce genre de magicien et qui est très attachant et nuancé, et Jordan, ce personnage tourmenté de mon seul roman jusqu’à maintenant qui n’est pas du fantastique.

Valse macabre est un livre d’un genre complètement différent de vos autres romans. Comment s’est passée cette expérience pour vous?
N’ayant jamais été un très grand amateur de science-fiction, même si j’ai lu quelques classiques du genre, je doutais de pouvoir créer une histoire intéressante. J’ai été le premier surpris d’y parvenir très facilement. Il faut dire que les bases du monde avaient déjà été élaborées par Michel J. Lévesque. J’ai écrit ce roman très rapidement, les idées se sont enchaînées très vite dans ma tête.

Valse macabre a aussi donné le coup d’envoi aux Clowns vengeurs. Seriez-vous prêt à participer à nouveau à la rédaction d’un livre de cette série?
Tout est possible, j’avoue avoir une petite idée pour le moment, mais je ne sais pas encore la forme qu’elle va prendre et si je vais la concrétiser.

J’ai entendu dire que vous travailliez sur un nouveau projet de roman. Devons-nous nous attendre à un genre d’histoire bien différent de vos précédents romans?
Oui et non. On y retrouvera mon style habituel, mais cette fois-ci, le fantastique n’est pas prédominant étant donné que me base sur une histoire vraie, ou du moins en partie. Histoire et mythologie se côtoieront. Ce sera donc différent, mais mes lecteurs reconnaîtront certainement mon style.

Un grand merci à Guy Bergeron pour son temps et nous espérons que vous aurez pris plaisir à lire cette interview, car d’autres mijotent dans nos esprits! Si vous désirez en savoir un peu plus sur l’auteur et aussi y découvrir tous ses romans, n’hésitez pas à aller jeter un œil sur son site Internet.

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Patrice Cazeault se dévoile!

Patrice CazeaultAfin de mettre une nouvelle touche d’ambiance sur ce blogue, nous y ajoutons une toute première interview avec un individu fort divertissant : l’auteur Patrice Cazeault.
Patrice est l’auteur de la série Averia, présentant les sœurs Myr et Seki, Terriennes, ainsi que la Tharisienne Annika. Il a beau être un peu étrange lorsqu’on le fréquente, Patrice a du talent au bout de ses doigts, c’est indéniable! D’ailleurs, il est l’un des écrivains les plus persévérant et travaillant que je connaisse, et vous comprendrez sans doute pourquoi en lisant l’interview. Qui plus est, c’est toujours un plaisir de discuter avec lui et sa série gagne à être connue, tant elle est bien!
Bonne lecture!

En quelques mots, comment décrivez-vous la série Averia à ceux qui sont intéressés à la lire?
Averia, c’est une série de science-fiction avec du coeur. Un récit qui s’intéresse aux personnages et aux épreuves qu’ils doivent surmonter. C’est l’histoire captivante de deux groupes qui luttent à la fois pour leur survie et pour une cause qui les dépasse.

Comment le scénario d’Averia s’est-il imposé à votre esprit?
Ça s’est fait rapidement. Sur une période de quelques jours. Tout a commencé par un flash, une décharge d’inspiration alors que je roulais tranquillement sur une route de campagne.
Bien sûr, comme c’était la première fois que je voulais en faire un roman, c’était un peu compliqué de gérer toute cette inspiration! Il y a eu beaucoup de tâtonnements au départ!

En moyenne, combien de temps mettez-vous sur l’écriture et la révision d’un tome et combien de versions en faites-vous?
Aie! C’est dur de déterminer une durée pour chaque tome! Vois-tu, chère Manue, je suis un éternel insatisfait. Je réécris encore et encore et encore. Jusqu’à maintenant, c’est la quatrième ou la cinquième version du manuscrit qui atterrit sur le bureau de mon éditeur pour la publication.
Par contre, entre chaque version d’un même tome, j’aime bien entamer le suivant. Ça m’aide à me délier les neurones après quelques dizaines d’heures de révision!
D’accord, d’accord, je te donne un chiffre. En tout et pour tout, chaque tome me coûte entre 6 et 12 mois de ma vie (dépense que j’assume absolument! Ce que je m’amuse en écrivant!)

Comment gérez-vous votre temps d’écriture, surtout depuis que vous êtes devenu papa?
DÈS QUE J’AI UNE SECONDE, j’écris. C’est nécessaire. Vital. Je suis devenu très habile à rédiger des phrases dans ma tête tout en préparant de succulentes purées de carotte ou en réchauffant de délicieux choux-fleurs.

Comment décririez-vous votre relation avec vos personnages? Après quatre tomes de publiés, ça doit tisser des liens!
Je les aime d’amour. Même ceux que j’ai terrassés d’un trait de plume ou ceux que vous aimez détester. Mais, tu as raison, après quatre tomes publiés, je me sens très proche de mes personnages. Je crois que je les connais de fond en comble. Quand j’écris, je devine leurs contours, je sens leur texture. J’arrive facilement à voir si leurs actions reflètent leur personnalité ou si je fais n’importe quoi!

J’ai entendu dire que la série contiendrait six tomes. Comment se sent-on à l’approche de cette finale?
Très excité! J’ai entamé la rédaction du dernier tome et l’énergie est au rendez-vous. Faut dire que c’est Annika qui mène la barque de cet ultime opus. Elle est toujours très intéressante à mettre en scène!
Bon, pour tout te dire (ah les confidences que tu m’arraches! Redoutable interviewer, Manue!), j’appréhende tout de même le moment d’y mettre un point final. Averia, c’est un énorme morceau de ma vie. Je crois que ce sera douloureux.

Y a-t-il un tome que vous préférez, par rapport aux quatre en magasin?
Tu me demandes de choisir entre mes bébés! Vilaine!
Je vais trancher avec le tome 4. Même si j’adore le crescendo d’émotions du tome 3, c’est le tout dernier qui remporte la palme. Côté écriture, c’est vraiment celui où je note une affirmation de mon style. Je me suis débarrassé de mes maladresses et je vais plus loin dans mes folies. C’est celui dont je suis le plus fier.

Dans le même ordre d’idée, avez-vous un personnage coup de cœur? Quel est-il et pourquoi celui-là en particulier?
Ok, là, tu me tortures! ÇA, c’est difficile.
Je vais choisir Myr. C’est le personnage qui a la plus belle évolution dans cette série. Elle est le moteur qui a vraiment fait décoller le récit quand j’ai commencé à écrire en 2009. Myr, c’est la rebelle au coeur trouble, la gamine qui doit apprendre à grandir trop vite, la perle qui nage au milieu de la vase.
J’ai très hâte de vous montrer ce qu’elle devient dans le cinquième tome…

À ce jour, comment se déroule l’écriture du cinquième tome?
Ah! Tiens, puisqu’on en parle! Le cinquième tome est rédigé. J’ai déjà deux lecteurs-tests qui s’y attaquent. Mais… comme j’en suis seulement à la deuxième version, tout peut changer encore!
Il a été très difficile à écrire, par contre. Parce que 1 : je suis devenu papa pendant sa rédaction! 2 : C’est le bouquin qui doit clore la branche de Seki et de Myr dans cette aventure. Ouf! Tout un défi!

Avez-vous d’autres projets d’écriture par la suite? Seront-ils dans le même genre qu’Averia?
Oui! J’ai d’autres projets et j’ai même commencé l’écriture de l’un d’eux. Malheureusement, c’est classé « ultra secret ». Je ne peux pas t’en dire beaucoup. Ce sera, par contre, très différent d’Averia.
Un jour, oui, un jour, je retournerai sans doute à quelque chose de l’envergure d’Averia.
Tant que j’ai des personnages dans les tripes, j’écrirai!

Un grand merci à Patrice Cazeault pour son temps et nous espérons que vous aurez pris plaisir à lire cette interview, car il y en aura d’autres! Si vous désirez en lire plus et en apprendre plus sur l’auteur, il y a toujours son blogue Avis d’expulsion, où il parle de toutes sortes de choses avec sa fabuleuse plume!

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