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Un jeune homme et un chat prometteurs

Cobayes, tome 7, Cédric

Par Alain Chaperon

*Attention : présence de violence gratuite.*

Résumé en quatrième de couverture :

Ce que j’aime faire de mes journées : rien.
Je me définis comme un paresseux. Les DVD et les livres sont mes seuls amis, car ils n’exigent aucune concession de ma part. Même travailler ne me viendrait pas à l’esprit. Voilà pourquoi je prête mon corps à la science. Je participe à des études cliniques en tant que cobaye. Pas de responsabilités, peu d’exigences. On me paie pour tester des produits. Point. J’ai récemment trouvé une compagnie pharmaceutique qui me proposait un énorme montant d’argent pour me guérir de ma dépendance à la marijuana. J’aurais été fou de ne pas sauter sur l’occasion.
Depuis quelques temps, je me sens bien. J’ai l’impression de devenir quelqu’un. Comme si je méritais enfin de prendre ma place parmi les meilleurs. Lisez mon blogue, vous allez comprendre.
Moi, Cédric Labonté, j’ai maintenant le monde à mes pieds!

Mon appréciation :

Cédric est le dernier tome de la série Cobayes que je lis. Je les ai tous lus dans l’ordre de parution, bien qu’il soit possible d’en faire une lecture tabulaire.
Avec le personnage de Cédric, il y a plusieurs références qui sont faites aux autres tomes. Ce protagoniste est plus observateurs que d’autres et relève des éléments qui concernent les autres cobayes. Que ce soit la réceptionniste d’AlphaLab qui change ou la manchette des journaux qui annonce qu’un carnage a eu lieu, Cédric a une conscience du taux croissant de disparitions et de meurtres qui atteint la ville.
Ce nouveau héros, ou anti-héros, se targue d’être déjà un cobaye pour de nombreux essais cliniques. Sa mentalité quant aux essais réalisés par AlphaLab est ainsi différente. Cédric, dès le départ, compare le laboratoire avec les autres qu’il a visités. L’endroit se révèle être différent sur plusieurs points… mais la promesse d’une grosse somme d’argent efface les doutes possibles.
Le produit injecté par le laboratoire a un impact intéressant sur le jeune homme. Sur le plan psychologique, cela se manifeste assez fortement. Tandis que d’autres personnages sont passés rapidement à l’action, c’est d’abord la psyché de Cédric qui est affectée par les injections. Lui qui, grâce à l’anonymat que lui procure son blog, paraît déjà se sentir supérieur à nombre d’individus se voit changer pour se sentir davantage en confiance. Cette puissance intérieure se répercute rapidement sur les agissements du personnage. Cette montée rend cependant un peu prévisible la fin du roman, mais reste intéressante.
Le protagoniste en soi est curieux à observer. Sa dépendance à la marijuana se transpose sur une nouvelle, que Cédric analyse lui-même et insère dans un processus de cycles (« prise » de drogue et manque).
L’histoire de Cédric commence avec un chat, ce que rappelle la couverture du livre. L’animal, qui semble d’abord anodin, amène une touche particulière au récit. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais je vous annonce que le félin réserve quelques surprises. 😉
Finalement, j’ai apprécié les entrées du blogue du personnage, qui étaient plutôt divertissantes. Cependant, le protagoniste donne déjà bien son opinion au fil de la narration, et ces textes n’auraient pas été nécessaires. Qui plus est, le personnage étant plutôt cultivé, c’est cela que j’aurais aimé découvrir davantage dans ma lecture. Il n’empêche que j’ai bien aimé l’ensemble du roman.

Voici la bande-annonce du roman :

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Un début qui laisse présager le pire…!

Cobayes, tome 6, Elliot

Par Madeleine Robitaille

*Attention : présence de mutilations, de sexualité et de sang.*

Résumé en quatrième de couverture :

Pervers? Bizarre? Asocial? Je me fous royalement de ce que le monde pense de moi. Il n’y a que moi qui compte, mon plaisir et ma liberté. Je n’ai pas d’amis et je n’en veux pas. Mon monde intérieur, ce qui s’y trouve, n’appartient qu’à moi. Personne ne sait qui je suis réellement; ça vaut mieux ainsi.
Je travaille deux ou trois jours par semaine. Je pourrais bosser à temps plein — mon patron me l’a offert —, mais ça nuirait à mon autre passe-temps, qui nécessite préparation et prudence…
Mon seul problème, c’est que j’aimerais gagner plus d’argent. J’en ai besoin pour finir mes travaux dans la pièce insonorisée. Si je veux l’utiliser, un jour… Je devrais peut-être creuser du côté de ce laboratoire, celui qui cherche des candidats pour tester un nouveau médicament. Ça paie drôlement bien! Avec tout ce fric, ma salle de jeux serait rapidement opérationnelle.

Mon appréciation :

Ouh là là! Ce tome-ci n’est pas joyeux du tout!
Dès le début, nous sommes confrontés au personnage d’Elliot, qui a déjà des habitudes assez obscures. Déjà, il ne suffit que de songer à sa pièce insonorisée, qu’il construit pour en faire une salle de torture avant même d’avoir goûté au produit d’AlphaLab. Les choses détraquent donc rapidement.
Parsemé dans le récit, le lecteur a droit à quelques retours dans le passé qui permettent de découvrir les événements qui font d’Elliot le personnage meurtrier qu’il est au début de la lecture. J’aimais beaucoup ces passages. Je trouvais très intéressant de découvrir la psychologie du protagoniste, bien que cela cache d’horribles choses.
La psychologie du personnage est d’ailleurs très intéressante. En plus d’avoir un passé complexe, l’antihéros compose des nouvelles. Par contre, ces textes ne sont pas anodins. Ils consistent en une sorte de journal où le cobaye consigne ses méfaits dans le but de pouvoir les relire et se les remémorer. C’est de cette manière qu’il éprouve du plaisir.
Cependant, j’ai moins aimé la fin du roman. Je m’attendais à quelque chose de plus spécial, de plus grandiose, étant donné la manière dont le roman a commencé (c’est-à-dire en force). Le taux d’horrifique diminue peu à peu jusqu’à la dernière page. Cela n’était pas mauvais, mais cela ne répondait pas non plus à mes attentes. Avec un tel personnage, j’aurais apprécié quelque chose de plus intense.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé la lecture. Le style d’écriture n’était pas mon favori, mais j’ai beaucoup aimé les idées de départ. Elliot est un assez bon roman d’horreur.

Voici la bande-annonce du roman :

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Une fixation plutôt morbide!

Cobayes, tome 5, Olivier

Par Yvan Godbout

*Attention : présence de violence gratuite sanglante.*

Résumé en quatrième de couverture :

Mon souhait le plus ardent : vaincre la tourmente.
J’en ai marre. Marre de mes cicatrices qui attirent le regard de tous et qui, paradoxalement, éloignent celui de mes parents. La mort de mon frère jumeau ne m’a pas que rendu invisible à leurs yeux, elle a également provoqué chez moi d’importants troubles anxieux. Au fil des années, la tourmente s’est nichée dans mon esprit. J’ai peur qu’elle ne s’y soit installée pour toujours.
À dix-huit ans, je devrais avoir d’autres ambitions que de devenir fou, non?
Je veux changer de vie. Fuir ce foyer où déambulent une mégère, un salaud, un vieux beagle dépendant affectif et un fantôme qui cherche sans cesse mon attention. Mais surtout, je veux guérir. Je crois avoir trouvé la solution. En fait, c’est plutôt la solution qui m’a trouvé…
Un simple cerne de café sur une page de journal, et le tour était joué.

Mon appréciation :

Encore une fois, la série Cobayes me permet de découvrir la plume d’un autre auteur tout en restant dans un univers qui me plaît bien.
Olivier est un roman qui se rapproche plus des tomes de Anita et de Benoit en terme d’ambiance. L’auteur n’a pas peur de faire des scènes de violence et de les rendre très sanglantes. C’est un peu dégoûtant, mais c’est très bien pour ce genre de roman.
Le personnage d’Olivier est bien amené et présenté tout au long du roman. Psychiquement, il est déjà intéressant au tout début de l’histoire, étant donné sa complexité reliée à la schizophrénie et à ses cicatrices corporelles. Dès lors qu’il prend le produit des laboratoires AlphaLab, le lecteur peut suivre l’évolution du traitement chez ce patient particulier. Cette progression s’observe dans ses envies de meurtre. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais disons que ses victimes sont de taille croissante.
Mis à part cela, un peu comme dans Yannick, Olivier est conscient de la présence de Nettoyeurs derrière ses actes criminels. Il faut dire que le protagoniste fait énormément de dégâts et qu’il est curieux de savoir comment ses actes seront ensuite découverts par la population. Il se doute alors que quelqu’un l’aide afin de camoufler et maquiller le tout pour le protéger. J’aimais bien l’idée!
Le style d’écriture d’Yvan Godbout m’a bien plu. Il était plaisant et n’était pas trop complexe. Il était facile de plonger dans ce récit. J’ai également apprécié la présence des rapports d’AlphaLab. Ils permettaient d’avoir un point de vue extérieur du personnage d’Olivier, ce qui me semblait très intéressant pour le comprendre et l’analyser.
Seul petit bémol, qui est d’ailleurs de moindre importance : la vie collégiale du cobaye. On note la présence de l’éducation avec la rentrée au début du roman. Par la suite, cela disparaît peu à peu. J’avais l’impression qu’il était en congé tous les jours. 😛 J’aurais été curieuse de découvrir comment Olivier percevait le regard des autres étudiants au fil de ses injections.
Il n’empêche que j’ai bien aimé ma lecture et que je prévois lire d’autres romans d’Yvan Godbout!

Voici la bande-annonce du roman :

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Tout à fait répugnant!

Cobayes, tome 4, Benoit

Par Carl Rocheleau

*Attention : présence de violence gratuite et de… beaucoup de sang.*

Résumé en quatrième de couverture :

Ce qui me définit le mieux : ma passion pour le cinéma.
Un jour, je tournerai mon propre film. Quand j’aurai de l’argent. Beaucoup d’argent. J’étais totalement à sec à mon arrivée en ville. Heureusement, Mini a accepté de partager son « appartement » avec moi. C’est grâce à elle que j’ai découvert AlphaLab.
En attendant de réaliser mon rêve, je note toutes mes idées de scénarios dans un carnet. J’ai l’imagination assez fertile, ces jours-ci. Une foule d’idées macabres et sanglantes me passent par la tête. C’est peut-être parce que je suis un fan fini de Tarantino et que je regarde ses films en boucle.
J’en ai parlé au psy d’AlphaLab. Il dit que c’est sûrement le stress, que ma première rencontre avec mes beaux-parents m’a angoissé. Ces vieux bourgeois… je suis convaincu qu’ils ne m’aiment pas, mais je m’en fous; je suis follement amoureux de leur fille. Elle est hallucinante!
Le psy pense que je m’approprie les rêves de Mini au détriment des miens. Aucun rapport. Ce n’est pas parce que je veux passer chaque minute de ma vie à ses côtés que je suis dépendant affectif. J’abandonnerais tout pour elle, même si ça fait seulement deux mois qu’on se connaît. Rien de plus normal.

Mon appréciation :

Quel plaisir de retomber dans un roman d’horreur aussi… peu appétissant! 😛
C’était mon premier roman de l’auteur Carl Rocheleau, et j’ai bien apprécié sa plume. Son écriture permettait une lecture tout à fait mature. Et il le fallait, bien entendu, étant donné le genre du livre.
Malgré ma piètre culture d’horreur cinématographique, j’ai bien apprécié la part qu’occupaient les références à divers films. Il va sans dire que le personnage est un fanatique de cinéma et que cela s’y prêtait donc très bien. Ne connaissant pas la moitié des films cités, je me plaisais plutôt à songer aux petits sourires que feraient ceux qui comprendraient les références lors de leur lecture.
Pour continuer sur cette lancée, l’écriture de Carl Rocheleau était tout à fait parfaite dans les descriptions. Il y avait juste assez de détails pour se faire une belle image des scènes sanglantes. 😉 Oui, c’était dégueulasse! Mais c’est ce qu’il faut, à mon avis, dans un roman d’horreur. Cela me faisait penser au roman Anita, dans la même série.
Dans ce nouveau roman de la série Cobayes, un nouvel élément est mis en scène : la compagnie AlphaLab exécute ses étranges injections à l’international. Le personnage de Benoit, accompagné de son amoureuse, se rend dans un autre pays. Là-bas, les intentions de la compagnie pharmaceutique semblent d’autant plus mauvaises (je vous laisse découvrir ce qui me fait dire ça). N’empêche que j’ai trouvé cela très intéressant. J’aime bien en apprendre un peu plus à chaque tome et tenter de comprendre les rouages de cette organisation.
Enfin, il y a un dernier détail que je voudrais aborder. Toujours dans le positif. Même si cela m’a un peu dégoûtée. 😛 Benoit, en grand amateur d’horreur, se met à désirer reproduire ses sombres pensées (ou devrais-je dire rouges pensées). Et il y trouve de la jouissance! Décidément, lorsque Carl Rocheleau écrit de l’horreur, c’est loin d’être pour les enfants… et ça me va parfaitement (quoique les images que je me faisais n’étaient pas du tout jolies)!

Voici la bande-annonce du roman :

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Drôle, mais peu dangereux.

Cobayes, tome 3, Yannick

Par Martin Dubé

Résumé en quatrième de couverture :

Mon principal défaut : ma générosité.
Coup de pouce, oreille attentive, dos large, cœur sur la main. Je me fends toujours en quatre pour aider les autres… à mon détriment. Et j’ai l’embarras du choix. De mon meilleur ami Lucien pour qui je suis le parfait confident, à ma voisine d’en dessous, la charmante Marguerite, qui me prend pour son homme à tout faire, tous me considèrent comme le candidat idéal pour satisfaire leurs caprices et calmer leurs angoisses. Et il y a ma sœur, Myriam, pour qui je donnerais ma vie. La sienne n’est pas facile et j’aime croire que je suis toujours là pour elle. Souvent, je m’oublie pour qu’elle puisse être heureuse. Sauf que, ces derniers temps, je sens que j’ai franchi le point de non-retour. Depuis que je participe à cette étude clinique, ma vie me semble lourde, déréglée, impossible. Oui, l’argent que je reçois aide beaucoup ma sœur, mais toute cette expérience me dépasse. Je suis de moins en moins charitable, de plus en plus impatient. Et je commence à faire des cauchemars. À avoir des hallucinations qui me semblent parfois tellement vraies…

Mon appréciation :

Yannick fut pour moi une occasion de découvrir un autre auteur québécois que je n’avais encore jamais lu auparavant. J’ai bien apprécié la plume de l’auteur, mais je dois admettre que je l’aurais probablement préférée dans le cadre d’un roman en-dehors de la série Cobayes (série qui, je le rappelle, n’a pas d’ordre de lecture). De ce fait, lorsque j’en aurai l’occasion, je me procurerai les autres livres de Martin Dubé. En attendant, parlons donc de Yannick.
Je vous explique d’abord ce qui m’a plu dans l’écriture de l’auteur. Dès le tout début du livre, avant même de commencer le récit du personnage principal, une page présente l’auteur et les quelques conseils qu’il donne avant d’entamer la lecture. Le tout est bien teinté d’humour, ce qui donne un bon aperçu de ce que contient le bouquin. Parmi les mises en garde de cette fameuse page nous retrouvons celles-ci :
« Les hommes qui allaitent des femmes enceintes doivent consulter un psychiatre avant de lire ce roman.
Ce roman peut causer de l’excitation. Éviter toute activité qui nécessite de la vigilance, telle que la jonglerie avec des sabres en feu. » (p.5)
Tout au long de la lecture, nous pouvons retrouver une petite touche d’humour un peu farfelu. Entre autres, Yannick prend plaisir à jouer à imaginer la vie des gens qui l’entourent. Et son imagination est assez fertile, ce qui donne d’amusants résultats!
J’ai beaucoup aimé l’idée que le personnage soit totalement bon de nature. J’étais curieuse de savoir ce qu’il se passerait à la suite des injections du produit d’AlphaLab, j’étais curieuse de savoir à quel point il déraperait. À ce sujet, les pensées du personnage m’ont plu. Cependant, j’étais déçue que cela ne reste, justement, que des pensées, des scénarios imaginés. Malgré son indifférence intéressante devant la mort, il ne prend pas activement part à la mort d’autrui… Enfin, à un certain point, mais je vous laisse la surprise. Il reste que c’est essentiellement cela durant la majeure partie du livre.
Excluant cette déception, les rapports du Docteur Williams (celui qui dirige l’étude clinique) m’ont un peu manqué. Heureusement que certaines scènes du livre se rapprochaient de ces rapports, puisque le docteur mentionnait ses inquiétudes quant au sujet.
Finalement, j’ai aimé l’idée que Yannick soit conscient du Nettoyeur qui le suivait, cet homme engagé pour camoufler les dégâts que le patient pourrait faire sous l’emprise du produit. Cela démontrait une certaine intelligence de la part de Yannick de le remarquer, et cela faisait découvrir un peu plus d’éléments concernant ces protagonistes camouflés qui ont le talent nécessaire pour faire disparaître les traces d’un crime. C’était pertinent!

Voici la bande-annonce du roman :

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Du sang qui tarde un peu.

Cobayes, tome 2, Sarah et Sid

Par Eve Patenaude

*Attention : présence de violence gratuite.*

Résumé en quatrième de couverture :

Le rêve brisé que je traîne derrière moi : le ballet.
Je m’appelle Sarah et, autrefois, j’en faisais. Oh, je danse toujours… mais nue. Dans un bar. Ça reste de la danse. Voilà ce que je me répète sans cesse pour ne pas m’écrouler, pour tenter d’oublier à quel point ma vie est misérable… En plus, je dois de l’argent à Carl, mon patron. Cinq mille dollars! Où vais-je bien pouvoir trouver une telle somme?
Le fantôme qui me hante toutes les nuits : Charlie.
Moi, c’est Sid. J’aurais pu être un super programmeur si ma vie n’avait pas dérapé. À la place, je suis devenu serveur dans un resto branché. C’est là que j’ai rencontré Sarah… Cette fille, j’en suis complètement fou. Même si elle a le don de se foutre dans la merde! C’est en fouillant sur Internet que j’ai découvert qu’on peut faire beaucoup d’argent comme cobaye. Des milliers de dollars en échange de quelques injections… Le produit testé par AlphaLab? Peu importe, on a besoin de cet argent. Et puis, qu’est-ce qui pourrait nous arriver de si grave?

Mon appréciation :

Après avoir lu Anita, je dois admettre que j’ai eu certaines attentes quant à la série en général. Ainsi, comme le rythme de l’histoire de Sarah et de Sid était moins prononcé et rapide que celui de celle d’Anita, mon sentiment d’empressement à connaître la suite à chaque page se faisait un peu plus léger.
Il n’empêche que ça n’était pas un bien gros détail, et que je me doutais bien que ce ne serait pas semblable, puisque chaque tome de la série est écrit par des auteurs différents, et que cette expérience de lecture, je l’avais déjà observée avec la série Les clowns vengeurs. Qui plus est, je suis rapidement plongée dans l’ambiance malheureuse des personnages avec la plume d’Eve Patenaude, que je découvrais pour la première fois. En peu de temps, j’avais déjà englouti la moitié du roman et absorbé le premier meurtre… parce que des morts, il y en a plusieurs dans Sarah et Sid; on les compte par dizaines.
Cependant, je dois admettre qu’il y a un autre détail qui m’a chicotée. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais le personnage de Sarah se sert éventuellement d’une arme à feu sans jamais avoir tiré auparavant. Selon toute logique, ses cibles auraient dû être manquées. Du moins, une certaine portion. Ou, pour contrer ce manque de pratique, il aurait pu être précisé, au départ, que le canon de l’arme se trouvait à très faible distance de la victime en joue. De ce fait, malgré l’inexpérience, il aurait été plus crédible que Sarah vise en plein dans le mile.
Sinon, j’ai été déconcertée par le couple. Sauf que cela n’est pas mauvais. En fait, les deux ont des existences loin d’être parfaites. Puis, rapidement, ils agissent de manière à ce que l’on ne puisse pas expliquer quoi que ce soit, tellement les changements sont drastiques et opposés aux personnages présentés au début du livre. Cette folie des deux protagonistes est très étrange, mais montre en même temps l’étendue de ce que peut occasionner la prise du produit testé par AlphaLab. Ainsi, même si j’étais quelques fois troublée par les agissements, ce flou explicatif me semblait intéressant et pertinent.
En somme, malgré un rythme pas trop rapide, j’ai pris plaisir à dévorer ce deuxième bouquin de la série. Et, je dois l’avouer, j’ai hâte de découvrir à quel point les choses vont déraper pour le prochain personnage.

Voici la bande-annonce du roman :

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Un roman horriblement bien mené!

Cobayes, tome 1, Anita

Par Marilou Addison

*Attention : présence de sexualité et de cannibalisme.*

Résumé en quatrième de couverture :

Poids à perdre : huit foutues livres.
Méthodes utilisées pour y parvenir : faire de l’exercice de façon saine? Manger santé? Non… Suer à grosses gouttes avec un sac-poubelle sur le dos, ne rien avaler de la journée et, surtout, vomir. Ç’a toujours été la solution la plus efficace. Mais mon chum Manu commençait à en avoir assez de mon petit manège. Et moi aussi, d’ailleurs. Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un moyen de ne plus m’enfoncer deux doigts dans la gorge dès que je bouffe la moindre calorie. Une étude clinique qui annonçait plusieurs effets secondaires possibles. Dont un, parfait pour   moi : perte de poids. J’ai sauté sur le téléphone et, depuis ce temps, je reçois des injections qui doivent soi-disant me guérir de mon anxiété. Je suis moins stressée, c’est vrai. Toutefois, mon esprit commence à s’embrouiller. J’ai parfois des trous de mémoire. Faut que j’en parle au doc. Et mon appétit change. Je mangerais bien un steak saignant, là, maintenant! Mais je me moque un peu de tout ça, au fond, puisque je maigris à vue d’oeil…

Mon appréciation :

Avant tout, je tiens à dévoiler cette pensée suite à ma lecture : beurk!
Beurk, parce que j’étais dégoûtée des actes atroces du personnage qu’est Anita. En même temps, c’est un bon dégoût, puisque cela signifie que les descriptions étaient juste assez bien pour faire sentir tous les côtés horribles, répugnants et sanglants du livre. Plus je lisais et approchais de la fin, plus je trouvais le tout dégoûtant (c’est là où le cannibalisme prend place, et pas rien qu’un peu!). Pourtant, j’ai dévoré le livre en l’espace d’une soirée! Presqu’aussi rapidement qu’Anita qui se cuisine un bon souper bien juteux…
Le projet de la série Cobayes est vraiment intéressant. Sept tomes à lire dans l’ordre désiré et qui se recoupent tous à quelque part parce que le moteur de chaque personnage est le même : participer à l’étude d’AlphaLab afin d’empocher de l’argent ou de profiter des effets secondaires. Seulement, le tout tourne au cauchemar.
Et c’est amplement le cas pour Anita Wes. Elle a des sautes d’humeur, est plus colérique, devient affamée et a la libido au top. Au départ, ces effets se font ressentir de façon tolérable. Manu est relativement bien content de ses soirées au lit, il faut l’avouer. Cependant, plus les sessions d’injections s’accumulent, plus Anita devient sadique dans ses colères et ses rages de nourriture. Elle est prête à se battre très fortement pour un morceau de viande! Et il n’est plus question d’ustensiles, bien souvent, à moins de devoir dépecer… une créature, dirais-je. C’est vraiment répugnant, je l’admets. Par contre, la tension est tellement bien amenée que, même si c’est très sanglant, on ne peut qu’être curieux de découvrir la suite et de savoir comment l’aventure se terminera avec Anita. Et, bien évidemment, ça n’est pas une fin heureuse et toute délicate.
C’était la première fois que je lisais un livre de Marilou Addisson. Drôle de première lecture! Disons que j’espère qu’elle est plus agréable à côtoyer dans les Salons du livre qu’Anita ne l’est après les injections! Tout de même, j’ai bien apprécié sa plume. Aucune description n’était censurée, ce qui était idéal pour ce récit. Les images décrites étaient très (trop?) bien formulées dans mon esprit. De quoi marquer ma rétine pour la nuit qui vient, malgré que ce ne soit que fictif.
Mais j’ai aimé! Et j’ai même été jusqu’à éprouver de la pitié pour le personnage de Manu, le copain d’Anita. Celui-ci était toujours là pour prendre soin de sa copine, la soutenir et l’aider dans certaines situations. Par contre, le pauvre, il se faisait cacher des choses par Anita. Et c’est sans doute parce qu’il se donnait tant de mal pour l’aider sans connaître la vérité que j’ai eu de la pitié pour lui. Bref, j’ai bien aimé ce personnage et l’ai trouvé bien construit.
Seulement, je dois le répéter une dernière fois : beurk!

Voici la bande-annonce du roman :

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