Articles tagués : Cormac McCarthy

Un sombre univers

Méridien de sang

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

Dans les années 1850, un gamin de quatorze ans part au Texas rejoindre une bande de chasseurs payés pour exterminer les Indiens. Au milieu du désert, la loi n’existe plus. À ce jeu de massacre, seuls survivent ceux qui parviennent à éveiller la plus profonde et la plus intime sauvagerie… Avec cet anti-western basé sur des faits réels, l’auteur nous livre un de ses plus grands romans : noir, lyrique et violent.

Mon appréciation :

C’est le troisième livre de Cormac McCathy que j’ai la chance de lire. J’avais bien aimé La route et Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (l’un au secondaire, l’autre au cégep, et maintenant à l’université). J’avais donc quelques attentes en commençant celui-ci, cela va de soi.
Au début de ma lecture, j’étais bien contente de renouer avec la plume de l’auteur. Il y a un rythme très intéressant qui ponctue la narration. J’aimais aussi beaucoup retrouver l’ambiance apocalyptique de ses univers. Les personnages évoluent dans un univers où la violence fait rage et où il n’est pas utile de justifier un meurtre perpétué sous l’impulsion. Dans Méridien de sang, les massacres sont choses courantes. C’est la norme, bien que cela détruise bon nombre de vies.
Côté ambiance, j’ai aussi beaucoup apprécié les lieux désertiques. Ayant déjà lu d’autres livres qui prennent place dans le désert, j’avais quelques connaissances qui approfondissaient les difficultés reliées à ce milieu. Outre les guerres qui meublent l’époque du roman, le désert est un autre combat qui s’ajoute à la liste pour les nombreux protagonistes.
Parlant de ces personnages, je dois dire que je m’y suis un peu perdue. Au commencement, nous suivons les aventures d’un gamin. Puis, plus le récit avance, plus ce jeune s’efface souvent (il ne parle que rarement) au détriment de ses compatriotes. Bien entendu, d’autres protagonistes étaient intéressants, comme celui du juge, qui semblait avoir un passé énormément complexe et mystérieux. Néanmoins, la multitude de personnages a fait que je m’égarais. Heureusement, presque, que certains mourraient et que cela diminuait l’étendue du groupe.
Enfin, j’ai trouvé intéressant la manière dont la thématique de l’aventure était amenée. Le gamin quitte tout pour s’embarquer dans une aventure dont il ne peut imaginer où elle va le mener. Toutefois, il ne s’interroge aucunement et ne fait que suivre sa lancée. Au final, c’est la vie même du personnage qui est devenue une aventure.

Publicités
Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Cru, mais intéressant.

Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

Par Cormac McCarthy

Résumé en quatrième de couverture :

À la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d’autres déjà froids, des armes, de l’héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narcotrafiquants. Moss devient l’objet d’une impitoyable chasse à l’homme. À ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce…

Mon appréciation :

Comme je le mentionne dans le titre de cette appréciation, le livre est plutôt cru, et ce pour différentes raisons. Tout d’abord, c’est en lien avec la plume de Cormac McCarthy. Cet auteur ne joue pas sur les mots et dit simplement et directement les choses telles quelles sont. Si des corps étaient mutilés, le lecteur savait exactement où et à quel point. C’était pareil pour les répercussions d’une balle tirée en pleine tête, par exemple. J’aime beaucoup cet aspect que les choses ne soient pas laissées à la légère, puisque cela permet une immersion complète dans l’univers de l’histoire, de même que sur le plan des sentiments. En effet, la manière dont les actes sont décrits enlève toute pitié que le lecteur pourrait avoir. L’ambiance est dure, la tension est forte. Malgré cela, on passe directement à autre chose et l’on pressent qu’une nouvelle scène de crime viendra. Personnellement, cela me rendait curieuse.
De plus, il y a le personnage d’Anton Chigurh qui est assez direct. Il est logique, méthodique et sans pitié. Et c’est ce qui le rend intéressant, d’autant plus qu’il est un excellent tireur. Ce personnage ne lésine pas sur les mots et sur les actions. Sans compter qu’il ne se permet pas de laisser quelqu’un derrière ses pas qui pourrait, par la suite, le dénoncer ou l’identifier. Ainsi, Anton tue rapidement et adéquatement afin de toujours rester une menace invisible.
J’aime beaucoup le style d’écriture de l’auteur, parce qu’en le lisant, les images se forment très clairement dans ma tête. Certaines y restent parfois marquées (je ne fais que penser à La Route, que j’ai lu il y a trois ans et dont je me souviens parfaitement des sensations que j’éprouvais en le lisant). Tout au long de ma lecture, donc, je pouvais visualiser les moindres lieux et les moindres gouttes de sang éparpillées sur les tapis ou les murs. Aussi, même si cela n’était pas toujours mentionné, j’arrivais à discerner les couleurs des lieux. En refermant le livre, je voyais encore le sable brun ou rouge du désert, les murs gris ou beige des motels, le sang épais et rouge des meurtres et les yeux bleu vif d’Anton, sans oublier son habit chic noir.
J’ai bien aimé ma lecture. Après Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, j’ai envie de me plonger dans les autres romans de McCarthy.

Voici la bande-annonce du film :

Catégories : Adaptations, Contemporain/Réaliste, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , | Un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :