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Un tome moins heureux, mais agréable à lire

Les Rougeon-Macquart, tome 12, La Joie de vivre

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Près d’Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d’abord un surcroît de bonheur dans le foyer. Puis, autour de l’enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l’oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l’héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.

Mon appréciation :

Je suis un peu dans le désordre, puisque j’ai lu ce tome-ci après avoir lu le suivant, Germinal, et ce sans avoir lu les autres Rougeon-Macquart. À la lumière de cette deuxième lecture, je compte lire les autres romans de la série, puisque j’aime bien le style de l’auteur.
La joie de vivre est un livre plutôt sombre, ce qui en fait un titre ironique. L’histoire subit de nombreuses montagnes russes émotives, mais avec des rails qui ont une tendance décroissante plus le récit progresse.
Au début du roman, comme Pauline, nous devons nous adapter à la nouvelle famille dans laquelle elle emménage. L’amitié qui se forme entre Pauline et son cousin Lazare est plaisante à lire. Ceux-ci jouent comme s’ils étaient deux frères  qui s’amusent ensemble et se taquinent volontiers. Cette amitié se transforme alors que Pauline devient une adolescente, puis une jeune adulte.
Si l’on prend plaisir à lire cette histoire, il va sans dire qu’elle n’est pas très joyeuse. Plus les pages défilent, plus les rêves de Pauline sombrent. Dans ce roman, Zola présente la destruction d’une famille entourant la jeune cousine qui, elle, est forcée de se contenter de ce qu’il lui reste par la suite. Les malheurs de Pauline, bien que dommages, se lisent agréablement.
Le livre présente aussi des rapports intéressants quant à la science. Dans une scène, nous voyons Pauline se fasciner pour des ouvrages de référence; dans une autre, c’est Lazare qui se passionne pour ses études et ses projets.
En somme, bien que l’histoire de ce tome ne soit pas joyeuse, nous prenons plaisir à la lire. Les descriptions et les idées de Zola nous gardent rivés au récit de Pauline.

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Plongeon captivant dans le 19ième siècle!

Les Rougeon-Macquart, tome 13, Germinal

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre.
C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce: dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps — celui du renouveau.

Mon appréciation :

Germinal est le treizième volume de cette série de Zola. Par contre, il n’est pas nécessaire d’avoir lu les autres tomes pour entrer dans l’histoire de celui-ci et l’apprécier. Même que j’ai aimé ma lecture dès le tout début. Je n’ai pas eu de mal à m’y plonger, étant donné que les descriptions permettaient une bonne mise en place des différents éléments.
Le personnage d’Étienne se trouve rapidement un emploi dans une mine. J’ai trouvé fort intéressant que son premier jour de travail soit autant décrit qu’il l’est, puisque cela permettait de réellement se plonger dans l’ambiance de l’époque. La mine et les tâches à exécuter étaient suffisamment détaillées pour que je puisse moi-même me visualiser à cet endroit. C’était ainsi, aussi, plus aisé de comprendre les enjeux que rencontraient les protagonistes.
Mis à part cela, il y a un autre élément qui ressort quand même beaucoup lors de la lecture, soit le temps consacré à la vie sexuelle des personnages. Les ouvriers n’ayant rien d’autre que la pauvreté pour vivre, ils passent leur temps et se consolent par les plaisirs charnels. De ce fait, cela crée un certain jeu lors de la lecture. Dès le début, Étienne est confronté au personnage de Catherine. Une rivalité s’installe avec un autre homme et l’on se demande à quel moment Étienne va enfin pouvoir avoir une relation avec la jeune femme. Cela me semblait un peu alléger l’univers malheureux dans lequel les protagonistes évoluent.
Le roman permet également de plonger dans une ambiance de parfaite misère. Il y a une nette distinction entre la classe des ouvriers et celle des bourgeois. Ces derniers mangent à leur guise, gaspillent la nourriture,… alors que les ouvriers faiblissent de jours en jours par surmenage au travail, par manque de nourriture et par la multiplication des problèmes de santé. Cette misère s’observe dans la famille des Maheu, qui est celle qui héberge le personnage d’Étienne. Tous les enfants en âge de travailler sont à la mine et le grand-père crache du charbon à force d’avoir trop travaillé dans de mauvaises conditions. Le portrait n’est, en effet, pas très glorieux et reflète malheureusement très bien l’époque.
Je ne veux pas trop en dévoiler, mais j’admets avoir bien aimé la fin du livre. Une situation grave et dangereuse atteint les mineurs. À un moment, alors qu’un cheval est concerné, le récit est si bien écrit qu’il en émane une certaine force qui vient nous happer en tant que lecteur. La scène est puissante, terrible, poignante. J’ai adoré et j’en ai été secouée.
Puis, la toute toute fin de Germinal présente une sorte de retour au point de départ pour divers personnages. Si cela peut avoir donné l’impression de tourner en rond au premier coup d’œil, il suffit de réfléchir un peu pour y capter une profonde réflexion sur la société.
Je ne pensais pas autant aimer un classique!

Voici la bande-annonce du film :

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