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L’amour à l’adolescence, ça semble si compliqué…

Feuilleton (k) (13 épisodes)

Par Sophie Bienvenu

Résumé en quatrième de couverture du premier épisode :

Top 5 des gars existant ou ayant existé (sauf un) avec qui j’aimerais faire l’amour pour la première fois :
1. Justin Timberlake (si j’avais moins honte d’aimer ses chansons)
2. Guillaume Lemay-Thivierge (s’il était moins vieux)
3. Kurt Cobain (s’il était moins mort)
4. Holden Caulfield (s’il existait pour vrai)
5. Le gars du dépanneur, avec son skate et son tattoo (si je ne le DÉTESTAIS pas autant!)
Mon chum n’est pas dans la liste. Vous pensez que c’est un problème?

Mon appréciation :

Le premier épisode de la série est très simple. On découvre quelques personnages, dont Anita, le personnage principal du feuilleton. On rencontre également son frère et le copain de celui-ci, qui me semblent bien amusants à côtoyer. Le style d’écriture est assez bien. Le tout se lit aisément et est ponctué de quelques québécismes. Finalement, le volume se termine lorsqu’Anita apprend qu’il y a un nouvel élève à son école : le gars du dépanneur (sur qui elle a l’œil, bien sûr).
Dans Le dép’ éclaire à des milles à la ronde, on apprend à connaître un peu plus Kévin, le fameux gars du dépanneur. Celui-ci agit comme un idiot qui se croit tout permis, tel qu’il est mentionné, mais il est également capable de bonté. Et c’est le passage que j’ai préféré de cet épisode. On y voit Kevin et son petit frère, qui s’amènent au dépanneur en rigolant pour acheter des bonbons. La scène est charmante. Du côté d’Anita, on la découvre très rêveuse. Elle se plonge très souvent dans ses pensées et visualise toutes sortes de choses. C’est assez spécial… quoique amusant.
Décidément, à partir du troisième volume, cela commence à être drôlement divertissant. Anita se crée une nouvelle identité sur Internet afin de pouvoir discuter avec Kevin, sans qu’il sache que c’est vraiment elle. Elle se fait passer pour une fille quelconque qu’il aurait embrassée dans un party. C’est amusant, d’autant plus que Kevin embarque dans le jeu. Les deux se séduisent… mais, en même temps, Anita (pas la virtuelle) meurt d’envie d’être avec Kevin et délaisse un peu son copain, Jonathan. En bref, le tome trois est celui qui donne vraiment envie de plonger dans la suite afin de savoir ce qu’il adviendra d’Anita et de ses idées.
J’ai bien aimé Mon soldat inconnu. En fait, ce qui m’a plu, c’est l’idée qu’Anita rêvasse à un beau soldat dont elle ne connaît pas le nom, dans les années 1940, au début du livre. Puis, divers événements se passent, dont une altercation entre Jonathan et Kevin (je vous garde la surprise du pourquoi). À la fin, Anita retourne au début de sa rêverie à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Seulement, le dénouement en est complètement changé. Mis à part cela, j’ai également eu quelques sourires durant ma lecture. Le frère d’Anita, Thomas, ainsi que son père sont assez comiques.
Avant tout, la fin de ce cinquième épisode m’a bien plu. En fait, elle donne envie de poursuivre dès l’instant la lecture dans le tome six. Anita a un peu de mal à s’entendre avec son amie d’enfance, Émilie. Par contre, du côté de Kevin, c’est pas si mal. On en apprend plus sur ce personnage et la curiosité s’installe. Surtout, comme je l’ai dit, avec la fin de l’épisode. Simplement avec deux mots, en fait.
Au sud de mon ventre est un épisode assez doux. Il s’y passe plusieurs choses, bien sûr, mais c’est surtout relié à des thèmes joyeux, tels que la réconciliation et l’amour. Anita jongle toujours entre elle-même et sa création virtuelle pour se rapprocher de Kevin. Ce n’est sans doute pas la meilleure idée, mais Anita désire ardemment arriver à ses fins. Sinon, je n’ai pas encore parlé du personnage de Mehdi, l’ami d’Anita. Celui-ci est assez sympathique, bien qu’il semble tomber amoureux bien trop facilement. De plus, j’apprécie les références culturelles qui parcourent la série, que ce soit littéraire ou autre.
Le septième épisode est bienvenu. En fait, c’est un peu le classique des questions existentielles lorsqu’une adolescente et un adolescent se fréquentent de plus en plus. La plus grande des questions qui tiraille Anita est celle-ci : est-ce que Kevin la perçoit comme une amie ou comme une amoureuse possible? Anita est dans le doute, et j’aime bien la manière dont c’est rédigé. À ce stade-ci du récit, on a l’impression que le personnage principal arrive devant un mur. Tout de même, on s’interroge à savoir comment se dérouleront les choses par la suite.
Dans Des lendemains qui tanguent, Anita devient un petit peu rebelle. Elle devient le personnage virtuel qu’elle a créé et s’attire une punition de ses parents pour avoir trop bu et s’être retrouvée dans son lit avec une odeur de vomi… et un garçon (habillé, tout de même). Pour revoir Kevin malgré sa punition, Anita est prête à défier l’autorité de ses parents. Il y aura des flammèches.
Le volume neuf est rempli d’amour et d’amitié. Anita aime de plus en plus Kevin et un sourire lui colle très souvent au visage. Anita s’entend mieux avec son amie, Émilie, et lui partage ses secrets. Émilie commence à apprécier Mehdi, l’ami d’Anita, mais cette dernière lui fait comprendre les risques que le tout se termine mal entre eux. En bref, l’épisode neuf est centré sur les hauts et les bas de l’amour, et la force de l’amitié. Le tout avec une petite dose d’humour bien amusante.
L’amour est encore au rendez-vous dans le dixième épisode de (k). Tout semble bien aller pour Anita. Par contre, il y a un léger bémol. En fait, l’adolescente est très intelligente et cultivée… seulement, lorsque sa meilleure amie paraît lui cacher des choses, de même que Mehdi, Anita n’allume pas sur ce qui pourrait expliquer le tout. Pourtant, cela semble si évident… Enfin, je me demande comment elle comprendra enfin. 😛
À l’heure de nous est, à l’image des quelques épisodes précédents, relativement doux. En fait, tout ce qui s’y passe est joyeux. Tout va bien au niveau familial pour Anita, et même au niveau amoureux. Sans compter que c’est la période des Fêtes. S’il n’y a pas vraiment d’action qui se passe, il reste qu’Anita refuse toujours de voir certains faits comme véridiques, puisqu’elle est un peu entêtée dans ses idées. D’ici le treizième et dernier épisode, Anita risque de grandir et de devenir encore plus femme.
Anita se retrouve confrontée à sa bêtise dans Je ne me suis pas tuée. Elle a perdu la confiance de son beau Kevin et en souffre beaucoup. Ceci est le tome le plus difficile pour l’adolescente et, à la fin, Anita prend conscience qu’elle a beaucoup à faire pour se rattraper. Tout se joue dans l’épisode treize.
Après la lecture du dernier épisode du feuilleton, le lecteur se retrouve à s’imaginer ce qui pourrait arriver dans les prochains jours pour les personnages de la série. En effet, le tout se termine sur une fin ouverte. Les choses se règlent un peu, mais le temps doit faire son oeuvre. Qui plus est, plusieurs personnages ont encore un bout de chemin à faire et je crois que de tout régler d’ici à la fin du feuilleton n’aurait pas été une excellente idée. Ainsi, je crois que cette finale est assez bien et qu’il est amusant de s’imaginer ce qui se passera ensuite. Après tout, Anita n’est qu’une adolescente et a la vie devant elle, comme le dit son frère Thomas.
(k)

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Une psy polyvalente!

Feuilleton Psy malgré moi (13 épisodes)
Par Marie-Sissi Labrèche

Résumé en quatrième de couverture du premier épisode :

Patiente : Roxanne, la « tough » de l’école, alias Shrek.
Problème : quelle brute!! Elle m’agresse dès mon premier jour à la poly…
Contexte : famille dysfonctionnelle. Remarque, la mienne n’est pas super fonctionnelle non plus.
Diagnostic : je me fie aux conseils de Lila la psy. Et je croise les doigts.
Traitement : lui dire les choses en face. Visualiser Shrek dans une piscine de sucre à la crème.
Perso : penser à prendre mon courage à deux mains, et à acheter du Nutella pour mon petit frère.

Mon appréciation :

Le premier épisode nous présente avant tout les personnages importants de l’histoire. On découvre les parents d’Ariane (sa mère dépressive et son père ingénieur), son petit frère « colleux », la perte de sa sœur, sans compter les amis et ennemis à la nouvelle école de l’adolescente. Bien évidemment, rien n’est facile dès le départ, ce qui ne sort pas de l’ordinaire. Cependant, lorsqu’Ariane prend son courage à deux mains, elle se rend vite compte qu’elle est capable de changer les choses malgré elle. Ainsi, elle se fait de nouveaux alliés et cela rend la suite bien intrigante.
J’ai trouvé intéressant le deuxième épisode de ce feuilleton. Particulièrement parce qu’il traite d’un sujet qui touche tous les adolescents : les relations sexuelles. Malheureusement, j’ai trouvé que l’on n’en parlait pas assez. À tout le moins, ce qui était bien, le livre a soulevé quelques bonnes questions à se poser, tel que le fait d’être prêt avant d’aller plus loin dans une relation. Qui plus est, on y présente une petite morale qui est celle de ne pas faire ce que l’on n’est pas prêt à faire par peur de perdre la personne aimée, puisque l’on n’en ressort pas gagnant.
De l’art d’infliger une violence ordinaire, l’épisode trois de la série, traite du taxage. Encore une fois, le petit livre laisse sur un beau message : il faut dénoncer cette pratique! Souvent, les victimes n’osent pas. Dans ce dossier, Ariane, l’héroïne, tente de trouver la meilleure solution afin de dénoncer le grand Josh qui taxe tout le monde et a le directeur dans sa poche (autrement dit, il ne s’attire pas ses colères). Dans cette situation-ci, l’auteure du feuilleton montre qu’il est possible de se sortir de ce genre de situations et que le soutient des autres autour de soi aide énormément!
J’ai trouvé l’épisode quatre un peu moins intéressant. En fait, il se lisait tout aussi bien que les premiers, puisque le style d’écriture est très bien adapté pour le public cible. Cependant, il y avait plusieurs sujets de traités dans ce tout petit bouquin et rien n’était réellement exploré en profondeur. Bien sûr, le cas qu’Ariane arrive à régler amène encore une fois une petite morale, ce qui est bien. Ici, ce sont l’amitié et l’amour qui s’affrontent. Toujours est-il que le sujet reste bien. L’amitié est quelque chose de vraiment important.
Le cinquième livre de la série parle de la dépression. Ariane choisit de faire un exposé oral sur la mélancolie et se documente afin de bien maîtriser le sujet. Qui plus est, une fille de son école lui demande son aide pour s’en sortir. Ainsi, Ariane explore toutes les pistes pour aider les personnes dépressives. De façon discrète, j’ai trouvé que c’était un bon moyen pour faire transmettre le message aux jeunes qu’ils peuvent toujours consulter un professionnel en cas de besoin et qu’ils ont divers ressources pour se sortir de la dépression.
De l’art de passer inaperçue chez le gynéco met en scène deux passages de la vie d’une jeune femme, des passages qui font beaucoup s’interroger. Ici, il est question de la première relation sexuelle et de la première visite chez le gynécologue. On n’en parle pas énormément, mais il reste que le personnage d’Ariane peut rassurer les adolescentes qui lisent Psy malgré moi. Et ce qui est vraiment intéressant avec ce feuilleton, c’est qu’il aborde plusieurs sujets qui touchent les adolescentes et les renseignent un peu, juste assez pour avoir une petite idée de ce que représentent ces sujets. Décidément, c’est une bien bonne série pour les jeunes!
C’est dans le septième volet du feuilleton que le sentiment d’amour se déclare le plus. Enfin, la petite romance apparaît et donne envie au lecteur d’aller plus loin et de continuer la lecture. Depuis le tout début, Ariane aide particulièrement les autres. Désormais, on pressent qu’elle devra s’écouter elle aussi, et non seulement les autres. Ce numéro promet bien des surprises pour la suite.
Le dossier huit traite, entre autres, des problèmes de communication. Cette fameuse communication qui fait partie de toutes les relations, amicales, amoureuses, familiales, etc. Dans ce cas-ci, c’est une amie d’Ariane qui a du mal à avoir une bonne relation avec sa mère et la communication semble être le premier problème. Ariane donne donc des trucs intéressants afin de pouvoir mieux s’exprimer avec l’autre personne. Aussi, pour rendre l’ambiance plus chaleureuse, l’épisode traite de l’amour. Encore une fois, nous avons droit à un peu de romance et la relation entre Ariane et son ami se transforme peu à peu.
L’amour, l’amour, l’amour! De la façon de repousser celui qu’on aime touche ce sujet tout au long. Que ce soit la peur de commencer une relation amoureuse, celle qu’elle n’aille pas à la perfection, celle d’une séparation, etc. Il y a de l’amour partout, sous plusieurs formes, et c’est très féminin. Qui plus est, j’ai trouvé intéressant de mentionner tous ces aspects pour que le lecteur les connaisse un peu et se sente plus à l’aide avec.
Le dixième volume tourne autour de l’homosexualité. Ariane s’étonne du fait qu’il y ait encore des tabous à ce sujet. Il n’y a cependant pas de conseils là-dessus dans cet épisode; on en fait simplement mention à quelques reprises. Sinon, il y avait bien le séjour dans un chalet qui était intéressant ici. Un vrai moment entre filles, puisqu’elles étaient cinq au total à discuter sur divers sujets, dont les garçons, et à faire des activités en plein air. Aussi, la boisson était au rendez-vous et Ariane s’est rendue compte qu’elle aurait dû se contrôler mieux, ce qui est une bonne petite leçon!
L’épisode suivant parle encore une fois d’amour. Bien évidemment, il n’y a pas que ça. Il y a aussi les chicanes entre amis. Il reste tout de même que le personnage d’Ariane est plongé à fond dans l’amour. Elle est enfin avec le garçon qui la faisait craquer le premier jour d’école. Cependant, il n’est pas aussi parfait qu’elle le croyait à ce moment. Mais il reste qu’elle le trouve très attirant. Tout de même, elle est assaillie de doutes. Si, après tout, ça n’était qu’un fantasme et qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre? Si elle s’était fait des idées? Maintenant, elle doit trancher et savoir s’affirmer. Ou bien son fantasme ou bien son ami.
L’avant dernier livre présente Ariane, qui fait des recherches sur le bonheur pour un exposé oral. En même temps, elle file le parfait bonheur avec son nouvel amoureux. Par contre, il y a un « mais ». Le nouveau couple reçoit des menaces, particulièrement l’adolescente. C’est sérieux, vraiment sérieux. Pourtant, Ariane continue de soupçonner des personnes, mais ne va pas rechercher toute l’aide possible. Peut-être aurait-elle dû, parce que maintenant, il est arrivé quelque chose de grave… Dans ce livre-ci, même si cela n’est pas dit directement, il est sous-entendu que lorsque nous recevons des menaces… de mort, même!… il faut en aviser des personnes compétentes. Mis à part cela, on découvre aussi les essentiels du bonheur grâce à la jeune fille. Cela fait même un peu réfléchir à notre propre bonheur.
Le tout dernier épisode, D’un deuil à finir pour de bon, est une excellente conclusion de cette série qui s’est étalée sur une année scolaire pour Ariane. Bien sûr, le tout est riche en émotions : Ariane est menacée par un jeune adolescent très dangereux et réussit de peu à se sortir de cette situation. Heureusement qu’après, tout va mieux pour elle et ses amis. Puis, finalement, elle décide de faire complètement le deuil de sa sœur décédée, ce qui conclut bien le tout. Décidément, j’ai bien aimé cette petite série. Certains épisodes auraient pu être plus développés, mais j’aime tout de même l’ensemble. Qui plus est, presque chaque dossier du feuilleton menait à la réflexion, ce qui était très bien!


Psy malgré moi

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Un feuilleton dur, poignant, mais un vrai délice!

Feuilleton Pavel (13 épisodes)
Par Matthieu Simard

Résumé en quatrième de couverture du premier épisode :

Il y a Anouk, la fille de mes rêves, qui ne sait pas encore que j’existe.
Il y a Paiement, le chef de la gang du jet-set, qui cruise Anouk.
Il y a mon frère, le plus cave des imbéciles, qui me torture depuis des années.
Il y a Pavel, le plus mystérieux des gars de seize ans, qui vient de débarquer au collège.
Et il y a moi.
Je m’appelle Martin, et tous ces gens vont bouleverser ma petite vie plate.

Mon appréciation :

Le premier épisode est l’entrée en matière du feuilleton, bien évidemment. En peu de temps, nous plongeons dans l’univers gris de Martin, le tout grâce aux mots de Matthieu Simard. Les journées de Martin sont très grises, toutes semblables, à observer la belle Anouk ou à manger son habituelle Kit Kat. Seulement, à la toute fin de l’épisode, quelque chose bascule. Martin devient soudainement vivant, Pavel titillant quelque chose en lui. On s’interroge sur la suite, inévitablement!
Dans le deuxième, on ressent encore plus l’espèce de lien psychique entre Pavel et Martin. Ils sont reliés l’un l’autre sans l’être. Qui plus est, avec le style d’écriture, c’est encore plus vif. On ne pourrait pas être plus dans la tête de Martin que ça, c’est certain. C’est idéal. Et puis, Anouk semble prendre un peu conscience que l’adolescent existe. On est curieux et on ne peut que se demander quel sera le déroulement des prochains évènements. Qui plus est, encore une fois, un élément de surprise surgit dans les dernières pages, nous intrigant sur la suite de la série.
L’amour m’écœure, troisième petit livre de la série, nous fait parler d’amour, sans aucun doute. Même s’il se passe quelque chose avec Pavel, Martin ne peut que se laisser aller du côté de son cœur, qui bat encore un peu plus qu’avant pour Anouk. Par contre, il y a le stress, la peur d’être rejeté s’il fait un mauvais move, etc. C’est un sujet qui, je crois, touche bon nombre de jeunes. Ainsi, j’ai bien aimé la façon dont il prenait place ici.
L’épisode quatre traite du suicide. La façon dont ce thème est abordé cadre parfaitement avec le personnage de Martin, tout comme dans le précédent épisode. On le remarque encore plus maintenant. Le sujet du suicide vient si bien s’insérer dans l’histoire. Mis à part cela, on en apprend un peu plus sur le mystérieux Pavel. C’est intrigant, mais on apprend aussi qu’il n’en dévoilera pas énormément plus. Et, encore une fois, la fin nous accroche, nous surprend et nous crie de poursuivre la lecture de la série.
Le cinquième volume traite, lui, des premiers amours. Et, ma foi, j’adore être dans la tête de Martin lorsqu’il songe à savoir s’il ne fait pas quelque chose d’incorrect, etc. Du côté de Pavel, ça semble aller plus ou moins bien. Il prend un peu plus conscience du monde autour de lui, et ça n’est pas joli joli. Puis vient le dilemme de savoir qui, d’entre Pavel et Anouk, à la fin du petit livre, ira d’abord parler Martin : Anouk, cette fille qui le fait craquer et semble amoureuse de lui, ou Pavel, qui veut se confier?
Ah lala! Dès qu’on a un grand frère, il y a de bonnes chances qu’il soit détestable! C’est le cas pour moi, et c’est le cas pour Martin (plus pire, par contre). D’ailleurs, c’est toute la famille de Martin que l’on découvre. Ses parents et son frère. Et on voit que ça n’a pas toujours été facile. C’est vraiment intéressant et réaliste.
En attendant Gouda… Cet épisode, bien qu’aussi peu volumineux que les autres, en a dedans. Il est dur. Il est très dur. Depuis le début de la série, on s’accroche aux personnages, encore plus grâce au style d’écriture de l’auteur. On devient, comme Martin, ce seul ami de Pavel. Pavel, ce jeune homme particulier, mystérieux, qui en cache beaucoup… Sans trop en dévoiler, je vous dirais que j’ai souffert avec Martin de voir tout ce que pouvait endurer son ami. Parmi tous les épisodes précédents, celui-ci, c’est le plus fort, le plus percutant, celui qui vient profondément chercher… jusqu’aux émotions.
Dans l’épisode huit, Martin, qui ne mentait jamais auparavant, en étant incapable, n’a d’autre choix que de le faire maintenant. Et ça va mal pour Martin, parce qu’il est alors en train de perdre tranquillement sa belle Anouk. La vie du jeune homme devient si compliquée, désormais. On se demande alors comment il va pouvoir s’en sortir, lui qui passait, avant, sa vie à ne pas trop « vivre ».
Le neuvième reprend un peu l’ambiance du septième, dans le sens où l’on a l’impression que tout va mal et que tout s’écroule. Là, c’est Martin qui souffre. Et pas rien qu’un peu. On le sent bien, à travers les mots, qu’il est de plus en plus démoli. Heureusement, Pavel est là, comme soutient. Pavel et son garde du corps que Martin surnomme Frigo. On voit justement une évolution de ce dernier personnage aux yeux de notre jeune héros, puisqu’il nous était apparu comme un gros dur, avec son tatou sur la moitié du visage. Seulement, de plus en plus, on découvre sa grande part d’humanité. C’est agréable.
L’épisode dix se caractérise par la prise de conscience de plusieurs éléments. 1) Pavel qui semble plus mal en point que d’habitude. Il ne semble plus capable de surmonter la maladie. 2) Frigo se confie à Martin. Il se sent coupable d’un évènement passé, avec raison. 3) Martin n’a d’autre choix que de compter sur lui-même afin de trouver une solution pour sortir de cet enfer-là son ami et son garde du corps qui sait écouter.
Le numéro onze de la série lève le voile sur Anouk. Elle aussi, comme Martin, comme Pavel et son père, comme Frigo, n’a pas une vie facile, vie dans une prison. Et je trouve cela bien placé. Qui plus est, j’aime bien comment se déroulent les choses par la suite. On sent que quelque chose va bientôt voir le jour, surtout que la finale approche très (trop, parce que la série est succulente) rapidement.
Dans À une patate au four de la liberté (je ne vous avais pas encore dit que j’adorais les titres de cette série!), bien des choses commencent à se régler. Ça commence à aller mieux, grâce aux plans de Martin. Martin qui s’est pris en main. Mais bien sûr, encore une fois, la finale du livre nous met face à un danger, un suspense. Et il ne reste plus qu’un tome pour que tout aille bien pour tous.
Le tout dernier épisode de cette délicieuse série est tout aussi bien que les autres. J’adore le dénouement, auquel je ne m’attendais d’ailleurs pas. Du moins la façon dont les choses se sont déroulées. Qui plus est, tout au long du feuilleton, les illustrations de Daniel Plaisance font vivre et revivre les personnages. Elles étaient idéales pour le type d’histoire que contient Pavel. Une petite série coup de cœur, ma foi!

Pavel

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De la musique jusqu’au bout des doigts.

Feuilleton Rock & Rose (13 épisodes)
Par Marie Hélène Poitras

Résumé en quatrième de couverture du premier épisode :

Armée d’une guitare, Simone veut conquérir les planches.
Sur fond de pop rose bonbon, Juliette flirte avec la célébrité.
Entre rock et glamour, deux filles, deux rêves et une amitié de toujours.

Mon appréciation :

Le premier épisode nous permet de se dresser un petit portrait des deux personnages principaux. Simone, au style un peu débraillé, qui rêve de s’acheter une guitare électrique. Juliette, petite mode incarnée, qui s’élance vers la célébrité en participant à une émission de télé. Tournent autour leurs familles, dont nous commençons à apprendre à les connaître et à les apprécier. Les deux adolescentes de secondaire quatre, suite à la lecture du premier feuilleton, semblent nous promettre bien des surprises, le tout dans un univers empli de musique, de rock et de rose.
Le second nous fait découvrir qu’elle est la mystérieuse vidéo que l’ancien copain de Juliette a mise sur la toile. Une vidéo qui met la jeune fille dans l’embarra et menace sa place à l’émission de téléréalité dans laquelle elle est. Sera-t-elle éliminée pour cela? L’intrigue se met en place et on désire savoir la suite. De son côté, Simone découvre ce que l’on ressent quand l’on se fait draguer. Seulement, l’adolescente n’est pas totalement certaine de ses sentiments, en plus du fait qu’elle ne trouve pas le jeune chanteur si talentueux que cela.
Le parfum des bars la nuit, le troisième volet de la série, est sans doute un peu plus sombre, sans l’être totalement. Les jeunes mineures, suite à la fin de la punition de Juliette (je ne vous mentionne pas les détails), feront leurs premières tentatives de sorties dans les bars. Elles débouleront un instant dans l’illégal qui attire tant à cet âge. À ce stade-ci de la série, on remarque que chaque tome est très petit. Après tout, en cinquante pages, les évènements défilent vite. J’ai donc l’impression qu’il manque parfois du contenu mais, en même temps, j’aime bien l’effet d’un bout d’histoire, toujours accompagné d’une fin intrigante.
Bien évidemment, entre deux amies peuvent éclater les disputes. Simone et Juliette n’y échappent pas et se séparent donc. Combien de temps? À suivre. N’empêche qu’il est plaisant de lire comment elles évoluent chacune de leur côté, s’emmêlant visiblement dans des choses qu’elles ne devraient pas. Une amitié entre deux filles ayant des goûts différents, ça laisse toujours présager une certaine dose d’action, si je peux le dire ainsi!
Le cinquième épisode est, selon moi, l’un des plus émotifs. Sans vous donner trop de détails, Simone et Juliette retomberont l’une sur l’autre et décideront de changer les choses, d’améliorer tout ce qui ne va pas depuis quelques temps, et ce en faisant un acte permanent (indice : voir la couverture du petit livre). Dans les cinq premiers épisodes, je crois que c’est celui que j’ai le plus aimé, justement parce qu’il contient plus d’émotions. Et puis, on voit aussi que les personnages s’apprêtent à évoluer très bientôt pour ensuite foncer dans la vie! Les choses se règlent tandis que d’autres se profilent à l’horizon.
Toujours dans la même lancée, le sixième épisode met plein feu sur les rêves des deux meilleures amies. Elles font toutes deux un pas vers ce qu’elles désirent. Simone veut prendre sa place dans un groupe de musique qui ne la considère pas au maximum de son talent, tandis que Juliette découvre une vérité cachée sur son père et, par le fait même, sa famille. Vraiment, on désire en savoir plus et voir comment se dérouleront les prochains moments importants du feuilleton.
Suite à la lecture du septième épisode m’est venue l’impression, encore plus forte, que ces petits livres se lisaient trop vites! Ce qui est, en fait, bon signe. Autrement dit, j’aime bien et je dévore! Dans ce volet, les deux amies font un voyage d’immersion à Daytona. Quelle chance elles ont! La plage, entre autres, pour mieux apprendre l’anglais. Aussi, on découvre un nouveau personnage bien intéressant… surtout pour Simone. Un petit peu de romance à l’eau de rose (eh oui, c’est une série bien rosée) ne fait pas de tort et se déguste fort bien dans cette série féminine.
Tiens, un autre élément qui est plaisant dans les livres pour adolescent prend place dans le numéro huit : la première relation sexuelle. Si c’est le bon moment, la bonne personne, les incertitudes, etc. La plupart des lectrices de ce genre de séries en sont à l’âge où elles se questionnent à se sujet. Ainsi, je trouve bien qu’à travers un récit plaisant soit apporté une certaine dose de réconfort là-dessus, dans le sens où, discrètement, on informe les lectrices afin de les rendre plus confiantes, etc. Je vois ça bien qu’un tel sujet soit abordé, car il n’est pas toujours aisé de s’informer auprès de quelqu’un!
Soir de bal, le neuvième épisode, présente surtout une part de jalousie entre le chanteur du groupe de Simone et son copain, ainsi qu’entre Juliette et les deux filles superficielles qui trainent avec le chanteur. Un peu d’action,  d’adrénaline! Et, comme à l’habitude, la finale de l’épisode se termine sur un élément à suspense. Ce qui me plait, puisque cela donne toujours envie de lire la suite. De plus, plus on approche de la fin de la série, plus on désire la lire.
Un nouveau personnage apparaît dans le dixième volet, un personnage qui amènera le sourire à Juliette. Seulement, cette source de bonheur n’empêche pas les choses de mal tourner. En tant que lecteur, on s’accroche. On sent que des évènements vont arriver, puis quand ils arrivent, tout déboule. Juliette s’apprête à découvrir la vérité sur le père qu’elle n’a jamais connu. De leur côté, trois étudiants, suite au bal et à une mauvaise folie, se retrouvent à l’hôpital, dans de mauvais états. Tout commence à tourner mal, on dirait, mais cette ambiance m’accrochait beaucoup et me poussait à continuer ma lecture.
Difficile, selon moi, de décrire le onzième numéro. Il est plus un entre-deux d’évènements. Un peu comme une pause, il rend l’ambiance plus tranquille. Je ne vois pas ça d’un mauvais œil, puisque cela adoucit les choses. Forcément pour mieux repartir ensuite!
L’avant-dernier numéro a une sombre touche. On la ressent plus fortement grâce au « repos » accordé par le précédent numéro. L’ambiance est réellement sombre, surtout du côté du chanteur. Malgré cela, durant l’épisode, si ce n’est d’une certaine vague de tristesse, l’avenir s’annonce prometteur pour Simone, Juliette et leurs copains. Oui, c’est plutôt noir, mais ça ne l’est pas entièrement, ce qui fait du bien.
Le dernier épisode du feuilleton Rock & Rose est le résultat de ce que les deux amies ont traversées. C’est le grand pas vers l’aventure pour ces jeunes et on est même fier d’eux, en tant que lecteur, tellement on est facilement plongé dans cette fin de récit. Une très belle histoire qui se lit facilement, puisque la plume n’a rien de complexe, et qui est agrémentée de jolies pages de style bande-dessinée a début de chaque épisode du feuilleton. C’est même inspirant!

Rock & Rose

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