Articles tagués : Littérature américaine

Vivre au jour le jour, toujours différemment

A comme aujourd’hui

Par David Levithan

Résumé en quatrième de couverture :

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, dans une vie différente. Il s’y est habitué. Il a appris à ne pas s’attacher, à ne pas s’immiscer dans l’existence de l’autre. Jusqu’à ce qu’il emprunte l’identité de Justin, 16 ans, et rencontre sa petite amie, Rhiannon. Dès lors, il n’y a plus de règle qui tienne. Car A a enfin croisé une fille avec qui il veut rester, jour après jour…

Mon avis : 

Lorsque j’ai vu la bande-annonce de l’adaptation cinématographique de la seconde version du roman, Aujourd’hui est un autre jour, j’ai eu très envie de découvrir cette histoire bien spéciale. J’ai attendu un peu, puis, en librairie, je suis tombée sur le format poche de la version masculine du récit de A et de Rhiannon. J’ai craqué et j’ai acheté.
J’ai dévoré le roman en l’espace de quelques heures. La narration nous met très vite dans l’ambiance, et ce, malgré l’existence complexe de A. Nous voulons absolument savoir la suite, découvrir comment l’adolescent fera pour revoir au maximum celle qui l’a rendu amoureux. La narration est donc très accessible et invitante.
Le récit, quant à lui, est fort divertissant. À chaque début de journée, avant même de commencer le chapitre, nous ne pouvons que nous interroger et nous demander où A a-t-il bien pu atterrir et dans quel corps. Chaque journée présente des péripéties qui ne facilitent pas la tâche au jeune pour rejoindre celle qu’il aime. La dynamique de ces épreuves est à la fois amusante, divertissante et source de questionnements sur l’existence (parce que chaque personne dans laquelle se retrouve A a une vie particulière qui soulève des thématiques intéressantes).
Bien vite, cependant, nous nous demandons comment le couple de A et de Rhiannon peut perdurer. La réponse se retrouve à la fin du roman, mais je ne peux vous en dire véritablement plus sans vous dévoiler des informations. Disons alors que j’ai trouvé que c’était une manière intéressante de conclure l’histoire, mais que je n’étais pas non plus tout à fait satisfaite.
À la fin de ma lecture, j’ai bien envie de lire Aujourd’hui est un autre jour, écrit du point de vue de Rhiannon. Je suis curieuse de découvrir quelles informations supplémentaires cette autre lecture pourrait me donner. C’est donc une prochaine aventure qui m’attend!

Voici la bande-annonce du film :

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De l’humour avec un fond de vérité!

Les adultes n’existent pas

Par Sarah Andersen

Résumé en quatrième de couverture :

Vous débordez d’ambition?
Votre vie sociale est d’une richesse inouïe?
Les responsabilités ne vous font pas peur et devenir adulte représente un défi exaltant?
ALLEZ-VOUS-EN.
Ce livre s’adresse à ceux qui passent leur week-end à glander sur Internet, à ceux qui la journée rêvent de rentrer chez eux pour enfiler leur pyjama. Autrement dit, tous ceux qui se demandent : quand c’est exactement qu’on devient adulte?

Mon avis :

J’ai découvert les dessins de Sarah Andersen sur les réseaux sociaux. Ce sont particulièrement ceux avec la thématique des livres qui me plaisaient et captaient mon attention. Puis, quand j’ai vu qu’une bande-dessinée était parue et qu’elle regroupait plusieurs petites planches, il me la fallait.
J’ai lu la bande-dessinée en très peu de temps. Il faut dire qu’il n’y a que très peu de cases par page. Ainsi, les gags s’enfilent à bonne vitesse.
Les dessins sont plutôt simples, ce qui fait que l’intérêt du livre ne s’y retrouve pas. En fait, c’est la narration qui importe beaucoup. Et c’est cette narration qui rejoint personnellement les lecteurs. Parce que Sarah Andersen met de l’avant de nombreux petits scénarios du quotidien qui peuvent arriver à bon nombre de jeunes adultes (début vingtaine) et de jeunes femmes (c’est un personnage féminin qui se retrouve au cœur des histoires). Les gags se veulent auto-dérisoires, mais cela n’empêche pas qu’ils cachent des vérités.
Après tout, quand devenons-nous réellement des adultes?
C’est la question principale du recueil. Et c’est probablement aussi pourquoi j’ai été happée par ma lecture. Comme le personnage de la BD, je préférerais passer mon temps à lire plutôt que de sortir et d’avoir des conversations avec des gens qui ne m’intéressent pas. Comme elle, je ne peux me résigner à me débarrasser des peluches qui ont occupé mon enfance. Comme elle, je dois faire le saut vers le marché du travail après mes études et planifier mon avenir, mais j’ai du mal à faire le pas.
Si vous ne connaissez pas Sarah Andersen, je vous invite à la suivre sur les réseaux sociaux. Les textes sont en anglais, mais ils sont faciles à comprendre tellement ils sont visuels. Et pour ceux qui désirent lire Les adultes n’existent pas, je vous invite à le faire… surtout si les gens autour de vous considèrent que vous devriez faire le saut pour devenir adulte. 😉

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Un récit très actuel

Naked

Naked

Livre en anglais

Par Stacey Trombley

Résumé en quatrième de couverture (traduction personnelle) :

La meilleure place où se cacher est dans le mensonge…
Je ne pourrais jamais m’accorder avec la vie exigée par mes parents. À mes treize ans, j’en ai eu assez. Je me suis enfuie à New York… où j’ai trouvé un cauchemar qui a duré trois ans. Un cauchemar qui a commencé et fini avec un pimp nommé Luis. Maintenant, je suis la dégoûtante Anna. Brisée, comme si tout à l’intérieur de moi avait mal viré.
Sauf que pour la première fois, j’ai une chance de recommencer à zéro. Pas uniquement avec mes parents, mais aussi à l’école. Toutefois, les rumeurs me suivent partout. Dans les couloirs. En classe. Et le seul espoir que je peux voir est dans le grand et lumineux sourire de Jackson, mon voisin. Alors je lui mens. Je mens pour le protéger de mon passé. Je mens afin de ne pas avoir à être La Fille Qui A Mal Tourné.
Sauf que quelqu’un à l’école sait à propos de New York.
Quelqu’un sait qui je suis réellement.
Et ce n’est qu’une question de temps avant que la vraie Anna soit exposée…

Mon avis :

Naked est un roman tout à fait actuel alors que les fugues des jeunes sont enfin mises de l’avant afin de les comprendre et de les éviter, car celles-ci peuvent entraîner de nombreuses conséquences pour les individus concernés. Avec tout l’attrait qu’a eue la série télévisée FugueuseNaked est une lecture toute désignée pour ceux qui veulent découvrir ce qu’il peut se passer lorsque l’adolescente revient à la maison, le tout dans un cadre fictif, bien entendu.
Ici, Anna retourne dans sa famille, qui est loin d’être parfaite, puisque cette famille stricte et rude était l’une des motivations de sa fuite. Anna retourne également à l’école, où les rumeurs circulent rapidement sur son compte. Les seuls percées de soleil dans cette ambiance sont la présence de Jackson et l’existence de Sarah, la femme qui s’assure qu’Anna va bien et qui l’encourage à lever le voile sur les événements de New York, celle qui l’a prise en charge lorsqu’elle a été retrouvée.
Le roman est par moments sombres, il ne faut pas se le cacher. Ça n’est pas facile de lire qu’une jeune fille de treize ans a été enrôlée dans la prostitution. Ça n’est pas plus facile de lire qu’à seize ans, sa vie est loin d’être rose. Le roman touche des sujets très difficiles qui concernent la société en général, allant de la pratique sexuelle non désirée à l’intimidation, du chantage au viol, de la drogue à l’abus de pouvoir, etc. Le tout est toutefois suffisamment bien fait pour amener la réflexion.
Naked est prévisible à de nombreux endroits, il est vrai. Nous nous doutons rapidement de l’identité de la personne qui sait ce qu’Anna faisait à New York, nous nous doutons de la tournure de la relation entre l’adolescente et son voisin, etc. Il n’empêche que pour le personnage, le lecteur se rend bien vite compte que ces éléments étaient nécessaires pour aller de l’avant, même s’ils ne sont pas toujours joyeux.
En somme, j’ai bien apprécié ma lecture. Je suis vite entrée dans l’histoire, malgré qu’elle soit sombre. Je me suis attachée à Anna, même si je suis loin d’avoir vécu la même chose qu’elle (et je ne le souhaite à personne). Ma lecture a fait surgir toutes sortes d’émotions : tristesse, colère, frustration, sentiment d’injustice… Sauf que la morale du récit est parfaite. Elle concerne tout le monde, chacun avec ses plus ou moins petits secrets, et questionne la normalité.

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Coup de cœur pour Blitz : la suite

Blitz, tome 2, All clear

Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

Comme des milliers de Londoniens, Polly, Michael et Merope se retrouvent pris sous les bombes ennemies qui s’abattent sans relâche sur la capitale britannique en ce mois de décembre 1940. Pour ces historiens du XXIe siècle venus étudier le Blitz, la nécessité de survivre a désormais pris le pas sur la recherche : il leur faut à tout prix découvrir le moyen de regagner leur époque. Mais leur marge de manœuvre est étroite, car chaque action peut modifier le cours de la guerre et réécrire l’histoire des siècles à venir…

Mon avis :

Wow.
J’ai lu All clear avec énormément de plaisir… et aussi un peu de frustration, mais c’était très bon signe à chaque fois.
Le roman prend place directement après le premier. Il faut lire les deux d’un coup ou de façon très rapprochée, parce qu’ils forment ensemble un tout, une seule grosse aventure. Ainsi, dès lors que nous avons été happés par le premier volume, nous tombons directement dans le deuxième, déjà captivés. Dès les premières lignes de All clear, je désirais ardemment savoir ce qu’il adviendrait des jeunes historiens coincés à l’époque du Blitz.
J’ai bien aimé les théories des personnages sur ce que leur présence dans le passé pouvait impliquer. Ils s’interrogeaient beaucoup à savoir s’ils modifiaient le continuum ou non, et si c’était le cas, s’ils l’affectaient en mal ou en bien. Est-ce que, par leur présence durant la Seconde Guerre, Hitler gagnerait finalement la guerre? Lorsqu’une dernière théorie est mise de l’avant par le personnage de Polly, avec de nombreuses observations sur les actions de chacun des historiens à l’appui, j’admets avoir beaucoup aimé l’idée. Cela amène beaucoup de réflexions sur les voyages temporels et sur la construction même du temps, et c’était vraiment intéressant. Pour ma part, cela m’a donné envie de lire davantage sur le sujet.
J’ai dit que le roman m’avait causé quelques frustrations, mais que c’était positif. En fait, en tentant de ne rien dévoiler de trop important, disons que les fins des chapitres terminaient souvent sur des révélations, des questionnements ou des dangers à venir. Tantôt nous apprenons une information qui permet aux protagonistes d’aller de l’avant, mais nous sommes coupés par un ou quelques autres chapitres. Ou tantôt nous sommes laissés en suspens avec une question, qui ne sera répondue que lorsque nous retrouverons le personnage concerné un peu plus loin. Ou bien le chapitre termine alors qu’un protagoniste est en très grand danger, que l’on craint qu’il soit blessé ou pire encore. À ce sujet, mon cœur s’est serré à deux reprises (et les scènes avant et après étaient, à mon avis, fabuleusement écrites).
La fin du récit, quant à elle, reste plutôt particulière. Ce n’est pas que je n’ai pas apprécié, non. Toutefois, elle laisse quelques questions en suspens qui tournent et tournent dans l’esprit des lecteurs. Oui, je dis bien « lecteurs », car en consultant quelques sites internet, j’ai observé les mêmes interrogations chez les autres admirateurs de Blitz. Tous en viennent à la conclusion que les mystères qui restent lorsque le livre est fermé étaient voulus par Connie Willis. Tous sont d’avis que c’est alors aux lecteurs de spéculer sur différentes théories qui ont guidé ou qui relient les personnages. Et je suis bien contente de ne pas avoir été la seule à m’interroger à savoir si j’avais manqué une information quelconque durant ma lecture. 😛
Vraiment, j’ai bien aimé lire Black-out et All clear. L’écriture et la construction du récit étaient idéales pour que je sois totalement ancrée dans l’univers dépeint. Cela m’a donné la nette envie de lire tous les autres livres de l’auteure. C’est assurément un projet à venir. 😉

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Mon premier livre papier en anglais : c’est un succès

The lovely reckless

The lovely reckless

Livre en anglais

Par Kami Garcia

Résumé en quatrième de couverture (traduction personnelle) :

Frankie Devereux, dix-sept ans, ferait n’importe quoi pour oublier le passé. Hantée par le souvenir de la mort de son petit ami, elle mène sa vie selon une seule dangereuse règle : rien n’est important. Frankie n’est donc pas embarrassée lorsqu’elle est forcée d’aller vivre avec son père — un flic infiltré — et d’aller à l’école publique.
C’est là qu’elle fait la rencontre de Marco Leone, un pilote de rue qui a la réputation de causer des ennuis. Robuste, sexy et hypnotique, il est impossible pour Frankie de l’ignorer… ni d’ignorer les sentiments qu’il provoque chez elle. Mais lorsque Frankie découvre le secret de Marco, elle a un dur choix à faire. Peut-elle laisser aller le passé et tenter sa chance pour aller de l’avant?

Mon avis :

Comme le titre de l’article le souligne, The lovely reckless est le premier livre en format papier que je lis en anglais. J’ai déjà lu deux ou trois autres livres sur des plateformes numériques où je n’avais qu’à cliquer sur un mot que je ne comprenais pas pour avoir sa définition. Cette fois, j’ai fait le saut. Je préfère nettement le papier, peu importe où est situé mon dictionnaire.
J’ai déjà lu d’autres livres de Kami Garcia, et c’est pourquoi j’ai voulu lire celui-ci. Le livre n’est pas encore traduit, et la version originale était donc toute désignée pour faire mon baptême de la lecture en anglais. J’ai craqué pour le récit comme j’ai craqué sur Internet pour l’acheter.
Les personnages sont tous intéressants. Autant Frankie, affectée par la mort de son amoureux à laquelle elle a assistée sans pouvoir réagir, que Marco, protecteur et attirant malgré son passé et ses secrets, ou Cruz, la nouvelle amie que se fera Frankie à sa nouvelle école. Les protagonistes n’ont pas la vie facile, et cela rend le récit d’autant plus intéressant. En tant que lecteur, nous voulons découvrir les secrets et les problèmes de chacun afin de voir comment ils peuvent se résoudre ou s’améliorer. Ainsi, bien que Frankie et Marco soient le couple principal (parce que dans une romance, il est évident qu’ils se plaisent l’un à l’autre), la vie de chacun des autres personnages est captivante.
Cet intérêt est directement lié au milieu dans lequel prend place le récit. Frankie passe de la partie riche de la ville à celle qui est pauvre et pleine de criminalité. Les rencontres qu’elle y fait l’amènent vers des personnages qui baignent dans cette ambiance, sans toutefois être nécessairement mauvais. Le tableau est bien brossé par Kami Garcia. Le lecteur croit facilement à l’univers qu’elle dépeint, ce qui ajoute par le fait même de la crédibilité aux protagonistes.
Il est vrai que la conclusion du récit se devine un peu : qu’arrive-t-il au couple formé par Frankie et Marco au bout des épreuves qu’il traverse? qui est le tueur de Noah, le petit ami décédé de Frankie, qu’elle tente désespérément de se souvenir? Les choses se devinent après un certain temps, oui, mais ne gâchent pas le plaisir de la lecture. Nous lisons parce que nous voulons savoir comment les choses vont se produire plutôt que comment elles terminent. Et puis il faut dire que cela se termine par une belle petite pensée sur les choix que nous faisons tous dans la vie. Je vous laisse la découvrir à votre tour.
Allez, je vais faire simple : j’ai adoré ma lecture, autant ce que Kami Garcia a écrit que mon expérience de lire en anglais. J’en veux plus. Plus des livres de Kami Garcia. Plus de livres en anglais. Et ça tombe bien, parce que j’ai un peu des deux en réserve! 😉

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J’ai faim de la suite

Blitz, tome 1, Black-out

Black-out
Acheter le livre

Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

En 2060, l’histoire n’a plus rien d’une discipline poussiéreuse. Grâce à la maîtrise du voyage dans le temps, les chercheurs de l’université d’Oxford se rendent fréquemment dans le passé, au plus près des événements qu’ils étudient — la guerre de Sécession, l’attaque de Pearl Harbor, les attentats du World Trade Center… — pour collecter des données toujours plus précises. Mais à trop vouloir s’approcher du feu de l’action, on finit par s’y brûler. C’est ce qu’apprendront à leurs dépens les jeunes historiens envoyés au coeur de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Car à Londres, en 1940, les bombes nazies n’ont plus rien d’une abstraction…

Mon avis :

En lisant la quatrième de couverture de Black-out, je savais déjà que le récit allait me plaire. En commençant ma lecture, je suis tombée sous le charme, malgré les nombreux personnages présentés presque d’un coup. À la fin de ma lecture, j’étais un peu fâchée, l’histoire était coupé en plein milieu : je suis vite aller acheter la suite, All clear.
Le style d’écriture de Connie Willis est fluide. Les descriptions servent très bien le texte et permettent aisément de se mettre dans l’ambiance de l’époque visitée par les protagonistes, celle de la Seconde Guerre mondiale. Peu importe les connaissances du lecteur, donc, il est facile de comprendre le déroulement des événements narrés dans le livre, bien que l’époque ait été fort difficile.
J’ai beaucoup aimé l’idée de raconter la Seconde Guerre de l’intérieur, alors qu’elle est terminée dans le temps de la narration. Les protagonistes sont des historiens voyageurs qui reculent dans le temps afin d’étudier la période ciblée dans le but de pallier aux manquements des manuels d’histoire. Je trouve très intéressant cette idée de vouloir trouver la vérité derrière toutes les facettes d’un conflit aussi grand et sombre. Il s’agit vraiment d’une quête de vérité, et cette volonté des personnages m’a beaucoup plu. Ce qui est intéressant, aussi, c’est que ces chercheurs historiens ne peuvent/veulent (je ne prends pas de chance au cas où cela change dans la suite) pas modifier le passé qu’ils visitent. Cela génère beaucoup de craintes chez les héros quand les événements virent vers des sentiers dangereux, mais cela permet de coller aux réels faits historiques et de ne pas porter atteinte au sérieux qu’ils représentent.
Sinon, petite fantaisie de ma part, j’ai beaucoup aimé les implants électroniques que pouvaient avoir les personnages. Ces implants leur permettent d’assimiler en un seul instant une foule d’informations (les langues et les jargons, les adresses, les heures exactes des bombardements, etc.) et même de modifier leur voix lorsqu’ils en ont besoin afin d’avoir l’accent requis pour leur mission.
Enfin, j’ai tout particulièrement aimé lorsque les choses se sont mises à déraper. Je ne veux pas trop dévoiler d’informations, mais il s’avère que les personnages vivent un gros stress et sont menacés par les dangers de la guerre. Lorsqu’ils partent en mission dans le passé, il est hors de question qu’ils rencontrent des dangers. Sauf que, bien entendu, c’est ce qui se produit. Moi, cela m’a happée. Tellement que je me suis fait avoir par la fin du roman, une fin qui n’en est pas une. Parce que Black-out, c’est la première partie de Blitz. L’histoire est donc coupée en plein dans le feu de l’action, alors que le danger se fait de plus en plus présent. Ce n’est plus un choix : il faut lire la suite. Le plus tôt possible.

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Un univers qui ne s’est pas encore totalement ouvert à moi

Neuromancien

Par William Gibson

Résumé en quatrième de couverture :

Jusqu’à aujourd’hui, Case était le meilleur hacker à croiser sur les autoroutes de l’information. Le cerveau directement relié à la matrice, il savait comme personne se frayer un chemin parmi les labyrinthes du cyberspace et pirater des données confidentielles pour le compte de ses clients richissimes. Mais il a commis l’erreur de vouloir doubler un de ses employeurs qui, en guise de représailles, l’a amputé de son système nerveux, le privant ainsi de son accès à la matrice. De retour dans la prison de chair de son corps, Case tente de s’échapper à nouveau par le biais des drogues, jusqu’à ce qu’une obscure conspiration lui offre une seconde chance… mais à quel prix?

Mon avis :

J’ai aimé lire Neuromancien, mais j’ai trouvé ma lecture difficile par moments. Je crois qu’il aurait mieux valu que je le lise en un seul coup, puisque je me perdais parfois entre les personnages et entre les univers (celui du réel et celui de l’informatique).
J’ai aimé ma lecture parce que je me suis plu à découvrir les personnages, tout particulièrement ceux de Case et de Molly.
Case est le personnage principal. Il est intéressant d’en apprendre sur son passé et sur ce qui l’a mené à accepter une offre dangereuse en échange de se faire rétablir les fonctions détruites de son système nerveux. Il est un peu un bad boy aux prises avec de gros défis pour retrouver la vie de pirate de l’information qu’il aime. Mais il n’est pas fermé comme une pierre. Dans le récit, il rencontre deux femmes. J’ai surtout trouvé intéressant de voir les effets qu’elles avaient sur lui tout au long du roman, alors qu’il suait abondamment pour accomplir sa mission.
Molly est l’une de ces deux femmes. Sauf qu’elle en jette, pour une femme. Ses yeux sont cachés derrière des miroirs incrustés à sa peau, des lames acérées sortent comme des griffes de sous ses ongles et elle a une horloge holographique interne qui lui permet de toujours savoir l’heure qu’il est. Et elle est très agile. Sa personnalité apparaît d’abord comme difficile. Puis, bien plus loin dans le récit, les événements font qu’elle se confie. Cela m’a donné vraiment envie d’en apprendre davantage sur elle. J’aurais aimé poursuivre le récit avec elle à la fin du roman. C’est une bad girl pleine de potentiel.
Sinon, comme je l’ai dit plus haut, ma lecture a été un peu ardue. Certains personnages sont réels tandis que d’autres sont des intelligences artificielles… en plus de ceux qui ont deux noms. Je me perdais par moments entre le réel et le virtuel du roman, parce que je baignais dans un univers de science-fiction que je ne connaissais aucunement. C’était difficile pour moi de me repérer avec tous les termes scientifiques qui s’ajoutaient aux lieux du récit sans qu’ils soient adéquatement expliqués. Cela faisait beaucoup d’information à assimiler, et cela a rendu moins accessible ma lecture. Mais cela ne m’a pas empêchée d’y prendre plaisir.
Dans l’ensemble, donc, j’ai apprécié le roman. Sauf que je crois que je vais devoir le relire pour pleinement le saisir. 😛

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Une oeuvre poignante, renversante, inoubliable!

Maus (Intégrale)

Par Art Spiegelman

Résumé de la jaquette :

Qu’y-a-t-il de commun entre une bande dessinée et la Shoah? « Zakhor »! souviens-toi, en hébreu. Cette injonction apparaît quelques 169 fois dans le texte biblique, comme si les sages réunis à Yavné, vers la fin du premier siècle, pour compiler les textes et les chroniques qui allaient composer le Livre des livres, avaient pressenti le rôle primordial dévolu à la mémoire dans le destin d’un peuple appelé à la dispersion et à l’exil.
Art Spiegelman est le fils d’un des survivants des ghettos polonais. Né à Stockholm en 1948, il vit à New York et dessine des B.D.
Maus, son livre, est l’histoire d’une souris dont le chat a décidé d’avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. Le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l’obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz.
Mais Maus est également le récit d’une autre traque, celle d’un père par son fils pour lui arracher l’histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l’obligation de se souvenir.
De transmettre aussi. Et avec quelle énergie! Car de la rencontre peu naturelle de la B.D. et de la Shoah naît un choc. Le choc d’une forme réputée mineure pour un événement majeur.
Tout comme Woody Allen a su, avec ses images en noir et blanc, nous désintoxiquer du cinéma pour mieux nous le faire voir, Art Spiegelman parvient à effacer de notre souvenir les récits un peu fatigués de la Shoah pour leur substituer un montage neuf, contemporain et fort. D’où la réussite de Maus, cette oeuvre de la première génération « d’après ». Grâce à l’art de Spiegelman le destin de Maus ne cessera de nous hanter.
Marek Halter

Mon avis :

Maus est une bande dessinée qui a de quoi renverser complètement son lecteur. Longtemps j’ai entendu des gens mentionner ce roman graphique hautement reconnu dans le milieu. Lorsque j’ai pu enfin sauter sur l’occasion de me le procurer et de le lire, j’appréhendais ma lecture.
Au départ, j’étais réticente quant aux traits du dessin. Art Spiegelman utilise une ligne tout à fait particulière pour représenter le récit qu’il raconte. Si je pensais avoir du mal à m’adapter à cette esthétique, cela n’a pas duré. Quelques pages à peine plus tard, j’ai senti le plein potentiel de ce choix graphique. Le trait du bédéiste suggère l’émotion. Dans les scènes les plus fortes du récit, ce n’étaient pas les images ni le texte qui m’atteignaient personnellement, mais plutôt l’addition des deux au tracé. Cela m’a happée, et je me suis alors retrouvée prise à ne plus pouvoir quitter cette histoire pleine d’horreurs.
La manière dont le récit de Vladek, le père d’Art Spiegelman, est amené est aussi tout à fait intéressante. Il y a une double dynamique entre les moments où le survivant raconte son passé à son garçon devenu adulte (temps présent) et les moments où le passé de Vladek est représenté (temps passé). Aux difficultés éprouvées par Vladek durant l’Holocauste s’ajoutent les problèmes de communication avec son père et leur relation problématique. En somme, il y a de quoi pleinement s’attacher à cette petite famille pleine des douleurs du passé.
Maus est une œuvre qui permet de bien représenter l’horreur de la Seconde Guerre mondiale du point de vue des opprimés. Ce n’est pas pour rien qu’elle est souvent étudiée dans les programmes scolaires. La bande dessinée remplie sa mission : son lecteur ne peut que se souvenir de cette oeuvre et du contexte duquel elle provient.
Quant à moi, j’ai été prise par ce récit bouleversant. Mon cœur et ma tête ont été atteints, je ne pourrai oublier cette bande dessinée. J’ai eu un coup de cœur pour Maus, dont la qualité m’a menée vers de nombreuses pistes de réflexion sur l’Histoire et l’Humain.
Désormais, j’ai envie de lire Métamaus dans le but de comprendre tous les rouages derrière la création de cette bande dessinée. Je vais laisser mes émotions décanter un peu avant, toutefois.

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Un saut dans mon enfance : le monde fascinant des dinosaures

Jurassic Park

Jurassic Park
Acheter le livre.

Par Michael Crichton

Résumé en quatrième de couverture :

Isla Nublar. L’armée doit venir « faire le ménage ». Le programme dont cette île est le théâtre avait pourtant tout du paradis scientifique : un immense complexe naturel où s’ébattent, aux yeux de tous, les plus féroces sauriens du Jurassique, génétiquement ramenés à la vie…
Quelques jours avant le chaos, le paléontologue Alan Grant et Ian Malcolm, mathématicien de renom, embarquent pour ce bout de terre perdu au large du Pacifique. Bientôt, le petit groupe invité par le créateur du parc doit se rendre à l’évidence : au coeur d’une jungle primitive et hostile, l’être humain n’est plus l’espèce dominante, mais la proie…

Mon appréciation :

J’avais très hâte de commencer ma lecture de Jurassic Park, ayant visionné les films durant mon enfance. Je désirais donc replonger dans mes souvenirs et j’en ai tiré beaucoup de plaisir. Cela m’a même donné très envie de revisionner les films.
Le roman commence avec un prologue qui amène un premier blessé au lecteur. Pour ceux qui connaissent l’univers de Jurassic Park, il n’y a pas de doute : les bêtes sévissent. Le lecteur sait, appuyé par le résumé du livre, que les choses vont déraper dangereusement. Pour ajouter à cette promesse d’un danger imminent, le personnage de Malcolm, mathématicien, affirme très tôt son opinion : selon la théorie du chaos, le projet de l’île ne peut virer qu’en catastrophe à la suite d’un incident. Les personnages, bien qu’ils le veulent, ne peuvent contrôler la nature. J’ai beaucoup aimé ce sentiment de danger. D’ailleurs, je n’attendais que cela, que les choses dérapent.
J’ai aussi aimé, bien qu’il n’y avait pas de surprise, retrouver le moment où les véhicules touristiques sont en panne. Je me rappelais très bien le film à ce moment et je prenais plaisir à revoir la scène en pensée. C’est le premier moment où nous sentons que le danger est bien réel, et j’ai adoré.
Ce que l’on ne retrouve pas dans le film et qui m’a aussi bien plu dans ma lecture, ce sont ce qu’apportent les personnages de Malcolm et de Grant. Le premier amène sa théorie du chaos, ainsi que quelques autres, qu’il prend le temps de vulgariser pour les autres protagonistes, mais surtout pour le lecteur. Le côté théorique et mathématique de ses discours me plaisait, tout particulièrement parce que c’est le genre de développement que nous retrouvons peu dans les adaptations cinématographiques. Le personnage de Grant, quant à lui, me rappelait l’ambiance de Relic dans les connaissances qu’il apportait. Parlant à plusieurs reprises de ses fouilles, cela me donnait envie d’aller voir des squelettes de dinosaures dans les musées.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un très agréable moment tout au long de ma lecture. Je retrouvais avec plaisir mes souvenirs d’enfance lors de mes premiers visionnements de ces films, mais je pouvais aussi satisfaire ma curiosité avec le côté scientifique très élaboré tout au long du livre.

Voici la bande-annonce du film :

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Une conclusion assez complète

Sorcière, tome 15, L’enfant de la nuit

Par Cate Tiernan

Résumé en quatrième de couverture :

Faites la connaissance de Moira Byrne, la fille d’un prodige… Au moment même où sa vie éclate en morceaux.
Il y a vingt ans, Morgan Rowlands était la jeune sorcière de sang la plus puissante à avoir vu le jour depuis des générations. Elle a fait des découvertes magyques, a affronté et vaincu un mal inimaginable et a survécu à une trahison foudroyante. Âgée de quinze ans, sa fille Moira sait que le passé de sa mère cache bien des choses qu’elle ignore. Et les secrets terrés dans le coeur de Morgan pourraient détruire le monde de Moira en entier. Lorsque Moira apprend deux vérités au sujet de sa famille, elle commence à réunir les pièces du casse-tête… pour comprendre qu’une personne qui lui est chère est en grave danger.
Une famille singulière. Une bataille infinie. Un nouveau commencement.

Mon appréciation :

Lorsque nous commençons ce quinzième et dernier tome de la série Sorcière, cela fait un peu étrange. Comme l’indique le résumé du roman, l’histoire de cette conclusion se déroule une vingtaine d’années après les événements du quatorzième tome. Ainsi, nous nous retrouvons avec une Morgan adulte et mère d’une enfant. La narration, quant à elle, se fait encore une fois en alternance (la mère et la fille), mais reste tout au long à la troisième personne.
C’est très plaisant de retrouver le personnage de Morgan, même si elle est plus âgée. Nous ressentons toujours la même maturité, même un peu davantage, chez elle. Ses décisions reflètent bien l’adolescente qu’elle était, tout en contenant une part d’expérience. C’est donc très intéressant d’observer son évolution adulte (ce que ne montre pas souvent les livres jeunesses actuels).
Du côté de sa fille, Moira, on retrouve une parcelle de sa mère adolescente, à quelques exceptions. Moira grandit avec la Wicca dans sa vie. Par contre, comme ce fut le cas de sa mère, la jeune fille a beaucoup à apprendre de sa famille et de son passé.
L’enfant de la nuit est plutôt le prétexte à une conclusion englobante. Le roman commence avec des épreuves très difficiles pour Morgan (ce qui arrive entre Hunter et elle, nous avons envie de supplier l’auteure de ne pas avoir fait cela) et se développe sur la résolution de tous les problèmes familiaux. Si nous devinons plus facilement la réelle origine de Moira (vous êtes curieux?), nous ne nous attendons pas à tout ce qui arrive au personnage qui lui est cher.
En somme, j’ai bien apprécié ma lecture, que j’ai dévorée rapidement. Je trouve que ce volume présente une belle conclusion à la série, bouclant la boucle des événements difficiles qu’a eu à traverser Morgan. Maintenant que la série est terminée, je pense que je vais m’ennuyer de ces héros qui ont bercés une partie de mon adolescence et mes premières années d’adulte. 😉

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