Articles tagués : Littérature américaine

Une dystopie franchement révélatrice

Les hommes dénaturés

Par Nancy Kress

Résumé en quatrième de couverture : 

La fertilité a chuté dangereusement. La vieillesse est devenue la norme, et les jeunes de précieuses ressources nationales.
Dans ce nouveau contexte mondial, la descendance devient une obsession.
Shana, orpheline, voit ses rêves d’intégrer l’armée voler en éclats lorsqu’elle entrevoit ce qu’elle n’aurait pas dû. Lancée dans une quête acharnée pour retrouver sa place, elle croise la route de Cameron, danseur de ballet qui n’a eu d’autre alternative que d’effacer délibérément sa mémoire. Ils trouveront secours auprès du scientifique Nick Clementi, qui craint d’avoir mis le doigt sur une grande conspiration.
Commence alors pour chacun d’entre eux un combat pour rétablir la vérité.
Jusqu’où est-on prêt à aller lorsque les enfants manquent à l’humanité?

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 211 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Dans Les hommes dénaturés, les scientifiques ont trouvé le moyen de guérir tous les types de cancers et de permettre toutes les greffes imaginables afin que chaque humain puisse avoir à la fois une certaine santé, mais aussi l’apparence qui lui convient.

La dystopie amène tantôt le lecteur à planifier les préparatifs de sa propre mort, tantôt à réfléchir sur les répercussions positives et négatives des activités effectuées illégalement dans une situation critique.

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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Un intéressant mélange de contes plus ou moins connus

Cloaked

Cloaked

Livre en anglais

Par Alex Flinn

Résumé en quatrième de couverture (traduction personnelle) :

Je ne suis pas un héro moyen. Je n’ai même jamais été moyen. Simplement un pauvre gars qui travaille dans une boutique de réparation de chaussures près d’une plage du sud, après l’école, pour aider sa mère à joindre les deux bouts. Mais un peu de magie a changé tout cela.
Tout a commencé avec un mauvais sort. Et le kidnapping d’une grenouille. Et une princesse particulièrement attirante qui m’a envoyé sur une mission de sauvetage.
Il n’y avait pas de marraine la bonne fée ni rien d’autre du genre. Et même si je suis tombé amoureux en cours de route, ce qui m’est arrivé ne ressemble à aucun conte de fée que j’aie pu entendre auparavant. Parce qu’avant que je m’en rende compte, je me prenais pour un espion avec un groupe de cygnes, je parlais (oui, oui, je parlais!) à un renard nommé Todd et j’étais pratiquement piétiné par des géants dans les Keys.
Vous ne me croyez pas? J’avais du mal à le croire moi-même. Mais vous verrez. Parce que j’ai su que c’était vrai dès l’instant où j’ai enfilé une cape.

Mon avis :

Cela faisait déjà quelques temps que je n’avais pas lu un livre en anglais ou qui soit dans l’univers d’Alex Flinn, et je me suis étonnée de si bien m’y replonger. Bon, il va de soi que je n’étais pas captivée dès le départ… mais j’ai fini par l’être, comme à chaque fois.
L’histoire commence simplement et de manière un peu clichée : le personnage principal rencontre, avec une chance immense, une fille qu’il trouve particulièrement belle et qui lui porte un intérêt marqué, contrairement à toutes les autres personnes que peut croiser le héros. Entre-temps, il a un ami beau gosse qui rafle n’importe quelle fille et une amie pour laquelle il ne ressent que de l’amitié depuis plusieurs années. Les dialogues et les pensées du protagoniste sont très peu recherchés. Tout est en surface et le personnage est plutôt caricaturé, trop simpliste et trop prévisible. Néanmoins, plus tard, on apprend à passer par dessus ces éléments et à apprécier le jeune homme de 17 ans.
La quête du héros est absurde, mais elle est construite dans le but d’inclure un maximum de contes peu connus ou populaires… ce qui fait que les événements sont tous pratiquement plus abracadabrants les uns que les autres. On en vient donc à très peu croire cette histoire ou à la trouver vraisemblable dans son absurdité. Mais cela se lit toujours bien (enfin, si on exclut les tentatives de l’auteure de faire transparaître les accents des personnages dans les dialogues, car c’était parfois difficile pour moi de décoder les mots).
Une fois que l’on passe par dessus tous ces éléments, la lecture de Cloaked devient plutôt divertissante. On s’amuse à tenter de découvrir quels sont les contes qui ont inspiré l’auteure dans ce roman et, si on devine aisément la conclusion des différentes péripéties, on prend plaisir à lire le déroulement de chaque événement.
Ma lecture de Cloaked n’était donc ni innovante, ni captivante à proprement parler. Néanmoins, elle m’a tout de même plu. C’était agréable à lire et cela m’a amusée (bien que le comportement des personnages me faisaient parfois tiquer).  Je suis donc tout de même curieuse de lire les autres romans d’Alex Flinn, tout particulièrement ceux qui seront plus récents et qui risquent, par le fait même, d’être plus aboutis.

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La fin d’un diptyque en deux temps

The book of Ivy, tome 2, The revolution of Ivy
Par Amy Engel

Résumé en quatrième de couverture :

Au-delà de la barrière, l’hiver approche. Il va me falloir trouver des vivres, un abri. Et des alliés. Mais je dois aussi faire un choix : oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener la révolution?
Je ne suis plus une Westfall ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Mon avis :

J’ai commencé ma lecture avec beaucoup d’appréhension. À la fin du premier tome, l’avenir d’Ivy est incertain. C’est sûr que, comme c’est l’héroïne, elle va s’en tirer et survivre. Toutefois, ce deuxième tome a bien réussi à me surprendre.
Ivy ne rencontre aucunement la facilité dans les premiers chapitres de cette finale. Là où elle se retrouve, de l’autre côté de la barrière, rien n’est tout rose. Ivy rencontre le danger sous de nombreuses formes et elle doit se battre pour assurer sa survie. J’ai bien aimé que le personnage ne soit pas du tout dans la facilité. Aucune épreuve n’est négligée et Ivy doit affronter chacune d’entre elles avec un courage tout nouveau. Un courage qui m’a même fait m’étonner et me questionner à mon propre sujet. Que ferais-je si je devais lutter seule pour ma survie? Étonnement, je crois que je vaincrais une majeure partie de mes peurs et que, même, j’y arriverais plutôt bien (et sachez que j’ai peur d’un tas de trucs! 😛 ).
Par la suite, le récit s’est un peu gâté à mon avis. Les événements sont devenus plus tranquilles, et les péripéties étaient moins dans l’action et davantage dans la réflexion. Ce n’était pas mauvais, non, mais je trouvais que le récit gagnait en longueur. J’avais hâte de retourner dans l’action!
Et j’ai été servie vers la fin du livre. C’était rapide, précipité, mais il était bien temps que les événements craints par Ivy se chamboulent et mènent à des conclusions difficiles (voyez tous les détours que je prends pour ne pas trop vous en dévoiler!). J’ai aimé cette action qui montrait Ivy en femme forte, courageuse et déterminée par ses convictions. Ivy donne, j’en suis surprise, une excellente leçon d’amour.
Je n’ai donc pas pleinement apprécié ma lecture, car la partie centrale du récit me semblait un peu longue. Néanmoins, j’ai eu de belles surprises, et le début et la fin du roman ont su brillamment capter mon intérêt, et ce, pour plusieurs raisons. Ce fut donc une agréable lecture et une belle découverte!

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Une dystopie agréable!

The book of Ivy, tome 1

Par Amy Engel

Résumé en quatrième de couverture :

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule mission : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Mon avis :

J’ai régulièrement vu des avis de ce roman sur internet. Ces avis étaient très bons, ce qui a bien piqué ma curiosité. J’étais donc très tentée de découvrir l’histoire d’Ivy.  Lorsque j’ai vu que les deux tomes étaient parus en format de poche, je n’ai pas hésité et me les suis procurés d’un seul coup.
Ce premier tome était une lecture plutôt intéressante. Je dois avouer, par contre, que les premiers chapitres ne m’ont pas totalement captivée. Il était bien trop facile de deviner le déroulement des événements. Ivy marie un homme qu’elle ne connaît que de nom et a pour objectif prochain de le tuer. Facile de se douter de ce qu’il va se passer entre eux au fil des jours qu’ils auront à passer dans la même demeure.
Si j’ai trouvé la trame narrative trop prévisible, j’ai toutefois eu quelques belles surprises. Bishop n’est pas un jeune homme stupide. Bien entendu, je ne pensais pas que ce serait le contraire! 😛 Néanmoins, je ne croyais pas non plus que ce personnage questionnerait des sujets aussi profonds avec sa nouvelle épouse, dont celui du mariage lui-même. Le roman ayant été écrit il y a quelques années à peine, il traite de la vision actuelle des mariages, mais aussi des mariages forcés qui sont la norme de l’univers de Engel. Une norme qui, par le passé, fût également vraie… bien bien avant que je ne sois née. Ce jeu entre les générations, les traditions et le temps, je l’ai bien aimé. Ainsi que les autres questions importantes soulevées par le couple principal, comme la gestion des prisonniers, des violeurs, des assassins, etc. Cette question sera toujours d’actualité, peu importe l’époque à laquelle nous vivons. Et elle soulèvera toujours autant de débats.
Enfin, les derniers chapitres du roman m’ont particulièrement plu. C’est à ce moment que j’ai pu avoir quelques surprises, notamment sur le passé de la mère d’Ivy, mais aussi sur son choix pour « se sortir » de la situation dans laquelle elle se trouve. Ça m’a vraiment donné envie de lire la suite. Et je vais m’y mettre vraiment bientôt!
On se retrouve après! 😉

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Disney, aujourd’hui

A kiss in time

A kiss in time

Livre en anglais

Par Alex Flinn

Résumé en quatrième de couverture (traduction personnelle) :

Talia est victime d’un mauvais sort… Jack rompt la malédiction.
On m’a prévenue de prendre garde au fuseau maudit, mais il était si enchanteur, si hypnotique…
Le jour où j’ai séché mon groupe touristique, j’étais à la recherche d’un peu d’aventure. Sauf que j’ai trouvé une ville dans le coma, en plus d’une très séduisante fille endormie, ce qui était bien loin de ce que j’avais en tête.
Je me suis réveillée à la même place, mais à un autre temps, par le doux baiser d’un étranger.
Je n’ai pas pu m’empêcher de l’embrasser. Parfois, on a juste besoin d’embrasser quelqu’un. Je ne savais pas que cela arriverait.
Maintenant, je suis dans un trouble immense parce que mon père, le roi, affirme que j’ai amené la ruine sur notre pays. Je n’ai pas d’autre choix que de fuir avec ce roturier!
Maintenant, je suis coincé avec une peste de princesse et un coffre rempli de ses bijoux… La bonne nouvelle : mes parents vont flipper!
Vous pensez que vous avez des problèmes? Essayez d’embrasser une hypnotisante beauté endormie qui se révèle avoir 316 ans. Un baiser peut-il tout transcender, même le temps?

Mon avis :

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette adaptation du conte de la Belle au bois dormant. Comme j’ai en grande partie grandi avec les films de Disney, les contes (dont ceux avec des princesses) captent rapidement mon intérêt et me replongent instamment dans l’enfance.
J’ai trouvé plutôt amusant de lire ce roman moins d’un an après le mouvement #metoo qui a fait fureur un peu partout. Pourquoi? Parce que la princesse, ici Talia, n’est pas consciente lorsqu’elle se fait réveiller par un baiser… et qu’elle n’est donc pas non plus consentante. Si le baiser est nécessaire à l’histoire, parce qu’il fait partie des grands moments du conte que nous connaissons toutes et tous, le héros masculin, ici Jack, ne peut s’empêcher de s’interroger sur son geste. Il ne pouvait pas s’en empêcher, comme l’indique la quatrième de couverture. Toutefois, même s’il trouve Talia très séduisante, il ne fera que la respecter par la suite. Les scènes sont un peu cocasses et permettent, sans en donner vraiment l’impression, de penser au consentement.
La narration du roman se fait en alternance entre Talia et Jack. J’ai trouvé cela très plaisant et amusant d’avoir les points de vue des deux personnages. Pourquoi? Parce que Talia se réveille 300 ans plus tard, dans un monde moderne où les gens s’habillent autrement (exit les grandes robes de bal qui couvrent toute la peau) et où tous les moyens de transport sont plus rapides que des calèches. 😛 La narration devient d’autant plus intéressante qu’elle permet d’expliquer les pensées et les agissements des deux héros. Ils ne réagissent pas de la même manière à leur environnement et aux codes de la société. La double narration permet de comprendre leurs paroles et leurs actions. À l’époque de Jack, l’époque actuelle, la solitude est de mise et tout le monde passe du temps devant son écran. À l’opposé, pour Talia, il n’y a que les rencontres et la parole qui comptent, puisqu’il n’est pas possible de faire autre chose. Les différences entre les protagonistes permettent, l’air de rien, de nous questionner sur notre rapport au monde (si! si!). Ce sont aussi ces oppositions qui leur permettent à tous deux de devenir de meilleures personnes.
Enfin, comme la malédiction est levée à la suite du baiser, le royaume de Talia devient peu à peu visible à la face du monde moderne. Durant ma lecture, je m’étais plu à imaginer ce qui pouvait advenir d’un tel endroit… à la fin du récit, j’ai été amusée de découvrir que j’avais visé juste. (Vous vous demandez de quoi je parle exactement? Eh bien, qu’attendez-vous pour lire le bouquin? 😉 ).
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et j’ai bien envie de plonger dans les autres remakes de contes d’Alex Flinn.

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Heureuse de ne pas en avoir fini avec cet univers

La Sélection, tome 3, L’élue

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture :

La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux.
America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…

Mon avis :

Dès l’instant où j’ai ouvert le livre, je me suis retrouvée plongée dans l’univers de la Sélection. C’était très agréable de replonger si facilement dans l’histoire.
Le récit était intéressant, mais ne m’a pas énormément scotchée au livre. En fait, c’est la fluidité du texte qui m’a fait le dévorer rapidement (et j’ai réussi à ne pas négliger trop mon sommeil cette fois 😛 ).
J’ai trouvé un peu dommage de deviner quelques éléments du récit assez facilement. Tout particulièrement concernant les relations entre America, Maxon et Aspen. Je me gâchais quelques surprises. Si je me suis tout de même amusée à lire le tout, cela me faisait moins apprécier certains passages. Disons que j’avais parfois un peu de mal à croire aux sentiments des protagonistes.
Néanmoins, j’ai eu droit à quelques surprises. Si celle qui concerne la famille d’America s’est terminée sur une note un peu quétaine (ça n’est pas nécessairement négatif), j’ai apprécié (ne me tapez pas sur les doigts!) lire les « péripéties » lors de la cérémonie où Maxon a le devoir de choisir sa future épouse. J’ai moins aimé la mise à l’écart d’America, mais j’ai apprécié tout ce mouvement, que j’ai même trouvé un peu court.
J’ai du mal à faire mon avis sur la finale de la trilogie, puisque j’ai trouvé ça un peu simple, et ce malgré la promesse d’un avenir qui ne soit pas nécessairement toujours facile pour le couple final. Je me console en songeant que l’histoire de la Sélection ne se termine pas ici et que ma lecture peut se poursuivre encore pour deux tomes et quelques textes supplémentaires.

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Des personnages attachants qui agissent comme un aimant

La Sélection, tome 2, L’Élite

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture :

La Sélection de trente-cinq candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.
Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales…
Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie…

Mon avis :

Après avoir lu le premier tome, je n’ai pas pu m’empêcher de plonger dans le suivant. Tout comme le précédent, ce roman se lit très facilement et se dévore en l’espace de peu de temps. Malheur à moi, je n’ai pas su résister et j’ai encore réduit une nuit de sommeil pour terminer ce livre. J’espère que ça ne paraît pas trop quand je suis au travail! 😛
Comme d’autres critiques de blogues l’ont mentionné, l’ambiance du livre est très près de celle de Royales. Cela ne me dérange pas du tout, puisque ce que je veux en ouvrant La Sélection, c’est trouver un peu d’amour et d’amitié.
Dans ce deuxième volume, il y a enfin moins de personnages inconnus. Comme les candidates sont moins nombreuses, nous apprenons à mieux connaître chaque protagoniste. J’ai trouvé ça plus agréable et cela m’a permis de mieux me familiariser avec chacun des personnages.
Parlant de personnages, je dirais que c’est ce qu’il y a de mieux dans le roman. Ce sont eux qui importent, que ce soient le Roi, le Prince, America ou les autres. Très vite, nous nous lions de sympathie avec la Reine, qui a vécu une histoire semblable à celle d’America et qui est à même de pouvoir comprendre son parcours. (Je dis nous, mais je parle surtout de moi, vous l’aurez compris.) Le Roi, lui, nous nous mettons rapidement à ne pas l’aimer. Il est sévère et cache de nombreuses choses. J’ai hâte de voir comment il agira avec America dans le troisième tome.
Concernant le Prince Maxon, mon avis ne cesse de diverger. Tantôt, son romantisme me fait fondre; tantôt, ses écarts de conduite me rendent jalouse pour America. Aspen, l’amant d’America, me rend encore plus mêlée. S’il est attentionné, ses décisions hâtives me font douter de ses réels sentiments. Enfin, je m’attache beaucoup à America, entre autres parce qu’elle est la narratrice, mais aussi parce que sa personnalité me rejoint par moments.
Je vous laisse ici, car je vais désormais plonger dans le troisième tome afin de découvrir tout ce qui va arriver à ces personnages que j’aime et que je déteste en alternance. 😉

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De beaux rêves d’amour

La Sélection, tome 1

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture 

Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras…
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis :

Je vous avoue, cela doit faire bientôt deux ans que les livres de la série complète (oui oui!) reposent sur mes tablettes. J’ai enfin fait le saut et j’ai plongé dans le premier tome, qui a très bien su me captiver jusqu’aux petites heures!
Au départ de ma lecture, j’étais incertaine. Le début à la Hunger Games ne me plaisait pas beaucoup. Les castes, le concept de sélection, etc. Mais comme le texte se lit très bien, je n’ai pas pu résister et j’ai poursuivi ma lecture.
Et je me suis sacrément bien divertie!
L’histoire n’est ni extraordinaire ni époustouflante, mais elle est intéressante. Je n’aimais pas toujours ce que faisaient les personnages d’America et de Maxon, mais cela ne m’a pas empêché de m’amuser. C’est quasi toujours du bonbon de lire des histoires d’amour et d’amitié. Et c’est pour ça que je n’ai pas reposé le livre. J’aurais très bien pu le poser, puisque je n’étais pas magnétisée avec le roman. Toutefois, je me plaisais tant dans ma lecture que j’ai préféré me coucher passé une heure du matin. Même si je travaillais le lendemain! 😛
Il y a plusieurs personnages au départ, puisqu’il y a trente-cinq candidates. C’est un peu déstabilisant. Par contre, on sent bien vite que plusieurs des filles ne sont pas pertinentes, car elles sont complètement effacées et plutôt vite éliminées.
Certains moment de la lecture sont prévisibles, autant sur les rivalités que sur le développement de la relation entre America et Maxon. Sauf que cela fait partie du plaisir de lire un tel roman. Enfin, je pense. C’est comme les films de comédies romantiques, nous savons d’avance comment les plus grandes péripéties vont se produire, et nous les écoutons quand même.
Je vais rapidement plonger dans la suite, mais peut-être moins raccourcir ma prochaine nuit de sommeil. 😛

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À la découverte des années 80!

Player one

Par Ernest Cline

Résumé en quatrième de couverture :

2044. La Terre est à l’agonie.
Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS — un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante.
Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars!
Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…

Mon avis :

Il y a quelques années, avant même que la réalisation de l’adaptation cinématographique soit annoncée, ce livre me faisait déjà envie en librairie. Avec le film de sorti, maintenant, je ne pouvais que me dépêcher à lire le roman avant de visionner son adaptation. Aujourd’hui, c’est fait. Il ne me reste plus qu’à trouver l’occasion pour regarder le long métrage. 😉
J’ai bien apprécié ma lecture. En fait, cela n’a pas pris de temps que j’étais plongée dans l’univers. La narration nous met en complicité avec Wade, qui narre l’histoire, et nous nous sentons aussitôt en confiance. Je n’avais aucun mal à me replonger dans ma lecture lorsque je devais l’interrompre.
J’ai beaucoup aimé les références aux années 80 qu’il était possible de relever à tout moment du livre. Je ne les reconnaissais pas toutes, mais lorsque c’était le cas, c’était agréable. Il n’empêche que le roman s’adresse idéalement à un lecteur qui a grandi dans ces années. Pour ce genre de lecteur, lire Player one, ce serait de replonger dans son enfance.
Côté trame narrative, disons que c’était plutôt bien. Je prenais un grand plaisir à suivre la compétition du créateur de l’OASIS. Lorsque Wade explorait la réalité virtuelle, je pouvais très bien visualiser tous les éléments, un peu comme si j’avais accès, sur un écran, à ce qu’il voyait et faisait.
Toutefois, il y a quelques longueurs. J’étais captivée par la Chasse. Mais lorsque Wade stagnait dans sa compréhension des énigmes, je perdais un peu l’intérêt de la lecture. Mais pas trop, n’empêche. Et c’était dans ces moments que l’on retrouvait le plus de références aux années 80. Donc c’était loin d’être inintéressant pour autant. Il y avait simplement moins d’action, moins de rythme.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un excellent moment de lecture. Le livre se lit facilement et donne très envie de lire, de visionner des films, d’écouter de la musique et de jouer à des jeux vidéos. Au fond, j’aurais presque pris une liste des références à la fin du livre pour pouvoir découvrir celles qui ont capté mon intérêt! 😀

 

Voici la bande-annonce du film :

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Lire dans le noir : 13 raisons, un livre sur la banalisation de la violence

13 raisons

Par Jay Asher

Résumé en quatrième de couverture :

« J’espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l’histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s’est arrêtée. Et si vous êtes en train d’écouter ces cassettes, c’est que vous êtes l’une de ces raisons. »
En entendant ces mots, Clay Jensen croit à une erreur, il n’a rien à voir dans la mort d’Hannah Baker. D’abord choqué, il erre dans la ville endormie, suspendu à la voix de son amie. Et ce qu’il va découvrir va changer sa vie à jamais.

Mon avis :

J’ai énormément entendu parler de 13 raisons avant de l’acheter. La première saison de la série télé était à peine commencée que beaucoup de gens discutaient de cette histoire autour de moi. Puis, je suis tombée récemment sur le livre à un prix réduit. Je me suis dit que je pourrais plonger dans ce récit dont tout le monde en disait tant de bien. C’est ce que j’ai fait. Et c’est probablement à cause de tout ce qui a été dit sur le livre et la série télé que mes attentes étaient élevées et n’ont pas toutes été comblées.
J’ai apprécié ma lecture, ça, je ne peux le nier. Mais je m’attendais à être véritablement scotchée au livre, ce qui n’a pas été le cas. Oui, j’étais curieuse de découvrir la suite, mais je n’en avais pas soif.
Ce que je voulais, surtout, c’était comprendre pourquoi le narrateur, Clay, se retrouvait sur les cassettes d’Hannah. Il apparaît comme un garçon extrêmement bien. Qu’a-t-il à voir avec un suicide? Et c’est surtout ce qui m’a déçue. J’aurais aimé sentir une importance plus grande de ce personnage chez Hannah. Leur relation est plutôt basée sur des manques, des non-dits et des non-actions. C’est intéressant, jusqu’à un certain point. Mais comme nous savons d’emblée qu’Hannah est morte au début du livre, cela devenait, pour ma part, un peu décevant.
Autrement, j’ai apprécié l’idée de raconter et de présenter toutes sortes d’actions et de paroles qui ont mené une adolescente à perdre la vie. Cela rapproche la lecture de la réalité et met en lumière tous les petits riens qui grossissent et, par un effet boule de neige, poussent une personne à commettre l’irréparable. La sensibilisation est réussie.
Enfin, je crois que j’apprécierais davantage la série que le roman. Peut-être vais-je faire le pas lorsque j’en aurai l’occasion. 🙂

Voici la bande-annonce de la série :

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