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Une détective privée empathique!

La proie pour l’ombre

Par P. D. James

Résumé en quatrième de couverture :

Cordélia Gray n’a pas froid aux yeux. C’est une qualité utile quand on exerce le métier de détective privée.
Lorsque Sir Ronald Callender l’engage pour enquêter sur le suicide de son fils Mark, elle se met bravement à l’ouvrage et débarque à Cambridge, par un beau matin d’été. Promenades sur la Cam, parties échevelées. Pour un peu, Cordélia se laisserait gagner par la douceur des choses. Mais ce qu’elle découvre n’a rien d’aimable : la haine de classe, la médiocrité et le sadisme rongent cette société en décomposition.
Est-ce le mal de vivre qui a poussé Mark Callender à se tuer? Ou bien quelqu’un l’a-t-il froidement éliminé, maquillant le meurtre en suicide? La menace est toujours là, prête à surgir si on l’approche de trop près. Et c’est exactement ce que Cordélia a l’intention de faire.

Mon appréciation :

La proie pour l’ombre est un livre qui m’a plu sur différents aspects. D’abord, c’est le personnage de la détective qui m’a captée. Sa personnalité est mise en place dès le début, ce qui permet de bien la cerner et de comprendre les décisions qu’elle prend ensuite. Elle a un caractère assez fort qui lui permet de bien exécuter son rôle de détective et de garder son sérieux. Cela est d’autant plus pertinent, puisqu’elle tente de se faire une place dans un métier habituellement masculin. S’ajoute à cela sa bonté, qui fait d’elle une personne attachante. Elle se familiarise très bien avec les autres protagonistes, ainsi qu’avec sa perception qu’elle a du défunt Mark (elle s’en rapproche mentalement afin de comprendre ses agissements et tenter de résoudre son enquête).
L’enquête elle-même est intéressante. Cordélia travaille sur une affaire déjà classée comme suicide. Rapidement, elle se demande si la mort de Mark Callender n’était pas plutôt un assassinat. En poussant son enquête, la détective se met en danger. Un des sbire du criminel veut éviter les ébruitements. En bref, l’enquête de Cordélia est à la fois complexe et dangereuse.
Finalement, ce qui est intéressant avec ce roman de P.D. James, c’est que l’auteure montre que son héroïne a des principes et qu’elle y tient. La finale du livre est tout à fait révélatrice de ces principes, mais je vais vous laisser la découvrir par vous-mêmes. Il n’empêche que je dois dire que j’ai aimé cette résolution à laquelle je ne m’attendais pas du tout!
Oh, et pour les intéressés, ceci est la première enquête du personnage de Cordélia Gray. Il est donc possible de la suivre dans d’autres romans. Je vais probablement me laisser tenter. 😉

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Une enquête bien élaborée.

Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville

Par Conan Doyle

Résumé en quatrième de couverture :

Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d’une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c’est la mort.
Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville, les hurlements lugubres qui s’échappent parfois du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende.
Dès son arrivée à Londres, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : « Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. » Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, en compagnie de Sherlock Holmes et du fidèle docteur Watson.
Captivant, angoissant, Le Chien des Baskerville est l’une des plus célèbres aventures de Sherlock Holmes et a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques.

Mon appréciation :

Enfin, je peux désormais dire que j’ai lu un roman qui met en scène le populaire personnage de Sherlock Holmes!
Bien entendu, comme Le chien des Baskerville est un roman d’enquête, la construction est semblable aux romans d’Agatha Christie, de la même époque. Par contre, Holmes semble un peu plus fonceur que Poirot. Sherlock Holmes semble se précipiter davantage sur les lieux pour attaquer la source. Watson, son coéquipier, donne aussi plus d’éléments analytiques au lecteur, qui devine donc plus facilement le coupable.
Le lecteur en apprend de plus en plus au fil de sa lecture concernant les faits précédents et suivants le meurtre qui a déclenché l’enquête. On sait également avant la fin qui est le coupable. Cependant, les manigances complètes de ce dernier sont, quant à elles, révélées dans le dernier chapitre. Néanmoins, le lecteur en sait déjà beaucoup avant la conclusion tant attendue, ce qui diminue de beaucoup la surprise.
Le chien des Baskerville est une lecture bien agréable qui est aussi intrigante et qui mêle une petite dose de fantastique.
Finalement, comme j’avais déjà visionné les récents films de Sherlock Holmes mettant en scène Robert Downey Jr, je prenais plaisir à lire l’aventure avec les apparences des acteurs et leurs manies. Cela ajoutait un visuel intéressant!

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Une longue et complexe enquête de Poirot!

Les Quatre

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Hercule Poirot semble enfin avoir trouvé des adversaires à sa mesure : un quatuor criminel, dont le but n’est rien moins que de s’assurer la domination du monde. Rude bataille en perspective!

Mon appréciation :

J’ai l’impression d’avoir enfilé des pantoufles confortables et de m’être enfoncée dans un fauteuil moelleux à souhait en plongeant dans cette autre enquête d’Hercule Poirot, ce petit homme rond à moustache. En lisant un roman d’Agatha Christie, c’est un peu comme si l’on dévore les délicieux biscuits de notre enfance. C’est appétissant et on connaît la recette! Qui plus est, on ne s’en lasse qu’après une grosse grosse… grosse indigestion (difficile de se lasser des recettes de ma mère, je l’admets 😛 ). Voilà comment je me suis sentie en lisant Les Quatre. Non pas que j’aie eu une indigestion, mais que je me suis régalée d’une lecture chaleureuse et agréable.
C’est toujours un plaisir de renouer avec Hercule Poirot, de retrouver ses manies et ses manigances. Nous le voyons, Poirot se sert bien souvent un peu de son collègue, Hastings. Parlant de ce dernier, je l’apprécie toujours autant.
Mais revenons à ce détective belge…
Dans cette aventure, Hercule Poirot ne dévoilera pas entièrement tout à la fin de l’histoire. Contrairement à d’autres livres, tel que Le meurtre de Roger Ackroyd, le personnage fera diverses révélations à mesure que des éléments de l’enquête seront résolus. Après tout, c’est contre quatre protagonistes qu’il se « bat ». Ainsi, dès lors que l’un d’eux est identifié hors de tout doute, le lecteur en est averti. Cela crée une sorte de progression dans la résolution de l’énigme, progression qui permet davantage au lecteur d’être participant à l’enquête. Il n’empêche, bien entendu, que Poirot se garde toujours une révélation finale. 😉
Quant à cette fameuse fin, parlons-en! Elle n’est pas très surprenante, il faut dire. Cependant, sans trop vous en dévoiler, je dirais qu’il reste une sorte de mystère concernant l’un des coupables… on ne sait pas exactement qui il est! Nos méninges continuent donc de tourner même lorsque le livre est terminé. À moins que ce soit moi qui suis passée à côté d’un détail durant ma lecture… haha!
Finalement, ce fut un petit plaisir de lire ce livre d’Agatha Christie. Comme toujours, la lecture est simple et agréable! Comme une bonne recette classique de notre enfance, histoire de continuer ma métaphore.

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Une sexualité plutôt intense.

Une proposition

Par A.J. Molloy

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé en quatrième de couverture :

Jeune Américaine, Alexandra Beckmann, surnommée X, se rend à Naples pour y faire des recherches sur la Camorra, sujet de sa thèse d’histoire. Assoiffée d’aventures et désireuse de rompre avec la vie sage qu’elle a menée jusqu’ici, elle explore les rues italiennes ensoleillées.
À la terrasse d’un café, elle fait la rencontre d’un homme fascinant, lord Marcus Roscarrick, aristocrate et milliardaire anglo-italien. Tombée sous son charme, elle n’a plus qu’une idée en tête : le revoir. Mais Marcus, membre d’un cercle très fermé, n’est pas tout à fait libre de faire ce qu’il veut ni d’aimer comme il veut… Commencera alors un jeu de séduction tel que X ne pourra résister, et qui les mènera tous deux dans une relation tourmentée et douloureuse. X est-elle allée trop loin? Pourra-t-elle se dégager de l’emprise de son amant?
Une histoire d’amour où se mêlent danger, suspense et sensualité dans une Italie envoûtante et vertigineuse de plaisirs.

Mon appréciation :

Ce fut ma première lecture où l’on retrouve du sadomasochisme et ce fut assez… particulier. Il n’empêche que les différents passages sexuels étaient plutôt bien construits sur le plan de la mise en scène. Le personnage de Alexandra doit passer à travers un certain nombre d’épreuves pour pouvoir avoir une véritable relation avec Marcus Roscarrick. Bien évidemment, ce sont ces épreuves qui sont l’aspect le plus sexuel du roman. Cependant, même si les actions étaient un peu déplaisantes à mon avis (enfin, chacun ses goûts en ce domaine), je trouvais que ce qui précédait les actes était bien amené. Le tout est mystérieux et, en tant que lectrice, on s’interroge sur les événements qui vont suivre… qui sont sans douceur, voire bestiaux.
Lors de ces mises en scène, c’est là que le personnage de X m’a le plus plu. Elle doutait de ce qu’elle faisait, elle s’interrogeait à savoir si elle ne devrait pas tout arrêter et oublier et elle était même effrayée. Puis, étant donné son profond coup de foudre, elle prenait son courage à deux mains et se laissait faire et guider pour chacune des expériences. Les premières fois, j’ai apprécié cette forte volonté proportionnelle à son amour pour le milliardaire. Par contre, au fil du temps, et parce que les épreuves étaient de niveaux de plus en plus élevés, j’ai eu l’impression que le personnage n’était plus elle-même, mais plutôt une simple marionnette qui acceptait tout sans condition. Alexandra a beau vouloir vivre une aventure et changer sa routine de vie un peu banale depuis son adolescence, elle a trop changé à mon avis. Je ne m’accrochais plus au personnage et n’ai eu aucune sympathie au moment le plus triste pour elle.
Mis à part cela, j’ai aimé mes quelques visites dans l’Italie, de même qu’à d’autres endroits. En effet, lord Roscarrick n’hésite pas à utiliser sa fortune pour faire voir toutes sortes de lieux merveilleux à celle qu’il aime… de manière légèrement trop possessive. Ainsi, comme la jeune femme, je me suis plu à faire ma touriste lors de ces moments. Quelques fois, même, j’allais sur Google pour avoir un visuel véritable de ce qui était décrit.
En somme, si les décors étaient fort jolis et intéressants, la brutalité était trop omniprésente à mon goût.

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Un meurtrier particulier.

Le meurtre de Roger Ackroyd

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari.
Peu après avoir livré ces confidences, Roger Ackroyd est retrouvé mort, poignardé. Et la fameuse lettre a disparu…

Mon appréciation :

J’aime la manière dont les romans d’Agatha Christie sont construits, surtout l’idée que l’on ne découvre le coupable qu’à la fin, après avoir douté de différents personnages. Malheureusement pour moi cette fois-ci, un professeur au cégep m’avait dévoilé la fin du livre pour le prendre comme exemple. Ainsi, tout au long, je savais le coupable. Disons que cela a changé ma lecture.
Malgré le fait que je connaissais le coupable, cela ne m’a pas empêcher de m’interroger sur les autres personnages. Plusieurs cachaient des choses et j’étais intriguée de découvrir lesquelles c’étaient. De plus, j’étais aussi curieuse de savoir le déroulement des événements avant et après le meurtre, puisque ce n’est qu’à la toute fin qu’Hercule Poirot présente les choses parfaitement. Alors je n’ose imaginer comment mon cerveau aurait travaillé si j’avais eu, en plus, à tenter de découvrir le meurtrier. Je me serais assurément bien amusée!
J’ai particulièrement apprécié le mobile du crime, cette fois-ci. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais je dirais qu’il était plus qu’une question d’argent. Et cela faisait différent des autres lectures des livres de l’auteure où les coupables désirent surtout l’héritage du défunt.
Il n’empêche qu’il y a un élément qui m’a un peu laissée sur ma faim. Là encore, je ne peux pas trop préciser la chose, surtout parce que cet élément est à la toute toute fin du livre. Comme je savais déjà qui était le meurtrier (cela n’a sans doute pas aidé), je m’attendais à un peu plus quant à ce qu’il se passerait à la suite de l’accusation portée contre lui. À mon avis, c’était un peu simple comme dernières phrases.
Tout de même, j’ai bien aimé le moment où Hercule Poirot dévoile ce fameux coupable et la réaction de ce deuxième personnage. Cela est sans compté que le narrateur, le docteur Sheppard, espère secrètement que le détective rate son coup. La réaction du coupable est en lien, également, avec ce désir d’échec partagé par quelques autres personnages. Cela m’a plutôt amusée. Enfin, vous verrez bien en le lisant!

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Une fin imprévisible!

Le secret de Chimneys

Par Agatha Christie

Résumé provenant du site le Livre de Poche :

À Londres, un prince déchu sollicite l’appui des Britanniques pour reconquérir son petit royaume des Balkans. À Paris, un de ses anciens ministres meurt en laissant des Mémoires bourrés de révélations explosives sur la famille royale. En Rhodésie, un aventurier sans le sou se voit confier la mission d’apporter à un éditeur londonien ce manuscrit que les services secrets anglais, aussi bien que les opposants au prince, aimeraient intercepter… C’est dans le cadre somptueux du manoir de Chimneys, une vieille demeure seigneuriale, que vont se retrouver les protagonistes de cette ténébreuse affaire. Chimneys, le lieu idéal pour un de ces huis clos criminels dont la romancière a le secret.

Mon appréciation :

J’aime beaucoup replonger dans un livre d’Agatha Christie. Le style d’écriture, bien qu’étant une traduction, me plaît bien et m’amuse.
Anthony, l’aventurier mentionné dans le résumé, est un personnage fort intéressant. Celui-ci prend beaucoup de plaisir à mener par ses propres moyens l’enquête qui lui tombe sous le nez. En effet, durant son séjour à Londres et dans les environs, Anthony talonne de près deux meurtres et s’éprend d’une belle femme. Cependant, comme il est un étranger de Chimneys et que son passé est un peu trouble (je ne vous dévoile pas pourquoi, puisque cela joue pour beaucoup dans l’intrigue), les détectives sur place ont quelques doutes. Le seul moyen pour lui de se blanchir de toutes accusations est de trouver le ou les coupables… et la tâche ne sera pas aisée.
Vraiment, cette partie de l’histoire, soit la majorité du roman, est fort plaisante. En tant que lecteur, nos soupçons passent d’un personnage à l’autre. Presque tous les personnages semblent cacher des choses. Et c’est ce que j’aime des romans policiers d’Agatha Christie : on ne sait pas qui est le coupable avant que le verdict ne soit levé, mais d’ici-là, on a soupçonné à un moment chacun des personnages. La plume de l’auteure est si fluide et agréable qu’on se laisse inévitablement porter par le texte, de sorte que l’on est continuellement influencé dans notre position. Agatha Christie, entre les lignes, me faisait signe que telle personne paraissait coupable, et je la croyais… jusqu’à ce que ce soit une autre personne qui était accusée indirectement.
Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture et j’ai l’impression d’avoir dévoré le livre en très peu de temps. Heureusement que j’ai presque tous ses bouquins à me mettre sous la dent!

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Un monstre fascinant.

Frankenstein ou le Prométhée moderne
Par Mary W. Shelley

Résumé en quatrième de couverture :

Si la créature de Frankenstein, la première de sa race, n’a jamais porté que le nom de « monstre », ce titre, attribué par défaut, est moins péjoratif qu’il n’y paraît. Son étymologie latine rappelle en fait qu’il doit se montrer, car il incarne à la fois le prodige et l’avertissement de la science transgressive et de l’irresponsabilité de celui qui en a fait un usage inconscient. Les discours de Victor Frankenstein et de sa malheureuse créature évoquent déjà, dans la modernité naissante du XIXe siècle, les risques inhérents aux progrès à venir. En entendant la tragique souffrance du monstre, nous devinons facilement celle des cobayes de tous horizons.

Mon appréciation :

Tout d’abord, cette version du roman est la traduction de la toute première parution du récit. Qui plus est, c’est une version éducative, et donc la quatrième de couverture ne laisse pas beaucoup présager de l’histoire. Ainsi, je vous en fait un petit résumé ici :
Victor Frankenstein donne la vie à une grande créature de huit pieds. Seulement, lorsque l’acte est fait, cette même créature le répugne au plus au point et il se refuse à la revoir. Le monstre découvre donc le monde par lui-même et désire l’amitié, l’amour, le bonheur. Mais c’est sans compter sur son apparence hideuse et monstrueuse qui fait en sorte que les hommes le repoussent continuellement. En colère, le monstre voudra se venger de son créateur qui l’a abandonné. Lui qui vit la solitude voudra rendre à son tour Victor aussi malheureux qu’il ait pu l’être.
Je dois avouer que j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je n’y ai vu qu’une seule petite longueur! Le reste, je l’ai dévoré.
J’ai bien aimé la façon dont l’histoire de la créature était présentée. Victor Frankenstein racontait sa propre histoire à un certain Robert Walton, qu’il avait rencontré dans le nord. Parmi ce récit, il y avait celui que la créature avait raconté à Victor à un certain moment. Ainsi, les histoires s’emboitaient et je trouvais cela bien intéressant.
J’ai aussi fort apprécié les personnages. J’aimais autant Victor que sa créature, même si cette dernière s’est vouée à des actes affreux. J’éprouvais de la pitié pour le monstre qui aurait voulu de l’amour des humains, mais qui ne le pouvait pas. Je me demandais ce qu’il lui serait arrivé si Victor avait décidé de le garder sous son aile. L’histoire aurait été complètement différente. Il n’empêche que j’ai bien aimé lire ce livre et que malgré l’existence malheureuse de la créature, je prenais plaisir à le suivre dans ses idées.
C’était la première fois que je me plongeais dans l’histoire du monstre de Frankenstein. Les versions que l’on donne à cet être à l’Halloween s’apparentent plus à un zombie illettré et incapable de s’exprimer. Pourtant, ça n’est pas du tout le cas du grand bonhomme! Il parle, il lit, il fait des travaux manuels, etc. Vraiment, je l’ai trouvé fascinant.
Je ne verrai plus ce monstre de la même manière lorsqu’il se promènera dans les rues les soirs d’Halloween!

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Un vampire éternel

Dracula
Par Bram Stoker

Résumé en quatrième de couverture :

Répondant à l’invitation du comte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre, à son arrivée dans les Carpates, un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, Jonathan éprouve une angoisse grandissante : Dracula ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l’apesanteur…

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours collégial que j’ai eu l’occasion de lire ce classique de la littérature vampirique.
J’ai bien apprécié ma lecture, malgré le fait que je m’attendais à un tout petit peu plus.
Dracula est un récit épistolaire, de sorte que le tout est présenté sous forme de journaux ou de lettres. J’ai trouvé cet aspect très intéressant, puisque cela permettait de se promener dans les pensées de chacun des personnages principaux (nous lisons au moins six journaux).
L’histoire était intéressante. Cependant, je l’ai trouvée un peu longue. J’ai eu l’impression que les éléments n’étaient pas tous pertinents et que cela alourdissait le texte par moments. Heureusement, ça n’était pas terrible.
On s’attache plutôt bien aux personnages. Ceux-ci, surtout les hommes, semblent avoir un peu une attitude supérieure. Du moins, les personnages masculins principaux. Car ce n’est pas le cas d’un fou étudié par l’un des personnages. D’ailleurs, j’ai fort apprécié ce fou et je lui aurais souhaité une meilleure fin. Ce fou était un cas fort intéressant. Il semblait être relié d’une quelconque façon au vampire Dracula. Il faisait des crises lorsque Dracula était dans les parages. Aussi avait-il une étrange manie de manger des mouches et des araignées. 😛
Mis à part cela, je me suis bien divertie. Je me devais aussi de lire au moins une fois dans ma vie ce fameux livre de vampires. Cela faisait drôlement changement des vampires contemporains (Journal d’un vampire, Hachette; True Blood, Flammarion; Twilight, Hachette; Histoires de vampires, Ada; etc.). Dans ces derniers cas, les vampires sont des créatures séduisantes. Ici, avec le comte Dracula, c’est loin d’être le cas. Il incarne véritablement le mal et n’hésite pas à enlever des vies. J’ai trouvé ça amusant, intéressant. J’ai aimé cette autre vision de ces créatures sanguinaires et cruelles. Dans les romans d’aujourd’hui, on en oublie parfois qu’ils sont mauvais!

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Un classique!

Hamlet
Par Shakespeare

Résumé en quatrième de couverture :

Je ne suis fou que par le vent du nord-nord-ouest : quand le vent est au sud, je peux distinguer un faucon d’un héron.
Acte II, scène 2.

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours de mon programme d’études collégiales que j’ai eu à lire ce livre. Je dois avouer que j’étais craintive. Lire du théâtre n’est pas ce que je préfère habituellement et je pensais que je n’aimerais pas lire un classique. Je m’imaginais perdue au fil des pages. Cependant, ce n’est pas ce qui est arrivé! J’ai aimé ma lecture!
J’ai trouvé que la pièce se lisait plutôt bien et le tout était plutôt divertissant. Hamlet se fait passer pour fou, et semble parfois tout simplement l’être, ce qui est assez amusant, malgré que cette pièce soit une tragédie. Voici un extrait de cette folie feinte :
« Hamlet : Voyez-vous ce nuage là-bas qui a presque la forme d’un chameau?
Polonius : Par la messe! on dirait que c’est un chameau, vraiment.
Hamlet : Je le prendrais pour une belette.
Polonius : Oui, il a le dos d’une belette.
Hamlet : Ou une baleine.
Polonius : Oui, tout à fait la baleine. » (p.95)
J’avais déjà vu l’adaptation cinématographique de ce texte lorsque j’étais au secondaire, ce qui m’a enlevé la surprise du dénouement final. Il n’empêche que j’ai bien apprécié lire cette scène et m’imaginer les personnages se promener sur la scène d’un théâtre. Car malgré les maigres didascalies qui indiquent quand les personnages entrent et sortent, il n’y a que très peu d’indications sur les mouvements. Les seuls moments où on sait qu’il y en a eu en particulier, ce sont ceux où un personnage les dit très clairement. Le reste du temps, il faut se les imaginer selon ce que peuvent exprimer comme émotions les comédiens tandis qu’ils récitent leur texte. J’ai trouvé cela plaisant comme « exercice ». Contrairement aux romans où tout est narré, je devais ici tout m’imaginer. Et j’ai trouvé cela assez vivant. Il était facile pour moi de m’imaginer que les personnages n’étaient pas des piquets.
Ainsi, si vous hésitez à vous plonger dans ce classique du théâtre, je vous conseille d’arrêter cela. N’ayez crainte et foncez, car c’est une bonne histoire, bien que la fin ne soit pas des plus heureuses!

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Un cocktail bio!

Ex-appealEx-appeal
Par Zoë Barnes

Résumé en quatrième de couverture :

Ados, Gina et Matt — rebelles et pleins de rêves — étaient amoureux fous l’un de l’autre… et persécutés par deux mères tyranniques qui ont rapidement mis fin à l’amourette.
Quinze ans et quelques aventures plus tard, Gina n’en démord pas et espère toujours retrouver l’homme de sa vie, le seul, l’unique! Aussi quelle déconvenue quand le destin le remet sur son chemin, marié, père de trois enfants et… atrocement respectable!

Mon appréciation :

Parfois, je me rends dans une boutique de livres usagés et me promène parmi les rangés afin de trouver des livres qui m’intéressent et qui ne sont pas en trop mauvais état. C’est dans cette optique que je me suis dégoté Ex-appeal, de Zoë Barnes. Je ne connaissais pas du tout cette auteure et j’ai trouvé intéressant de me plonger dans son univers. Après avoir trôné sur une tablette quelques semaines (parmi mes tas d’autres livres à lire, environ 300 à ce jour!), je me suis enfin mise à le lire.
J’ai apprécié ma lecture, que j’ai trouvée plutôt divertissante. C’était léger et comique. Les personnages ne me rejoignaient aucunement, mais cela ne m’a pas empêchée d’aimer lire leurs aventures et mésaventures.
Comme l’indique le résumé, Matt et Gina se sont perdus de vue par la force de leurs mères. À l’adolescence, le duo désirait plus que tout faire des actions pour améliorer l’environnement, tel que manger végétarien, ne pas faire d’enfants pour contrer la surpopulation, etc. Leur existence était centrée sur des buts de la sorte. Cependant, lorsque leurs chemins se croisent quinze ans plus tard, ils se rendent compte qu’ils ont changé tous les deux et qu’ils n’ont plus les mêmes buts comme priorité. Tout au long du récit, ainsi, il est question de végétarisme, de trucs bios et plus encore. Mais ce n’est pas ce qui accapare la majeure partie de l’histoire. Il est aussi question de cuisine… beaucoup. Gina et Phi, son amie, participeront à une émission de cuisine pas très nette, entre autres. Gina devra aussi donner des cours de cuisine afin qu’ensemble, elle et Phi, remboursent leurs dettes.
Mis à part cela, le livre nous présente des personnages et des aventures amusantes. Il y a Olivier, le coq énervant et trop souvent dérangeant; Sam, qui joue au paumé et désire séduire Gina; Jon, un des enfants de Matt, qui voit d’un mauvais œil la liaison entre son père et Gina; Nathan, un producteur marié coureur de jupons; Jason, un cuisinier qui se plaît à jouer aux vikings; et bien plus encore. Disons qu’il y a beaucoup de divertissement et quelques piques entre les divers personnages sont bien amusantes!
Parlant de répliques amusantes, cela me fait songer à une discussion entre Gina et Phi où l’une demande ce que ferait son amie sans elle et que l’autre répond qu’elle s’achèterait un chien!

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