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Du divertissement qui porte à la réflexion

Vingt-trois prostituées

Par Chester Brown

Résumé du rabat :

Au terme de sa rupture avec Sook-Yin Lee, Chester Brown décide qu’il ne veut plus de petite amie. Trois ans d’abstinence plus tard, il décide de sauter le pas et de fréquenter les prostituées.
Ce livre évoque chacune des vingt-trois filles (vingt-quatre en réalité) avec lesquelles l’auteur a entretenu des relations sexuelles tarifées entre 1999 et 2010. Souvent drôle, toujours lucide, ce journal de bord d’un micheton offre un tableau saisissant de la prostitution contemporaine, que le talent de son auteur exempte de tout voyeurisme ou sensationnalisme.
S’il ne montre jamais le visage de ses partenaires, et préserve leur anonymat, Chester Brown s’efforce de rendre aussi fidèlement que possible et leurs corps et leurs conversations. Il décrit le métier de la prostitution et les relations entre les filles et leur client avec une honnêteté et un recul dignes d’éloge.
Dessinant crûment mais sans misérabilisme les matelas à même le sol et les préservatifs, il alterne les scènes les plus prosaïques, qui posent la question du pourboire ou de la véracité des photos sur les sites d’escort-girls, avec des séquences où il confronte ses vues à celles de ses amis et confrères, Seth et Joe Matt. Le trait est à l’unisson du récit : sec, sobre et ironique.
Livre sans apprêts, refusant les artifices et déjouant les pièges de l’autobiographie et du narcissisme, Vingt-trois prostituées, véritable plaidoyer pour la libéralisation et la reconnaissance de la prostitution, révèle en creux la détresse affective et l’hypocrisie des sociétés modernes.

Mon avis :

C’est d’abord pour un cours universitaire que je me suis procuré cette bande-dessinée. Finalement, je n’en ai pas eu besoin. Puis, avec le défis des Libraires, je me suis dit que c’était une bonne occasion pour la lire.
J’ai bien apprécié ma lecture, pas tant pour ce que le livre raconte que pour les questions et les problématiques qu’il soulève. Comme l’indique le résumé ci-haut, le bédéiste n’use pas de fioritures pour raconter son expérience avec les prostituées. Oui, les femmes ont des belles courbes. Mais l’accent du dessin n’est aucunement mis sur leurs corps et leur sexualité. En fait, à titre d’exemple, on voit davantage en gros plan le membre de Chester Brown que l’anatomie de ses fréquentations.
Ainsi, tout au long de la bande-dessinée, la femme n’apparaît pas comme un objet. Même si les premières femmes que Chester Brown rencontre sont dans la vingtaine, le récit montre que l’homme considère ces femmes comme bien plus que de simples corps désirables. La personnalité de chacune des prostituées est aussi importante. Le client a des discussions de toutes sortes avec ces vingt-trois (ou vingt-quatre) femmes.
Mais la BD ne s’arrête pas là. Chester Brown illustre quelques discussions profondes qu’il a avec ses amis sur les conditions des prostituées. Ils réfléchissent et débattent et mènent le lecteur à réfléchir lui-même à ce qu’il pense de tous les points évoqués. Je dois admettre que mon opinion sur la prostitution n’a jamais été aussi peu arrêtée. Tantôt j’étais d’accord avec ce qui était dit, tantôt je ne l’étais pas. Mais pour avoir réfléchi sur la question, ça oui! j’ai réfléchi.
Une fois la lecture des cases terminée, il reste encore quelques pages au livre. Ces pages contiennent des appendices et des notes à la fois sur les prostituées, sur la manière dont Chester a vécu son expérience, mais aussi sur les débats qui sont toujours autant d’actualité. Par exemple, Chester Brown mentionne ses raisons qui expliquent pourquoi il pense que la prostitution devrait être décriminalisée et en quoi ce n’est pas nécessairement plus mal que d’avoir des relations d’un soir non tarifées ou d’être en couple. Il amène également un exemple d’un endroit où la prostitution est réglementée… mais spécifie pourquoi ce n’est pas fait de la bonne manière. En gros, si les planches de la bande-dessinée font réfléchir, les quelques pages à la fin du livre poussent encore davantage la réflexion.
Pour ma part, j’ai passé un agréable moment. Comme je l’ai déjà mentionné, je me suis beaucoup interrogée durant ma lecture. Au final, c’est le côté réflexif de l’ouvrage qui m’a réellement plu. Ce fut une belle expérience de lecture.

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Légèreté et amour

La fin de l’alphabet

Par CS Richardson

Résumé en quatrième de couverture :

Toute cette histoire est assez improbable.
Celle d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi aurait pu commencer un beau dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule. Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit.
Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible : il est atteint d’une maladie inconnue et incurable, on ne lui donne que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires, le condamné décide de prendre le large et de s’offrir un dernier périple autour du monde avec celle qu’il aime. A pour Amsterdam, B pour Berlin, C pour Chartres…
Qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet?

Mon appréciation :

Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture de ce petit roman, j’étais bien intriguée. Il m’a semblé y déceler la promesse d’une lecture légère, comique et romantique. C’était adéquat pour l’été.
J’ai aimé la manière dont le passé du couple était présenté. Cela se faisait sous forme d’analepses qui se mêlaient au temps principal du récit. C’est ainsi que nous découvrons les deux premières rencontres d’Ambroise et de Zappora (Zip). Le tout est raconté de manière très douce, mais pas non plus comme une romance à l’eau de rose. C’est simple, léger, et le narrateur ne s’embarrasse pas du superflu.
Dès le départ du roman, nous savons qu’Ambroise va mourir à la fin. Il ne lui reste que trente jours. Même si les personnages n’en parlent pas énormément, le lecteur sent que ce compte à rebours pèse sur les épaules de la femme. Avec si peu de mots et de phrases, CS Richardon nous fait sentir à quel point la perspective d’être bientôt seule, sans l’être tant aimé, affecte le personnage de Zip. Ce qui pourrait être dramatique n’est que très joli à lire.
L’auteur jongle adéquatement avec les mots pour permettre une lecture agréable de son histoire. Les mots sont tous judicieusement choisis et c’est du bonbon pour le lecteur. Le seul bémol quant à l’écriture, à mon avis, concerne les dialogues. Ils ne sont pas marqués de tirets ou de guillemets, ce qui peut parfois mêler. La plupart du temps, je m’y retrouvais très bien. Cependant, quelques fois, je ne savais plus qui parlait.
Enfin, j’ai bien apprécié ma lecture dans son ensemble. J’aurais aimé voyager davantage avec les personnages et j’ai deviné en partie la fin par rapport à Zip, mais cela n’a pas beaucoup nui au bonheur de ma lecture. La légèreté qui mène le roman est sans doute ce que j’ai préféré.

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Une intéressante lecture qui porte à la réflexion

La servante écarlate

Par Margaret Atwood

Résumé en quatrième de couverture :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon appréciation :

Je n’ai vu aucun des films, ni la série télé dont il est question sur le bandeau du livre. Ceci est mon premier Margaret Atwood. Ce ne sera pas le dernier (je l’espère!).
C’est dans une perspective féministe que je l’ai lu, puisque c’est dans le cadre d’un cours sur le sujet que j’ai eu à découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que l’on peut questionner ce livre de toutes sortes de manières.
Au premier abord, la lecture est très mystérieuse. Nous sommes dans un univers dystopique où les femmes fécondes sont devenues des esclaves qui ne servent qu’à recevoir les spermatozoïdes. Comment les choses se sont produites pour en venir à une situation si terrible? et en si peu de temps? Qu’est-il arrivé à notre héroïne? à ses proches? Nous commençons la lecture, la poursuivons et nous demandons toujours ces questions. Jusqu’à ce qu’elles trouvent une part de réponses, mais jamais dans l’entièreté.
Je lisais ce roman avec l’avide envie de savoir le comment du pourquoi et le pourquoi du comment. J’ai cherché des réponses jusqu’à la toute fin… et je n’ai pas tout trouvé. Et j’ai aimé ça.
La lecture du roman se fait bien, malgré que les nombreuses analepses peuvent désorienter. Ce que nous lisons me semble être un grand casse-tête dont quelques pièces sont disparue, et cela en fait une lecture particulière.
En somme, j’ai bien apprécié La servante écarlate. Comme je l’ai dit plus haut, je compte bien lire d’autres œuvres de Margaret Atwood. Celle-ci était une découverte intéressante, qui m’a menée à beaucoup de réflexions diverses. J’ai hâte de voir ce que me réserveront les autres ouvrages.

Voici la bande-annonce de la récente adaptation en série :

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Un concours un peu enfantin.

ClaireLa clique : collection estivale, tome 5, Claire
Par Lisi Harrison

Résumé en quatrième de couverture :

De retour à Orlando pour l’été, Claire est réunie avec ses meilleures amies de la Floride — Sarah, Sari et Mandy — après une longue année de séparation. Ses meilleures amies floridiennes n’ont pas changé du tout. Malheureusement, elles croient que Claire a changé… et pas pour le mieux. Elle entreprend de prouver sa loyauté en aidant ses amies à se préparer au concours de beauté Mademoiselle baiser de Kissimmee. Mais quand une visiteuse très spéciale fait son entrée et se jure de remporter la couronne, Claire est déchirée entre ses chaussures Keds et la hot couture. Réussira-t-elle à dire enfin au revoir à son passé… une fois pour toute?

Mon appréciation :

Contrairement aux autres livres de la série, ce tome-ci ne traite pas uniquement d’une seule fille du Comité beauté. En effet, Claire, le personnage principal, a la surprise de voir son amie Massie débarquer chez elle. Cette dernière, prenant conscience que les amies floridiennes de Claire participent à un concours de beauté, se jure de gagner la première place pour démontrer qu’elle est supérieure à ces filles sales, comme elle le dit. L’air s’échauffe donc, ce qui est assez plaisant.
Bien évidemment, étant donné que ce sont des jeunes filles dans les environs de douze ans, certains moments font parfois un peu enfantin. Par exemple, lors des étapes éliminatoires pour déterminer qui allait être la prochaine Mademoiselle baiser, j’ai trouvé que ce que faisaient certaines candidates était plutôt ridicule. C’était aussi le cas pour quelques réactions de la part des trois amies de Claire.
Mis à part cela, étant donné qu’une bonne partie du livre reposait sur la mode, j’ai pris plaisir à visualiser les vêtements des jeunes filles. Particulièrement ceux de Massie, qui me semblaient plutôt bien. Disons que Massie ne manque pas de moyens pour se procurer des vêtements qui coûtent une fortune, comme on le remarque à un certain passage du bouquin!
S’il y a un détail qui m’a un peu plus déçue, c’est la finale du livre, et en même temps de la collection estivale. Durant une bonne partie, Claire tangue entre Massie et ses trois autres amies. Ces dernières lui demandent même de choisir qui elle préfère. Ainsi, dans les dernières pages, Claire doit faire un choix. Elle ne peut l’éviter. La première portion de son choix m’a plu. J’ai apprécié qu’elle prenne enfin un peu les rênes de sa vie. Seulement, pour la deuxième portion, qui concernait Massie, j’ai été un peu déçue. Je m’attendais à ce que Claire continue sur sa lancée, et non que le tout se termine si rapidement et si simplement.
Il n’empêche que dans l’ensemble, le tout se laissait très bien lire et que c’était divertissant.

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Un peu différent des autres…

KristenLa clique : collection estivale, tome 4, Kristen
Par Lisi Harrison

Résumé en quatrième de couverture :

Pendant que les membres du Comité beauté sont éparpillées un peu partout sur la planète, Kristen doit passer son été confinée à Westchester. Elle est à deux doigts d’envoyer un S.O.S. à ses amies pour qu’elles la sauvent d’un été ennuyeux et solitaire quand elle décroche un emploi de gardienne… Celle de Ripple, la sœur d’un beau gars qui mérite la note de dix sur dix, Dune Baxter. Soudain, Kristen passe des vagues de l’ennui à celles de l’excitation…

Mon appréciation :

Comme les autres tomes de la série, nous sommes en présence de filles qui s’habillent avec de grandes marques et qui semblent mettre leur importance sur l’esthétique. Bref, un petit livre totalement filles.
Dans celui-ci, il y a bien sûr encore de ces éléments. Par contre, il y a une petite différence. Kristen n’est pas aussi riche que les autres. Elle se tient à la mode, mais avec moins de moyens. De plus, elle a aussi une grande intelligence. De ce fait, elle est aussi la meneuse d’un deuxième comité, mais secret. Ce comité contient au total cinq membres, qui placent le cerveau avant la beauté. Ce qui amène un petit côté intéressant pour les lectrices plus studieuses, puisqu’elles peuvent un peu plus s’identifier à Kristen, contrairement aux autres personnages principaux de la série. Et j’ai bien aimé ce petit plus.
Mis à part cela, nous embarquons directement au cœur de l’histoire. Dès le premier chapitre, Kristen, qui donne des cours de mathématiques à la petite Ripple, fait face au beau Duce Baxter, surfeur bien construit et bronzé, presque caramélisé (j’ai trouvé comique la petite comparaison avec la couleur du caramel lorsque je l’ai lue). Duce lui plait visiblement beaucoup. Kristen découvre alors peu à peu ses goûts et rencontre ses amis. Duce, qui lui paraît un bon parti à cause de sa façon d’être, a un style assez simple, aime le skateboard et les jolies filles telle Skye, jeune et jolie fille riche. Voilà donc une rivale. Mais Kristen ne rivalise pas uniquement avec cette Skye, bien qu’elle fait de l’œil à Duce, mais elle doit aussi faire face à un constant dilemme : son côté prétentieux et faussement riche d’une fille du Comité beauté contre son côté simple et intelligent d’une fille qui aurait à changer de look pour plaire au surfeur. Heureusement que ses amis du comité secret seront là pour l’aider!
Que ce soit pour intercepter des messages textes, pour donner des conseils ou pour jouer des tours totalement scientifiques, tel changer une piscine en gros bol de Jell-O, ces intellos seront un bon divertissement.
Pour le reste, l’histoire est relativement semblable aux autres de la série et le superficiel de l’esthétique tient bien sa place, encore une fois. Un mélange de bonnes et de moins bonnes valeurs, à mon avis!

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Un été célébrité!

AliciaLa clique : collection estivale, tome 3, Alicia
Par Lisi Harrison

Résumé en quatrième de couverture :

De retour en Espagne pour visiter sa famille, Alicia découvre que la nouvelle sensation de la pop européenne, ¡i!, est à la recherche d’une véritable beauté espagnole pour tenir la vedette dans son prochain vidéoclip. Fan-tas-tique fois dix! Si Alicia obtient le rôle, Massie ne lui donnera plus jamais le surnom de Fauspagnole (fausse Espagnole). Seul petit obstacle dans la mission menes (meneuse Espagnole)? Alicia devra d’abord devancer ses jolies jumelles de cousines pour décrocher le rôle. Adios, bimbos!

Mon appréciation :

Lire un roman à ce point féminin est toujours amusant. De retour dans l’univers d’une jeune adolescente riche qui ne désire qu’atteindre ce qu’elle veut. Dans ce cas-ci, c’est la compétition pour être une vedette dans un vidéoclip. Seulement, la chose ne sera pas facile à accomplir. Mis à part le fait que le fameux ¡i! ne se pointe le bout du nez nulle part, les deux jumelles laissent Alicia de côté, mais n’hésitent pas à lui prendre ses vêtements très à la mode. Mais encore, la troisième cousine, Nina, en fera baver de vengeance à la jeune Américaine-Espagnole, et ce, tout au long du récit, sans compter l’Américain Nigel qui tourne autour d’Alicia et l’empêche d’être pleinement Espagnole. Tout semble jouer contre elle.
J’aime ce genre de livre parce qu’il me fait plonger dans un univers rose bonbon et un peu superficiel, univers que je n’apprécierais pas tous les jours. De ce fait, ces moments de lecture sont les bons pour se type de divertissement.
Par contre, certains éléments sont évidents lorsqu’ils entrent en jeu dans l’histoire, diminuant la surprise lorsqu’il y a révélation. Par exemple, ce jeune Nigel qui aurait fait craquer Alicia si elle était chez elle, mais qui dans cette situation l’empêche un peu d’atteindre ses buts. Ce garçon lui tourne légèrement autour, ce qui ne plaît pas à l’adolescente. Mais il se devine aisément que quelque chose les reliera plus tard (je ne vous dévoile pas quoi).
Le personnage de Nina était quand même bien construit. Elle apparaît presque comme une idiote au départ, devant obéir à ses deux jumelles de sœurs, mais prend plus loin le rôle de la « vilaine ». Elle fait un mauvais coup à Alicia, puis la rassure et fait comme si elle l’appréciait à un autre moment, de sorte qu’Alicia croit que l’envie de sa cousine est passée. Erreur : avec cette fausse confiance, Nina en profite pour refaire un autre mauvais coup. Le tout, jusqu’à ce que quelque chose relie les deux filles. Pour cela, à vous de lire pour le découvrir.
Dans l’ensemble, c’était assez bien. Comme je l’ai dit, je trouve ces lectures plus amusantes qu’autre chose! 🙂

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Léger, mais délicieux.

Tous mes amis sont des superhéros
Par Andrew Kaufman

Résumé en quatrième de couverture :

Il y a plus de deux cents superhéros à Toronto. Aucun n’a d’identité secrète et peu d’entre eux portent un costume. Ils sont parmi nous. Ils se nomment Super-Influenceuse, Super-Amphibien, Super-Infosolde… Plusieurs sont des amis de Tom, sauf que Tom, lui, n’est pas super. Pire, il est invisible aux yeux de sa douce, Super-Perfectionniste, depuis que le très jaloux Super-Hypno lui a jeté un sort. Sa mission : réussir à se faire voir par celle qu’il aime et qui prend l’avion pour refaire sa vie, loin de lui.
Tous mes amis sont des superhéros est accompagné d’illustrations de Pishier, alias Super-Dessinateur. À la fois imprévisible et irrésistible, cette variation moderne en rire majeur sur l’amour au XXIe siècle est l’objet d’un culte fervent depuis sa publication au début du millénaire.

Mon appréciation :

C’est en premier lieu à cause du titre intrigant que j’ai eu envie de lire ce livre. Repéré sur Internet, j’y ai lu le résumé, y ai trouvé comique les noms de superhéros et ai noté le titre et l’auteur pour me le procurer ultérieurement. Ça n’a pas tardé. Allant au centre-d’achats, je suis entrée dans une librairie et je me suis simplement promenée dans le but de voir les nouveautés. Et puis… pouf! Mes yeux ont repéré ce livre et, sans regarder le prix, je l’ai attrapé et je suis allée le payer.
Dès que j’ai débuté ma lecture, le ton léger m’a happée. Je tournais les pages, lisant tranquillement, sans me rendre compte qu’elles défilaient plutôt rapidement et qu’en un instant, j’avais la moitié du petit livre de lue. Vraiment, Tous mes amis sont des superhéros se lit très très bien. La lecture est facile et douce, cachant une petite histoire d’amour entrecoupée de portraits des connaissances de Tom, accompagnés d’illustrations de ceux-ci.
J’ai d’ailleurs aimé ces dessins qui amenaient encore plus de vie au roman. Ils délimitaient des sections du livre où on avait un bref de la vie des personnages mentionnés. Qui plus est, des liens étaient parfois faits avec le récit présent, soit Tom et sa douce en avion, où chacun se remémore les relations qu’ils ont eues. De cette façon, sans entièrement couper la lecture, on découvre encore plus de personnages.
Aussi, on ne peut s’empêcher de se questionner sur la suite de l’histoire. Lorsque je suis tombée sur le nombre exact de superhéros à Toronto, soit 249, je n’ai pu m’empêcher de songer que Tom pourrait en devenir un à la toute fin. Je ne vous le confirme pas afin que vous fassiez votre propre lecture et que découvriez seuls la délicate finale.
Le livre a des touches humoristiques, mais rien de trop intense, ce que j’appréciais. Tout était doux, à la légère. Et je m’en faisais un festin.
C’est justement si léger que les pages défilent délicieusement entre nos mains jusqu’à tomber sur la dernière, où l’on prend alors conscience de tout l’amour et les autres sentiments cachés entre les lignes. C’était beau.

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Ça, c’est du sport!

DylanLa clique : collection estivale, tome 2, Dylan
Par Lisi Harrison

Résumé en quatrième de couverture :

Dylan et sa mère, animatrice à la télévision, s’envolent direction les Internationaux de tennis Aloha à Hawaï. Pendant que Merri-Lee mène une interview avec l’enfant terrible du tennis, Svetlana « tennis la malice » Slootskyia, Dylan se prélasse au soleil et tente d’oublier les deux gars qui l’ont plantée là durant la dernière année scolaire. Mais entre les masques à l’avocat et les siestes aux abords de la piscine, elle tombe amoureuse d’un mignon BCBG, fana du tennis. Dylan réalise rapidement que si elle veut sortir avec lui, elle devra améliorer son jeu. Pourra-t-elle convaincre la maussade Svetlana de lui dévoiler les secrets du tennis ou perdra-t-elle la troisième manche dans le jeu de l’amour?

Mon appréciation :

Un petit roman tout à fait féminin qui se lit dans le temps de le dire!
Malgré l’aspect totalement fille qui touche l’envie irrésistible pour Dylan de faire en sorte que le beau J.T. craque pour elle, j’ai été surprise de découvrir que le livre n’était pas « rose » du début à la fin, ne parlant pas uniquement de mode, de maquillage, de magasinage, de beaux garçons (à un certain point) et je-ne-sais-quoi-d’autre caractéristique à la petite fille princesse. Surtout que déjà, la mère de Dylan ne manque pas de moyens financiers, au point où le récit débute dans un avion de première classe! Ainsi, lorsque l’adolescente devait s’entraîner avec les méthodes de Svetlana, la joueuse de tennis professionnel, il était question de tout autre chose! Sport, sueurs, douleurs musculaires, et encore plus! Je ne m’attendais pas à ce que Dylan pousse son entraînement si fort pour plaire au jeune homme.
Quelques petites références au tome 1 étaient présentes, mais tout juste si c’était le nom de celle dont est raconté son été dans le premier livre et quelques autres petits détails pas très flagrants. Ainsi, on pourrait même lire cette série dans le désordre si désiré, choisissant les personnages que l’on veut connaître en premier.
Pour en revenir au présent bouquin, j’ai bien aimé la tournure des évènements à la fin. Sans trop en dévoiler, je dirais que Dylan découvre une autre facette du beau et bronzé J.T. et devra aussi trouver un moyen de rivaliser contre Svetlana, lors d’un match important. Je ne m’attendais pas à cela de la part de la jeune fille, ce qui m’a fait apprécier encore plus cette fin de lecture. D’ailleurs, Dylan appréciera aussi la finale de ses vacances à Hawaï. 😉

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Le clou de la série!

Le jugementDes plumes et des os : chroniques des corneilles, tome 3, Le jugement
Par Clem Martini

Résumé en quatrième de couverture :

Après avoir traversé des rudes épreuves, Kyp se retrouve à la tête d’une famille affaiblie, composée de survivants et de réfugiés. Tous ensemble, ils doivent se rendre au Kaanyt, une importante convention de corneilles, afin d’y faire reconnaître la légitimité de leur bande.
Mais un clan ennemi est décidé à les empêcher d’arriver à destination. Cette fois, la lutte pour la survie est plus dure que jamais.
Le sort de la famille Kinaar repose sur Kyp. Possède-t-il la sagesse essentielle pour guider les siens en lieu sûr? Saura-t-il déjouer les plans de la dangereuse secte?
Le jugement, le dernier volet de la série Des plumes et des os : chroniques des corneilles. Une aventure fascinante où Kyp devra affronter tous les dangers au péril de sa vie.

Mon appréciation :

Le jugement est sans doute le tome de la série qui m’a plu le plus. Lorsque j’y étais plongée, les pages s’enchaînaient aisément.
Je crois que ce qui fait en sorte que j’ai bien apprécié ce livre est sans doute le mélange d’évènements que doit surmonter Kyp, évènements qui viennent travailler au niveau du côté psychologique de la chose. Tout ce qui se déroule dans le récit, comme les pertes, les combats, les fuites, etc., vient forger le mental des corneilles. On y voit une évolution, un changement du début du livre à la toute fin. Chose que j’ai bien aimé prendre conscience. Et ce qui était intéressant de ce point-là, c’est qu’on avait accès à ce qui se passait dans la tête de Kata, celui qui raconte (le même narrateur que dans le tome 2), mais l’on voyait aussi les points de vue des autres, ce qui permettait de voir leur évolution à eux aussi, bien qu’un peu moins évidemment.
Je ne savais pas si, lorsque je lirais ce livre, j’allais me retrouver avec une autre histoire de corneilles, tout simplement. Après tout, ce qu’elles font principalement est de voler et de se nourrir, tâche qui ne sera pas très aisée dans le tome. Mais non, il y avait une part d’action qui était bien plaisante. Le début stagnait un peu, sans doute parce qu’il faut se remettre dans l’histoire et que la première partie (les tomes sont divisés en trois parties) était vraiment courte. Mais après cela, les choses se sont mises en mouvement et il arrivait rarement qu’il y ait un vide. Une nouvelle rencontre, une attaque, un problème, une découverte,…
J’ai toujours autant apprécié découvrir la manière dont ces oiseaux voient les humains. Ça donne une belle petite touche à la lecture. J’aime bien avoir réellement le point de vue de l’animal et ne connaître rien ou que peu de choses sur les humains. Une petite douceur bien agréable qui fait sourire et aussi réfléchir parfois, comme lorsqu’ils usent de certains instruments que l’on connaît, mais que les corneilles ignorent l’utilité. Par exemple : le bouton à l’intérieur des portières d’une automobile qui permet de monter et descendre les fenêtres. Le point de vue est rigolo.

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Une équipe qui s’entend bien est mieux équipée pour affronter le destin.

La pesteDes plumes et des os : chroniques des corneilles, tome 2, La peste
Par Clem Martini

Résumé en quatrième de couverture :

Un mystérieux fléau sévit dans la communauté des Kinaar. Déjà, des familles entières ont été fauchées. Plusieurs corneilles comme Kym, la fidèle amie de Kyp, ont disparu, capturées par des humains.
Déterminé à les retrouver, Kyp part à leur recherche. Mais une corneille seule est une proie facile. Et dans ce pays dévasté par la maladie, le danger rôde à tout instant.
Kyp aura-t-il la force d’affronter les épreuves qui l’attendent? Pourra-t-il se libérer des griffes de Kuper, un ancien allié assoifé de vengeance?
La peste, le deuxième tome de la trilogie Des plumes et des os : chroniques des corneilles. Une série passionnante où Kyp devra repousser ses limites et prouver qu’il est digne d’être l’Élu.

Mon appréciation :

On débute le récit avec en tête l’idée que c’est encore Kalum qui nous raconte l’histoire de Kyp, mais il se trouve que ça n’est pas le cas. Et on ne sait pas qui est la corneille qui se charge de la narration. Ainsi, on commence à lire et, plus tard, nous est dévoilée cette corneille. Kyp fait sa rencontre et se retrouve à voyager ensuite à ses côtés. Kata est celui qui nous narre les évènements.
Kyp, accompagné de Kata, va se mettre à la recherche de Kym, son amie. Aucun indice particulier sur la destination, seulement qu’il est question d’un nid humain (c’est ainsi que les corneilles surnomment les villes) où elle aurait été amenée. Sur son chemin, Kyp rencontrera un trio particulier de corneilles, qui l’accompagnera durant toute l’aventure, ainsi qu’une corneille au passé difficile, sans oublier une volée d’oisillons désorganisés qui ont survécu à la maladie qui court : la peste.
Une chose que j’ai bien appréciée durant ma lecture était de pouvoir me situer, à un certain moment. Parce que tout au long, les oiseaux volent, se posent, combattent, etc. Mais à un moment, on peut savoir dans quel pays ils se retrouvent, et même dans quelle ville. Ils longent la côte est vers le sud, avant de se retrouver en vue d’un immense nid humain, le plus gros qu’ils aient vu. Des bâtiments à perte de vue se dressent devant eux, tandis qu’ils sont à la recherche d’un arbre où se poser. Puis devant eux apparaît enfin des arbres. Une immense zone remplie de verdure, d’arbres. Où sommes-nous? À New York, plus précisément dans Central Park, à ce moment. J’ai donc bien aimé pouvoir visualiser l’endroit en sachant où il est, plutôt que de simplement m’imaginer un décor d’arbres, de villes quelconques, et tout ce qui va avec. J’aime bien me situer, particulièrement parce que je suis déjà allée à cet endroit.
Sinon, j’ai bien aimé le rassemblement improvisé qu’a occasionné chaque rencontre de corneilles pour Kyp. Durant son périple, Kyp a beaucoup évolué, et j’ai aimé remarquer ces différences qui le rendaient plus mature et réfléchi. Sans compter les légendes que les corneilles se racontent et qui égaillent le récit.

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