Articles tagués : Littérature française

Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

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Un excellent roman pour ados!

Le suivant sur la liste (Intégrale qui comprend Le suivant sur la liste et La nuit des fugitifs)

Par Manon Fargetton

Résumé en quatrième de couverture :

Izia, Morgane, Timothée, Samuel, Nathan.
Cinq adolescents aux dons exceptionnels.
Cinq adolescents épiés, menacés, traqués.
Cinq adolescents qui doivent découvrir le secret de leurs origines s’ils veulent survivre.

Mon appréciation :

J’ai été agréablement surprise de ma lecture, que j’ai très bien appréciée. J’ai dévoré cette intégrale de deux livres de Manon Fargetton assez rapidement.
Le récit, très bien composé, est très vite accrocheur. Dès le départ, l’action s’enclenche. Nous avons tout juste le temps de découvrir quelques uns des personnages principaux que les épreuves happent les jeunes mentionnés dans le résumé du roman. J’ai beaucoup aimé ce rythme. Chacun des tomes se déroule en peu de temps et donne véritablement l’impression de suivre le déroulement des événements en temps réel, comme si l’on assistait au visionnement d’un film.
Le suivant sur la liste est également très intéressant sur le plan psychologique de ses personnages. Les romans sont narrés des points de vue des multiples actants. En tant que lecteur, nous pouvons découvrir davantage la personnalité des héros, comme des autres protagonistes qui les côtoient et qui jouent un rôle majeur dans l’histoire. La narration, bien que toujours omnisciente, permet alors l’identification aux héros parce que nous connaissons d’autant plus leurs sentiments et leurs pensées. Aucun des cinq jeunes n’est mis de côté au détriment des autres.
J’ai très apprécié l’entraide dont faisaient preuve les jeunes, qui ne s’étaient pourtant jamais vraiment parlé auparavant. En quelques instants, le besoin de s’allier était plus important que leurs différences. Un seul élément propre à leur identité les reliait et cela était suffisant pour faire du petit groupe une excellente équipe prête à affronter le monde entier (ou presque). De plus, cette entraide ne négligeait pas non plus les adultes. Souvent, les jeunes de romans se dissocient des personnages adultes pour affronter eux-mêmes les épreuves de la vie. Dans Le suivant sur la liste, la figure d’adulte est aussi montrée sous un aspect valorisant. Le lecteur peut prendre conscience que ces personnes peuvent apporter beaucoup, même si les relations avec ceux-ci ne sont pas nécessairement toujours évidentes.
Enfin, j’ai particulièrement aimé l’élément qui reliait les jeunes et tout le mystère qui y était associé. J’adorais en découvrir peu à peu davantage tout au long du récit… d’autant plus que les découvertes se font jusqu’à la toute fin. Et puis, l’idée que ce que vivent les héros de cette intégrale pourrait se produire dans un avenir plus ou moins rapproché m’a semblé assez pertinente. Les avancées technologiques et scientifiques sont souvent surprenantes, et leurs limites, comme le montre le roman, semblent indéfinissables.

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Un commissaire à étudier.

Pietr le Letton

Par Georges Simenon

Résumé en quatrième de couverture :

Le commissaire Maigret, de la 1re Brigade mobile, leva la tête, eut l’impression que le ronflement du poêle de fonte planté au milieu de son bureau et relié au plafond par un gros tuyau noir faiblissait. Il repoussa le télégramme, se leva pesamment, régla la clef et jeta trois pelletées de charbon dans le foyer. Après quoi, debout, le dos au feu, il bourra une pipe, tirailla son faux col, qui, quoique très bas, le gênait.
Il regarda sa montre, qui marquait quatre heures. Son veston pendait à un crochet planté derrière la porte. Il évolua lentement vers son bureau, relut le télégramme et traduisit à mi-voix : « Commission internationale de Police criminelle à Sûreté générale, Paris : Police Cracovie signale passage et départ pour Brême de Pietr le Letton. »

Mon appréciation :

Pietr le Letton est un roman policier comme je n’en avais pas encore lu. Bien que mes connaissances du genre se développent continuellement, je continue de découvrir du nouveau (le personnage de Maigret est un classique, mais je ne le connaissais que de nom).
L’enquête du commissaire Maigret n’apparaît pas comme un simple meurtre, mais semble réellement complexe. Les éléments de départ sont peu nombreux et flous. En tant que lecteur, on n’en découvre plus seulement au fur et à mesure que l’enquête du commissaire avance. Nous sommes donc dans l’attente de la suite, ce qui nous garde accrochés à la lecture. Qui plus est, Pietr le Letton est un assez petit livre avec une enquête qui avance à bon rythme. Ainsi, tous les éléments sont combinés pour en faire une lecture rapide et juste assez divertissante.
La manière dont le commissaire mène son enquête est intéressante. Il n’hésite pas du tout à se mettre en danger pour arriver à ses fins. Comme de fait, le tout n’est pas sans danger, et Maigret se fait blesser. Cela enlève l’idée que nous pouvons avoir d’un détective qui se situe au-dessus de tous les autres et à qui tout réussit aisément.
Dans l’ensemble, j’ai assez apprécié ma lecture. C’est même un peu tentant de lire les autres enquêtes du personnage de Simenon après avoir découvert celle-ci.
Et, petit fait amusant que j’ai appris : c’est le personnage de Maigret qui a donné la figure du détective à la pipe tel qu’on le voit dans les clichés.

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Des personnages qui captent l’intérêt

Les marches de sable

Par Andrée Chedid

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman se situe dans l’Égypte du IVe siècle et, pourtant, les questions qu’il pose demeurent universelles, atemporelles et sans réponse. Quelle est la position de l’homme face au divin, au temps, à la mort?
Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s’y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu’ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre.
Mais où mènent les marches de sable? Vers le mirage ou l’oasis?

Mon appréciation :

Je suis bien contente d’avoir découvert Andrée Chedid par l’entremise du roman Les marches de sable. Rapidement, j’ai été captivée par ma lecture. Le style d’écriture, l’histoire et les personnages m’ont bien plu.
Il y a d’abord la petite Cyre, qui a eu une vie difficile et qui a fait vœu de silence en quittant son lieu d’existence pour le désert. Cyre est enjouée et amène la vie dans le paysage désertique et dans sa relation avec les deux autres femmes, Athanasia et Marie. Elle a aussi un petit côté presque magique dans le sens où elle chante de jolies mélodies sans paroles.
Vient ensuite le personnage de Marie, que le désert affecte sans doute le plus. Sa transformation est à la fois physique et psychologique. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais disons que le corps même de Marie devient une représentation du désert. Son apparence change beaucoup et est une bonne source de réflexions.
Athanasia, quant à elle, me semble avant tout plus intéressante par son lien avec le personnage de Thémis, qu’elle a déjà connu avant que le récit ne commence. Cela amène donc quelques questionnements, puisque nous voulons savoir quel est leur passé, mais aussi comment leurs histoires vont se terminer.
Indépendamment les uns des autres, chaque protagoniste est intéressant et intrigant. Réunis, ce sont leurs liens, leurs relations et leurs transformations qui prennent le dessus et activent le goût à la lecture. J’aimais beaucoup les découvrir individuellement et aussi collectivement.
Enfin, la finale du roman m’a bien plu pour diverses raisons. Les choix de l’auteure, d’abord, mais aussi l’émotion qui s’est amenée. Je vous préviens donc : il y a un passage plutôt émouvant quelques pages avant la fin du livre, livre qui est surtout très coloré le reste du temps.

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Une lecture variée et appréciée.

Rencontre inoubliable

Collectif

Les auteurs :

Solène Ayangma, Michaël Berges, Maxime Duranté, Gabriel Huguin, Sae Kellian, Marion Roudaut, Léa Sterenberg et Julien Willig.

Mon appréciation :

En premier lieu, je dois dire que je suis bien contente d’avoir lu ce recueil de nouvelles, puisque j’ai pu y découvrir de nouveaux jeunes auteurs. Les genres variés étaient intéressants, d’autant plus qu’ils sont accompagnés d’illustrations d’artistes différents.
J’ai apprécié ma lecture, même si je n’ai pas autant aimé chaque nouvelle. Quatre d’entre elles ont particulièrement attiré mon attention.
Erreur fatale, de Léa Sterenberg, est la première nouvelle du recueil. De ce fait, ma lecture a bien commencé! Je ne veux pas vous dévoiler la conclusion de la nouvelle, bien entendu, alors je vais tâcher de peser mes mots. Un jeune doit participer à un acte particulier, et pour ce faire il est muni d’une arme. C’est le moment où ses émotions étaient décrites qui m’a réellement plu dans ce texte. J’aimais particulièrement la manière dont elles étaient présentées. De plus, les illustrations qui accompagnaient le récit étaient tout à fait dans l’ambiance et me rappelaient celles que l’on retrouve dans les romans policiers, tels que ceux d’Agatha Christie.
La deuxième est encore meilleure, de Maxime Duranté, est la nouvelle qui m’a le plus surprise. D’abord, j’ai tout de suite apprécié le vocabulaire, que j’ai trouvé intéressant et tout à fait plaisant à lire. Il n’empêche que c’est la finale de la nouvelle qui m’a tant touchée. Je ne l’avais pas devinée avant la fin, ce qui m’a bien fait sourire. Qui plus est, après réflexion, j’ai trouvé que les illustrations qui accompagnaient le texte étaient très bien choisies pour mener à sa conclusion.
La luciole, de Solène Ayangma, est un texte que j’ai trouvé très doux à lire. J’aime tout particulièrement les descriptions du paysage illuminé d’une petite luciole. Concernant les illustrations, j’aime le style de l’artiste. Cela rejoint très bien l’ambiance que l’on retrouve dans le texte.
La pièce manquante, de Marion Roudautest une nouvelle que j’ai trouvé très agréable et amusante à lire. Encore une fois, j’ai aimé la douceur du récit. C’était un rapide et bon moment de lecture. Et, bien entendu, les illustrations m’ont beaucoup plu. Très jolies, elles dégageaient aussi un peu de bonheur.
En somme, comme je l’ai déjà mentionné, j’ai bien aimé ma lecture. Quelques nouvelles m’ont plu davantage, mais je n’ai pas non plus été vraiment déçue des autres.
Pour lire le recueil, qui est d’ailleurs gratuit ;), il suffit de cliquer sur le lien dessous l’image ci-haut, de s’inscrire sur le site et de sélectionner « Rencontre inoubliable (Recueil)  » à côté de l’image que vous reconnaîtrez.

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Un voyage dans le passé.

Cinq semaines en ballon

Par Jules Verne

Résumé en quatrième de couverture :

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d’imprévu et de péripéties.
Ce roman passionnera ceux qui s’intéressent aux débuts de l’aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l’humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant, en France d’abord, puis dans le monde.

Mon appréciation :

En commençant ma lecture, il a fallu que je me replonge dans l’époque passée de Jules Verne. Les moments où j’ai eu le plus de difficultés à m’intégrer au récit étaient lorsqu’il était question de distances, de lieux géographiques (je suis habituée aux noms que l’on connaît aujourd’hui des lieux en Afrique) et de races. Ce dernier point, l’évocation des races, n’était pas des plus divertissants. Il y avait une grande part de racisme dans le voyage des personnages. Il faut dire qu’on en a fait du chemin depuis cette époque.
Sinon, j’ai assez bien apprécié ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y plonger au départ, mais j’ai fini par être curieuse de découvrir comment se terminerait le voyage aérien des trois compagnons dès lors qu’ils ont affrontés des difficultés majeures. Et il faut dire que cela a malheureusement pris un peu de temps avant de se produire. Après tout, les protagonistes font une traversée aérienne dans le but d’éviter le plus de dangers possibles.
Bien que j’aie moins aimé la présence du racisme, j’ai apprécié lire la vision qu’avaient les personnages de l’Afrique à cette époque. C’était vraiment comme si je faisais un bond dans le temps et que j’étais à bord de la nacelle moi aussi.
Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture. Par contre, comme je l’ai mentionné, j’ai préféré le roman au moment où les personnages éprouvaient de réelles difficultés qui pouvaient contrecarrer complètement le voyage. Il y avait alors plus d’action et j’étais davantage captivée.

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Une fanfiction inspirée de la série Averia!

Gouverneur Karanth

Illustration de Mylène Villeneuve

Il y a déjà quatre ans paraissaient les deux premiers tomes de la série Averia sur les tablettes des librairies. À ce jour, la série compte désormais cinq tomes et un sixième viendra éventuellement pour la clore.
Patrice Cazeault, l’auteur, a su créer un univers tout à fait captivant pour ses nombreux lecteurs. Cet univers a même été la source d’inspiration de certains, qui en ont fait des illustrations (l’auteur lui-même en réalise quelques unes qu’il met en ligne sur son blog personnel).
Maxime Duranté, jeune auteur, s’est inspiré du premier tome, Seki, pour réaliser une fanfiction. Celle-ci est disponible sur le site de L’Attelage avec une simple inscription, juste ici.
Curieuse comme je le suis, je n’ai pu m’empêcher de lire cette nouvelle dès que j’ai observé son existence. Ainsi, rapidement, j’en ai commencé la lecture. Si l’univers d’Averia était un peu loin dans ma tête lorsque j’ai lu les premières lignes, l’ambiance et les lieux me sont rapidement revenus en mémoire.
Dans cette fanfiction, le lecteur retrouve l’ambiance conflictuelle entre les deux races : les Humains et les Tharisiens. Prenant place sur le Haut-Plateau, une équipe de Tharisiens fait face à une multitude d’Humains révoltés. À ce mélange s’ajoute la présence du journaliste Charal Assaldion, un personnage téméraire puisque guidé par le seul désir de bien faire son travail. Et je dois avouer que j’aime bien ce personnage excentrique, tout comme c’est le cas pour Maxime Duranté, qui a jugé bon d’insérer le protagoniste dans son texte. Il me semble que cela colore très bien l’ambiance!
Plus le lecteur approche de la fin du récit, plus il plonge dans un climat chargé de danger. En effet, l’atmosphère de la nouvelle opère un crescendo jusqu’à la toute fin.
La fanfiction de Maxime Duranté peut être lue sans connaître l’univers de la série de Patrice Cazeault, comme elle peut aussi être très bien appréciée pour ceux qui ont déjà goûté à Averia.
Vous laisserez-vous tenter?

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Un reportage à lire sur Twitter!

Depuis le mois de novembre 2015, la journaliste Clara Beaudoux anime sa page Twitter du #MadeleineProject. Au moyen de ce média, la journaliste reconstitue les événements de la vie de Madeleine et de son entourage.
La femme, qui aurait été centenaire aujourd’hui, a vécu durant vingt années dans l’appartement de Clara Beaudoux. Cette dernière y a emménagé un an après la mort de Madeleine et a eu la surprise de découvrir « toute la vie de Madeleine » dans la cave qui, semble-t-il, avait été oubliée. Des boîtes, des objets variés, des lettres, des photos, des vêtements, etc.
Au grand plaisir de la journaliste, Madeleine était très méthodique dans ses effets. Clara Beaudoux y retrouve des valises pleines de lettres, dont un grand nombre de Loulou, l’amoureux de Madeleine. Il y a aussi tout un tas de cahiers scolaires : Madeleine a été enseignante.
Le lecteur, quel qu’il soit, plonge aisément dans l’univers de Madeleine. Allant de jeunes adolescents aux personnes plus âgées, beaucoup de gens suivent cette quête et sont intrigués quant à la suite. Clara Beaudoux sait comment attirer et maintenir son public virtuel. Au moyen de photographies et de tweets, la journaliste narre ses découvertes sur la vie de Madeleine. Des mystères prennent forment puis se démêlent peu à peu avec le temps et les autres trouvailles de cette cave remplie de trésors.
Madeleine project est désormais un livre contenant les deux premières saisons de la quête d’informations de Clara Beaudoux. Une troisième saison a été tout récemment mise en ligne, où le lecteur en apprend beaucoup plus sur Madeleine, Loulou, d’autres personnages et les lieux visités par ces individus bien réels.
Au plaisir du lecteur, Clara Beaudoux enregistre quelques personnes interrogées, divulgue un film retrouvé dans les affaires de Madeleine, partage de nombreuses photographies anciennes (jusqu’aux négatifs), de même que des extraits de lettres, des liens vers les journaux de l’époque,… Elle se rend également sur les lieux afin d’amener des vues « avant/après » de différents endroits.
Je vous conseille sincèrement d’aller faire un tour sur le site de ce projet afin d’entamer cette lecture captivante. Personnellement, j’aurais aimé faire le même type de découverte, mais je crois que je ne me serais pas rendue où Clara Beaudoux amène tous ses lecteurs. C’est pourquoi j’attends avec impatience la quatrième saison pour en apprendre plus encore sur Madeleine!

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Simple, rapide et intéressant.

La maladie de la mort

Par Marguerite Duras

Résumé en quatrième de couverture :

Vous devriez ne pas la connaître, l’avoir trouvée partout à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre, dans un film, en vous-même, en vous, en toi, au hasard de ton sexe dressé dans la nuit qui appelle où se mettre, où se débarrasser des pleurs qui le remplissent.
Vous pourriez l’avoir payée.
Vous auriez dit : Il faudrait venir chaque nuit pendant plusieurs jours.
Elle vous aurait regardé longtemps, et puis elle vous aurait dit que dans ce cas c’était cher.
Et puis elle demande : Vous voulez quoi?
Vous dites que vous voulez essayer, tenter la chose, tenter connaître ça, vous habituer à ça, à ce corps, à ces seins, à ce parfum, à la beauté, à ce danger de mise au monde d’enfants que représente ce corps, à cette forme imberbe sans accidents musculaires ni de force, à ce visage, à cette peau nue, à cette coïncidence entre cette peau et la vie qu’elle recouvre.
Vous lui dites que vous voulez essayer, essayer plusieurs jours peut-être.
Peut-être plusieurs semaines.
Peut-être même pendant toute votre vie.
Elle demande : Essayer quoi?
Vous dites : D’aimer.

Mon appréciation :

La maladie de la mort est le premier roman que je lis de Marguerite Duras, dont on parle souvent de son autre oeuvre : L’amant.
La maladie de la mort est un court texte qui se lit bien et rapidement. La plume en soi n’est pas complexe à lire, si l’on exclue les deuxièmes sens que peuvent avoir les différentes phrases. J’ai bien aimé la simplicité de la plume de l’auteure et l’absence d’éléments superflus dans le texte. Il me semble que cela permet de laisser la place à un travail d’interprétation pertinent, puisque les choses ne sont pas tout le temps dites directement.
Un certain mystère entoure les personnages du livre, puisqu’on ne connaît pas leur identité. C’est à la fois déstabilisant et intéressant, étant donné que l’on s’interroge sur eux. Ils n’ont même pas de nom!
J’ai bien aimé le choix qu’a eu l’auteure pour la narration. En effet, le narrateur s’adresse au lecteur, qui devient alors le personnage masculin de l’histoire. Cela amène une perspective intéressante sur ce qui est raconté.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture. C’était court, mais la fin m’a plu, alors je ne dirai pas non à une autre publication de Marguerite Duras.

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Un roman pas comme les autres!

Les Traqueurs

Par Antoine Bombrun

Résumé du site L’Attelage :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.
Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots!

Mon appréciation :

Si le titre de cet article précise que ce fut une lecture qui n’était pas comme les autres, eh bien, c’est parce que c’est le cas. Tout du moins, Les Traqueurs ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà lu auparavant… et j’ai bien aimé découvrir cette différence.
Tout d’abord, c’était la première fois que je lisais un roman à la deuxième personne qui n’était pas un livre dont vous êtes le héros. Cela m’a plu et, tout au long du livre, je me demandais qui était ce « je » qui nous parlait et nous racontait cette histoire. Cette intrigue se résout seulement dans le dernier cinquième du roman, alors cela m’a intriguée longtemps! 😛 Après un certain temps, on découvre que ce « je » est en fait une voix dans le même corps que Shiujih (le « tu », et donc le lecteur). Mais la question de son identité reste, comme je l’ai spécifié, un bon moment.
Lorsque l’on commence la lecture, Shiujih est très peu bavard. Ce sont les moments où je préférais sa personnalité, puisque cela me mettait vraiment dans le rôle de spectatrice, comme si je ne faisais que me trouver sur les lieux des événements. Cela donnait un esprit calculateur au protagoniste, comme s’il ne fallait que dire et faire le strict minimum. J’ai bien aimé cet aspect. Parfois, j’avais même l’impression de me retrouver dans un jeu vidéo à la première personne, tellement j’avais la sensation d’être plongée dans l’univers des Traqueurs.
Si j’ai apprécié le personnage de Shiujih, j’ai aussi apprécié les deux autres hommes qui l’accompagnaient : le vieux Thief et Rhyunâr l’impulsif. J’ai trouvé que le mélange de la personnalité de chacun permettait la création d’un bon équilibre. Thief est attachant, et Rhyunâr permet d’amener à l’histoire une bonne part de violence qui rend bien compte de la cruauté de l’univers dans lequel chacun évolue.
J’ai moins aimé l’intérêt de Shiujif pour la petite Noisette, rescapée du meurtre violent de sa communauté par Rhyunâr (celui-ci préfère tuer les enfants que de les aimer). Les douceurs du premier personnage me paraissaient un peu drôles à lire. Je ne me serais pas plainte de l’absence de la petite, qui ne m’a pas donné l’impression d’être très utile au récit.
Concernant la trame de l’histoire en général, j’avoue que mon intérêt a été capté facilement. Je me demandais quelle sorte d’humains ou de créatures étaient les trois Traqueurs, mais aussi comment allait évoluer la quête qu’ils s’étaient donnée. La finale de celle-ci m’a fait un drôle d’effet, mais ne m’a pas totalement déplu pour autant, étant donné qu’elle était tout de même bien mouvementée.
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la construction du récit. Les descriptions permettaient de bien s’imprégner de l’ambiance, qui était alors à la fois tangible et horrifique. De plus, la présence d’analepses disséminées dans le livre était bien calculée. En effet, elles permettaient de comprendre le passé de Shiujih aux bons moments. Parmi tout cela étaient présentes quelques illustrations bienvenues. Leur coloration accentuaient l’ambiance lors de la lecture.
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et découvrir la plume particulière d’Antoine Bombrun. Je serais curieuse de lire ses autres écrits! Seront-ils à la hauteur de la découverte que fut Les Traqueurs pour moi?

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