Articles tagués : Littérature française

Une intéressante narration non fiable

Viviane Élisabeth Fauville

Par Julia Deck

Résumé en quatrième de couverture :

Vous êtes Viviane Élisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main.

Mon appréciation :

Dès le début du roman, le lecteur est confronté à un meurtre et à une nouvelle maman tout juste divorcée. Par la narration, le lecteur devient pas moments cette Viviane Élisabeth Fauville, qui affirme avoir commis le meurtre. Convaincus de son méfait, nous ne pouvons pourtant pas lui en vouloir, puisque le récit tend à nous rapprocher de cette femme.
La narration joue beaucoup sur la pronominalisation (certains passages sont au je, d’autres au elle, au nous, au vous, au tu. Ce jeu amène une pluralité de voix, bien qu’il n’y ait toujours qu’un seul personnage principal. Il est possible de rattacher ces effets à une certaine folie de la protagoniste, qui est accentuée, à certains moments, par les mensonges verbaux et ceux qui se retrouvent aussi à même la narration.
J’ai particulièrement aimé la quête de vérité de Viviane, qui rencontrait les autres personnes soupçonnées et interrogées sur l’assassinat. Bien qu’elle affirme sa culpabilité, elle ne peut s’empêcher d’aller à la rencontre des soupçonnés, peu importe les risques qu’elle encourt. Bien que je craignais qu’elle ne se fasse arrêter à cause de ses manigances, je prenais plaisir à suivre ses expériences.
Je me refuse à en dire davantage, puisque ce qui reste le plus pertinent et déstabilisant du livre, c’est sa finale, et je ne veux pas vous la dévoiler. Néanmoins, j’ai beaucoup aimé que nous puissions nous interroger, à la fin, sur la légitimité de la narration, qui n’est pas fiable. Je vous laisse donc découvrir cette fin et comment la narration de Viviane Élisabeth Fauville cache le mensonge.

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Un voyage qui ne laisse pas indifférent

Désert

Par J.M.G. Le Clézio

Résumé en quatrième de couverture :

La toute jeune Lalla a pour ancêtres les « hommes bleus », guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers « leur » désert, l’exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n’éteint sa foi religieuse et sa passion du désert.

Mon appréciation :

Le récit de Désert se divise en deux trames narratives : celle de Lalla et celle d’une caravane dans le désert qui est composée des hommes bleus. On reconnaît les chevauchements de récits par la mise en page du texte, qui présente plus de blanc dans les parties concernant les hommes bleus, ancêtres de Lalla.
Lors de ma lecture, j’ai préféré tous les passages qui concernaient davantage Lalla. Ceux-ci étaient beaucoup plus faciles à lire, puisqu’ils contenaient un récit plus accessible et linéaire. Comme le résumé l’indique, la jeune femme quitte le désert pour la ville. Par contre, j’aurais bien aimé que son voyage dans le désert s’étende sur une plus longue période (et donc plus de pages), car j’adorais découvrir ce lieu que je ne maîtrise pas du tout. Selon moi, c’était la partie la plus intéressante de son périple.
Du côté des personnages, j’ai bien aimé la naïveté de celui de Lalla. Nous étions en présence d’une femme ayant tout à découvrir du monde et qui doit encore tout apprendre. Elle est également intéressante par la luminosité qu’elle dégage. Même dans la ville grise, Lalla évoque le soleil et le sable désertiques. Elle possède aussi un tempérament particulier qui fait qu’elle ne semble jamais s’attacher aux choses. Lalla est presque un phénomène en soi. Mis à part elle, il y a aussi Radicz, un jeune voleur, qui est intéressant. On se plait à le découvrir, et ce, jusqu’à sa surprenante fin. À ce moment, on s’arrête, on devient muet. Je vous laisse découvrir pourquoi.
Finalement, j’ai bien aimé l’importance accordée aux légendes dans le bidonville de Lalla. Il en va de même pour l’omniprésence des cinq sens et des descriptions d’époustouflants décors à la faune et à la flore fascinants. Désert est un roman de voyage assez plaisant. Ce n’est pas du tout mon préféré, mais j’ai su y apprécier bon nombres d’éléments en m’interrogeant sur la profondeur du texte.

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Un excellent livre empreint de douce poésie!

Journal d’un vampire en pyjama

Par Mathias Malzieu

Résumé en quatrième de couverture :

« Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent.
Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi.
Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur. »
Mathias Malzieu

Mon appréciation :

Après avoir lu et vu La mécanique du cœur et écouté l’album Vampire en pyjama, j’ai pris grand plaisir à lire le Journal d’un vampire en pyjama. Le récit prend place peu de temps avant la grande première du film Jack et la mécanique du cœur. Mathias Malzieu, l’auteur, apprend qu’il souffre d’une aplasie médullaire : ses propres anticorps se retournent contre lui et détruisent ses globules blancs et ses plaquettes, le laissant affaibli et à risque élevé de développer des infections et virus.
Malgré ce que représente la maladie évoquée dans le livre, la lecture n’est jamais difficile. Le contenu n’est pas toujours joyeux, mais sa lecture reste toujours légère et agréable. Mathias Malzieu sait jouer avec les mots pour faire couler ses propos et les rendre colorés. Le livre fourmille de belles paroles et de références amusantes (dont certaines à Star Wars).
J’ai bien apprécié les rapprochements de l’auteur avec ses autres œuvres. Pour bien apprécier le livre, je crois qu’il est bon d’avoir au moins vu le film qu’il a réalisé. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir lu ses autres livres pour plonger dans celui-ci et l’apprécier. D’ailleurs, n’en ayant lu qu’un autre, cela m’a donné très envie de savourer ceux que je ne possède pas. Métamorphose en bord de ciel est le roman le plus évoqué pour des raisons de thématique. On nous en dévoile les grandes lignes, et un peu la finale, mais cela donne vraiment le goût de le lire.
J’ai dévoré cette lecture en peu de temps. J’ai adoré toutes les références (littéraires, musicales et cinématographiques). Cela me permettait de bien plonger dans la personnalité de Mathias Malzieu. L’homme est énergique, déterminé et persévérant, autant dans son métier que dans les dures épreuves provoquées par la maladie. Sa joie de vivre est immense et contagieuse.
Journal d’un vampire en pyjama est un livre qui parle de courage, d’amour, d’amitié, de création et de passion. L’auteur donne l’impression de vivre sa vie à 100 à l’heure, et cela dans la santé comme dans la maladie. Ce livre, c’est aussi l’histoire d’une deuxième naissance, comme l’écrivain le dit lui-même. C’est une histoire de bonheur.

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Un tome moins heureux, mais agréable à lire

Les Rougeon-Macquart, tome 12, La Joie de vivre

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Près d’Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d’abord un surcroît de bonheur dans le foyer. Puis, autour de l’enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l’oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l’héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.

Mon appréciation :

Je suis un peu dans le désordre, puisque j’ai lu ce tome-ci après avoir lu le suivant, Germinal, et ce sans avoir lu les autres Rougeon-Macquart. À la lumière de cette deuxième lecture, je compte lire les autres romans de la série, puisque j’aime bien le style de l’auteur.
La joie de vivre est un livre plutôt sombre, ce qui en fait un titre ironique. L’histoire subit de nombreuses montagnes russes émotives, mais avec des rails qui ont une tendance décroissante plus le récit progresse.
Au début du roman, comme Pauline, nous devons nous adapter à la nouvelle famille dans laquelle elle emménage. L’amitié qui se forme entre Pauline et son cousin Lazare est plaisante à lire. Ceux-ci jouent comme s’ils étaient deux frères  qui s’amusent ensemble et se taquinent volontiers. Cette amitié se transforme alors que Pauline devient une adolescente, puis une jeune adulte.
Si l’on prend plaisir à lire cette histoire, il va sans dire qu’elle n’est pas très joyeuse. Plus les pages défilent, plus les rêves de Pauline sombrent. Dans ce roman, Zola présente la destruction d’une famille entourant la jeune cousine qui, elle, est forcée de se contenter de ce qu’il lui reste par la suite. Les malheurs de Pauline, bien que dommages, se lisent agréablement.
Le livre présente aussi des rapports intéressants quant à la science. Dans une scène, nous voyons Pauline se fasciner pour des ouvrages de référence; dans une autre, c’est Lazare qui se passionne pour ses études et ses projets.
En somme, bien que l’histoire de ce tome ne soit pas joyeuse, nous prenons plaisir à la lire. Les descriptions et les idées de Zola nous gardent rivés au récit de Pauline.

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Une construction intéressante de la narration

Traversée de la Mangrove

Par Maryse Condé

Résumé en quatrième de couverture :

À Rivière au Sel, en plein coeur de la forêt, on veille un mort, un homme qui s’est installé dans le village quelques années auparavant et dont on ne sait pas grand-chose.
Est-il cubain? colombien? A-t-il déserté? Pourquoi est-il revenu en Guadeloupe? Les réponses ne sont pas claires.
Cependant peu importe la véritable identité de cet homme. Ce qui importe, c’est l’image que les individus gardent chacun de lui et les modifications essentielles qu’il a apportées dans leurs vies.
Dans le temps clos de cette seule nuit, au-delà de cette petite communauté, c’est toute la société guadeloupéenne d’aujourd’hui qui se dessine, avec ses conflits, ses contradictions et ses tensions.

Mon appréciation :

C’est une enseignante qui m’a mis ce livre dans les mains. Je ne connaissais ni l’auteure ni ses œuvres. J’ai ainsi découvert une intéressante manière de raconter un récit.
Le roman n’a rien de linéaire, puisque nous le commençons avec la mort d’un personnage masculin. Cet homme est très énigmatique chez les gens qui l’ont côtoyé. Aucun ne l’a perçu de la même manière, et c’est cette pluralité de la présence d’un individu que montre le roman. Chaque protagoniste, à son tour, prend les reines de la narration pour exprimer le point de vue qu’il a du mort. Chacun raconte sa rencontre avec le défunt, la perception qu’il en a eu et son opinion tranchée sur cet homme qui a remué le paysage de Rivière au Sel. Le récit est donc constitué d’une multitude d’analepses qui dressent un portrait multiple d’un même homme. Le lecteur n’a d’ailleurs pas accès à la vérité, puisque le mort ne peut renchérir et se dévoiler lui-même.
La question de l’identité, dans Traversée de la Mangrove, est donc très intéressante. En y réfléchissant bien et en faisant le parallèle avec notre propre vie, on se demande comment nous sommes perçus des gens qui nous entourent. Leurs avis doivent, pour eux aussi, diverger comme c’est le cas dans ce roman.
Finalement, la conclusion du livre peut laisser penser que le défunt, Francis, peut être analysé comme un bouc émissaire. Tout le monde parle de lui en bien ou en mal. Ayant créé des remous par son mystère chez les gens du village, sa mort permet de ramener le calme sur la place ou de retourner au cours normal des choses. Le roman, qui ne s’étale que sur une nuit, se lit très rapidement et permet de nombreuses réflexions.

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Plongeon en surface dans la bande dessinée

La bande dessinée

Par Pierre Fresnault-Deruelle

Résumé en quatrième de couverture :

La bande dessinée est, dans le domaine de l’image fixe, une forme moderne de narration figurative.
Outre le fait qu’elle peut être utilisée comme moyen d’information, la bande dessinée est avant tout un moyen d’expression.
Si l’auteur a choisi une approche largement esthétique de ce médium, il en propose également une étude historique, médiologique (les supports) et technique (noir et blanc, couleurs, rhétorique des effets produits, etc.).
En bref, il s’est agi de mettre l’accent sur l’intelligence graphique de ce qu’on appelle, par ailleurs, le « IXe art ».

Mon appréciation :

Pour avoir un aperçu de la bande dessinée, ce petit livre est assez intéressant. Il ne peut pas faire l’étendue de ce médium, mais amène néanmoins une part d’information pertinente pour en faire l’étude.
Le livre présente un petit historique de la bande dessinée que j’ai plus ou moins apprécié. J’ai aimé la présentation des créations des États-Unis et de la BD fanco-belge, qui étaient plutôt documentées. Par contre, bien que présentes, les bandes dessinées québécoises, japonaises et coréennes sont très peu abordées. Le texte reste très en surface et n’approfondit pas du tout les particularités de ces cultures, qui regorgent pourtant d’éléments intéressants.
L’auteur parle beaucoup d’Hergé, à mon avis. Nombres de passages évoquent le bédéiste, ce qui relègue les autres au second plan. Tout de même, j’admets que cela rend bien compte de tout l’apport qu’a eu Hergé à la bande dessinée belge. On ne peut éviter d’en glisser un mot, mais je crois qu’il serait plus avantageux de dresser davantage de portraits d’ensemble de différents créateurs connus ou moins connus, plutôt que d’en avoir un majoritaire. Dans ce même ordre d’idées, j’aurais donc apprécié avoir d’autres exemples d’œuvres et davantage d’images pour les représenter. Un certain nombre sont présentes en annexe, ce que j’ai aimé, bien que j’en aurais voulu plus. Le livre donne toutefois de nombreuses idées de lectures pertinentes qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée. Je sens que je vais devoir m’y plonger. À cet effet, j’aurais aimé trouver en fin de livre une liste des œuvres traitées, mais cela n’était pas le cas. Visuellement, cela aurait été plus intéressant pour ceux qui veulent s’aventurer dans l’univers de ce médium.
Enfin, j’ai beaucoup aimé les trois exemples d’analyse d’images que l’on retrouve dans les dernières pages. Elles étaient claires et faciles à comprendre. Je les ai trouvé pertinentes, dans la mesure où il est possible de prendre conscience de toutes les possibilités de la bande dessinée, qui regorge de sujets, de thématiques et de problématiques à aborder.

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Une excellente comédie romantique comme dans les films!

Je peux très bien me passer de toi

Par Marie Vareille

Résumé en quatrième de couverture :

Chloé, vingt-huit ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, passe son temps dans les bars et enchaîne les histoires d’un soir depuis que l’homme de sa vie l’a quittée pour une autre. Constance, éternelle romantique et perpétuelle célibataire, lit Jane Austen en attendant que le prince charmant tombe du ciel, en vain. Les deux filles sont bonnes amies, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales… catastrophiques.
Un soir, elles concluent un pacte d’honneur et d’amitié, espérant ainsi changer leurs destinées pour enfin goûter au bonheur. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme et l’obligation de réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Quant à elle, Constance s’engage à coucher avec un parfait inconnu dès le premier soir et à suivre des cours de séduction pour conjurer le mauvais sort de son célibat forcé.
De Paris aux vignobles de Sauternais en passant par Londres, ce défi insolite entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur pari fou?

Mon appréciation :

J’ai adoré découvrir l’auteure Marie Vareille dans ce roman léger et rempli de belles émotions. Cela faisait quelques temps qu’Internet me narguait avec ce titre, puis il est resté quelques semaines sur mes tablettes. Enfin, après une période inutilement bien trop longue, je me suis plongée dedans et j’en suis ressortie bien heureuse.
L’histoire se lit très bien. Nous entrons facilement dans celle-ci, puisque les personnages piquent notre curiosité et nous deviennent vite attachants. Le récit met de l’avant des histoires d’amour et de relations qui ne sont pas toutes simples, ce qui est très intéressant et donne une ambiance différente au roman. Ce n’est pas uniquement l’amour que recherchent les deux femmes, mais aussi le bonheur et de meilleures conditions de vie.
Comme c’est une romance, nous avons tendance à deviner une partie de sa conclusion (les couples) et quelques autres éléments (cette fameuse blonde avec qui Guillaume, l’ex de Chloé, sort). Il n’empêche que le plaisir de la lecture n’en est en aucun cas diminué.
Le roman est très coloré et agréable à lire. C’est une très bonne comédie romantique pour ceux qui aiment les films ou les livres de ce genre. ❤ Qui plus est, cela donne envie de relaxer devant tous les autres bouquins de l’auteure!

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Un univers très rempli et plein de surprises

Genesia (Intégrale)

Par Alexandre Malagoli

Résumé en quatrième de couverture :

Evan, un jeune berger sans histoires, se retrouve sur les routes après que les inquisiteurs ont rasé son paisible village du royaume d’Orlande. Caessia, princesse de Tireldi, connaît les mêmes péripéties lorsqu’elle fuit sa maison pour échapper à un mariage arrangé. L’ombre des Anciens Rois semble se refermer sur eux tandis qu’Evan et Caessia s’efforcent d’échapper aux ennemis lancés à leurs trousses, ainsi qu’à la magie qui les harcèle.
Leur destin est lié à Sorcelame, l’épée envoûtée, tout comme l’avenir entier de Genesia…

Mon appréciation :

C’est une superbe promotion de l’éditeur Bragelonne qui m’a mis ce livre dans les mains. Le joli prix de 16,95 $ m’a convaincue de prendre cette intégrale et de découvrir un nouvel univers de fantasy qui a déjà fait ses preuves auprès de l’éditeur. Cela était d’autant plus intéressant que ce livre contient une nouvelle (qui relate le passé du personnage de Gaélion) et le quatrième tome, inédit.
Je dois cependant admettre que le début de cette grosse brique ne m’a pas énormément enchantée. J’ai commencé ma lecture avec le désir de me voir aspirée dans l’univers d’Alexandre Malagoli. Toutefois, l’entièreté, ou presque, du premier tome ne m’a pas gardée suspendue à l’histoire. Je n’avais aucune difficulté à poser le roman pour m’occuper à autre chose. N’avoir possédé que le premier volume, je ne suis pas certaine que j’aurais poursuivis ma lecture de cette série. Mais comme c’était l’intégrale que j’avais en mains, je me suis attelée à la suite, tout de même intriguée de découvrir ce que le sort réservait aux héros.
Mon opinion de la série a, par la suite, augmenté au fil de la lecture, à mesure que mon intérêt croissait.
J’ai beaucoup apprécié la présence du danger qui guettait les héros de la série. Les épreuves qu’ils devaient affronter n’étaient pas de tout repos et bien souvent éprouvantes. J’ai aussi aimé chaque lien qui unissait les différents personnages, bien que certains finissaient pas se deviner facilement, étant donné les indices disséminés dans l’ouvrage. Ces nombreux liens n’apparaissent pas non plus comme dérangeants, puisque la narration mentionne à plusieurs reprises le concept de destiné. Autrement dit, même si le hasard semble trop bien faire les choses, cela n’est pas trop étrange aux yeux du lecteur, qui se met à croire à ce monde magique.
J’ai un peu moins aimé le côté immature des jeunes personnages. Evan et Caessia sont jeunes, ce qui amène dans le récit des moments qui illustrent cette jeunesse. Ce n’est pas déplacé, mais je désirais surtout passer par dessus ces moments afin de passer aux choses sérieuses. C’est probablement ce qui a fait que j’ai moins apprécié le premier tome, qui contenait une grande part d’enfantillages, contrairement aux autres où les héros acquéraient de la maturité petit à petit.
Enfin, j’ai apprécié avoir accès à la nouvelle Le Prince et l’Apôtre, qui m’a permis de mieux comprendre le passé du personnage de Gaélion lorsqu’il lui est venu le temps de se révéler à ses compagnons.
Finalement, le dernier tome m’a bien surprise en quelques points. Un peu comme un Roméo et Juliette, cette finale est remplie d’épreuves éprouvantes. Les personnages sont tous poussés à leurs extrêmes limites, ce qui fait en sorte que le lecteur ne peut plus prévoir entièrement ce qui va leur arriver. J’ai bien aimé ces surprises, bien qu’ils jouaient beaucoup avec les rouages de mon cerveau. Je ne veux pas trop vous en dévoiler, mais je dirais que rien n’est facile dans cette conclusion, et c’est ce qui lui donne une touche assez intéressante et peu semblable aux autres conclusions de séries.

 

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Un fakir plein de couleurs!

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

Par Romain Puértolas

Résumé en quatrième de couverture :

Une aventure rocambolesque ET HILARANTE aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste.
Une histoire d’amour PLUS PÉTILLANTE que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ULTIMES AVENTURIERS de notre siècle.
Les TRIBULATIONS d’un fakir devenu CULTE.

Mon appréciation :

La couverture du roman, il va sans dire, est attrayante. Le titre en lui-même est annonciateur de surprises et d’humour. Le livre présente-t-il ces éléments dans son contenu? Oui.
Tout d’abord, le lecteur est frappé par un élément qui le freine dans la lecture : le nom du héros, Ajatashatru Lavash Patel. Puis, peu d’après, le narrateur lui signifie qu’il peut le prononcer comme une phrase : J’attache ta charrue, la vache. Ce genre de commentaire sur la prononciation des mots revient par la suite à plusieurs reprises et ne cesse d’amener le sourire.
Le roman en soi est plutôt comique. Chaque élément semble plus farfelu que le précédent, bien qu’il y ait parfois des petits messages subtils qui peuvent faire réfléchir. Que ce soit lorsque nous rencontrons un nouveau personnage ou lorsque Ajatashatru nous raconte son histoire, tout est bien divertissant et empreint d’humour. Les événements sont plus ridicules les uns que les autres, ce qui est assez amusant. De plus, les personnages, très caricaturés, mettent énormément de couleurs dans le récit des aventures du fakir. Sur le coup, ce qui se passe nous paraît un peu stupide. Puis, peu à peu, nous apprenons à apprécier l’humour de l’auteur et nous surprenons à attendre impatiemment le prochain élément cocasse.
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA (quel long titre!) est un roman que nous lisons lorsque nous avons envie de relaxer et de sourire. C’est une agréable lecture qui est loin d’être complexe, malgré toutes les mésaventures qui arrivent au personnage principal. C’est un livre très coloré qui est parfait pour permettre une évasion littéraire. Cela donne envie de lire les autres œuvres de Romain Puértolas. Je ne vous ai pas dit beaucoup de choses, je le sais, mais ne vous retenez pas pour essayer cette lecture!

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Un excellent roman pour ados!

Le suivant sur la liste (Intégrale qui comprend Le suivant sur la liste et La nuit des fugitifs)

Par Manon Fargetton

Résumé en quatrième de couverture :

Izia, Morgane, Timothée, Samuel, Nathan.
Cinq adolescents aux dons exceptionnels.
Cinq adolescents épiés, menacés, traqués.
Cinq adolescents qui doivent découvrir le secret de leurs origines s’ils veulent survivre.

Mon appréciation :

J’ai été agréablement surprise de ma lecture, que j’ai très bien appréciée. J’ai dévoré cette intégrale de deux livres de Manon Fargetton assez rapidement.
Le récit, très bien composé, est très vite accrocheur. Dès le départ, l’action s’enclenche. Nous avons tout juste le temps de découvrir quelques uns des personnages principaux que les épreuves happent les jeunes mentionnés dans le résumé du roman. J’ai beaucoup aimé ce rythme. Chacun des tomes se déroule en peu de temps et donne véritablement l’impression de suivre le déroulement des événements en temps réel, comme si l’on assistait au visionnement d’un film.
Le suivant sur la liste est également très intéressant sur le plan psychologique de ses personnages. Les romans sont narrés des points de vue des multiples actants. En tant que lecteur, nous pouvons découvrir davantage la personnalité des héros, comme des autres protagonistes qui les côtoient et qui jouent un rôle majeur dans l’histoire. La narration, bien que toujours omnisciente, permet alors l’identification aux héros parce que nous connaissons d’autant plus leurs sentiments et leurs pensées. Aucun des cinq jeunes n’est mis de côté au détriment des autres.
J’ai très apprécié l’entraide dont faisaient preuve les jeunes, qui ne s’étaient pourtant jamais vraiment parlé auparavant. En quelques instants, le besoin de s’allier était plus important que leurs différences. Un seul élément propre à leur identité les reliait et cela était suffisant pour faire du petit groupe une excellente équipe prête à affronter le monde entier (ou presque). De plus, cette entraide ne négligeait pas non plus les adultes. Souvent, les jeunes de romans se dissocient des personnages adultes pour affronter eux-mêmes les épreuves de la vie. Dans Le suivant sur la liste, la figure d’adulte est aussi montrée sous un aspect valorisant. Le lecteur peut prendre conscience que ces personnes peuvent apporter beaucoup, même si les relations avec ceux-ci ne sont pas nécessairement toujours évidentes.
Enfin, j’ai particulièrement aimé l’élément qui reliait les jeunes et tout le mystère qui y était associé. J’adorais en découvrir peu à peu davantage tout au long du récit… d’autant plus que les découvertes se font jusqu’à la toute fin. Et puis, l’idée que ce que vivent les héros de cette intégrale pourrait se produire dans un avenir plus ou moins rapproché m’a semblé assez pertinente. Les avancées technologiques et scientifiques sont souvent surprenantes, et leurs limites, comme le montre le roman, semblent indéfinissables.

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