Articles tagués : Littérature française

Des personnages qui captent l’intérêt

Les marches de sable

Par Andrée Chedid

Résumé en quatrième de couverture :

Ce roman se situe dans l’Égypte du IVe siècle et, pourtant, les questions qu’il pose demeurent universelles, atemporelles et sans réponse. Quelle est la position de l’homme face au divin, au temps, à la mort?
Réfugiés dans le désert pour des raisons diverses, trois femmes et deux hommes s’y rencontrent. Leurs destins se sont quelquefois croisés par le passé. La signification des événements qu’ils ont traversés ne cesse de leur échapper. Pourtant, ils cherchent encore à comprendre.
Mais où mènent les marches de sable? Vers le mirage ou l’oasis?

Mon appréciation :

Je suis bien contente d’avoir découvert Andrée Chedid par l’entremise du roman Les marches de sable. Rapidement, j’ai été captivée par ma lecture. Le style d’écriture, l’histoire et les personnages m’ont bien plu.
Il y a d’abord la petite Cyre, qui a eu une vie difficile et qui a fait vœu de silence en quittant son lieu d’existence pour le désert. Cyre est enjouée et amène la vie dans le paysage désertique et dans sa relation avec les deux autres femmes, Athanasia et Marie. Elle a aussi un petit côté presque magique dans le sens où elle chante de jolies mélodies sans paroles.
Vient ensuite le personnage de Marie, que le désert affecte sans doute le plus. Sa transformation est à la fois physique et psychologique. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais disons que le corps même de Marie devient une représentation du désert. Son apparence change beaucoup et est une bonne source de réflexions.
Athanasia, quant à elle, me semble avant tout plus intéressante par son lien avec le personnage de Thémis, qu’elle a déjà connu avant que le récit ne commence. Cela amène donc quelques questionnements, puisque nous voulons savoir quel est leur passé, mais aussi comment leurs histoires vont se terminer.
Indépendamment les uns des autres, chaque protagoniste est intéressant et intrigant. Réunis, ce sont leurs liens, leurs relations et leurs transformations qui prennent le dessus et activent le goût à la lecture. J’aimais beaucoup les découvrir individuellement et aussi collectivement.
Enfin, la finale du roman m’a bien plu pour diverses raisons. Les choix de l’auteure, d’abord, mais aussi l’émotion qui s’est amenée. Je vous préviens donc : il y a un passage plutôt émouvant quelques pages avant la fin du livre, livre qui est surtout très coloré le reste du temps.

Publicités
Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Une lecture variée et appréciée.

Rencontre inoubliable

Collectif

Les auteurs :

Solène Ayangma, Michaël Berges, Maxime Duranté, Gabriel Huguin, Sae Kellian, Marion Roudaut, Léa Sterenberg et Julien Willig.

Mon appréciation :

En premier lieu, je dois dire que je suis bien contente d’avoir lu ce recueil de nouvelles, puisque j’ai pu y découvrir de nouveaux jeunes auteurs. Les genres variés étaient intéressants, d’autant plus qu’ils sont accompagnés d’illustrations d’artistes différents.
J’ai apprécié ma lecture, même si je n’ai pas autant aimé chaque nouvelle. Quatre d’entre elles ont particulièrement attiré mon attention.
Erreur fatale, de Léa Sterenberg, est la première nouvelle du recueil. De ce fait, ma lecture a bien commencé! Je ne veux pas vous dévoiler la conclusion de la nouvelle, bien entendu, alors je vais tâcher de peser mes mots. Un jeune doit participer à un acte particulier, et pour ce faire il est muni d’une arme. C’est le moment où ses émotions étaient décrites qui m’a réellement plu dans ce texte. J’aimais particulièrement la manière dont elles étaient présentées. De plus, les illustrations qui accompagnaient le récit étaient tout à fait dans l’ambiance et me rappelaient celles que l’on retrouve dans les romans policiers, tels que ceux d’Agatha Christie.
La deuxième est encore meilleure, de Maxime Duranté, est la nouvelle qui m’a le plus surprise. D’abord, j’ai tout de suite apprécié le vocabulaire, que j’ai trouvé intéressant et tout à fait plaisant à lire. Il n’empêche que c’est la finale de la nouvelle qui m’a tant touchée. Je ne l’avais pas devinée avant la fin, ce qui m’a bien fait sourire. Qui plus est, après réflexion, j’ai trouvé que les illustrations qui accompagnaient le texte étaient très bien choisies pour mener à sa conclusion.
La luciole, de Solène Ayangma, est un texte que j’ai trouvé très doux à lire. J’aime tout particulièrement les descriptions du paysage illuminé d’une petite luciole. Concernant les illustrations, j’aime le style de l’artiste. Cela rejoint très bien l’ambiance que l’on retrouve dans le texte.
La pièce manquante, de Marion Roudautest une nouvelle que j’ai trouvé très agréable et amusante à lire. Encore une fois, j’ai aimé la douceur du récit. C’était un rapide et bon moment de lecture. Et, bien entendu, les illustrations m’ont beaucoup plu. Très jolies, elles dégageaient aussi un peu de bonheur.
En somme, comme je l’ai déjà mentionné, j’ai bien aimé ma lecture. Quelques nouvelles m’ont plu davantage, mais je n’ai pas non plus été vraiment déçue des autres.
Pour lire le recueil, qui est d’ailleurs gratuit ;), il suffit de cliquer sur le lien dessous l’image ci-haut, de s’inscrire sur le site et de sélectionner « Rencontre inoubliable (Recueil)  » à côté de l’image que vous reconnaîtrez.

Catégories : Contemporain/Réaliste, Livres adultes, Nouvelles, Policier et cie, Science-Fiction, Suspense | Étiquettes : , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Un voyage dans le passé.

Cinq semaines en ballon

Par Jules Verne

Résumé en quatrième de couverture :

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d’imprévu et de péripéties.
Ce roman passionnera ceux qui s’intéressent aux débuts de l’aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l’humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant, en France d’abord, puis dans le monde.

Mon appréciation :

En commençant ma lecture, il a fallu que je me replonge dans l’époque passée de Jules Verne. Les moments où j’ai eu le plus de difficultés à m’intégrer au récit étaient lorsqu’il était question de distances, de lieux géographiques (je suis habituée aux noms que l’on connaît aujourd’hui des lieux en Afrique) et de races. Ce dernier point, l’évocation des races, n’était pas des plus divertissants. Il y avait une grande part de racisme dans le voyage des personnages. Il faut dire qu’on en a fait du chemin depuis cette époque.
Sinon, j’ai assez bien apprécié ma lecture. J’ai eu un peu de mal à m’y plonger au départ, mais j’ai fini par être curieuse de découvrir comment se terminerait le voyage aérien des trois compagnons dès lors qu’ils ont affrontés des difficultés majeures. Et il faut dire que cela a malheureusement pris un peu de temps avant de se produire. Après tout, les protagonistes font une traversée aérienne dans le but d’éviter le plus de dangers possibles.
Bien que j’aie moins aimé la présence du racisme, j’ai apprécié lire la vision qu’avaient les personnages de l’Afrique à cette époque. C’était vraiment comme si je faisais un bond dans le temps et que j’étais à bord de la nacelle moi aussi.
Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture. Par contre, comme je l’ai mentionné, j’ai préféré le roman au moment où les personnages éprouvaient de réelles difficultés qui pouvaient contrecarrer complètement le voyage. Il y avait alors plus d’action et j’étais davantage captivée.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Une fanfiction inspirée de la série Averia!

Gouverneur Karanth

Illustration de Mylène Villeneuve

Il y a déjà quatre ans paraissaient les deux premiers tomes de la série Averia sur les tablettes des librairies. À ce jour, la série compte désormais cinq tomes et un sixième viendra éventuellement pour la clore.
Patrice Cazeault, l’auteur, a su créer un univers tout à fait captivant pour ses nombreux lecteurs. Cet univers a même été la source d’inspiration de certains, qui en ont fait des illustrations (l’auteur lui-même en réalise quelques unes qu’il met en ligne sur son blog personnel).
Maxime Duranté, jeune auteur, s’est inspiré du premier tome, Seki, pour réaliser une fanfiction. Celle-ci est disponible sur le site de L’Attelage avec une simple inscription, juste ici.
Curieuse comme je le suis, je n’ai pu m’empêcher de lire cette nouvelle dès que j’ai observé son existence. Ainsi, rapidement, j’en ai commencé la lecture. Si l’univers d’Averia était un peu loin dans ma tête lorsque j’ai lu les premières lignes, l’ambiance et les lieux me sont rapidement revenus en mémoire.
Dans cette fanfiction, le lecteur retrouve l’ambiance conflictuelle entre les deux races : les Humains et les Tharisiens. Prenant place sur le Haut-Plateau, une équipe de Tharisiens fait face à une multitude d’Humains révoltés. À ce mélange s’ajoute la présence du journaliste Charal Assaldion, un personnage téméraire puisque guidé par le seul désir de bien faire son travail. Et je dois avouer que j’aime bien ce personnage excentrique, tout comme c’est le cas pour Maxime Duranté, qui a jugé bon d’insérer le protagoniste dans son texte. Il me semble que cela colore très bien l’ambiance!
Plus le lecteur approche de la fin du récit, plus il plonge dans un climat chargé de danger. En effet, l’atmosphère de la nouvelle opère un crescendo jusqu’à la toute fin.
La fanfiction de Maxime Duranté peut être lue sans connaître l’univers de la série de Patrice Cazeault, comme elle peut aussi être très bien appréciée pour ceux qui ont déjà goûté à Averia.
Vous laisserez-vous tenter?

 

Catégories : Événements, Découvertes, Livres adultes, Nouvelles | Étiquettes : , , , , , , , | 2 Commentaires

Un reportage à lire sur Twitter!

Depuis le mois de novembre 2015, la journaliste Clara Beaudoux anime sa page Twitter du #MadeleineProject. Au moyen de ce média, la journaliste reconstitue les événements de la vie de Madeleine et de son entourage.
La femme, qui aurait été centenaire aujourd’hui, a vécu durant vingt années dans l’appartement de Clara Beaudoux. Cette dernière y a emménagé un an après la mort de Madeleine et a eu la surprise de découvrir « toute la vie de Madeleine » dans la cave qui, semble-t-il, avait été oubliée. Des boîtes, des objets variés, des lettres, des photos, des vêtements, etc.
Au grand plaisir de la journaliste, Madeleine était très méthodique dans ses effets. Clara Beaudoux y retrouve des valises pleines de lettres, dont un grand nombre de Loulou, l’amoureux de Madeleine. Il y a aussi tout un tas de cahiers scolaires : Madeleine a été enseignante.
Le lecteur, quel qu’il soit, plonge aisément dans l’univers de Madeleine. Allant de jeunes adolescents aux personnes plus âgées, beaucoup de gens suivent cette quête et sont intrigués quant à la suite. Clara Beaudoux sait comment attirer et maintenir son public virtuel. Au moyen de photographies et de tweets, la journaliste narre ses découvertes sur la vie de Madeleine. Des mystères prennent forment puis se démêlent peu à peu avec le temps et les autres trouvailles de cette cave remplie de trésors.
Madeleine project est désormais un livre contenant les deux premières saisons de la quête d’informations de Clara Beaudoux. Une troisième saison a été tout récemment mise en ligne, où le lecteur en apprend beaucoup plus sur Madeleine, Loulou, d’autres personnages et les lieux visités par ces individus bien réels.
Au plaisir du lecteur, Clara Beaudoux enregistre quelques personnes interrogées, divulgue un film retrouvé dans les affaires de Madeleine, partage de nombreuses photographies anciennes (jusqu’aux négatifs), de même que des extraits de lettres, des liens vers les journaux de l’époque,… Elle se rend également sur les lieux afin d’amener des vues « avant/après » de différents endroits.
Je vous conseille sincèrement d’aller faire un tour sur le site de ce projet afin d’entamer cette lecture captivante. Personnellement, j’aurais aimé faire le même type de découverte, mais je crois que je ne me serais pas rendue où Clara Beaudoux amène tous ses lecteurs. C’est pourquoi j’attends avec impatience la quatrième saison pour en apprendre plus encore sur Madeleine!

 

 

Le livre est également disponible dans une nouvelle édition augmentée ici.

Catégories : (Auto)biographie, Événements, Biographie, Découvertes, Livres adultes | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Simple, rapide et intéressant.

La maladie de la mort

Par Marguerite Duras

Résumé en quatrième de couverture :

Vous devriez ne pas la connaître, l’avoir trouvée partout à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre, dans un film, en vous-même, en vous, en toi, au hasard de ton sexe dressé dans la nuit qui appelle où se mettre, où se débarrasser des pleurs qui le remplissent.
Vous pourriez l’avoir payée.
Vous auriez dit : Il faudrait venir chaque nuit pendant plusieurs jours.
Elle vous aurait regardé longtemps, et puis elle vous aurait dit que dans ce cas c’était cher.
Et puis elle demande : Vous voulez quoi?
Vous dites que vous voulez essayer, tenter la chose, tenter connaître ça, vous habituer à ça, à ce corps, à ces seins, à ce parfum, à la beauté, à ce danger de mise au monde d’enfants que représente ce corps, à cette forme imberbe sans accidents musculaires ni de force, à ce visage, à cette peau nue, à cette coïncidence entre cette peau et la vie qu’elle recouvre.
Vous lui dites que vous voulez essayer, essayer plusieurs jours peut-être.
Peut-être plusieurs semaines.
Peut-être même pendant toute votre vie.
Elle demande : Essayer quoi?
Vous dites : D’aimer.

Mon appréciation :

La maladie de la mort est le premier roman que je lis de Marguerite Duras, dont on parle souvent de son autre oeuvre : L’amant.
La maladie de la mort est un court texte qui se lit bien et rapidement. La plume en soi n’est pas complexe à lire, si l’on exclue les deuxièmes sens que peuvent avoir les différentes phrases. J’ai bien aimé la simplicité de la plume de l’auteure et l’absence d’éléments superflus dans le texte. Il me semble que cela permet de laisser la place à un travail d’interprétation pertinent, puisque les choses ne sont pas tout le temps dites directement.
Un certain mystère entoure les personnages du livre, puisqu’on ne connaît pas leur identité. C’est à la fois déstabilisant et intéressant, étant donné que l’on s’interroge sur eux. Ils n’ont même pas de nom!
J’ai bien aimé le choix qu’a eu l’auteure pour la narration. En effet, le narrateur s’adresse au lecteur, qui devient alors le personnage masculin de l’histoire. Cela amène une perspective intéressante sur ce qui est raconté.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture. C’était court, mais la fin m’a plu, alors je ne dirai pas non à une autre publication de Marguerite Duras.

Catégories : Contemporain/Réaliste, Livres adultes | Étiquettes : , | Poster un commentaire

Un roman pas comme les autres!

Les Traqueurs

Par Antoine Bombrun

Résumé du site L’Attelage :

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.
Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.
Vole, vole, vole et virevolte;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots!

Mon appréciation :

Si le titre de cet article précise que ce fut une lecture qui n’était pas comme les autres, eh bien, c’est parce que c’est le cas. Tout du moins, Les Traqueurs ne ressemblait à rien de ce que j’avais déjà lu auparavant… et j’ai bien aimé découvrir cette différence.
Tout d’abord, c’était la première fois que je lisais un roman à la deuxième personne qui n’était pas un livre dont vous êtes le héros. Cela m’a plu et, tout au long du livre, je me demandais qui était ce « je » qui nous parlait et nous racontait cette histoire. Cette intrigue se résout seulement dans le dernier cinquième du roman, alors cela m’a intriguée longtemps! 😛 Après un certain temps, on découvre que ce « je » est en fait une voix dans le même corps que Shiujih (le « tu », et donc le lecteur). Mais la question de son identité reste, comme je l’ai spécifié, un bon moment.
Lorsque l’on commence la lecture, Shiujih est très peu bavard. Ce sont les moments où je préférais sa personnalité, puisque cela me mettait vraiment dans le rôle de spectatrice, comme si je ne faisais que me trouver sur les lieux des événements. Cela donnait un esprit calculateur au protagoniste, comme s’il ne fallait que dire et faire le strict minimum. J’ai bien aimé cet aspect. Parfois, j’avais même l’impression de me retrouver dans un jeu vidéo à la première personne, tellement j’avais la sensation d’être plongée dans l’univers des Traqueurs.
Si j’ai apprécié le personnage de Shiujih, j’ai aussi apprécié les deux autres hommes qui l’accompagnaient : le vieux Thief et Rhyunâr l’impulsif. J’ai trouvé que le mélange de la personnalité de chacun permettait la création d’un bon équilibre. Thief est attachant, et Rhyunâr permet d’amener à l’histoire une bonne part de violence qui rend bien compte de la cruauté de l’univers dans lequel chacun évolue.
J’ai moins aimé l’intérêt de Shiujif pour la petite Noisette, rescapée du meurtre violent de sa communauté par Rhyunâr (celui-ci préfère tuer les enfants que de les aimer). Les douceurs du premier personnage me paraissaient un peu drôles à lire. Je ne me serais pas plainte de l’absence de la petite, qui ne m’a pas donné l’impression d’être très utile au récit.
Concernant la trame de l’histoire en général, j’avoue que mon intérêt a été capté facilement. Je me demandais quelle sorte d’humains ou de créatures étaient les trois Traqueurs, mais aussi comment allait évoluer la quête qu’ils s’étaient donnée. La finale de celle-ci m’a fait un drôle d’effet, mais ne m’a pas totalement déplu pour autant, étant donné qu’elle était tout de même bien mouvementée.
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la construction du récit. Les descriptions permettaient de bien s’imprégner de l’ambiance, qui était alors à la fois tangible et horrifique. De plus, la présence d’analepses disséminées dans le livre était bien calculée. En effet, elles permettaient de comprendre le passé de Shiujih aux bons moments. Parmi tout cela étaient présentes quelques illustrations bienvenues. Leur coloration accentuaient l’ambiance lors de la lecture.
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et découvrir la plume particulière d’Antoine Bombrun. Je serais curieuse de lire ses autres écrits! Seront-ils à la hauteur de la découverte que fut Les Traqueurs pour moi?

Catégories : Aventure, Fantastique, Fantasy ou merveilleux, Livres adultes | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

Un enquêteur qui me plaît bien!

L’homme aux cercles bleus

Par Fred Vargas

Résumé en quatrième de couverture :

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors? » Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus tracés à la craie, durant la nuit, sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, comme prisonniers, des objets perdus : trombone, bougie, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque? un joueur?
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite suintent la cruauté. Il le sait, il le sent : bientôt, l’anodin saugrenu deviendra tragédie.

Mon appréciation :

Depuis le temps que je voyais les livres de cette auteure me narguer sur les tablettes des librairies et des bibliothèques, il était temps que je découvre l’un de ses romans! Et voilà, c’est désormais chose faite. Je compte même récidiver si j’en ai l’occasion.
Mon gros coup de cœur du roman : le commissaire Adamsberg.
Le commissaire Adamsberg est différent de tous ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans mes lectures de romans policiers. Il est loin du bon vieux Hercule Poirot, de Maigret et de bien d’autres. Essentiellement, Adamsberg ne semble pas mener les enquêtes sur lesquelles il travaille. Ses méthodes sont tout à fait désinvoltes et donne une impression de négligence. Mais j’ai aimé ça!
Concernant l’enquête en soi, il faut que j’admette avoir été bien curieuse. Au même titre que le commissaire, je me demandais quand un meurtre allait se produire. Et la description des découvertes de chacun des cercles me mettait en haleine. J’ai été servie : un meurtre, sanglant, puis un deuxième, et des personnages très suspects mais qui sont difficilement accusables.
En somme, j’ai tout aimé, de l’enquête au personnage qui la menait. Cela me sortait des autres romans policiers que j’avais eu l’occasion de lire. J’ai été bien divertie et j’espère bien lire un autre roman mettant en scène Adamsberg, puisque sa psychologie et ses méthodes me paraissent fort intéressantes. Cela sort du traditionnel roman de détection!

Voici un extrait de l’adaptation en téléfilm :

Catégories : Adaptations, Livres adultes, Policier, Policier et cie | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Coup de cœur pour les illustrations et Marcel!

La véritable histoire du Petit Chaperon rouge et de son chat Marcel

Par Benjamin Perrier et Jules

Résumé en quatrième de couverture :

Connais-tu l’histoire du Petit Chaperon rouge?
Oui, bien sûr!
Sais-tu en revanche que cette petite fille espiègle a un chat nommé Marcel? Un bon gros chat qui passe son temps à ne rien faire!
Mais entre toi et moi, pour être tout à fait franc, c’est LUI le vrai héros de ce conte!

Mon appréciation :

En effet, qui ne connaît pas l’histoire de la fillette vêtue de rouge? Les adaptations de ce conte sont très nombreuses. Celle-ci, sous forme d’album pour enfants, est tout à fait divertissante.
Tout d’abord, j’ai particulièrement aimé les illustrations de Jules. Elles sont simples et épurées. Elles sont délicates et si bien teintes de rouge (la seule couleur tout au long du livre) qu’il en émane un certain charme. Mélangeant le trait et la peinture, les jolies illustrations amènent une touche de douceur au texte qui, lui, est plus humoristique.
Ensuite vient le personnage du chat, Marcel, qui est très amusant, que ce soit dans les lignes qui le composent en image ou dans ses réflexions rapportées par la narration. En gros chat paresseux, il est plutôt comique. Il y a de quoi l’apprécier rapidement! Même qu’il amène une touche amusante à la fin de l’histoire, mais je vous laisse le découvrir par vous-même. 😉
De plus, la narration a aussi un quelque chose de particulier pour cette adaptation du Petit Chaperon rouge. En effet, elle est parsemée de plusieurs commentaires du narrateur. Ces commentaires sont surtout humoristiques et me semblent être idéaux pour une lecture d’un adulte à un enfant. Je m’imagine bien l’adulte jouer avec les intonations de sa voix pour donner vie à cette narration colorée.
Finalement, j’ai apprécié le personnage du loup, qui avait quelques problèmes de locutions. C’était drôle, et je crois qu’un enfant prendrait plaisir à entendre ces passages. Le loup perd totalement sa figure de grand méchant. Il n’est pas très gentil, c’est vrai, mais il est si ridiculisé qu’on ne lui en veut pas trop au final, puisqu’il nous devient presque amical.
N’empêche, je vous le dis, rien que les illustrations valent le coup d’œil pour cet album!

Catégories : Contes, Livres jeunesses | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

Plongeon captivant dans le 19ième siècle!

Les Rougeon-Macquart, tome 13, Germinal

Par Émile Zola

Résumé en quatrième de couverture :

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre.
C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce: dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps — celui du renouveau.

Mon appréciation :

Germinal est le treizième volume de cette série de Zola. Par contre, il n’est pas nécessaire d’avoir lu les autres tomes pour entrer dans l’histoire de celui-ci et l’apprécier. Même que j’ai aimé ma lecture dès le tout début. Je n’ai pas eu de mal à m’y plonger, étant donné que les descriptions permettaient une bonne mise en place des différents éléments.
Le personnage d’Étienne se trouve rapidement un emploi dans une mine. J’ai trouvé fort intéressant que son premier jour de travail soit autant décrit qu’il l’est, puisque cela permettait de réellement se plonger dans l’ambiance de l’époque. La mine et les tâches à exécuter étaient suffisamment détaillées pour que je puisse moi-même me visualiser à cet endroit. C’était ainsi, aussi, plus aisé de comprendre les enjeux que rencontraient les protagonistes.
Mis à part cela, il y a un autre élément qui ressort quand même beaucoup lors de la lecture, soit le temps consacré à la vie sexuelle des personnages. Les ouvriers n’ayant rien d’autre que la pauvreté pour vivre, ils passent leur temps et se consolent par les plaisirs charnels. De ce fait, cela crée un certain jeu lors de la lecture. Dès le début, Étienne est confronté au personnage de Catherine. Une rivalité s’installe avec un autre homme et l’on se demande à quel moment Étienne va enfin pouvoir avoir une relation avec la jeune femme. Cela me semblait un peu alléger l’univers malheureux dans lequel les protagonistes évoluent.
Le roman permet également de plonger dans une ambiance de parfaite misère. Il y a une nette distinction entre la classe des ouvriers et celle des bourgeois. Ces derniers mangent à leur guise, gaspillent la nourriture,… alors que les ouvriers faiblissent de jours en jours par surmenage au travail, par manque de nourriture et par la multiplication des problèmes de santé. Cette misère s’observe dans la famille des Maheu, qui est celle qui héberge le personnage d’Étienne. Tous les enfants en âge de travailler sont à la mine et le grand-père crache du charbon à force d’avoir trop travaillé dans de mauvaises conditions. Le portrait n’est, en effet, pas très glorieux et reflète malheureusement très bien l’époque.
Je ne veux pas trop en dévoiler, mais j’admets avoir bien aimé la fin du livre. Une situation grave et dangereuse atteint les mineurs. À un moment, alors qu’un cheval est concerné, le récit est si bien écrit qu’il en émane une certaine force qui vient nous happer en tant que lecteur. La scène est puissante, terrible, poignante. J’ai adoré et j’en ai été secouée.
Puis, la toute toute fin de Germinal présente une sorte de retour au point de départ pour divers personnages. Si cela peut avoir donné l’impression de tourner en rond au premier coup d’œil, il suffit de réfléchir un peu pour y capter une profonde réflexion sur la société.
Je ne pensais pas autant aimer un classique!

Voici la bande-annonce du film :

Catégories : Adaptations, Historique, Livres adultes | Étiquettes : , , , , , , | Un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :