Articles tagués : Littérature française

Un mélange intéressant d’amour, d’humour et d’aventures!

L’empire des anges

Par Bernard Werber

Résumé en quatrième de couverture :

Que pensent les anges de nous?
Que peuvent-ils faire pour nous aider?
Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges.
Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie.
Ses moyens d’action : les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats.
Que faire pour leur montrer la voie du bonheur?
Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant?
Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour.

Mon appréciation :

Avant tout, j’ai lu ce roman de Bernard Werber sans n’en avoir lu aucun autre de lui auparavant. Je plongeais donc totalement dans un nouvel univers, celui des Thanatonautes. L’empire des anges fait partie de la série des Thanatonautes. Heureusement, il n’est pas crucial d’avoir lu les autres romans avant d’entamer celui-ci. Il y a quelques références aux événements s’étant déroulés dans les aventures précédentes du personnage de Michael Pinson, mais elles ne désorientent pas et il est possible de comprendre globalement de quoi il retourne avec les quelques éléments de résumé qui parsèment le bouquin. En fait, cela donne surtout envie de découvrir les autres volumes afin d’en savoir plus sur l’existence de Michael Pinson et de ses compagnons.
J’ai pris plaisir à lire ce roman, puisqu’il est parsemé d’humour. L’humour est présent en de nombreux endroits, mais ce que je trouvais le plus comique, c’était lorsqu’il y avait des paragraphes de textes qui répertoriaient les propos d’ « individus interrogés dans la rue au hasard d’un micro-trottoir ». Il était demandé à ces passants ce qu’ils pensaient de la vie après la mort, entre autres. Ces personnages figurants n’apportent rien du tout à l’histoire, étant donné qu’il n’y a rien de scientifique dans leurs propos. Il n’empêche que c’était amusant à lire, justement parce que cela donnait l’impression d’apparaître de nulle part.
J’ai beaucoup aimé suivre les existences des trois âmes dont Michael Pinson devait s’occuper. C’est sans doute parce que je ne connaissais pas les autres aventures du personnage principal que j’ai eu cet intérêt, d’autant plus que nous suivons la vie complète de ces trois âmes, de leur naissance dans un corps jusqu’à leur mort. À chaque moment qu’un chapitre les concernait, je le lisais avec avidité.
Et c’est d’ailleurs ce qui était intéressant dans ce roman : les chapitres sont courts et s’enchaînent rapidement. Chaque chapitre est bref et est centré sur un élément en particulier, que ce soit une âme, Michael Pinson, le Paradis ou bien l’encyclopédie d’Edmond Wells, l’instructeur de Michael. Son encyclopédie se veut une sorte de document sur le lieu où se retrouvent les anges gardiens qui ont pour rôle de diriger les âmes et de les élever. Cependant, Edmond Wells finit par se laisser aller, ce qui fait de son encyclopédie un document qui n’est pas toujours sérieux et qui ne garde pas constamment le même sujet.
En bref, c’est une lecture très amusante et diversifiée de par la forme qui est donnée au texte. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et je compte bien trouver l’occasion de lire un autre ouvrage de Bernard Werber!

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Une petite douceur…

Le voleur d’ombres

Par Marc Levy

Résumé en quatrième de couverture :

Enfant, il vole les ombres de ceux qu’il croise… et chacune de ces ombres lui confie un secret.
Malgré lui, il entend les rêves, les espoirs et les chagrins de ceux qu’il aime. Que faire de cet étrange pouvoir…?
Quelques années plus tard, le « voleur d’ombres » est devenu étudiant en médecine… Est-il encore capable de deviner ce qui pourrait rendre heureux ses proches, comme Sophie avec laquelle il étudie la médecine, ou Luc, son meilleur ami, qui voudrait changer de vie?
Et lui, sait-il où le bonheur l’attend?
Amour d’une mère. Inoubliable premier amour. Amour qui s’achève… Amitié longue comme la vie… Le voleur d’ombres est une histoire d’amour au pluriel.

Mon appréciation :

C’est toujours un plaisir de renouer avec la plume de Marc Levy. C’est toujours très agréable de le lire.
Le roman commence avec l’histoire d’un jeune garçon qui se découvre l’étrange talent de voler les ombres des autres. Cela commence donc tout en douceur, avec un enfant comme personnage principal. Pourtant, l’enfance de celui-ci a une grande importance dans la suite de l’histoire. Alors qu’il devient adulte et qu’il étudie la médecine, le personnage ne cesse jamais de songer à son passé, qui le détermine profondément. Ce passé englobe sa mère, son père, son ami Luc, son ami Yves et deux amourettes marquantes. Malgré que ses études lui demandent beaucoup de temps et que cela l’empêche parfois de voir ses proches, le narrateur repense souvent à ses années de jeunesse et aux souvenirs qui y sont liés. C’est d’ailleurs un retour dans son passé qui lui permet d’avancer dans le moment présent.
J’ai beaucoup aimé ce roman qui, comme l’indique le résumé en quatrième de couverture, est rempli d’amour. Cela en fait une lecture qui devient agréable et qui donne envie d’être avec nos proches, par la suite… ou de plonger dans un autre roman de l’auteur, pourquoi pas. 😛
J’ai particulièrement aimé la manière dont se termine le roman. Avec son étrange pouvoir, le narrateur avait toujours tendance à trouver le moyen qui ferait en sorte que les gens de son entourage seraient ne serait-ce qu’un peu plus heureux. Même avec une toute petite attention, il embellissait et changeait la vie des individus. À la fin du roman, c’est au tour du personnage lui-même de bénéficier de ses attentions passées. En effet, certains personnages reliés à ses jeunes années lui permettent d’aller exactement là où il doit être pour atteindre son propre bonheur. La finale est douce, mais pleine d’amour. Elle est simple, mais en dit énormément.
J’ai, encore une fois, passé un superbe moment de lecture avec Marc Levy. J’ai déjà hâte de me replonger dans un autre de ses livres!

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Deux très bonnes versions d’une même histoire!

Le Horla

Par Guy de Maupassant

Résumé en quatrième de couverture :

Confession lucide et maîtrisée d’un homme qui assiste au naufrage de sa propre raison, Le Horla nous révèle la trajectoire secrète et fulgurante qui relie la plénitude de la santé au martyre de la démence. Nul autre récit fantastique — en raison, peut-être, de certains accents autobiographiques — n’a développé avec plus de rigueur et de vérité clinique l’implacable logique de l’imaginaire.

Mon appréciation :

Cette édition du Horla parue dans Le livre de poche permet de lire deux version du texte de Maupassant. La première est une histoire rapportée par un certain docteur Marrande. La deuxième, quant à elle, est écrite sous la forme d’un journal et est aussi plus longue, puisqu’elle est davantage travaillée.
Dans les deux cas, c’est l’histoire d’un homme qui s’interroge sur ce qu’il peut et ne peut pas voir à l’œil à la suite d’une étrange découverte. L’esprit du personnage tangue entre la certitude et l’illusion qu’une entité invisible soit présente à proximité de lui. Si l’être invisible est réel, c’est tout à fait effrayant; s’il ne l’est pas, c’est que la folie atteint de personnage principal, ce qui est tout autant effrayant pour lui.
J’ai bien aimé cette idée du visible et de l’invisible. Après tout, il est vrai que nous ne pouvons voir l’air autour de nous, mais nous savons qu’il est réel, puisque nous en avons besoin pour respirer. Heureusement, je n’en suis pas devenue folle pour autant! 😛
Sinon, je dois dire que la deuxième version du Horla apporte une touche plus intéressante à l’histoire. En effet, comme le lecteur se retrouve dans l’esprit du protagoniste, il peut comprendre la pleine mesure des répercussions des événements sur le narrateur. D’ailleurs, cela amène une vision plus intelligente de ce dernier, puisque le lecteur suit toutes les interrogations et les raisonnements du récit. L’existence de l’être invisible est fortement étudiée et analysée. Le personnage découvre que lorsqu’il quitte son logement pour voyager, l’entité ne le suit pas. La finale de cette version est aussi fort plaisante. Le narrateur, en tentant de mettre fin à cette folie, comprend que l’être invisible est, en quelque sorte, surpuissant et immortel. Il n’y a qu’une seule façon de le fuir…
Bien que très courts, ces deux textes sont très divertissants et bien agréables à lire. L’histoire est loin d’être récente, mais elle peut se lire avec autant de plaisir encore aujourd’hui.

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Un dilemme tragique!

Le Cid

Par Pierre Corneille

Résumé en quatrième de couverture :

Il faut lire Le Cid dans sa première version, celle de 1637, qui explose comme un coup de tonnerre, avec la fougue de la jeunesse, le flamboiement du sang, les trompettes de la victoire. On s’aime, on se déchire, on libère sa patrie en quelques heures parmi les plus intenses de notre théâtre.
Drame du conflit entre les sentiments passionnés et les dures contraintes du devoir moral et politique, la pièce offre une liberté de ton et une audace formelle que Corneille, pour se conformer aux codes d’une dramaturgie classique en train de se mettre en place, s’attachera par la suite à atténuer, mais dont le texte original, que cette édition restitue, conserve l’éclat.

Mon appréciation :

C’est la lecture d’un autre classique du théâtre que j’ajoute à ma culture. Encore une fois, comme pour la pièce Dom Juan, je me suis bien divertie.
Lorsque l’on commence la lecture du Cid, il y a plusieurs personnages qui nous sont présentés. Il peut être difficile de les différencier et de comprendre, à chaque fois, à qui nous avons à faire. Heureusement, nous apprenons tout de même vite à les connaître et nous comprenons mieux alors ce qui est en jeu dans les multiples dialogues.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire, en voici un petit résumé : Pour sauver l’honneur de son père, Rodrigue doit effectuer un duel avec le Comte et l’achever. Par contre, il se trouve que le Comte est le père de Chimène, la fille que convoite Rodrigue. Malgré son grand amour pour Rodrigue, Chimène réclame vengeance. Selon les conseils de son père, Rodrigue s’engage dans différents combats au nom du roi, ce qui lui accorde un certain mérite. Étant donné ses succès, le roi évite l’exécution directe du jeune homme en consentant à un duel de vengeance entre Rodrigue et l’homme que choisirait Chimène pour la représenter. L’issue du combat mène au mariage du vainqueur avec la femme.
C’est vraiment lorsque Rodrigue tue le père de Chimène que l’action de la pièce commence réellement, ce qui accentue l’intérêt. Non seulement le combat est divertissant, mais les questionnements intérieurs du personnage de Rodrigue sont bien intéressants. Celui-ci se retrouve dans une situation où l’équilibre entre le devoir et l’amour n’est plus du tout évident. À ce sujet, je trouvais fort captivant de me plonger dans l’ambiance de l’époque où, visiblement, l’honneur et le devoir priment sur les sentiments amoureux. Cette époque ne devait pas toujours être plaisante! 😛
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la conclusion de la pièce. Je la trouvais bien satisfaisante étant donné les épreuves traversées par le couple de Rodrigue et de Chimène.
C’est à votre tour, maintenant, de découvrir ou de redécouvrir ce classique!

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Un petit classique plaisant!

Dom Juan

Par Molière

Résumé en quatrième de couverture :

Dom Juan vient de quitter sa femme pour tenter d’enlever une fiancée à son futur époux. Puis il jette son dévolu sur de jeunes paysannes qu’il promet d’épouser. Sganarelle a beau tenter de ramener son maître dans le chemin de la vertu, Dom Juan préfère les plaisirs de ce monde, si dangereux pour son salut, à l’espérance d’une béatitude infinie. D’autres pourtant l’avertiront qu’ « une méchante vie amène une méchante mort »…
Ce sujet dont Molière s’empare en 1665 a déjà donné lieu à d’assez nombreuses pièces. Pourtant, rien de plus personnel que ces cinq actes en prose conduits avec une éclatante maîtrise qui donne aux personnages la profondeur de l’humanité vraie. De la farce à l’ironie la plus fine, la pièce propose tous les registres du comique. Mais c’est aussi la plus tragique des comédies, qui prend la dimension d’un drame métaphysique.

Mon appréciation :

Nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Dom Juan. Pour ma part, je connaissais bien ce nom et ce qu’il impliquait, mais je n’avais encore jamais lu la pièce du célèbre Molière. Désormais, c’est chose faite! Et je dois avouer que j’ai bien apprécié ma lecture.
Malgré que le visuel soit inexistant lorsque nous lisons une pièce de théâtre, je n’ai pas eu de difficulté à me représenter les personnages et les lieux. Même qu’il est possible et aisé de s’attacher aux personnages seulement avec le dialogue.
Le personnage de Sganarelle, entre autres, est bien divertissant. Sganarelle est le valet de Dom Juan. Il n’est pas d’accord avec les mauvaises habitudes de Dom Juan, qui consistent à conquérir une femme et la marier, puis lorsqu’elle lui « appartient », à la quitter pour en épouser une autre… et cela est encore un meilleur défi lorsque la femme désirée est promise à un autre homme. Et donc, si Sganarelle n’aime pas cette particularité chez son maître, il a énormément de mal à le lui dire. Dès lors qu’il va pour critiquer Dom Juan, il se reprend et formule ses propos de sorte qu’ils soutiennent le personnage principal. Tout de même, Sganarelle ressent éventuellement le besoin de se vider le cœur envers Dom Juan. Ce moment, dans la pièce, est plutôt cocasse. Pour faire court, Sganarelle a de la difficulté à enligner des propos cohérents pour s’exprimer. C’est assez amusant!
Mis à part cela, l’histoire en soi est divertissante. Dom Juan courtise non pas une, mais deux paysannes en même temps et, en plus, il doit échapper aux frères de Done Elvire, sa femme, puisqu’ils veulent venger cette dernière pour s’être faite berner par Dom Juan.
De plus, les classes sociales des personnages sont bien représentées par l’écriture des dialogues. Entre les paysans et Dom Juan, il y a une nette différence. Cela met très bien dans l’ambiance de l’époque. Bien que la plupart des mots étaient compréhensibles par la prononciation ou le sens de la phrase, j’ai quelques fois eu besoin du glossaire à la fin du livre. J’ai bien aimé cette ambiance.
Si vous n’avez pas encore lu ce classique, je vous le suggère avec plaisir. Cela se lit très bien et très rapidement! J’ai même envie de voir la pièce au théâtre, si j’en ai un jour l’occasion!

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Sortie du confort quotidien!

Dans ma maison sous terre

Par Chloé Delaume

Résumé en quatrième de couverture :

C’est un cimetière. Où Chloé tente d’écrire un livre de vengeance, un livre qui pourrait tuer. Sa cible, c’est la grand-mère, femme dénuée d’empathie, qui lui a révélé par le biais d’une tierce personne un secret de famille. De ces secrets qui dévastent et ruinent l’identité. Apparaît Théophile, un personnage étrange, grand habitué des lieux. À ses côtés Chloé va visiter les tombes, et entendre les morts un à un se confier. Chacun a son histoire, sa musique, sa chanson. Et sa leçon, peut-être. Qui pourrait être utile à la reconstruction de ce Moi saccagé.
Entrelaçant quête personnelle et voix de disparus, Dans ma maison sous terre est un roman qui interroge notre rapport à la mort, à la littérature et à la psychanalyse.

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours universitaire, intitulé Littérature et langage, que j’ai eu l’occasion de découvrir ce roman de Chloé Delaume, et de découvrir l’auteure par la même occasion. C’est une belle découverte que j’ai pu faire.
Tout d’abord, le style d’écriture est plutôt particulier. Des phrases à la structure plus banale se mêlent à d’autres tout à fait hors de l’ordinaire. Les mots sont parfois alternés pour changer le sens des phrases, et même quelques fois remplacés par des signes. Cela peut parfois paraître plus complexe à lire, mais lorsque l’on est bien ancré dans la lecture, je suis d’avis que cela coule bien. D’ailleurs, j’aimais beaucoup ces effets de style. Je pouvais lire quelque chose de complètement différent de ce que je lis généralement pour le plaisir. Cette sortie de mon confort était même très bien.
Si j’ai trouvé ma lecture agréable à cause de la forme du texte, je l’ai aussi appréciée à cause de l’histoire. Si cela semblait parfois flou et aurait mérité une relecture de certains chapitres, je me plaisais à suivre le fil de pensées du personnage de Chloé Delaume, de même que ses rencontres avec les morts. Accompagnée de Théophile, la trentenaire est mise face à ses pulsions de mort. Après tout, son idée est d’écrire un livre dans le but qu’il tue sa grand-mère. Est-ce que son objectif changera d’ici à la fin du roman? Cela je ne vous le dis pas. Mais je peux vous dire que les pulsions de morts de Chloé sont bien divertissantes.
Autrement, comme je l’ai légèrement mentionné plus haut, j’étais parfois mêlée lorsque je lisais. Disons que le squelette du récit est plutôt particulier. Tantôt l’on rencontre un mort et on découvre sa vie, tantôt on suit les pensées de Chloé, tantôt c’est sa discussion avec Théophile qui prend place. Le tout sans jamais de tiret pour indiquer les dialogues. Il faut donc être assez attentif au texte. Cela peut être moins aisé à lire, mais je termine en disant que ce dépaysement littéraire était fort intéressant.

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Une étrange histoire.

L’écume des jours

Par Boris Vian

Résumé en quatrième de couverture :

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant.
Dans cette oeuvre d’une modernité insolente, livre-culte depuis plus de soixante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…

Mon appréciation :

Le côté plus surréaliste de cette histoire était bien amusant. Et c’est aussi ce qui m’a le plus enchantée au départ, puisque j’avais un peu de mal à plonger dans l’univers des personnages. Je ne suis pas arrivé à m’identifier à l’un d’eux, ce qui retardait mon attachement. Ainsi, ma lecture a commencé en douceur, le temps que je m’adapte au style d’écriture particulier de l’auteur et à ses personnages.
Puis je me suis finalement laissée aller à ma lecture sans problème. Les manies des personnages me sont devenues amusantes, et la présence de la science-fiction, comique. Car en effet, j’ai même un peu rigolé. Entre autres, lorsque Colin demande à un pharmacien d’exécuter une ordonnance, celui-ci l’exécute littéralement à l’aide d’une petite guillotine. Ce court passage est celui qui m’a le plus fait rire. Tout de même, quelques autres étaient plaisants, disséminés parmi les moments les plus malheureux pour les différents protagonistes.
Par contre, je dois dire que certains éléments de la lecture peuvent être plus ardus sans une certaine connaissance de la musique des Noirs américains. Certains titres et artistes sont nommés au passage, agrémentés, bien souvent, d’une note de bas de page pour signifier quand le morceau est paru. Nombre d’entre eux m’étaient inconnus. De ce fait, même les notes ne m’aidaient pas à savoir qui ils étaient. Idéalement, je crois que j’aurais dû me faire une liste de lecture avec les musiques mentionnées dans le roman pour me donner une meilleure idée de l’ambiance de celui-ci.
Tout de même, malgré que le langage utilisé puisse parfois être plus complexe à cause de différents mots-valises et néologismes, il résulte une certaine poésie, une certaine musique dans l’écriture de L’écume des jours. La complexité, mêlée de simplicité, de cette histoire d’amour avait quelque chose de tout à fait fascinant. Boris Vian sait maîtriser les mots.

Voici la bande-annonce du film :

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Doux, léger et amusant!

L’Échappée belle

Par Anna Gavalda

Résumé en quatrième de couverture :

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle.
Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes.

Mon appréciation :

Un vrai bonbon, cette petite lecture!
En l’espace d’un instant, j’appréciais déjà les personnages. Simples et vifs, je prenais déjà plaisir à lire les dialogues. Parce que je dois le dire, tous les échanges sont amusants, même les blagues plates d’un étrange personnage m’ont fait sourire, voire même rire.
L’histoire est courte et se déroule sur quelques heures. J’ai trouvé cette rapidité plutôt intéressante, puisque cela donnait l’impression d’être plongé dans la vie de cette famille pour l’espace d’un petit instant, de vivre quelques moments de bonheur, puis de retourner au quotidien tout bonnement. C’est un peu comme de lire une nouvelle, mais en légèrement plus long. J’ai bien apprécié cet aspect.
Les mots coulent très bien tout au long de la lecture sur le plan de la narration. Le tout est assez doux et léger, tout en restant amusant. Même, quelques fois, le langage est assez comique. Quelques mots anglais sont écrits par sonorités, plutôt que tels quels. Au premier coup d’œil, on s’interroge sur la nature du mot, qui semble étrange. Puis, en ne se concentrant que sur la prononciation, on comprend tout… un peu comme si le personnage principal, Garance, n’était pas très doué en anglais.
Le seul bémol du texte était, pour moi, l’énumération de chansons à la fin du livre (ne vous inquiétez pas, ça n’est pas une grosse révélation). Je suis d’avis que cette partie du livre doit être plus intéressante pour quelqu’un qui connaît toutes les références, contrairement à moi qui m’y perdais, car il y a un peu plus de deux pages de texte sur le sujet.
Il n’empêche que tout le reste était très agréable à lire. Vraiment, j’ai dévoré les quelques pages en si peu de temps! Mais, malgré cette rapidité, je ne suis pas restée sur ma faim. Je trouvais que l’histoire se terminait très bien de cette manière, et que cette visite dans la vie de Garance et de ses frères et de sa sœur était tout à fait plaisante.

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Une aventure que j’aurais aimé poursuivre!

L’Oncle RobinsonL'Oncle Robinson
Par Jules Verne

Résumé en quatrième de couverture :

C’est vers 1861 que Jules Verne imagina de reprendre à sa manière le mythe de Robinson Crusoé — et de concurrencer, peut-être, le Robinson suisse de J. D. Wyss. Le succès de Cinq semaines en ballon orienta le romancier vers d’autres projets, mais le manuscrit fut retrouvé dans ses archives, acquises en 1981 par la Ville de Nantes.
Échoués sur une île déserte du Pacifique après la mutinerie de l’équipage du voilier qui les emmenait vers les États-Unis, un couple et ses quatre enfants doivent apprendre à survivre, aidés par l’Oncle Robinson, un matelot resté fidèle…
Source intarissable de rêves pour Jules Verne, le thème des naufragés devait réapparaître dans L’Île mystérieuse. L’écrivain lui donne ici une expression caractéristique de sa manière, et susceptible de passionner les lecteurs d’aujourd’hui.

Mon appréciation :

Cela m’a fait étrange de lire un livre qui n’est pas achevé. En effet, L’Oncle Robinson n’est pas complet. Cependant, cela n’empêche pas que l’histoire était très intéressante.
J’ai d’abord bien aimé la manière dont la situation de la famille Clifton était amenée. Déjà dans un canot, à grelotter à cause du froid de mars, la famille Clifton, ainsi que le valeureux Flip (plus tard l’Oncle Robinson), naviguent difficilement sur une mer parfois agitée, jusqu’à arriver sains et saufs sur une île quelconque. Puis, on fait un retour dans le passé. Les événements qui ont mené cette famille à se retrouver abandonnée sont racontés, des murmures de soulèvement jusqu’à la fameuse mutinerie mentionnée dans le résumé. Par la suite, nous retournons dans le moment présent. Je suis d’avis que c’était une excellente manière de présenter les choses.
Le personnage de l’Oncle est fort intéressant. Il est quasiment toujours enthousiaste, prêt à affronter toutes les difficultés. S’il se morfond un instant, il ne le montre pourtant pas aux autres et continue de leur insuffler l’espoir. Cela est sans compter ses très nombreux talents. Non seulement il est marin, mais il est également chasseur, bûcheron, bâtisseur, pêcheur, inventeur, et plus encore. Sans ce protagoniste, tous seraient morts dès les premiers jours échoués sur l’île… ou ne s’y seraient même pas rendus.
J’ai apprécié que, malgré les grandes connaissances variées de l’Oncle sur les animaux et la végétation, les personnages affrontent plusieurs embûches. Et ce, dès le départ. Ils ne l’ont pas facile, et c’est ce qui rend le récit plus crédible. Puis, tout finit par aller de mieux en mieux, ce qui est plaisant. La famille s’installe inévitablement sur l’île afin de pouvoir y survivre longtemps. Seulement… le livre se termine sur une interrogation. Un nouveau problème? une situation qui pourrait être bienvenue prochainement? du danger en perspective? On ne peut le savoir, faute de fin au manuscrit. Par contre, je ne me suis pas trop désolée de cette finale. Je me suis plutôt dit que cela laissait suggérer que la petite famille avait encore bien d’autres aventures à vivre sur cette île, mais qu’elle y serait bien.
J’ai donc passé un agréable moment de lecture. Je suis en accord avec Jules Verne lorsqu’il affirme que le thème de naufragés est inépuisable et est une excellente source d’idées.

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Une suite qui donne envie… de lire la suite!

Autre-Monde, tome 5, Oz

Par Maxime Chattam

Résumé en quatrième de couverture :

La guerre avec les Cyniks terminée, les Pans se croyaient enfin en sécurité. Mais Entropia se rapproche inexorablement et rien ne semble pouvoir arrêter sa course dévastatrice.
Rien, sauf peut-être la réunion des Coeurs de la Terre.
Pour l’Alliance des Trois, c’est la mission de la dernière chance.
Objectif : l’Europe, dont on est sans nouvelles.
Mais que reste-t-il, là-bas, de l’ancien monde?
Le sort d’Autre-Monde est en jeu…

Mon appréciation :

Ouf, cela faisait un bien long moment que je ne m’étais pas replongée dans cette série! J’ai eu un peu de mal au début, étant donné le grand nombre de personnages. Cependant, je me suis vite habituée et j’ai pu avoir beaucoup de plaisir à lire le reste.
Plus que jamais, les personnages de Autre-Monde sont exténués. On les voit à bout de forces, tristes, dépassés par les événements et l’espoir s’étiolant. Tout de même, ils ne s’arrêtent pas. Et ce, malgré les nombreuses pertes au fil de l’aventure. Aventure qui n’est réellement pas facile! Ce qui ajoute une touche de réalisme que j’aime bien. Il aurait été décevant que tout se fasse en un clin d’oeil. Jusqu’à la toute fin, les Pans devront affronter des défis et des ennemis toujours plus terribles et rusés. En effet, quelqu’un ou quelque chose (je ne le vous dévoile pas) veut leur nuire à tout prix. Même parmi les leurs, Matt, Ambre et Toby ne se sentent pas en sécurité. Et leur nombre ne cesse de diminuer… jusqu’à la toute fin.
Parlant de cette fin! Wow! Je ne m’y attendais pas du tout. Je croyais que ce qui se tramait venait de tout se dévoiler le chapitre précédent. Je croyais que les ennemis avaient été au bout de leurs plans. Mais non! Quelque chose de plus gros est arrivé encore. Et cela n’augure rien de bon pour le prochain tome… et rend cela encore plus intrigant! Je ne possède pas encore le sixième tome et je ne sais pas trop comment je vais faire pour résister à cette attente (sauf en lisant d’autres livres!).
Mis à part cela, j’ai aussi adoré voyager dans ce livre. En fait, c’est le cas depuis le tout premier tome. La Tempête a tout changé de ce que l’on connaît du monde. Les Pans associés avec l’Alliance des Trois se rendent en Europe cette fois-ci. Le lecteur visite alors la ville de Paris complètement différente, mais dont la tour Eiffel est encore présente. On se rend sur la plage de Normandie également, au musée du Louvre, et même jusqu’en Angleterre. Et la nouvelle « vie » qu’ont ces endroits rend la lecture fascinante. On les découvre sous un autre oeil… plus sombre. Les endroits les plus magnifiques deviennent la source d’êtres ignobles. Les adultes d’Europe sont encore plus cruels que ceux de l’Amérique. À vous de découvrir les atrocités qu’ils font!
Ainsi, j’ai fait une très bonne lecture. J’ai craint pour les personnages, et c’est encore le cas, étant donné la fin de ce tome. J’ai également voyagé, mais j’ai aussi été en colère contre les dirigeants de l’Europe, à cause des actes qu’ils commettent. Bref, j’ai hâte de plonger dans la suite afin de savoir ce qu’elle me réserve!

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