Articles tagués : Littérature québécoise

Un dernier tome assez agréable.

Les 5 derniers dragons, tome 12, L’oppression

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Olibert de la Source désire se venger d’un acte perpétré 150 ans plus tôt. Cette chance lui est offerte lorsque Galaad, chevalier d’Actinide, lui propose un rôle intérimaire à la succession royale. Aussitôt en poste, il décide que son statut précaire deviendra permanent.
Devenu roi, sa vengeance s’accentue. Lorsqu’il acquiert une chevalière aux propriétés mystérieuses, sa vengeance devient démesurée. Il cherche par tous les moyens à détruire le dernier symbole identitaire des enchanteurs à Dorado. Réussira-t-il à mettre son plan à exécution?
Entre-temps, les multiples vols de dragons ont réveillé l’instinct chasseur d’anciens ennemis, des êtres oubliés. Qui sont-ils?

Mon appréciation :

Le voilà, le dernier tome de la série des 5 derniers dragons.
En le prenant en main avant de débuter ma lecture, j’étais bien curieuse de découvrir comment les événements allaient se dérouler dans la conclusion de la série. En même temps, je savais que ce ne serait pas une véritable fin, puisqu’il y a un deuxième cycle à la série : L’ordre des 5 dragons (trois tomes sont déjà parus à ce jour).
Ce volume met principalement en scène le personnage d’Olibert. L’essentiel du roman tourne autour de son désir de richesse et de pouvoir. Ainsi, si l’on préférerait suivre davantage les aventures des jeunes héros, il faut patienter et en profiter par petites portions durant la lecture. Concernant ce roi qui oppresse tout le royaume, il faut dire que cela ne s’étend que sur ce tome. Il n’a pas véritablement le temps de faire du mal à la population. Je crois que j’aurais aimé que les choses deviennent plus ardues et que la situation soit davantage mauvaise et dangereuse.
J’ai cependant aimé quelques autres points du roman. D’abord, j’ai apprécié l’idée qu’il y ait à nouveau une course de dragnards d’organisée, comme c’était le cas dans le tout premier tome de la série. Cela crée une sorte de boucle avec le reste du récit, de sorte que le lecteur a vraiment le sentiment qu’un cycle de l’aventure se termine. D’ailleurs, parlant de cette fin, je dois admettre qu’elle donne envie de découvrir ce qui va se passer dans les tomes de la deuxième série de romans. Les personnages semblent totalement prêts à repartir à l’aventure, et le lecteur aussi.
Finalement, il y a un dernier petit bémol. Cela concerne l’épilogue, qui fait défiler très rapidement quelques années. Il est vrai que ce temps est plus ou moins pertinent, mais j’ai trouvé que cela allait vraiment vite. J’aurais probablement aimé avoir un peu plus de détails. Pour une fois que les personnages prennent une pause de leurs quêtes, le lecteur n’a pas trop l’impression qu’ils peuvent en profiter, puisque cela ne s’étale que sur quelques pages. 😛
Enfin, j’ai bien aimé ce dernier tome dans son ensemble. Il se lit bien, comme le reste de la série. L’histoire a de quoi plaire aux jeunes lecteurs et leur donner envie de s’embarquer dans une deuxième grande aventure avec le deuxième cycle. 🙂

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Culture, mode et mystères

J’adore Rome

Par Isabelle Laflèche

Résumé en quatrième de couverture :

Catherine n’a pas un moment de répit. Alors que la jeune avocate croyait se rendre dans la capitale italienne pour un week-end en amoureux, elle se retrouve plutôt mêlée à une nouvelle affaire de contrefaçon qu’elle devra dénouer avec l’aide de Rikash, son indéfectible allié. Quelle idée, que d’avoir offert leur aide à une inconnue rencontrée au hasard d’une séance de shopping! Il faut dire que l’extravagante Graziella pourrait leur ouvrir bien des portes de la scène locale de la mode, de Rome à Florence en passant par Prato.
Entrepreneurs sans vergogne, pasta succulentes, ateliers clandestins et bellâtres ambitieux seront au rendez-vous!
Heureusement que Catherine peut compter sur ses lunettes porte-bonheur — et sur l’aide d’un certain architecte au charme ravageur… Quand l’escouade de choc de Dior est décidée à faire la lumière sur une histoire de collants contrefaits, la mafia de la mode n’a qu’à bien se tenir.

Mon appréciation :

Ouf! Cela fait deux ans que je ne suis pas plongée dans la série J’adore! Il me fallait me remettre dans le bain, ce qui fait que le début de ma lecture était un peu plus lourd (je tentais de me remémorer le plus d’éléments des deux autres tomes). Ensuite, lorsque j’ai commencé à recoller les morceaux, je me suis laissée bercer par ma lecture. 🙂
J’ai apprécié mon voyage à Rome par l’entremise du personnage de Catherine. Je dois admettre qu’il y avait cependant beaucoup de descriptions concernant les différents lieux (restaurants et bâtiments historiques ou non) et l’histoire de la mode italienne. Il est vrai que cela permet de se mettre sérieusement dans l’ambiance. Par contre, j’avais surtout envie que les choses bougent, ce qui créait parfois de petites longueurs.
Comme le titre de l’article l’indique, le roman est, entre autres, rempli de références culturelles. On y retrouve des dictons, des citations, des références musicales et cinématographiques… ainsi que beaucoup d’autres sur la mode, bien entendu. Je suis mitigée quant à toutes ces références, mais il se peut que cela ne concerne que moi. Lorsque je les comprenais, j’étais contente. Autrement, ce que je lisais était un peu superflu.
Mis à part cela, j’ai bien aimé ma lecture. J’étais intriguée quant à ce qui allait arriver à la relation complexe de Catherine et d’Antoine, d’autant plus qu’un beau Romain était de la partie. J’aimais les moments où l’enquête prenait vraiment forme, soit lorsque les protagonistes se rendaient sur place pour faire des constatations et converser, de manière pas toujours agréable, avec des personnages importants.
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ma lecture, même si j’y ai trouvé quelques petites longueurs. Me plonger dans ce monde de la mode me sort totalement de mon quotidien habituel, ce qui rend ma lecture très divertissante. J’espère bien qu’il y aura d’autres aventures pour Catherine. 😀

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Découvrir Montréal à travers un autre regard

Chronique de la dérive douce

Par Dany Laferrière

Résumé en quatrième de couverture :

Sorte de « compagnon » à L’Énigme du retour, ce roman, dont la première édition est parue en 1994, raconte l’arrivée d’un jeune Haïtien dans la métropole québécoise au milieu des années 1970.
En débarquant à Montréal, Dany Laferrière se retrouve devant sa vie comme devant une page blanche. Fuyant la dictature, il découvre une ville en pleine effervescence olympique et une société où les mêmes grandes questions — l’amour et le sexe, la richesse et la pauvreté, la solitude et la fraternité — divisent ou rassemblent les êtres, tout comme dans son pays d’origine, mais suivant une ordonnance totalement différente. C’est l’humanité, irrémédiablement déroutante, irrémédiablement familière, rendue avec la fraîcheur du regard du jeune homme de vingt-trois ans, mais avec toute la virtuosité de l’écrivain aguerri.
Chronique de la dérive douce est le premier « roman du Québec » de Dany Laferrière et il inaugure un dialogue entre l’enfant du Sud et la terre du Nord qui dure encore aujourd’hui. Il nous en donne ici une nouvelle version sensiblement augmentée.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu L’Énigme du retour avant de lire ce roman de Laferrière. Je m’y étais essayé vers l’âge de douze ans, environ, mais j’appréciais trop les romans merveilleux à ce moment et n’étais pas prête à lire ce genre de livre. Je ne m’étais pas attaquée à cet auteur depuis. C’est donc à l’université que j’ai eu l’occasion de redécouvrir Dany Laferrière. L’édition que j’ai lue du roman en est une qui a été nettement augmentée. À l’époque, le livre était divisé en 365 chapitres, ce qui représentait donc une année complète dans l’univers du personnage. Désormais, il en contient beaucoup plus.
Ce roman raconte l’arrivée du Dany personnage dans la ville de Montréal. On découvre l’endroit à travers les yeux d’un homme qui vient d’une culture et d’un pays complètement différents. Pour moi, qui vit en campagne et ne fait qu’étudier dans cette grande ville, je trouvais très intéressant d’observer la métropole à travers ces yeux nouveaux. Je la découvrais comme elle était quelques années plus tôt.
Le récit se lit bien, malgré sa forme qui se rapproche de celle de la poésie. Nos côtoyons le personnage dans ses premières expériences montréalaises, que ce soit de vivre dans la pauvreté, de goûter la chair des québécoises, de travailler dans de mauvaises conditions ou de sympathiser avec des sans-abris. Bien que toute l’histoire ne soit pas nécessairement joyeuse, elle recèle quelques couleurs, puisque l’on sait que son auteur a su apprécier cette ville.
J’ai bien apprécié de me dépayser assez pour devenir, à mon tour, un étranger qui s’installe à Montréal. J’ai aussi aimé le parallèle fait avec l’écrivain à la fin du roman. J’avais l’impression d’assister au début de quelque chose.

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Un entraînement poétique.

Paysage aux néons

Par Simon Boulerice

Résumé en quatrième de couverture :

Dans ce court roman découpé comme un programme d’entraînement, ponctué d’illustrations et de conseils nutritifs, Simon Boulerice met de nouveau en scène Léon Renaud, l’attachant protagoniste de Jeanne Moreau a le sourire à l’envers. On le retrouve deux ans plus tard, dans un gymnase où il lit de la poésie sur un vélo stationnaire. Il y fait la rencontre de Marky Mark, qui sculpte compulsivement ses muscles tandis que son petit frère perd l’usage des siens, et de Félindra, fée Adidas aux kilos en trop qui boit du Coke Diet en veillant à distance sur son bien-aimé.
Œuvre grave et drôle, tendre et grinçante, Paysage aux néons creuse les thèmes du corps et du désir chers à son auteur.

Mon appréciation :

J’ai bien aimé la plume de Simon Boulerice, dont j’avais beaucoup entendu parler par un collègue de travail mais dont je n’avais jamais essayée. Désormais, c’est chose faite : j’ai lu du Boulerice et j’en veux encore!
L’histoire est assez simple et douce. J’ai bien aimé la lire. Si je ne m’identifiais pas aux personnages, qui étaient tous très loin de moi, j’ai apprécié apprendre à les connaître tout au long de ma lecture. L’environnement, très sportif, m’a plu. Je ne suis pas très sportive, alors j’avais l’impression de m’incruster dans ce genre de quotidien et d’espionner un peu les protagonistes. Je me suis amusée.
Le récit est très bien présenté. Les chapitres sont découpés comme des fiches d’entrainement : au début de chacun d’eux, nous avons des indications pour réaliser un entraînement, puis c’est la narration qui prend le relais. J’adorais l’ambiance qui était ainsi crée.
S’ajoutait à cela tout le côté poétique. Chaque chapitre présente en exergue des extraits de poèmes. Cela donne l’impression au lecteur de lire ce que Léon aime. Qui plus est, comme la poésie est très importante pour le jeune homme, cela permet de faire un lien avec la conclusion du texte, où la forme de la narration change et se constitue de vers.
Finalement, j’ai bien aimé l’idée que l’histoire soit inspirée de gens réels. L’auteur en glisse un mot à la fin du livre et nous avise que nous pouvons aller regarder sur un site internet le travail d’un photographe à propos de ces personnes. Le roman ne fait donc pas simplement représenter le quotidien mesuré d’un adolescent, mais il permet aussi au lecteur de rencontrer, comme dans la vraie vie, des individus qui diffèrent tout en restant très humains.

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Un jeune homme et un chat prometteurs

Cobayes, tome 7, Cédric

Par Alain Chaperon

*Attention : présence de violence gratuite.*

Résumé en quatrième de couverture :

Ce que j’aime faire de mes journées : rien.
Je me définis comme un paresseux. Les DVD et les livres sont mes seuls amis, car ils n’exigent aucune concession de ma part. Même travailler ne me viendrait pas à l’esprit. Voilà pourquoi je prête mon corps à la science. Je participe à des études cliniques en tant que cobaye. Pas de responsabilités, peu d’exigences. On me paie pour tester des produits. Point. J’ai récemment trouvé une compagnie pharmaceutique qui me proposait un énorme montant d’argent pour me guérir de ma dépendance à la marijuana. J’aurais été fou de ne pas sauter sur l’occasion.
Depuis quelques temps, je me sens bien. J’ai l’impression de devenir quelqu’un. Comme si je méritais enfin de prendre ma place parmi les meilleurs. Lisez mon blogue, vous allez comprendre.
Moi, Cédric Labonté, j’ai maintenant le monde à mes pieds!

Mon appréciation :

Cédric est le dernier tome de la série Cobayes que je lis. Je les ai tous lus dans l’ordre de parution, bien qu’il soit possible d’en faire une lecture tabulaire.
Avec le personnage de Cédric, il y a plusieurs références qui sont faites aux autres tomes. Ce protagoniste est plus observateurs que d’autres et relève des éléments qui concernent les autres cobayes. Que ce soit la réceptionniste d’AlphaLab qui change ou la manchette des journaux qui annonce qu’un carnage a eu lieu, Cédric a une conscience du taux croissant de disparitions et de meurtres qui atteint la ville.
Ce nouveau héros, ou anti-héros, se targue d’être déjà un cobaye pour de nombreux essais cliniques. Sa mentalité quant aux essais réalisés par AlphaLab est ainsi différente. Cédric, dès le départ, compare le laboratoire avec les autres qu’il a visités. L’endroit se révèle être différent sur plusieurs points… mais la promesse d’une grosse somme d’argent efface les doutes possibles.
Le produit injecté par le laboratoire a un impact intéressant sur le jeune homme. Sur le plan psychologique, cela se manifeste assez fortement. Tandis que d’autres personnages sont passés rapidement à l’action, c’est d’abord la psyché de Cédric qui est affectée par les injections. Lui qui, grâce à l’anonymat que lui procure son blog, paraît déjà se sentir supérieur à nombre d’individus se voit changer pour se sentir davantage en confiance. Cette puissance intérieure se répercute rapidement sur les agissements du personnage. Cette montée rend cependant un peu prévisible la fin du roman, mais reste intéressante.
Le protagoniste en soi est curieux à observer. Sa dépendance à la marijuana se transpose sur une nouvelle, que Cédric analyse lui-même et insère dans un processus de cycles (« prise » de drogue et manque).
L’histoire de Cédric commence avec un chat, ce que rappelle la couverture du livre. L’animal, qui semble d’abord anodin, amène une touche particulière au récit. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais je vous annonce que le félin réserve quelques surprises. 😉
Finalement, j’ai apprécié les entrées du blogue du personnage, qui étaient plutôt divertissantes. Cependant, le protagoniste donne déjà bien son opinion au fil de la narration, et ces textes n’auraient pas été nécessaires. Qui plus est, le personnage étant plutôt cultivé, c’est cela que j’aurais aimé découvrir davantage dans ma lecture. Il n’empêche que j’ai bien aimé l’ensemble du roman.

Voici la bande-annonce du roman :

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Un retour un peu particulier.

Les 5 derniers dragons, tome 11, Dracontia

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Malphas n’est plus que l’ombre de lui-même, cherchant l’apaisement et un second souffle. Isolé et bien caché, il reprend du poil de la bête à Dorado lorsqu’il entend dire qu’Andrick, le chef des chevaliers du pentacle, recherche une pierre noire connue sous le nom de dracontia; cette pierre lui permettra possiblement de réintégrer son corps délaissé depuis plus d’un siècle dans une crypte.
Alors, une lutte à deux s’engagera afin d’acquérir cette pierre. Qui des deux mettra la main sur la dracontia, cette pierre gardée secrète et bien camouflée à Dorado?

Mon appréciation :

Quelques mois ont séparé ma lecture du dixième tome avec celui-ci. J’ai donc eu un peu de mal à me replonger dans l’histoire, étant donné les nombreux personnages et les liens qui les relient chacun entre eux. Il n’empêche que je crois que je m’en suis bien sortie, puisque j’ai très rapidement terminé ce volume.
Concernant la forme du récit, j’ai apprécié la taille des chapitres, qui était généralement assez courte. Cela me permettait de les enchaîner rapidement les uns après les autres… et je dévorais d’autant plus vite ce petit roman. De plus, et cela n’est pas nouveau, j’ai bien aimé que certains chapitres varient sur le plan des personnages suivis. Ainsi, le lecteur passe d’un passage où l’attention est centrée sur les chevaliers du pentacle à un autre où elle se concentre sur Malphas, par exemple. Cela permet d’avoir un point de vue d’ensemble sur tous les éléments qui se produisent tout au long de la lecture et ne laisse que très peu de choses se produire en hors champ. Le lecteur peut se permettre d’être à l’affût de tout!
L’histoire en soi était aussi assez bien. Alors que nos héros sont de retour sur leurs terres, il apparaît que leur aventure n’est pas encore terminée (bien entendu, il reste un tome à la série 😉 ). Il semble rester encore quelques épreuves à réaliser, et cela intrigue quant à la suite de la série.
Le petit bémol que j’ai remarqué de cet avant-dernier tome était qu’il me semblait plus facile pour les héros que plusieurs autres. J’ai trouvé que les épreuves n’étaient pas aussi ardues pour les personnages que l’on suit depuis déjà longtemps. La réussite de la mission d’Andrick réside plutôt en une bonne chance qu’en quelque chose de réellement éprouvant. L’affrontement contre Malphas, lui aussi, ne semblait pas bien complexe. Je m’attendais donc à plus de la presque-fin d’une longue aventure.
J’ai tout de même passé un agréable moment de lecture. La lecture est simple et toujours facile. Les dialogues ne sont pas vraiment plus matures, mais ils ont le mérite de divertir. J’ai bien hâte de découvrir ce que me réserve le dernier tome.

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Un roman du terroir qui se laisse apprécier!

Le Survenant

Par Germaine Guèvremont

Résumé en quatrième de couverture :

Le Survenant est un grand roman d’amour et de liberté. Cette œuvre, qui a été adaptée pour la télévision où elle a connu un véritable triomphe, a valu à son auteur une audience internationale. Germaine Guèvremont compte parmi les figures majeures de la littérature québécoise du XXe siècle. De génération en génération, ses lecteurs continuent de se multiplier.

Mon appréciation :

J’ai découvert Le Survenant dans le cadre d’un cours de Corpus québécois durant l’une de mes sessions à l’université. N’ayant que très peu goûté aux romans du terroir, j’étais un peu craintive quand j’ai entamé le roman. Bien vite, cependant, je me suis laissée happer par l’histoire du Survenant, un personnage dont on ne connaît ni la provenance exacte, ni les pensées les plus profondes.
Le style d’écriture de Germaine Guèvremont m’a bien plu. La lecture est riche et agréable. Les dialogues, eux, sont très vivants et mettent en évidence le parler québécois de l’époque sans être lourds. Le roman présente également quelques extraits de chansons, ce qui donne envie de les écouter par la suite.
Aux premiers abords, c’est le personnage du Survenant qui intrigue et qui passionne. L’homme est un réel mystère ambulant. Personnage aux multiples talents et sans origine, le Survenant transforme les autres protagonistes par sa simple présence au Chenal du Moine. Il n’y reste qu’un an, étant donné sa condition de nomade, mais il laisse un vent de changement à la suite de son départ. Le héros du roman de Guèvremont permet d’aller chercher beaucoup de profondeur chez les autres personnages du récit. Le lecteur découvre alors davantage l’hôte du voyageur, et sa famille, mais aussi Angélina, vieille fille qui est enfin tombée sous le charme d’un homme, toutefois inaccessible.
Le roman se lit vraiment très bien et rapidement. Il fait partie d’un diptyque avec Marie-Didace, qui met en scène un nouveau personnage d’étranger dans la famille des Beauchemin, ceux qui avaient accueilli le Survenant. Je vais probablement lire cette suite dès que j’en aurai l’occasion!

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Une déception finale.

Les 7 secrets, tome 3, 7 secrets à faire frissonner

Par Judith Bannon

Résumé en quatrième de couverture :

Laurie, qui poursuit sa brillante carrière au complexe de plein air Black Snow, n’a pas le coeur à la fête à l’approche de Noël. Non seulement Alex se montre distant et insensible à son endroit, mais elle est aussi confrontée à d’étonnantes sculptures de glace qui apparaissent quotidiennement sur la montagne.
Qui en est l’auteur, et quel message portent-elles? Habituée des énigmes obscures de la sorte, la femme d’affaires n’en a pourtant pas la moindre idée.
Majestueuses, les sculptures arrivent bientôt assorties de blocs de glace qui se veulent menaçants. Seul un message, publié chaque jour sur les réseaux sociaux et signé d’un pseudonyme, complète ces cadeaux qui font frissonner. Aucun doute, Laurie est directement visée par la manoeuvre.
Avec le soutien de ses meilleures amies et de sa famille, Laurie tentera de comprendre la signification du troublant phénomène qui la tourmente. Peut-être pourra-t-elle du même coup décoder les comportements contradictoires d’Alex… Résister au désir et à ses pulsions envers son ex sera-t-il plus facile que résoudre le mystère? Sa relation avec Alex s’en trouvera-t-elle refroidie une fois pour toutes?

Mon appréciation :

Encore un tome qui ne me fascine pas. Ayant acheté la série complète d’un seul coup, je me suis dit qu’il fallait bien que je les lise. Je n’ai pas détesté ma lecture de ce tome final, mais plusieurs éléments m’ont fait tiquer.
Tout d’abord, j’ai aimé l’idée qu’une petite enquête soit mêlée à l’histoire. Au départ, les géantes sculptures de glace étaient un peu intrigantes, mais ce sont ajoutées celles qui représentaient réellement une menace. Ces secondes sculptures, beaucoup plus petites, étaient les plus fascinantes. La conclusion de cette machination n’était pas mauvaise non plus. Par contre, celle des grandes sculptures n’était pas du tout à la hauteur. Ce mystère meuble essentiellement tout le roman, et le dévoilement du «  coupable » est décevant dans la mesure où il donne l’impression d’être faux, superficiel. Il faut dire aussi que l’identité de ce coupable devient très évidente à partir d’un certain moment du livre. La surprise n’est donc pas au rendez-vous.
Sur le plan des personnages, c’est surtout celui d’Alex qui m’a déçue. Fâché contre Laurie, mais toujours amoureux (une évidence!), il la repousse très durement. Il est froid et presque méchant envers la femme. Cette dernière, tout de même, va lui pardonner et passer par-dessus ce caractère déplaisant. Bien qu’elle soit, elle aussi, amoureuse, je me demandais vraiment comment elle pouvait pardonner si vite et si facilement à Alex. Si cela avait été de moi, je l’aurais traité en trou de cul. 😛
Le thème de la confiance revient beaucoup dans le roman, comme c’était le cas dans les autres. Sauf qu’il y a des maladresses à ce sujet. Alex demande toujours à Laurie de lui faire confiance, peu importe ce qu’il entreprend. Elle ne doit pas le questionner et doit le croire aveuglément. Par contre, le sens inverse ne fonctionne pas de la même manière. Laurie, quant à elle, doit à peu près toujours tout dire à Alex. Cela donne une supériorité que je n’aime pas au personnage d’Alex.
La lecture de ce troisième tome reste tout aussi facile que pour les autres. Les dialogues restent également la majorité du temps tous aussi faux et vides entre les proches. Ceux-ci n’ont d’ailleurs pas plus de profondeur, puisqu’ils restent essentiellement très stéréotypés. La conclusion du roman, et de la série, reste sur cette lancée. Elle laisse à désirer avec le dévoilement de l’auteur des manigances. Chaque personnage prend part à ce dévoilement comme dans une mauvaise mise en scène.
En bref, si le roman se lit facilement et qu’il permet d’intriguer un peu, son écriture reste peu recherchée et l’ensemble du récit peu travaillé.

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Un tome un peu particulier.

Les 5 derniers dragons, tome 10, Le soleil noir

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Les chevaliers du Dragon rouge, maintenant appelés les chevaliers du Pentacle en raison du pentacle reconstitué, sont sur le point d’arriver à Dorado en compagnie des cinq derniers dragons. Rencontrant de nombreux obstacles à la Terre des Cinq Peuples, ils ignorent que de sombres projets se déroulent sur leur terre natale.
En effet, Launa et son frère Wilbras VI cherchent à déloger leur mère du trône. Tous les deux assoiffés de pouvoir, ils utiliseront tous les moyens malhonnêtes à leur disposition.
Tout à fait par hasard, la princesse découvre un excellent moyen pour accéder à la couronne royale. Une créature plus que mystérieuse lui facilitera la tâche.
Il n’y a pas qu’à Mysriak qu’une quête de pouvoir se poursuit. À la Terre des Cinq Peuples se déroulera une bataille singulière sous un soleil noir.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, Andrick et les chevaliers du Pentacle auront encore des difficultés à surmonter lorsque Adora, à la recherche de son frère Galdor, dévoilera un secret qui contrariera l’humeur de la troupe. À vous de découvrir ce terrible secret!

Mon appréciation :

Mon avis sur ce dixième tome de la série est un peu mitigé. Il tangue entre le plaisir de la lecture et l’incompréhension derrière les motivations de certaines scènes du récit.
Tout d’abord, la troupe d’Andrick, lors du chemin du retour, se voit le « bonheur » de posséder la chance de se venger de petites créatures qui leur ont causé problème durant leur premier passage. Il faut dire que le groupe réfléchissait véritablement avec un esprit enfantin qui ne pèse pas réellement l’impact des décisions. De ce fait, il a été convainc qu’il y aurait une bataille (ceci n’est pas une grande révélation considérant le résumé du tome). Ainsi, j’ai trouvé que la justification de cet acte (d’ailleurs trop violent à mon goût) n’était pas très raisonnée.
Considérant cela, je trouvais que les dialogues et les réflexions des personnages n’étaient pas toujours très matures. Pourtant, les personnages ont tellement vécus d’aventures qu’ils devraient avoir appris à songer aux conséquences de leurs actes, entre autres.
Le personnage de Launa ne m’a pas autant plu qu’à l’habitude dans ce volume. Launa a des envies de meurtres qui m’ont un peu perturbées. Je ne m’attendais pas du tout à cela de la part d’un si jeune personnage. Pareillement pour sa soif de pouvoir qui semble la consumer.
Tout de même, la lecture du livre se fait toujours aussi facilement que les autres tomes de la série. L’histoire reste intrigante. On se demande comment le tome, voire la série entière, va se terminer.
Finalement, j’ai trouvé intéressant l’idée que la dragonne Draha éprouve des sentiments de tristesse. Par contre, cela n’a pas mené là où je m’y attendais et où je l’aurais voulu. J’avais un peu plus d’attentes envers la créature.
Il n’empêche que ma lecture était assez bien, malgré tous ces éléments qui m’ont fait tiquer. Cela justifie mon avis mitigé. Je ne suis cependant pas moins curieuse de lire la suite.

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Un tome qui contient davantage d’action!

Les 5 derniers dragons, tome 9, Le sacrifice

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis qu’Andrick est le porteur du pentacle, Nina le trouve étrange. Surtout qu’un matin, il leur annonce d’une voix grave : « Attendez-vous à des sacrifices! »
Depuis le début de leur aventure, chacun pense en avoir assez fait. Désenchantée, sa sœur jumelle se demande si ce pentacle pendu au cou de son frère lui donne la capacité d’anticipation. Elle ne peut se résoudre à ce qu’un gros sacrifice soit sur le point d’être demandé à tous. Et encore… le mot « sacrifice » comporte une certaine ambiguïté. Serait-ce un sacrifice comme un acte de bravoure, de dévouement, ou bien le sacrifice d’un être cher à un dieu? Cette idée la fait frémir.
Bien des surprises attendent les chevaliers des cinq derniers dragons de retour au pays des Elfes, dont une surprise de taille, celle d’une légende. Quelle est donc cette légende? Et surtout, de quel sacrifice est-il question?

Mon appréciation :

Ce neuvième tome, comparativement à d’autres de la série, contient une plus grande part d’action et une tonalité un peu plus mature. Cette augmentation de la présence de l’action dans le roman est certainement provoquée par les dragons, désormais libérés de leurs porteurs respectifs. N’ayant plus personne pour tenter de les contrôler directement, ils deviennent alors aussi dangereux que des dragons devraient l’être. Après tout, ces créatures inspirent très souvent la terreur. Il doivent entre autres se nourrir… Le lecteur devient alors le témoin de la violence de ces bêtes lorsqu’elles sont affamées.
Par contre, si certaines scènes acquièrent de la maturité, ce n’est toujours pas le cas pour les dialogues et les relations entre les personnages. Cela reste encore un peu enfantin.
J’ai été bien heureuse de découvrir que les protagonistes affrontaient un réel danger dans ce roman. Pour une rare fois, on s’interroge sur leur vie, leur santé et la possibilité qu’ils ont de se sortir de leur situation. En effet, la troupe, à son arrivée à la Terre des Elfes, se mérite un accueil qui est loin d’être très chaleureux. Ils sont traités comme des bandits.
Le titre de ce livre évoque le sacrifice. La curiosité est donc piquée et le lecteur se demande quel va être ce fameux sacrifice. Du moins, c’était le cas pour moi. Je m’attendais à plus de ce sacrifice qui, au final, n’était pas très gros.
D’autres détails m’ont chicotée, comme l’utilisation étrange des pouvoirs des enchanteurs alors qu’ils étaient faits prisonniers, de même que la légende concernant la grand-mère d’Adora. La vieille dame est captive d’un endroit particulier et aucune troupe de soldats n’a tentée de la sauver avec des méthodes très offensives.
Néanmoins, j’ai surtout aimer la présence de l’action et du danger dans ce volume de la série. C’est ce qui s’est davantage démarqué dans ma lecture et c’est ce que j’ai préféré.
Plus que trois tomes des 5 derniers dragons à lire. Comment l’histoire va-t-elle se terminer?

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