Articles tagués : Littérature québécoise

Une histoire et des thématiques intéressantes

Gamer, tome 2, Dans l’arène

Par Pierre-Yves Villeneuve

Résumé en quatrième de couverture :

Les derniers jours n’ont pas été de tout repos pour Laurianne et ses amis, et les choses ne semblent pas près de s’améliorer.
Malgré les heures passées à tenter de découvrir qui sont les auteurs derrière la page Facebook qui rend la vie de Margot si misérable, Laurianne fait face à un mur. Elle devra peut-être chercher de l’aide dans les recoins les plus obscurs d’internet, avec tous les dangers que cela comporte.
À l’école, la peste de Sarah-Jade continue de régner en tyran, mais Laurianne a un plan pour la remettre à sa place. Seulement, elle ne peut pas impliquer ses amis, car ils pourraient tous avoir de sérieux problèmes.
Comme si ce n’était pas assez, on rapporte des événements inquiétants sur les serveurs de La Ligue des mercenaires… Des gamers racontent avoir été la proie d’attaques bizarres, aussi foudroyantes que dévastatrices. Si certaines théories sont farfelues, les plus sérieuses font froid dans le dos. Ce qui n’empêche pas les quatre amis de parfaire leur entraînement en vue du tournoi de la Ligue qui doit avoir lieu dans quelques jours. Si seulement ils savaient ce qui les attend…

Mon appréciation :

Encore une fois, je me suis bien divertie durant ma lecture de cette série. L’histoire, bien que pour un public plus jeune que moi, m’a plu du début à la fin.
Le roman commence avec une séquence de jeu vidéo où les personnages de Gamer vivent une situation de plus en plus complexe. Le passage s’arrête au point culminant, alors que tout semble voué à l’échec. C’est donc intrigant pour le lecteur, qui ne retrouve cette scène que bien plus loin dans sa lecture. Entre-temps, les rebondissements ne manqueront pas.
En effet, entre sa vengeance pour Sarah-Jade et ses sentiments complexes pour son meilleur ami, Laurianne a beaucoup à faire. Chaque péripéties est intéressante et donne envie d’avoir l’adolescente pour amie.
Différentes thématiques pertinentes sont abordées dans ce deuxième volume. Nous y trouvons des sujets qui touchent les jeunes. Ces sujets ne sont pas abordés en profondeur, mais leur mention permet tout de même une courte réflexion. L’un de ces thèmes concerne la possibilité qu’un parent se remette à fréquenter une personne à la suite du décès de sa moitié. Dans l’arène dépeint les émotions qui assaillent le parent et l’enfant lorsqu’ils rencontrent cette possibilité. Au final, nous en retenons le besoin de se confier l’un à l’autre pour se rassurer et mieux aller de l’avant. Un autre sujet concerne le fil mince entre l’amour et l’amitié entre deux jeunes qui se connaissent depuis longtemps. La conclusion de cette affaire dévoile qu’il faut toujours écouter sa tête et son cœur pour prendre les meilleures décisions qui causeront le moins de torts à chacun. (Ai-je piqué votre curiosité? Lisez le roman et vous saurez ce qu’il se passe réellement.)
En somme, j’ai bien aimé ma lecture. Le roman se lit vraiment très bien, son écriture est fluide, et le récit donne envie de poursuivre les aventures de l’héroïne. Il va donc falloir que je me procure les prochains tomes!

Publicités
Catégories : Contemporain, Livres jeunesses | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Un commencement intéressant

Les Songes en équilibre

Par Anne Hébert

Résumé en quatrième de couverture :

Les Songes en équilibre est la toute première œuvre parue d’Anne Hébert. Originellement publié aux Éditions de l’Arbre, en 1942, par Claude Hurtubise lui-même, ce recueil est introuvable depuis des années.
L’auteure assimilait parfois ses premiers poèmes à de « maladroits dessins d’enfants », mais les admirateurs d’Anne Hébert ont toujours voué une affection particulière aux Songes, sans lesquels Le Tombeau des rois n’aurait peut-être jamais vu le jour.
Redécouvrez-les aujourd’hui dans cette édition limitée, publiée à l’occasion des cinquante ans des Éditions Hurtubise.

Mon appréciation :

Ces deux mains immêlées,
Ces deux mains immêlables.

Celle qu’on donne
Et celle qu’on garde;

Celle qu’on connaît
Et l’autre, l’inconnue.

Cette main d’enfant,
Cette main de femme.
Et parfois cette main travailleuse,
Simple comme une main d’homme.

Les deux mains (p.19)

Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre avis, je lis très peu de poésie. Ainsi, encore une fois, c’est grâce à un cours universitaire que je me suis plongée dans l’œuvre d’une autre poète : Anne Hébert. Ses textes sont énormément abordés dans les cours de littérature (nouvelles, romans, poèmes), et c’était la deuxième fois que l’on me mettait l’un deux entre les mains.
Grâce à mon cours et à l’analyse de quelques uns des poèmes, j’ai pris plaisir à découvrir la personne qu’a pu être Anne Hébert de son vivant. Si les poèmes de ce recueil sont les tous premiers qu’elle a rédigés, cela donne envie de poursuivre la lecture de ses autres œuvres de manière chronologique.

Les branches,
Et les feuilles
Au bout des branches
S’élancent,
Se tournent,
Se retournent,
Mais sur rien
Ne reposent leurs bonds;
Elles dansent,
Dans l’air
Et dans le jour.

Danse (p.31)

Mon avis est mitigé. Je ne lis cependant pas suffisamment de poésie pour que mon opinion soit tout à fait valable. J’ai aimé quelques poèmes, d’autres moins. Par contre, la thématique de l’enfance m’a beaucoup plu, puisque je pouvais, à mon tour, me remémorer la mienne.
Finalement, l’édition que j’ai lu est une édition limitée. Le livre, tout simple et accompagné de quelques illustrations, prend place dans un très joli boîtier violet qui se noue à l’aide d’un ruban noir. Cela en fait un très bel exemplaire à faire trôner sur les tablettes. 🙂

Une image me regarde.
Quelle est cette femme
Que je regarde
Et qui me regarde?
Quelle est cette image
Que je regarde
Comme une chose chère
Qui va m’être ravie?

Image dans un miroir (p.77)

Catégories : Livres adultes, Poésie | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Altérations du monde

L’amélanchier

Par Jacques Ferron

Résumé en quatrième de couverture :

Léon de Portanqueu, esquire, a partagé le monde en deux : d’un côté, le sous-bois où fleurit chaque année l’amélanchier, se transformant l’espace d’une courte saison en feu d’artifice; et de l’autre, le monstrueux boulevard et ses gratte-ciel. Sa fille Tinamer, avant de traverser « du mauvais côté des choses », croisera, entre autres, Maître Petroni, soi-disant propriétaire des lieux, Monsieur Northrop, qui fut autrefois lapin, et Coco, l’éternel enfant prisonnier du Mont-Thabor. C’est du haut de ses vingt ans qu’elle retourne sur cette période bénie où l’innocence donnait à toute chose sa magie.

Mon appréciation :

Ce récit, qui raconte la perception du monde qu’a une enfant, regorge d’éléments intéressants. Malheureusement, je n’étais pas entièrement présente lorsque j’ai lu ce roman, étant plongée dans mes travaux de session. Je crois donc avoir laissé passé l’essentiel du texte, ce qui fait que je ne l’ai pas autant apprécié que je l’aurais pu.
Je n’ai pas réussi à tout saisir, puisque j’avais du mal à me retrouver dans cet univers onirique et enfantin, néanmoins, j’ai pu observer certaines choses intéressantes.
Tout d’abord, il y a les parallèles avec Alice au pays des merveilles, clins d’oeils que nous ne pouvons éviter. Tinamer rencontre Monsieur Northrop, un personnage qui était lapin et dont la notion du temps est assez importante. Le lecteur se rappelle alors le lapin qu’Alice rencontre, alors qu’il est désespérément en retard.
Autrement, l’intérêt du récit réside probablement en le monde enfantin que se crée Tinamer dans sa jeunesse, monde peuplé de personnages étranges qui s’inspirent d’éléments culturels et des récits de ses parents. Puis, enfin, la destruction de cet univers enchanteur lorsque la petite grandit et entre tranquillement dans le monde des adultes.
Je m’arrête ici, ayant attendu bien trop longtemps avant d’écrire mon avis sur ce livre. Je  ne me souviens que de peu d’autres choses et je crois sincèrement que cette œuvre a encore pleins de secrets à dévoiler. Peut-être devrai-je en refaire une lecture plus éveillée lorsque l’occasion se présentera.

Catégories : Aventure, Livres adultes | Étiquettes : , , | Poster un commentaire

Entre mensonges et vérités

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera
Acheter le livre.

Par Sophie Bienvenu

Résumé (plutôt un extrait) en quatrième de couverture :

Quand j’y repense, ça me fait penser à ces films où les amoureux se lancent de la crème fouettée dessus et finissent pas baiser dedans. Sauf que là, c’était de la viande crue qui pouvait potentiellement me tuer.

Mon appréciation :

Après avoir lu (k) et deux nouvelles bien différentes de Sophie Bienvenu, j’étais heureuse de plonger dans une nouvelle lecture. Le roman, désormais adapté au cinéma, m’a laissé une impression particulière, mais qui n’est pas mauvaise.
La narratrice, Aïcha, s’adresse à un tu que l’on apprend être une travailleuse sociale. Le lecteur a d’abord l’impression que l’adolescente lui parle, puis il entre finalement dans la peau de la travailleuse sociale, sans pourtant pouvoir s’exprimer, puisque le récit se présente comme un monologue entrecoupé d’ellipses que nous devinons être les répliques de l’autre femme. J’ai trouvé cette forme narrative très intéressante, puisque le lecteur est impliqué dans le texte, même s’il n’est pas libre de parler.
J’ai beaucoup aimé les jeux sur le mensonge et la vérité. C’est Aïcha qui raconte son histoire et, dès le début, elle se reprend et modifie son récit après avoir admis qu’elle l’avait enjolivé. Le lecteur est alors toujours pris dans une sorte de doute quant à la véracité des propos de l’adolescente. Du début à la fin, il se questionne. De ce fait, même la conclusion du récit pourrait présenter un mensonge au lecteur… et le récit ne répond pas à la question.
L’histoire m’a plu, bien qu’elle ne me rejoignait aucunement. Le récit prend place à Montréal et met en scène Aïcha, qui a eu une enfance particulière (je vous laisse découvrir de quoi il s’agît). Je crois d’ailleurs qu’il est même pertinent que je ne me sois pas identifiée au personnage, puisque je pouvais l’analyser d’un regard davantage objectif et mieux questionner ses choix et ses actions.
Dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié ma lecture. Le roman se lit très rapidement et donne bien envie de découvrir ce qu’en a tiré l’adaptation cinématographique, dont voici la bande-annonce :

Catégories : Adaptations, Contemporain/Réaliste, Livres adultes | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Un univers où tout est à découvrir

Ze-ther, tome 1, L’éveil

L'éveil Ze-ther
Acheter le livre.

Par Atriana Reeves

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis le début des temps, des gens ont retrouvé des signes de messagers venus d’autres dimensions, des êtres descendus sur Terre pour communiquer avec les humains, les guider et les avertir de dangers imminents.
En 2037, Yordan Kenes verra sa vie bouleversée lorsque son père disparaîtra mystérieusement. Il se retrouvera malgré lui dans une quête épique, une aventure incroyable remplie d’intrigues où forces de l’Ombre et de la Lumière se confronteront.
Aidé par une société secrète appelée ZE-THER, Yordan et Kyria, une messagère du Concile de Trian, devront se battre pour réactiver le cercle de l’immortalité afin de prévenir la chute de l’humanité et la fin des mondes.
Un roman au rythme haletant où les portes du temps n’ont pas encore été scellées.

Mon appréciation :

Lorsque l’on m’a proposé de lire Ze-ther, on m’a parlé de son auteure, totalement immergée dans son univers (groupe de musique, projets de web série et de BD). J’admets que cela m’a bien intriguée.
L’intrigue du roman est très complexe. Divisée en trois trames narratives qui se chevauchent, le lecteur a un univers entier avec lequel il doit se familiariser. À ce propos, j’ai trouvé que le livre manquait d’explications. J’espère que cela va se préciser au fil de la trilogie, puisque certaines particularités de ce monde restent en partie floues dans mon esprit. Il y a bien un glossaire auquel nous sommes fréquemment renvoyés au début de la lecture, mais celui-ci n’explique les éléments qu’en surface (et le reste du livre n’approfondit pas vraiment ces éléments).
Mis à part cela, j’ai bien aimé la division du récit. Au fil de la lecture, quelques éléments peuvent se relier entre les trois narrations, qui concernent des personnages différents, mais sans plus. J’aurais aimé que les trois trames se relient à la fin du livre… je dois attendre et espérer que ce sera le cas dans la suite de la série. Mais j’appréciais beaucoup d’alterner entre les récits, qui prennent place à des époques variées.
J’ai aussi apprécié la variété des personnages. Certains n’étaient pas assez détaillés psychologiquement ou physiquement à mon goût, mais j’étais toujours intéressée quant aux péripéties qu’ils allaient affronter. Pour vous donner un exemple des descriptions manquantes, nous ne savons pas exactement l’âge de bien des protagonistes. Enzo est le seul dont l’âge est mentionnée exactement pas son année de naissance. Pour les autres, Yordan, Kyria, Aïko, …, nous ne pouvons que supposer selon les informations disséminées à travers les pages. À mon avis, ils semblent s’approcher de la début vingtaine, mais je n’en suis pas certaine.
Sur le plan de l’intrigue en soi, j’ai bien aimé. Il y a beaucoup de mystères, mais c’est ce qui nous pousse à poursuivre la lecture : on a hâte de savoir ce qu’il en est de chacun des éléments et des personnages. L’éveil n’est que le commencement de l’histoire. La fin du tome est signifiante à ce sujet. Le lecteur, à la dernière page, a la certitude qu’il n’a fait qu’un petit plongeon dans la série et que le plus gros est à venir. Je suis curieuse de découvrir ce qu’il en sera!

Merci aux éditions Lumigny pour ce volume.

Catégories : Livres adultes, Science-Fiction | Étiquettes : , , , , , | Poster un commentaire

Un dernier chapitre qui pourrait très bien ne pas être lu

Cobayes, Chapitre final

Contexte :

Ce chapitre ultime est celui que les lecteurs peuvent débloquer après avoir lu tous les autres tomes de la série. En fait, la lecture de chaque livre n’est pas vraiment nécessaire, mais chaque volume contient, dans ses dernières pages, une lettre du mot qu’il faut remettre en ordre pour déverrouiller le chapitre. Une fois le mot entré sur le site de l’éditeur, c’est à un fichier PDF que le lecteur a droit au terme de son aventure dans l’univers de Cobayes.

Mon appréciation :

Ça y est! La série Cobayes est terminée pour moi! Après sept romans, j’ai enfin pu lire le chapitre final qui était promis dès la lecture du premier tome.
Il va sans dire que j’avais des attentes concernant cet ultime insertion dans l’univers de la série. Malheureusement, j’ai été déçue. Je ne veux pas trop vous en dévoiler concernant le texte, puisqu’il ne fait pas vingt pages. Par contre, je vais tout de même tenter de vous donner mon point de vue. Si vous avez adoré l’univers de la série, et tout particulièrement les personnages, vous pouvez très bien ne pas lire le chapitre final afin de ne pas être déçu à votre tour. Je m’explique…
Le chapitre se déroule quelques temps plus tard après les sept romans. Les personnages cobayes des tomes qui ont été lus ne sont que ce qu’ils sont : de simples cobayes, des numéros interchangeables, afin de mener à bien une étude. Nous ne ne soucions plus d’eux et nous ne les retrouvons pas dans cette conclusion. Ce qui rendait chacune de leur histoire particulière aux yeux du lecteur n’est plus important.
Le personnage principal du chapitre en est un nouveau. Fait intéressant : il permet aux lecteurs de découvrir enfin le dessein du produit testé par AlphaLab. La curiosité est désormais satisfaite sur ce point. Néanmoins, cela se fait de manière plutôt pesante. Le texte est rempli de termes scientifiques qui l’alourdissent complètement.
Enfin, j’ai aimé que soit mentionné le fait que les recherches sur les effets du produit ne soient pas terminées. Les injections réservent encore des surprises, mais c’est au lecteur d’imaginer leur étendue. Dans l’ensemble, disons que je suis plus ou moins contente d’avoir lu le chapitre final de la série. Peut-être que le mystère m’aurait semblé mieux que de lire un texte lourd et loin de nos personnages. Je ne vous empêche pas de le lire, tout de même! 🙂

Voici la bande-annonce de la série :

Catégories : Horreur, Livres adultes | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Amitiés, famille et culture : un bon mélange!

Gamer, tome 1, Nouveau port

Par Pierre-Yves Villeneuve

Résumé en quatrième de couverture :

Sur les serveurs de La ligue des mercenaires, les gamers la connaissent sous le nom de Stargrrrl, une soldate redoutable, une combattante aguerrie, une dangereuse tireuse d’élite dont il vaut mieux ne pas se retrouver dans la mire.
Derrière ce visage se cache Laurianne, une jeune fille douée en maths et adepte de course à pied, qui partage le plus clair de son temps entre l’école et l’écran de son ordinateur.
Son univers s’écroule le jour où son père lui annonce leur déménagement.
À sa nouvelle école, tout ce qu’elle souhaite, c’est passer incognito, se fondre dans le décor, tel Arno Dorian. Peu de chance que ça arrive! Malgré tous ses efforts, Laurie n’arrive pas à garder sa langue dans sa poche et réussit le tour de force de se faire à la fois adopter par la gang des geeks et se mettre à dos la clique la plus influente de l’école.
Autour d’elle, les coups les plus tordus s’enchaînent, lui faisant souhaiter de retourner près de Sam, son meilleur ami, avec qui elle ne compte plus les heures passées à jouer à la Ligue, et le seul vraiment capable de lui faire oublier tous ses malheurs.

Mon appréciation :

Un roman pour adolescents qui use, comme point de départ, du déménagement et de la nouvelle école, c’est commun. Cependant, la série Gamer fait changement en instaurant une jeune fille de quatorze ans qui adore les jeux vidéos, la course, les séries télé et les personnages de comics. Si ce ne sont pas tous les jeunes lecteurs qui percevront les références disséminées dans le livre, ce sont justement ces références culturelles qui plairont aux lecteurs adultes.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Laurianne est une protagoniste qui peut rejoindre plusieurs jeunes selon ce qui est évoqué dans le récit, et ce autant les filles que les garçons. On s’attache rapidement à l’héroïne aux goûts variés. Elle peut faire penser à soi par ses questionnements adolescents (amitiés, amours, alternance loisirs et études) et à d’autres par ses goûts (jeux vidéos, grand appétit, sports, etc.). Laurie a donc la capacité de plaire à tous les lecteurs.
Le personnage du père est aussi très plaisant. Gaffeur, drôle et attentionné, il donne envie d’en avoir un semblable ou d’en connaître un ainsi. Il me semble d’ailleurs plus facile à percevoir en tant qu’ami qu’en tant que paternel.
Enfin, la trame narrative en soi est assez intéressante malgré qu’elle présente des péripéties plus classiques des romans adolescents sous forme de journal. Ce qui différencie Gamer, cependant, mis à part son personnage geek, c’est l’intensité des péripéties (dont la rivalité de Laurie avec la fille la plus populaire de sa nouvelle école). Je ne veux pas révéler trop d’éléments, mais je dirais que cette série crée du nouveau avec du déjà-vu. Le roman se lit très bien et donne envie de lire la suite (ce que je ferai très certainement).

Catégories : Contemporain, Livres jeunesses | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Un dernier tome assez agréable.

Les 5 derniers dragons, tome 12, L’oppression

Par Danielle Dumais

Résumé en quatrième de couverture :

Olibert de la Source désire se venger d’un acte perpétré 150 ans plus tôt. Cette chance lui est offerte lorsque Galaad, chevalier d’Actinide, lui propose un rôle intérimaire à la succession royale. Aussitôt en poste, il décide que son statut précaire deviendra permanent.
Devenu roi, sa vengeance s’accentue. Lorsqu’il acquiert une chevalière aux propriétés mystérieuses, sa vengeance devient démesurée. Il cherche par tous les moyens à détruire le dernier symbole identitaire des enchanteurs à Dorado. Réussira-t-il à mettre son plan à exécution?
Entre-temps, les multiples vols de dragons ont réveillé l’instinct chasseur d’anciens ennemis, des êtres oubliés. Qui sont-ils?

Mon appréciation :

Le voilà, le dernier tome de la série des 5 derniers dragons.
En le prenant en main avant de débuter ma lecture, j’étais bien curieuse de découvrir comment les événements allaient se dérouler dans la conclusion de la série. En même temps, je savais que ce ne serait pas une véritable fin, puisqu’il y a un deuxième cycle à la série : L’ordre des 5 dragons (trois tomes sont déjà parus à ce jour).
Ce volume met principalement en scène le personnage d’Olibert. L’essentiel du roman tourne autour de son désir de richesse et de pouvoir. Ainsi, si l’on préférerait suivre davantage les aventures des jeunes héros, il faut patienter et en profiter par petites portions durant la lecture. Concernant ce roi qui oppresse tout le royaume, il faut dire que cela ne s’étend que sur ce tome. Il n’a pas véritablement le temps de faire du mal à la population. Je crois que j’aurais aimé que les choses deviennent plus ardues et que la situation soit davantage mauvaise et dangereuse.
J’ai cependant aimé quelques autres points du roman. D’abord, j’ai apprécié l’idée qu’il y ait à nouveau une course de dragnards d’organisée, comme c’était le cas dans le tout premier tome de la série. Cela crée une sorte de boucle avec le reste du récit, de sorte que le lecteur a vraiment le sentiment qu’un cycle de l’aventure se termine. D’ailleurs, parlant de cette fin, je dois admettre qu’elle donne envie de découvrir ce qui va se passer dans les tomes de la deuxième série de romans. Les personnages semblent totalement prêts à repartir à l’aventure, et le lecteur aussi.
Finalement, il y a un dernier petit bémol. Cela concerne l’épilogue, qui fait défiler très rapidement quelques années. Il est vrai que ce temps est plus ou moins pertinent, mais j’ai trouvé que cela allait vraiment vite. J’aurais probablement aimé avoir un peu plus de détails. Pour une fois que les personnages prennent une pause de leurs quêtes, le lecteur n’a pas trop l’impression qu’ils peuvent en profiter, puisque cela ne s’étale que sur quelques pages. 😛
Enfin, j’ai bien aimé ce dernier tome dans son ensemble. Il se lit bien, comme le reste de la série. L’histoire a de quoi plaire aux jeunes lecteurs et leur donner envie de s’embarquer dans une deuxième grande aventure avec le deuxième cycle. 🙂

Catégories : Aventure, Fantasy ou merveilleux, Livres jeunesses | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Culture, mode et mystères

J’adore Rome

Par Isabelle Laflèche

Résumé en quatrième de couverture :

Catherine n’a pas un moment de répit. Alors que la jeune avocate croyait se rendre dans la capitale italienne pour un week-end en amoureux, elle se retrouve plutôt mêlée à une nouvelle affaire de contrefaçon qu’elle devra dénouer avec l’aide de Rikash, son indéfectible allié. Quelle idée, que d’avoir offert leur aide à une inconnue rencontrée au hasard d’une séance de shopping! Il faut dire que l’extravagante Graziella pourrait leur ouvrir bien des portes de la scène locale de la mode, de Rome à Florence en passant par Prato.
Entrepreneurs sans vergogne, pasta succulentes, ateliers clandestins et bellâtres ambitieux seront au rendez-vous!
Heureusement que Catherine peut compter sur ses lunettes porte-bonheur — et sur l’aide d’un certain architecte au charme ravageur… Quand l’escouade de choc de Dior est décidée à faire la lumière sur une histoire de collants contrefaits, la mafia de la mode n’a qu’à bien se tenir.

Mon appréciation :

Ouf! Cela fait deux ans que je ne suis pas plongée dans la série J’adore! Il me fallait me remettre dans le bain, ce qui fait que le début de ma lecture était un peu plus lourd (je tentais de me remémorer le plus d’éléments des deux autres tomes). Ensuite, lorsque j’ai commencé à recoller les morceaux, je me suis laissée bercer par ma lecture. 🙂
J’ai apprécié mon voyage à Rome par l’entremise du personnage de Catherine. Je dois admettre qu’il y avait cependant beaucoup de descriptions concernant les différents lieux (restaurants et bâtiments historiques ou non) et l’histoire de la mode italienne. Il est vrai que cela permet de se mettre sérieusement dans l’ambiance. Par contre, j’avais surtout envie que les choses bougent, ce qui créait parfois de petites longueurs.
Comme le titre de l’article l’indique, le roman est, entre autres, rempli de références culturelles. On y retrouve des dictons, des citations, des références musicales et cinématographiques… ainsi que beaucoup d’autres sur la mode, bien entendu. Je suis mitigée quant à toutes ces références, mais il se peut que cela ne concerne que moi. Lorsque je les comprenais, j’étais contente. Autrement, ce que je lisais était un peu superflu.
Mis à part cela, j’ai bien aimé ma lecture. J’étais intriguée quant à ce qui allait arriver à la relation complexe de Catherine et d’Antoine, d’autant plus qu’un beau Romain était de la partie. J’aimais les moments où l’enquête prenait vraiment forme, soit lorsque les protagonistes se rendaient sur place pour faire des constatations et converser, de manière pas toujours agréable, avec des personnages importants.
Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié ma lecture, même si j’y ai trouvé quelques petites longueurs. Me plonger dans ce monde de la mode me sort totalement de mon quotidien habituel, ce qui rend ma lecture très divertissante. J’espère bien qu’il y aura d’autres aventures pour Catherine. 😀

Catégories : Contemporain/Réaliste, Livres adultes, Romance | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

Découvrir Montréal à travers un autre regard

Chronique de la dérive douce

Par Dany Laferrière

Résumé en quatrième de couverture :

Sorte de « compagnon » à L’Énigme du retour, ce roman, dont la première édition est parue en 1994, raconte l’arrivée d’un jeune Haïtien dans la métropole québécoise au milieu des années 1970.
En débarquant à Montréal, Dany Laferrière se retrouve devant sa vie comme devant une page blanche. Fuyant la dictature, il découvre une ville en pleine effervescence olympique et une société où les mêmes grandes questions — l’amour et le sexe, la richesse et la pauvreté, la solitude et la fraternité — divisent ou rassemblent les êtres, tout comme dans son pays d’origine, mais suivant une ordonnance totalement différente. C’est l’humanité, irrémédiablement déroutante, irrémédiablement familière, rendue avec la fraîcheur du regard du jeune homme de vingt-trois ans, mais avec toute la virtuosité de l’écrivain aguerri.
Chronique de la dérive douce est le premier « roman du Québec » de Dany Laferrière et il inaugure un dialogue entre l’enfant du Sud et la terre du Nord qui dure encore aujourd’hui. Il nous en donne ici une nouvelle version sensiblement augmentée.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu L’Énigme du retour avant de lire ce roman de Laferrière. Je m’y étais essayé vers l’âge de douze ans, environ, mais j’appréciais trop les romans merveilleux à ce moment et n’étais pas prête à lire ce genre de livre. Je ne m’étais pas attaquée à cet auteur depuis. C’est donc à l’université que j’ai eu l’occasion de redécouvrir Dany Laferrière. L’édition que j’ai lue du roman en est une qui a été nettement augmentée. À l’époque, le livre était divisé en 365 chapitres, ce qui représentait donc une année complète dans l’univers du personnage. Désormais, il en contient beaucoup plus.
Ce roman raconte l’arrivée du Dany personnage dans la ville de Montréal. On découvre l’endroit à travers les yeux d’un homme qui vient d’une culture et d’un pays complètement différents. Pour moi, qui vit en campagne et ne fait qu’étudier dans cette grande ville, je trouvais très intéressant d’observer la métropole à travers ces yeux nouveaux. Je la découvrais comme elle était quelques années plus tôt.
Le récit se lit bien, malgré sa forme qui se rapproche de celle de la poésie. Nos côtoyons le personnage dans ses premières expériences montréalaises, que ce soit de vivre dans la pauvreté, de goûter la chair des québécoises, de travailler dans de mauvaises conditions ou de sympathiser avec des sans-abris. Bien que toute l’histoire ne soit pas nécessairement joyeuse, elle recèle quelques couleurs, puisque l’on sait que son auteur a su apprécier cette ville.
J’ai bien apprécié de me dépayser assez pour devenir, à mon tour, un étranger qui s’installe à Montréal. J’ai aussi aimé le parallèle fait avec l’écrivain à la fin du roman. J’avais l’impression d’assister au début de quelque chose.

Catégories : Contemporain/Réaliste, Livres adultes | Étiquettes : , , , | Poster un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :