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Guiby ne manque pas de courage!

Guiby, tome 3, Double face-à-face

Par Sampar

Résumé de l’éditeur :

Qu’est-il advenu des parents du supebébé? Guiby est terrifié à l’idée qu’ils aient été blessés ou pire, qu’ils soient morts dans l’incendie perpétré par l’Ombre. Avec l’aide de Gruffus et de Ramirez, le garçon met tout en œuvre pour les retrouver.

Mon avis :

Troisième tome de la série GuibyDouble face-à-face ne manque pas d’action! Cette fois-ci, les aventures du superbébé semblent séparées en deux étapes : la recherche de ses parents et le désir d’affronter l’Ombre, cet être maléfique qui ne cesse de lui mettre des ennemis sur la route.
Ainsi, nous commençons donc par un moment où les personnages font du parkour (parce qu’il y a toujours au moins une petite séance dans chacun des tomes — du moins, jusqu’à maintenant!) pour retrouver les parents de Guiby et s’assurer qu’ils vont bien après la terrible nuit du tome précédent.
Sur le plan des sentiments, nous sommes un peu inquiets. Pourtant, nous savons bien que les choses se passeront sans problème et qu’il est évident que les parents du garçon sont en sécurité. D’ailleurs, sans vous révéler la manière dont les événements se déroulent, j’ai trouvé amusant de pouvoir enfin savoir à quoi ressemblait le couple qui a eu un enfant si fort physiquement et mentalement!
Par la suite, Guiby décide de retrouver l’Ombre, cette créature qui semble lui vouloir beaucoup de mal. Le petit garçon ne se laisse pas démonter et, en prenant son courage à deux mains (accompagné de ses amis), il se dirige vers l’antre de l’Ombre afin d’en finir une bonne fois pour toute avec ce personnage si méchant.
Le chemin n’est pas aisé, mais Guiby n’abandonne pas et il affronte tous les vilains qu’il rencontre… jusqu’à se retrouver enfin en face de son plus grand ennemi : l’Ombre. Et là, surprise!
J’ai beaucoup aimé découvrir de quoi ce personnage sombre est réellement capable. Je n’avais pas songé à cette capacité spéciale qu’il pourrait avoir, mais, finalement, c’est plutôt logique. Et cette capacité, particulièrement puissante, complique beaucoup les choses pour le petit Guiby.
À la fin de ma lecture, je me trouve plutôt curieuse de découvrir comment le superbébé parviendra à se sortir de son mauvais pas. Malheureusement, je n’ai pas encore le tome quatre sous la main! 😛

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Une suite assez mouvementée!

Guiby, tome 2, Le piège

Par Sampar

Résumé du site de l’éditeur :

Ce matin, Ramirez, l’ami de Guiby, s’est levé de mauvais poil. Après avoir eu une discussion animée avec Gruffus, le rat décide qu’il quitte ses amis et file dans les égouts de la ville. Guiby, qui ne comprend pas la raison de ce geste subit, se lance à sa poursuite.
Cependant, le garçon semble avoir oublié que des monstres sillonnent les dédales souterrains de la ville et que l’Ombre est toujours à sa poursuite. L’ignoble créature profitera de l’occasion pour tendre un terrible piège à Guiby.

Mon avis :

Les événements de ce second tome se déroulent la nuit qui suit immédiatement les aventures du premier volume. Il n’y a donc pas d’évolution entre les personnages, ce qui signifie que les deux nouveaux amis de Guiby sont toujours réticents l’un envers l’autre. On a ainsi tout le plaisir de voir leur amitié se former au fil des péripéties qu’ils rencontrent tout au long de la bande dessinée, ce qui est plutôt amusant.
Dans cette deuxième aventure, les opposants que rencontre Guiby sont particulièrement coriaces. Le danger est de plus en plus présent et, étant donné le nombre de tomes à la série, je me demande bien comment les choses vont continuer à évoluer par la suite. Toutefois, j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai pu lire pour le moment!
Guiby est un petit bonhomme très courageux, mais aussi très ouvert d’esprit. Il n’a pas peur des monstres, ni des rats, ni des autres créatures qu’il rencontre sur son chemin. Il ne craint pas de se jeter dans le vide, ni d’affronter plus grand ou plus nombreux que lui, ni de venir en aide à un être qui lui est tout à fait inconnu. Et c’est d’ailleurs grâce à son courage et à son grand cœur qu’il se fait de bons amis sur lesquels il peut compter. Ce petit bonhomme de trois ans et demi est un modèle contre la peur de l’étranger!
Très coloré et agréable à lire, la bande dessinée se dévore en un clin d’œil tellement il s’y passe de choses. J’ai, je l’avoue, sincèrement envie de poursuivre cette série, et ce même si elle s’adresse à un public nettement plus jeune que moi!

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Un petit héros plein de surprises!

Guiby, tome 1, Une odeur de soufre

Par Sampar

Résumé de l’éditeur :

Guiby n’a peur de rien, pas même du monstre qui se cache dans son placard. La créature peut bien gratter, grogner et faire du bruit, elle n’arrive pas à effrayer le garçon. Puis un soir, Guiby décide qu’il en a assez. Il est temps de confronter la bête.
Quand l’enfant ouvre la porte du placard, la surprise est de taille. Le monstre est beaucoup plus petit qu’il ne l’avait imaginé. Aussi, plutôt que de l’attaquer, la bête prend la fuite. Sans réfléchir, Guiby se lance à sa poursuite. C’est ainsi que le superbébé sera entraîné dans les bas-fonds de la ville, là où un monde peuplé de dangers s’agite dans l’ombre.

Mon avis :

Cette série de bandes dessinées m’intriguait depuis longtemps déjà. Comme l’éditeur commence à rééditer les tomes dans un format plus petit (et donc moins coûteux!), je me suis décidée et j’ai pris les trois premiers d’un seul coup au Salon du livre de Montréal en novembre dernier. Je n’ai pas fait la file avec les enfants pour obtenir une dédicace de l’auteur, cependant. 😛
Dès les premières pages, je suis parvenue à me plonger dans l’univers du livre. Guiby, un petit garçon de trois ans et demi (seulement!), prend son courage à deux mains et fait fuir le monstre qui se cachait dans son placard. Mais lorsqu’un raz vêtu d’un petit chandail et d’un chapeau lui hurle de l’extérieur qu’il a pris la mauvaise décision, le bébé se précipite dehors pour retrouver le monstre qui s’est échappé… et terrasser ceux qui ont le malheur de se trouver sur son chemin.
Le concept est à la fois vraiment intelligent et vraiment mignon. Guiby cherche à se débarrasser une bonne fois pour toute du monstre de son placard, type de monstre qui effraie généralement bon nombre d’enfants. Et son ami le rat lui apprend comment en venir à bout : pour disparaître, le monstre doit avoir peur de l’enfant et recevoir un coup durant ce moment de faiblesse. Nous retrouvons donc l’histoire d’un petit enfant qui n’a pas peur des monstres (ni des rats!) et qui travaillera très fort, en parcourant la ville et ses égouts, pour retrouver celui qui se cachait chez lui, mais aussi pour éliminer d’autres indésirables particulièrement méchants.
Après avoir refermé ce premier volume captivant, dont la fin est un peu effrayante et mystérieuse, j’ai l’impression que je pourrais faire lire ce livre à n’importe quel enfant qui a peur des monstres et qui est en âge de lire! Ou bien, je le lirais pour celui qui ne sait pas encore lire!
J’ai bien hâte de découvrir la suite et de voir comment Guiby affrontera l’énorme ennemi qu’il s’est trouvé dans cette première nuit forte en émotions!

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Retour au début de mon adolescence!

Un roman-savon

Par Geneviève Lemieux

Résumé en quatrième de couverture :

« Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi.
Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire!
… C’est drôle comme la vie s’obstine à remettre sur le même chemin des gens qu’un univers aurait dû séparer. Ça doit être cela le destin.
La vie est un cycle. Un cycle de lavage, et pas toujours délicat.
Le cycle de lavage, le cycle de la vie. Tout ce qui est propre finit par se salir. C’est un éternel recommencement.
Ce fameux soir de décembre, bien malin celui qui aurait pu déceler le fil conducteur unissant l’agresseur à ses victimes. »

Mon avis :

Je me suis fait plaisir en lisant ce roman jeunesse pour la deuxième fois. La première fois, j’avais un peu moins de 12 ans. Je me souviens avoir véritablement adoré cette lecture à l’époque. Il y a quelques mois, l’occasion s’est présentée et je me suis acheté ce livre que j’avais autrefois emprunté à la bibliothèque.
Le livre vient dans une petite boîte cartonnée qui rappelle celle des boîtes de savon dans les buanderies, soit là où se passe l’essentiel de l’action du roman. Un endroit et une thématique (celle du lavage) que je n’avais jamais explorés en personne lors de ma première lecture. Aujourd’hui, en appartement sans mes parents, j’ai bien appris ce que c’était que de laver et relaver, de transporter son linge dans de gros sacs pour aller faire une brassée. Ma lecture était donc différente. Non seulement parce que je fais maintenant mon propre lavage, mais aussi parce que j’ai vieilli de plus de dix ans.
J’ai pris beaucoup de plaisir à relire ce court roman. Peut-être pas autant que la première fois que je l’ai lu, car cette expérience de lecture était unique, mais tout de même beaucoup. Je redécouvrais avec grand plaisir cette scène de prise d’otages dans la buanderie… et sa conclusion particulière. Je retrouvais des personnages que j’avais oubliés partiellement ou complètement. Pour ces derniers, je trouvais amusant de retrouver l’opinion que la narratrice se faisait d’eux d’abord en ne se contentant que des apparences, puis ensuite alors qu’elle apprenait à les connaître.
Le roman ne contient pas beaucoup d’action en soi après la fameuse scène de la prise d’otages. Il s’agit plutôt d’une histoire de révélations. Cela reste intéressant, tout particulièrement parce que cela montre très bien la relation entre les apparences et la réalité. C’est surtout de cela qu’il est question, en fait. Derrière une petite boîte de savon se cache un livre qui parle d’identité, de vérité et de bonheur.
Si la vie est un cycle de lavage qui n’est pas toujours délicat, il reste que le linge qui en sort sent toujours très bon! Et si ma lecture n’a pas été aussi magique que la première fois, j’ai tout de même rudement apprécié plonger mon nez dans ces pages qui sentaient bon les souvenirs.
Un roman-savon, c’est une lecture légère, facile, agréable. Cela se lit vite, c’est divertissant et tu en ressors avec un petit message chaleureux et encouragent sur la façon de voir les autres autour de toi. C’est très simple… mais, parfois, c’est tout ce qu’il faut.

Un roman-savon - boîte

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Un suspens qui dérange et qui plaît

Le silence des sept nuits, tome 1, Les derniers jours

Par Dominic Bellavance

Résumé en quatrième de couverture :

Damian Ragellan reçoit la plus haute distinction militaire de l’armée. Il devient Arcaporal à dix-sept ans. Du jamais vu. Personne ne sait d’où provient son talent exceptionnel pour le combat.
Par même lui.
Mais ça n’a plus d’importance. Dans une semaine, la cité qu’il a juré de protéger pourrait disparaître à jamais. Une maladie mortelle décime la population à une vitesse effarante. Les infectés connaissent leur destin : des larmes noires déchireront leur visage jusqu’aux os.
La moitié de la ville est déjà perdue, l’autre attend son tour dans l’incertitude. Seule une grande muraille coupant Roc-du-Cap en deux permet aux mieux nantis de survivre…
Le conseiller du roi croit que ce fléau n’a rien de naturel, qu’il serait plutôt le fruit d’un puissant maléfice. Dans la hâte, Damian reçoit sa première mission : dénicher un contre-sortilège et châtier d’une main de fer le ou les responsables de cette calamité.
Les derniers jours vous conduira dans une cité plongée dans le chaos, où la mort attend les imprudents à chaque coin de rue. La nuit profonde s’est déployée. Quelqu’un devra rallumer l’espoir.

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 209 , disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Tandis que Ragellan investigue sur la source du mal qui sévit du côté de la ville dans laquelle il a grandi, le lecteur se questionne au sujet de la double personnalité du militaire et de l’identité de l’espion.

Si la quête de Damian semble se préciser légèrement, celle du lecteur se noie sous les questions et l’incompréhension jusque dans les dernières pages

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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Un petit dino bleu qui a beaucoup de courage!

Aventurosaure, tome 1, Le réveil de Rex
Par Julien Paré-Sorel

Résumé en quatrième de couverture :

Rex, un jeune dinosaure bleu, rêve de devenir le plus grand aventurier de tous les temps! En attendant, il cumule les petits boulots au village de Crétincia tout en prenant soin de son père, atteint d’une mystérieuse maladie. Survient alors un événement tragique qui précipite Rex dans une quête épique. Avec ses amis Patchy et Gogo, il voyagera aux quatre coins du grand royaume de Mézoïk. Que l’aventure commence!

Mon avis :

Je vous avoue que j’ai un faible pour les dinosaures, et c’est certainement parce que, toute petite, j’aimais particulièrement écouter les films de la trilogie originale de Jurassic Park. Mais j’apprécie aussi beaucoup les bandes-dessinées, et ce même si je n’en lis pas énormément (mon rythme de lecture pouvant être très élevé, et mon budget, trop bas). Ainsi, lorsque j’ai su qu’un gars, Julien Paré-Sorel, allait publier une BD de dinosaures, je ne me suis pas retenue et j’ai sorti mon argent! (J’ai même fait dédicacer mon exemplaire. 😛 )
Aventurosaure est une bande-dessinée jeunesse. Elle vise un public d’environ huit ou neuf ans. Le fait que j’aie près du triple de cet âge ne m’a pas empêché d’avoir du plaisir durant ma lecture qui, je dois l’admettre, s’est effectuée très rapidement.
Rex, le héros du récit, a  beaucoup de courage. À vrai dire, il en a bien plus que je n’en aurai jamais. Si une catastrophe se produit à son village, il ne se morfond pas et entreprend aussitôt la quête qu’on lui propose. Rex, jeune dino rêveur, n’hésite pas à transformer ses rêves en réalité. J’ai donc beaucoup d’admiration pour ce petit personnage et j’espère qu’indirectement il donnera envie à des jeunes de tenter l’aventure (avec de moins  grands dangers, bien entendu!).
J’ai donc bien apprécié ce personnage, même si je ne peux m’y identifier (je n’ai pas de dents aussi grandes et tranchantes, après tout!). Le trio de protagonistes est assez classique, caricaturé, mais bien plaisant. S’ajoute donc un dino costaud mais peureux et une femelle intelligente, herbivore et à lunettes. Pour le moment, la BD reste très en surface sur ces personnages. J’espère sincèrement en apprendre davantage sur eux dans la suite de la série, car, même si le public cible est très jeune, je crois qu’il est bien plus intéressant d’offrir des portraits de héros qui se démarquent par leur personnalité propre et leurs différences. Il faut aller au-delà des portraits typiques du gros peureux, de la maigre intello et du beau héros qui, nécessairement, arrivera au bout de ses aventures.
L’histoire, elle aussi, reste assez simple pour l’instant. Il se passe beaucoup de choses en 53 pages, c’est tout de même vrai. Et, si ce n’était de toutes les émotions que vivent les trois jeunes dinosaures, nous aurions l’impression de survoler l’aventure. Parce que les choses se déroulent à un rythme assez élevé. Nous avons à peine le temps d’assimiler les personnages, de faire des liens entre les lieux et les actions que l’aventure commence et que les héros affrontent leurs premières difficultés dans leur quête. C’est intéressant, mais c’est vraiment précipité à mon goût. Je me demande toutefois ce que j’en aurais pensé à huit ou neuf ans.
La coloration de la BD est, quant à elle, magnifique. C’est très coloré, ce qui capte nécessairement le regard des jeunes lecteurs. Les couleurs représentent très bien tantôt le danger, tantôt la tristesse. Et l’auteur a fait d’excellents choix pour son récit lorsqu’il s’est mis à jouer avec les blancs des cases et à en faire dépasser d’autres de leur cadre. J’ai particulièrement aimé me questionner sur les sensations qu’apportaient de telles décisions (sans doute est-ce à cause de la BD de Scott McCloud, L’art invisible).
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un agréable moment. Ma lecture a été rapide, divertissante et agréable. Je crois que j’aurais préféré un contenu plus recherché, plus adulte, mais je savais très bien que je n’obtiendrais pas cela en ouvrant ce livre. Toutefois, je me suis vraiment plu à mettre mon cerveau à off pour ce moment de divertissement.
Avez-vous d’autres lectures préhistoriques à me proposer? Parce que je suis très curieuse de découvrir d’autres histoires dérivées des dinosaures!

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Petite dose d’encouragements

La liste

Par Jérémy Demay

Résumé en quatrième de couverture :

En 2009, rien n’allait.
Je me levais le matin et je n’avais qu’un désir : celui de me rendormir pour oublier ma vie. Cet ouvrage regroupe tous les outils qui m’ont aidé à accéder à une vie fabuleuse, à vivre mes rêves et à me sentir épanoui.
J’ai écrit le livre que j’aurais aimé lire il y a six ans.

Mon avis :

Je ne pensais pas que je finirais par lire ce livre un jour. Lorsque je travaillais en librairie, je ne cessais de le voir passer à la caisse. « Avez-vous le livre de l’humoriste, là, t’sais? » Puis, sur un coup de tête, je l’ai acheté. Tellement de gens l’avaient acheté, lu, relu, en parlaient.
Je ne lis pas de livre de croissance personnelle. Mais j’ai lu celui-ci.
Qui plus est, ça a vraiment bien tombé, puisque je l’ai lu alors que je passais des entrevues afin de changer d’emploi. La liste, ça donne une panoplie de petits trucs afin d’attirer les bonnes choses à soi. Vous savez quoi? J’ai décroché un nouvel emploi. Aucunement grâce à Jérémy Demay, c’est certain. Mais peut-être que les pensées positives que j’ai eues à la suite d’un des chapitres du livre ont rendu les choses un peu plus faciles.
J’ai donc fait ma lecture de La liste avec un esprit plutôt ouvert. Lorsque je lisais un chapitre, je prenais le temps de voir comment il pouvait s’appliquer à ma propre vie. Je dois avouer que j’ai trouvé certaines idées très bonnes, même si je ne crois pas nécessairement les utiliser. Pour apprendre à se motiver au quotidien et avoir une vie plus heureuse, l’humoriste a trouvé des recettes gagnantes.
Je n’ai pas particulièrement aimé le style d’écriture qui, à mon avis, ne coulait pas toujours bien. Toutefois, c’était intéressant de lire le tout comme si l’auteur nous parlait vraiment. Les phrases sont simples et rappellent n’importe quel dialogue, bien que parfois un tout petit peu trop scolaire. C’était donc une formule plaisante, à un certain point, mais qui ne me convenait pas totalement.
Dans l’ensemble, cependant, j’ai passé un moment de lecture plutôt bien. Le livre se lit très rapidement, étant donné les chapitres courts. Mais j’avoue avoir parfois eu envie de le reposer de côté un peu plus tôt. N’empêche, pour les curieux et les intéressés, Jérémy Demay vient de sortir un deuxième volume de croissance personnelle, tout simplement intitulé La suite. À mon avis, il sera probablement aussi populaire et apprécié que le premier. Mais je ne crois pas le lire, car je me suis maintenant fait mon idée ce populaire phénomène de vente.

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Poétique douleur vers l’amour et la force

Robe et abrupt rocheuxRobe et abrupt rocheux
Par Sylvie Gendron

Texte en quatrième de couverture :

Une femme avance vers la déchirure. Son corps comme une écorce d’arbre accepte la nudité de la douleur; la traverse et la transcende. Tel est le recueil de Sylvie Gendron. Une traversée du miroir qui demande le courage d’affronter l’innommable par le biais des métaphores. La chair rejoint la terre. Et la terre reprend vie. À l’écoute de la création. Une femme assiste à sa propre renaissance.
Nadine Ltaif

Mon avis :

Alors que j’étais au cégep, il y a quelques années, j’ai eu une enseignante de création du nom de Sylvie Gendron. Il s’avère que durant la session passée à ses côtés, cette femme a publié un recueil de poèmes. À ce moment-là, je suis allée au lancement et j’ai eu l’occasion de me faire lire chacun de ces poèmes de la bouche de son auteure même. Aujourd’hui, c’était à moi de me plonger dans ces textes et de découvrir, pour la seconde fois, l’univers de Sylvie Gendron.

Les vaillantes directions se lèvent et font trembler ton corps. Tes terres et tes eaux n’y résisteront pas. Toutes accompagneront avec espérance l’ascension de ta robe. Même le sang soufflera sur elle comme le vent. Les mouvements et l’énergie des feuillages résineux imiteront dans tes veines la parole persistante qui t’enjoint de t’élever. Refuse de geindre. Guéris.
p. 20

Les poèmes présentent une femme qui mène un combat pour la vie alors que la maladie la frappe pas une, mais trois fois. Elle doit se faire forte et suivre son désir de vivre, de reconnecter avec l’amour et la nature.

Ta robe ancienne revient lentement vers toi, recousant le miroir miraculeux, abolissant le hasard du malheur. Elle ne t’a pas oubliée. Elle avance comme le soleil se lève. Ne te désespère pas de la pitié qui la secoue de sanglots. Comprends-la à ton tour. Comme toi, elle avait perdu pour la troisième fois le chemin de ton corps. Elle te baisera bientôt les pieds. Ne la jette pas aux orties. Accueille-la. Enfonce-toi en elle. Redonne-lui la force de te porter.
p. 27

La femme des poèmes est amoureusement aidée de son compagnon de vie. Celui-ci, à travers les métaphores des textes, tisse courage et amour pour elle. Elle n’est pas seule dans ses épreuves, même si c’est elle qui les subit physiquement.

Les caresses du langage effacent mes cicatrices, me rendant à mon corps par-delà ma nudité. Je grimpe à nouveau à l’arbre de la connaissance, déchirant dans mon ascension des pans entiers de ma robe. Je décrypte, sous les blessures de cet arbre, le déploiement musculeux de mon désir. Ma langue est une sève pour l’écorce meurtrie. Naît alors dans l’air raréfié des hauteurs un poème narrant la liaison presque oubliée d’un fruit et d’une femme.
p. 41

J’ai apprécié ma lecture, que j’ai faite en ayant mon ancienne enseignante en tête. Le recueil est court et se lit très rapidement. Toutefois, c’est lorsque l’on en fait une relecture que nous mesurons davantage l’étendue de ce que les mots évoquent réellement. Bien vite, quelques poèmes se sont imposés à moi. Ces poèmes que j’ai préférés, vous pouvez les lire ici. 😉

Au matin, mes plaies ne suintent plus, les sueurs de sang ont cessé. L’homme aimé veut encore de moi dans la tourbe et la lumière. Son amour réenchante le monde. La féminité est en liesse. Les dryades des grands pins ont échancré le corsage des fûts pour apercevoir nos deux corps terrestres jetés à leurs pieds dans la gratitude.
p. 49

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De l’horreur qui rassasie

Agonies

Par Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et Pierre-Luc Lafrance

Résumés en quatrième de couverture :

SAM
À 17 ans, Samantha découvre qu’elle partage son corps avec Bob, un tueur sanguinaire affamé de chair humaine. Son seul désir : en finir avant que Bob ne la force à dévorer sa famille et ses amis.
AMARANTE
Navire en perpétuel mouvement, l’Amarante accueille à son bord des êtres tourmentés. Vient le tour de Charles qui a tout perdu après le suicide de son amoureuse. Sur ce bateau où se mêlent l’art, l’érotisme et la cruauté, il s’éprend de Lysane, une artiste qui lui rappelle sa compagne défunte. Mais, sur l’Amarante, ceux qui ont le malheur de s’attacher à quelqu’un sont sévèrement punis.
BAPTÊME DE SANG
L’inspecteur Boisclair abat un suspect en plein interrogatoire. Questionné après le meurtre, il raconte son histoire sans demander qu’on le croie, puisque lui-même n’ose pas y croire. Comment peut-on démembrer un homme à mains nues, parler dans la tête des gens et, surtout, manger vivante sa victime sans qu’elle se débatte?

Mon avis :

Cela fait un bon moment, je l’admets, que je voulais lire ce livre. Au moment où je voulais me l’acheter, le format papier était épuisé. Puis, il y a quelques mois, il y a eu une réimpression. Ainsi, à l’automne dernier, j’ai enfin pu l’ajouter à ma bibliothèque. Cela m’a pris du temps avant de le lire, c’est vrai. Mais il faut dire que ma pile à lire est immense. Étant donné que je tente de relever les défis proposés par Les libraires, cet été est devenu le moment parfait pour enfin me plonger dans l’univers de trois auteurs, dont deux que je découvrais.
J’ai lu les textes dans l’ordre, parce que je suis une personne méthodique qui ne peut s’empêcher d’absolument commencer un livre par ses premières pages. N’empêche, j’avoue que cela m’a bien servi ici. J’ai été déstabilisée par l’horreur des deux premiers récits… et j’ai terminé ma lecture avec le plus long et le moins sanglant (c’est relatif) des trois. J’ai donc réussi à maintenir mon repas dans mon estomac!
J’ai aimé le premier texte, Sam, dans la mesure où il plonge très rapidement le lecteur dans une ambiance horrifiante. Nous avons accès aux pensées et aux sentiments de Sam, une adolescente qui vit l’horreur. Lorsque le récit commence, la maison de la jeune fille pue déjà la mort. Son ancienne chambre est qualifiée de garde-manger. Tout cela parce qu’un homme prend possession de son corps comme bon lui semble pour calmer son appétit morbide. Sincèrement, c’est dégueulasse. Et c’est pour cela que c’est une bonne histoire d’horreur. Toutefois, j’admets que j’en aurais pris plus. J’aurais fait durer le plaisir en commençant un peu plus dans le passé de Sam. J’avais envie de découvrir son histoire avec bien plus que des analepses.
Le second texte est à mon avis le plus désagréable. De façon positive. La vie sur le bateau sur lequel est embarqué Charles n’est pas rose, mais rouge sang. Les scènes, bien décrites, ne me donnaient aucunement envie de grignoter durant ma lecture. Si le récit nous laisse après un court passage sur l’embarcation, il est facile d’affirmer que les atrocités qui ont lieu sur le bateau continueront de se perpétrer longtemps.
Enfin, le troisième texte m’a bien plu dans la mesure où il est plus modéré (il faut dire que je n’ai pas encore lu beaucoup de romans d’horreur, donc je suis encore un peu sensible là-dessus). L’horreur n’est pas moins sanglant, mais l’angle de l’enquête que prend le récit permet de garder un certain recul. Nous avons à faire à un meurtrier très particulier, il va sans dire. Toutefois, le genre, qui se rapproche du policier, permet de souhaiter que le méchant sera arrêté. L’espoir que l’horreur puisse ne pas être éternel rassure.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un agréable moment, bien qu’un peu dégueulasse. Je n’ai pas fait de cauchemar, mais je crois quand même que je vais attendre un peu avant de plonger dans un autre livre d’horreur. Haha! 😛

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Une visite touristique avec des loups

Les gardiens des portes, Tome 1, Abbygaelle

Par Sonia Alain

Résumé en quatrième de couverture :

Qu’est-ce qu’une légende? Un récit imaginaire sorti tout droit d’esprits fantasques, ou bien une suite d’événements qui se seraient bel et bien déroulés dans le passé?
Projetée bien malgré elle dans une réalité parallèle à la sienne, Abbygaelle aura à faire face à plusieurs phénomènes inexplicables. Oscillant constamment entre deux mondes, celui des esprits et le nôtre, elle tentera de survivre. Dans l’ombre, quelqu’un tire les ficelles pour l’amener inexorablement sur un chemin qu’elle refuse d’emprunter, vers une métamorphose contre nature.
Cet homme séduisant, Marcus, est-il un ami ou un ennemi? Pourquoi est-elle si troublée par sa présence? Et s’il n’était pas humain…

Mon avis :

Cela fait déjà quelques temps que ce livre de Sonia Alain traîne sur une tablette. Avec le temps, la série s’est retrouvée complète sans que je l’aie commencée. Désormais, c’est chose faite. J’ai lu ce premier volume, intriguée. Toutefois, je suis ressortie de ma lecture un peu perplexe.
La trame narrative n’est pas mauvaise et rappelle, en partie, les romans de la série Histoires de vampires. Deux êtres, dont un qui apparaît déjà surnaturel au départ, s’éprennent l’un de l’autre et désirent ardemment se coller, peau contre peau. Entre temps, des individus maléfiques se glissent entre les deux membres du futur couple. Là s’arrête le plus gros des ressemblances.
Et c’est un peu le reste qui dérange, malheureusement.
En plus du fait que Marcus et Abbygaelle tombent très rapidement amoureux l’un de l’autre, ce qui arrive dans de nombreux romans, j’ai trouvé que la temporalité était très peu au service du roman. Marcus ne veut pas révéler des informations sur sa personne et sur ce qu’est réellement Abbygaelle à la jeune femme, de peur de la brusquer. Toutefois, leur ennemi est très près et s’attaque régulièrement aux adjuvants. À la fin de ma lecture, je n’ai toujours par compris l’utilité de cette manœuvre, puisque cela n’a simplement donné comme résultat que le fait qu’Abbygaelle ne soit jamais préparée devant la menace qui pèse sur elle et sur ce qui est attendu d’elle. Elle m’apparaissait donc davantage vulnérable.
Cette vulnérabilité m’a beaucoup dérangée dans la mesure où l’héroïne était toujours (ou presque) en position de faiblesse et de soumission. Je comprends que cela est en partie lié à un concept de meute qui traverse le récit… Sauf que la femme apparaissait constamment comme un objet. La protagoniste résiste bien trop peu souvent. Tantôt elle est un objet de désir dans d’aguichants vêtements, tantôt elle voit ses souvenirs se faire brimer pour être maintenue dans l’ignorance, jugée trop faible pour comprendre un monde auquel elle appartient pourtant malgré elle. Cela va de Marcus qui lui fait comprendre qu’elle doit respecter ses ordres au fait qu’il est spécialement mentionné dans une scène d’ébats qu’il est en position de domination. Ce constant martèlement de l’homme viril et de la femme à sauver, qu’il faut posséder, m’a dérangée.
Mis à part cela, le roman, qui manque de profondeur dans ses personnages et dans les éléments qui constituent son univers (du côté explicatif, disons), est très bien fourni côté lieux. À mon avis, c’est ce qui m’a semblé le plus détaillé tout au long de ma lecture. Je comprends l’amusement de se projeter sur des lieux que l’on peut connaître, mais j’ai trouvé ces éléments trop présents proportionnellement au reste du récit. Je ne crois pas que tous les noms des lieux devaient nécessairement être dits pour que le lecteur puisse se les figurer et apprécier sa lecture. De même qu’il n’était pas nécessaire de les détailler longuement… alors que les affrontements étaient plutôt courts.
Enfin, la conclusion, très rapide, m’a un peu déçue. À tout le moins, la narration fait une ouverture sur le deuxième tome de la série et reprend un peu le tir en attisant la curiosité. Seulement, je ne sais pas exactement quand je vais me décider à ouvrir le prochain livre. Ça viendra, mais je crains de retrouver les mêmes choses qui m’ont fait tiquer dans cette lecture-ci.

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